L’industrie du logiciel open source devrait-elle ressembler à celle du logiciel propriétaire ?

Le 14 juin, 2010 • Catégorie: Economie, Planet-Libre
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L’idée originale de cette question remonte à un billet publié en 2008 par DaveNeary et qui est remis en lumière par un article du site 451 CAOS Theory intitulé : Pourquoi n’y a-t-il pas de sociétés open source de plus d’un milliard de dollars  de chiffre d’affaires ? Par société open source, comprenez “pur” éditeur de logiciel open source. Google est hors catégorie bien qu’ayant bâti son succès sur les logiciels open source, il n’est pas à proprement parlé un “simple” éditeur, mais un utilisateur et un contributeur massif.

Un des exemples cités est celui de Red Hat qui a bouclé un exercice 2009 de 750 millions de dollars de chiffre d’affaires en progression de 15%. Pourquoi ce chiffre d’affaire reste-t-il si faible au regard du marché des systèmes d’exploitation d’entreprise et pourquoi croit-il si lentement ?

Parmi les raisons avancées par son CEO Jim Whitehurst vient celle selon laquelle les produits de Red Hat  permettent aux entreprises utilisatrices de réaliser des économies. Ces économies représenteraient une forme de manque à gagner pour Red Hat. Une façon de reconnaître à demi-mot que les éditeurs propriétaires se sont “engraissés” sur le dos de leurs clients durant toutes ces années.

Pour les opposants à l’open source, au contraire ce faible chiffre d’affaire tend à prouver l’échec du modèle. On peut leur opposer que cette “disparition” apparente de valeurs résulte en fait de son déplacement vers les utilisateurs. Elle n’est pas sortie du système, mais se retrouve dans les nouvelles possibilités ainsi offertes à ces derniers.

Je doute qu’Amazon ou Google aient pu construire leurs usines numériques s’ils avaient dû les bâtir sur des produits propriétaires et payer autant de licences que de machines. Des accords commerciaux auraient pu être trouvés, mais auraient-ils suffit ? Amazon  ou Google auraient-ils pu adapter avec autant de facilités le logiciel à leurs besoins ?

Il serait donc bien plus difficile à un éditeur open source de faire grossir ses revenus que pour un éditeur propriétaire. Il n’est pas ici question de compétences, de qualité de logiciel ou que l’open source soit en train d’échouer. Comparer ces deux industries revient à comparer deux choses au final différentes. Les métriques ne peuvent correspondre.

Même si la cible des un milliard est inatteignable, cela veut-il dire que ces entreprises ne sont pas viables ? A mon avis non. Beaucoup de “petits” éditeurs open source existent et prouvent tous les jours le contraire. Mais ces entreprises sont peut-être bâties sur d’autres valeurs et donc motivées par d’autres objectifs. On ne peut pas adhérer à l’idée de partager ce que l’on fait sans avoir une certaine vision de notre société.

En faisant “cadeau” de la marge traditionnellement ponctionnée par les éditeurs propriétaires, ces entreprises contribuent au développement de celles qui utilisent leurs produits et donc à l’amélioration de notre économie au final. Une vision idyllique certes et il faut garder à l’esprit que le modèle open source est parfois utilisé comme une simple arme marketing pour casser des marchés existants. Les opportunistes existeront toujours.

Alors cela veut-il dire que l’open source sera synonyme de petites entreprises, mais plus nombreuses ? Une forme de vision plus numérique, plus distribuée de notre société par opposition au modèle pyramidale que nous connaissons et souvent caractéristique des géants du logiciel propriétaire ?

Paternité

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18 Commentaires»

  1. Paco
    15 juin, 2010 à 00h43

    Bonjour,
    Il y a deux trois petites choses qui me font réagir. Premièrement, je n’aime pas particulièrement le terme open source, ça désigne à la fois tout et rien, je pense que tu voulais parler de logiciels libres à la place.
    Deuxièmement, on ne comprends pas vraiment d’où viennent les bénéfices de ces sociétés, parce qu’accumuler 750 millions d’euros, c’est énorme quand même.
    Enfin, tu aurais pu parler d’un système économique différent, enfin tu l’as abordé, mais vaguement. Ce que tu aurais pu dire, c’est que la rémunération ne se fait pas pareil, mais par du service. Comme c’est le cas des SSII par exemple.
    Autrement je te remercie pour l’article :)

  2. Etenil
    15 juin, 2010 à 08h58

    Salut!

    Ah les comparaisons Libre/Privateur, qui ne s’y est pas déjà perdu?

    Ton raisonnement est globalement correct, mais tu tournes autour du pot sans jamais toucher au but malheureusement.

    Le point le plus important à voir ici c’est la concurrence qu’engendre le Libre. Contrairement au monde Privateur où les entreprises manipulent brevets et licences pour s’accorder un monopole de fait sur leur produits et le support de ces mêmes produits, ce n’est pas le cas dans le Libre.

    Cela donne un écosystème très fragmenté, à l’image de celui des distributions GNU/Linux. Les bonnes idées sont vite repérées et reprises par les concurrents et faire des bénéfices tels que ceux de Redhat demande un gros travail d’image, réputation ainsi qu’un sérieux et une innovation reconnus pour attirer le client.

    Du fait de cette fragmentation, il n’y a pas un poids lourd du Libre, et les entreprises du Libre se partagent une certaine quantité de revenus globaux plutôt que régner sans partage.

    Il faut bien voir qu’au final, même si les investisseurs grincent des dents, cela crée un écosystème idéal pour l’utilisateur, qui dispose d’un grand choix et d’une forte concurrence. Cela renforce d’ailleurs bien le concept du système capitaliste.

    Voilà. Ah si une petite chose. Il faut être prudent quand on parle de “manque à gagner”. J’en connais qui utilisent ça pour justifier des lois bidons contre le partage des oeuvres sur Internet… Pour Redhat, ce n’est pas du manque à gagner du tout: c’est leur business model, et ils ne le laisseront pas tomber (c’est ce que les clients veulent).

  3. Rhyhann
    15 juin, 2010 à 09h27

    Je trouve que c’est une bonne chose.

    Sans être communiste, dire que les richesses sont mieux réparties et qu’il n’y a pas de situation de monopole, c’est réaliste.

    C’est une conséquence directe du libre, l’absence de monopole. Toute personne peut utiliser un logiciel, mais c’est son choix. Elle peut aussi changer de logiciel, car les standards sont largement respectés par la communauté. Enfin, elle peut le modifier, ce qui permet d’arriver à un écosystème fourni. On n’est donc plus dépendant d’une seule société.

  4. Etenil
    15 juin, 2010 à 10h58

    @joan:

    Peut on blâmer les gens de s’entraider? Je ne pense pas. Au contraire, on devrait blâmer les systèmes qui empêchent les gens de s’entraider.

    Tu parles de support non-rentable pour le logiciel libre. Mais ce n’est pas exact. Il y a support et support, et les centres de support techniques ont généralement au moins deux niveaux de support. Le support que tu mentionne dans ton commentaire n’est qu’un support relativement basique, comme trifouiller des fichiers de configuration. N’importe qui un tantinet démerde s’en dépatouillera.

    Néanmoins, il existe du support bien plus avancé. Quid du “j’ai un bug là!” ou bien “je voudrais que vous modifiiez légèrement ce programme pour faire ça”?

    Imaginez vous appeler Microsoft en leur disant “dites donc, j’aimerais bien pouvoir faire des boites à moustache sous Excel directement”, ils vous riront au nez. Dans le monde du logiciel libre, on vous dira “d’accord, ça vous coutera xxx€”. Et si on vous rit au nez, allez donc voir chez le voisin, il y a le choix.

    Cette position sur ce type de support inattendu n’est pas de moi. Je l’emprunte de Richard Stallman, qui serine ça a qui mieux mieux depuis 20 ans. Et encore aujourd’hui, force est de constater que le support technique est toujours au niveau “Mme Michu n’arrive pas à brancher son imprimante”. Forcément, pour ça tout le monde peut l’aider.

    Les clients de boites comme Redhat n’en attendent probablement pas de modifications complètes de programmes, néanmoins elles savent qu’elles auront un lien avec les développeurs (prolifiques) de Redhat en ayant acheté leur produit, et qu’elles seront en mesure de déclarer suivre etc. leurs bugs, alors qu’avec l’équivalent Privateur, il faut prier que le prochain Service Pack corrige la vilaine erreur qui divise ma productivité par 2.

    Il y a aussi le support professionel pour les grosses machines comme les mainframes et ce genre de choses. Un forum n’est pas souvent suffisant pour résoudre ce genre de soucis. Redhat propose du support immédiat 24/7 sur les gros mainframes et machins qui ne doivent pas tomber en rade. Et ça une communauté ne pourra jamais le remplacer.

  5. Etenil
    15 juin, 2010 à 11h16

    @AlexTrial91

    Je suis d’accord avec toi, tout travail mérite salaire, même si c’est pour du logiciel libre. Rappelons d’ailleurs que libre ne veut pas dire gratuit.

    Si tu aimes beaucoup un projet libre, tu as toujours l’option de faire un don pour en motiver le développement. Tu peux aussi acheter des logiciels libres (sisi). Enfin, si toi et un groupe d’utilisateurs veut modifier un logiciel libre, vous pouvez aussi vous grouper et payer un programmeur professionel pour faire vos modifications.

    Comme tu le vois, tout ceci est réaliste et peut être fait dès maintenant. Ce n’est pas parce qu’un logiciel est libre qu’il fait perdre de l’argent ou des emplois.

  6. joan
    15 juin, 2010 à 10h39

    Plus le logiciel s’améliore et devient facile à utiliser, plus la communauté créé des tutoriels et s’entraide dans les forums, plus l’éditeur du logiciel libre perd de l’argent, puisque son profit est réalisé uniquement sur le service offert.

    Un éditeur qui vend du support (organisation de séminaires, de classrooms d’apprentissage, vente de manuels papier, etc.) n’a pas vraiment intérêt à ce que le logiciel devienne trop simple à utiliser.

    Pour un éditeur de soft proprio qui vend lui même son support, ne pas chercher à trop améliorer la facilité d’usage du programme peut être profitable.
    (Pas forcément une stratégie consciente, mais les priorités d’investissement peuvent faire pencher la balance dans ce sens.)

    Quand c’est la communauté qui s’organise pour forcer ces améliorations, cela entre en conflit avec le profit de l’éditeur.

    D’après moi c’est une des raisons pour lesquelles vendre du support sur un logiciel libre ne sera jamais aussi profitable que pour un logciel proprio.
    Les utilisateurs du soft libre auront plus facilement le réflexe d’aller chercher l’aide gratuite, ou la contribueront au bénéfice des prochains si elle fait défaut.

    On peut essayer de trouver des business models, le logiciel libre tend vers la gratuité dans tous les domaines.

  7. illovae
    15 juin, 2010 à 11h00

    “Mais ces entreprises sont peut-être bâties sur d’autres valeurs et donc motivées par d’autres objectifs. On ne peut pas adhérer à l’idée de partager ce que l’on fait sans avoir une certaine vision de notre société.”

    ‘peut-être’ oui… N’empêche que le but d’un entrepreneur et donc de son entreprise est la recherche de la plus-value. Après si ça doit passer par “nous vous vendons un produit qu’il est bien parce qu’il est bon pour la société”, ils trouvent ‘peut-être’ que ça fait un bon argument de vente et que c’est porteur, mais de là à ce qu’ils y croient vraiment, et qu’ils le font réellement dans cet intérêt… Paco parle des SSII dans son commentaire et tous ceux (informaticiens de tous poils ou non) qui connaissent un peu ce genre d’entreprise savent parfaitement quel but recherche les SSII et quels sont les ambiances internes dans la majorité d’entre elles.

    @joan: “D’après moi c’est une des raisons pour lesquelles vendre du support sur un logiciel libre ne sera jamais aussi profitable que pour un logciel proprio. Les utilisateurs du soft libre auront plus facilement le réflexe d’aller chercher l’aide gratuite, ou la contribueront au bénéfice des prochains si elle fait défaut.” >> Oui, mais je suis pas sûr que ça soit valable dans un service d’administration publique ou privée. Je vois mal la secrétaire de direction passée deux heures sur le forum ubuntu pour savoir comment régler son problème. Elle passe un coup de téléphone au help desk et basta.

    Mis à part ça, je suis assez d’accord avec ce qui est dit à propos du fait que ce n’est pas comparable. Le “c’est moi qui est la plus grosse” n’apporte rien de plus qu’un jeune chiot n’apporte en courant partout dans le salon, remuant la queue et pissant quelques jets manière de dire qu’il est chez lui.

    Cordialement.

  8. AlexTrial91
    15 juin, 2010 à 11h07

    Je pense qu’il faut tenté de vendre du logiciel libre pour permettre de le développé, a mon avis c’est utopique de pensé que le logiciel va être gratuit sans personne payé derrière tout le temps (dans notre système actuel j’veux dire). Je veux dire si personne était payé dans l’informatique, plus personne s’y orienterait et apprendrait la programmation et fini les logiciels. Quand on voit par exemple un logiciel comme Orca qui peine dans son développement (avec en plus le rachat de Sun qui était le principale contributeur) je ne crois pas que GNU/Linux soit aussi accessible et rapidement aux déficients visuels (J’aimerai bien prendre mes cours sous nux :)).

  9. Bonob0h
    15 juin, 2010 à 14h15

    Eeeeet Oui … si l’opensource veux prouver … il faut qu’il soit aussi “gros” … que le proprio …
    Mais il y a d’autres possibilités que des entreprises … et fonctionnement tels qu’on les connait

    du reste il en est de même pour “l’industrie” de la musique par exemple …

    Quand a l’idée … originale … de 2008 … personnellement je la pousse depuis les années 98/2000 pour le logiciel … et 2000/2002 pour la musique avec un projet bien établi … mais qu’on publie ou qu’on incite autrement les “gens” du libre … personne n’écoute … et bien sur personne ne se bouge …

    J’en ai reparlé en privé il y a peux je crois avec un exemple dans un domaine ou le logiciel libre est inclus … mais pas de réponse … on dirait que la digestion n’a pas eu lieu ;)

  10. Paco
    15 juin, 2010 à 16h39

    @illovae, je voulais parler des SSLL plus précisément : http://fr.wikipedia.org/wiki/Société_de_services_en_logiciels_libres

  11. Philippe
    15 juin, 2010 à 20h42

    Merci à tous pour vos commentaires. Les éditeurs de logiciels libre devraient s’appuyer sur des systèmes différents : association, coop, etc… qui ont pour point commun de mettre l’être humain au coeur du système : 1 homme = 1 voix. L’entreprise du 21ème siècle ? Un des travers que je vois à l’adoption du modèle classique de l’entreprise à capital c’est le rachat par les très gros comme on l’a vu pour pas mal d’éditeur open source risquant ainsi d’étouffer la diversité…

  12. jerome
    15 juin, 2010 à 20h45

    “Pourquoi n’y a-t-il pas de sociétés open source de plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires ?”

    Probablement parce que l’Open source – Logiciel libre ce cantonne depuis sa création dans une position de suiveur : GNU/Linux est né en réaction à Windows, Identica est né en réaction à Twitter, Movim est en train de naitre en réaction à Facebook…

    En bref pas d’innovation, pas de créativité, juste une réaction à ce qui se fait dans le monde propriétaire.
    Et sans doute parce que ceux qui innovent se disent qu’il est plus facile de faire de l’argent avec quelque chose qu’ils “maitrisent” complétement.
    Aussi parce que peu de gens ont compris comment utiliser ce modèle pour faire de l’argent (Sauf Google).

    Peut-être parce que sont but premier n’est pas l’argent et pour quelques autres raisons, la flemme de les détailler.

  13. bonob0h
    16 juin, 2010 à 10h06

    @ paco … SSLL n’est qu’un terme pas un type juridique de structure …
    Hors le libre puisque l’argent en tant que tel comme “profit” pour des actionnaires n’est pas le penchant de beaucoup de libristes, a besoin d’un autre type de structure que la SARL, SA, SAS, Scoop, SCIC …

    @Jérome effectivement la liste est longue … mais “but premier pas l’argent” ne veux pas dire que dans l’esprit la majorité rêve que le libre détrone le proprio … et si l’on veux que les DSI et les madames michu, politiques, etc aient confiance il faut le POIDS … sinon on est pas reconnu …

    Si les libriste majoritairement codeurs ou geeks ne maitrisent pas … qu’ils arrêtent de mettre des batons dans les roues a ceux qui maitrisent et sont prêts ! Hors malheureusement trop souvent ils sont encore plus egoiste que les proprio … ne parlons même pas de leur mépris envers ceux qui ne pissent pas de le ligne de code !

  14. Paul Poulain
    16 juin, 2010 à 12h02

    Ce qui me gène dans cet article, c’est qu’il y a une différence entre CA et BENEFICE

    Qu’une entreprise du libre ou pas fasse 100, 1000 ou 1000000000 d’€ de CA, c’est “sans importance”. Ce qui compte, c’est qu’il n’y a pas d’entreprise du libre qui fasse 90% de bénéfice. Et ca, c’est effectivement impossible, parce que cela révèlerait que l’entreprise en question a “capté” son marché, et qu’elle peut vendre à un prix sans commune mesure avec ses coûts.
    Et que le jour ou cela arrivera, comme on est dans du libre, quelqu’un d’autre débarquera avec le même soft, en “cassant” la rente.

    Les opposants au modèle du libre vont rétorquer : “donc le libre c’est un modèle destructeur de valeur”. Mais dans mon esprit, leur remarque est comparable avec celle qui pointe que le PIB augmente lorsqu’un vandale casse tous les carreaux des maisons de la rue : ca fait du revenu pour le vendeur de carreau !

    Le fond du fond du fond du libre, c’est quand même de permettre à l’*utilisateur* d’être libre !

    Je crois que nous nous retrouvons au final devant 2 conceptions de la société : la conception “winner takes all” = on ne partage pas, on est récompensé de sa réussite. et la conception “winner share all”, qui, implicitement, empêche une réussite financière “totale” (ou “excessive”, ca dépend du point de vue ;-) )

    Ah, du point de vue de l’utilisateur, la liberté a un prix finalement… celui qu’on paye quand on s’en prive ;-)

    PS : je suis fondateur et patron d’une société bossant à 100% dans le libre, avec une grosse croissance, plein de taf et un bénéfice permettant d’auto-financer notre développement (mais pas d’acheter un Cayenne, ce dont je me moque comme d’une guigne : je roule en VAE ;-) )

  15. Paul Poulain
    16 juin, 2010 à 20h45

    @Philippe
    > « un modèle destructeur de valeur » : non je ne suis pas forcément d’accord

    Je ne suis pas DU TOUT d’accord avec cette affirmation pour ma part. Nous sommes tout à fait en phase. J’ai indiqué que c’était le discours des détracteurs, ce n’est pas le mien ! Je pense que qqc est mal fichu dans notre système économique ou l’argent est le seul moyen de mesure. Il faudrait que l’on arrive à en trouver d’autres. Mais je ne crois pas que ce soit facile, sinon qqn aurait déjà trouvé !

    > L’article concerne les éditeurs et pas les intégrateurs et SSLL
    Je vais parler de nous sur le coup: nous sommes à la frange entre la SSLL, l’intégrateur et l’éditeur. Notre truc, c’est surtout notre niche métier : nous sommes considérés comme un éditeur par nos clients. Comme quoi, les cases des logiciels proprios sont parfois difficile à utiliser qd on est une boite du libre :D

  16. Paul Poulain
    16 juin, 2010 à 21h03

    @philippe : je vais te dénoncer comme faussaire préparant des copies modifiées et redistribuées des billets de 500€ :D :D :D

    PS : évite de faire des 501€ ou de mettre ta photo dessus sous prétexte que ton billet est libre : il aurait du mal à avoir de la valeur fiduciaire :D :D :D

  17. Philippe
    16 juin, 2010 à 20h13

    @Paul : pour le rapport bénéfice/CA, je suis tout à fait d’accord Ce n’est pas parce que l’on fait des logiciels opens source que l’on est un bon gestionnaire :-).
    “un modèle destructeur de valeur” : non je ne suis pas forcément d’accord. C’est l’impression que cela donne car cette valeur ne se transmet pas sous forme de flux monétaire mais sous forme d’externalité positive pour celui qui utilise le logiciel. C’est l’ensemble des utilisateurs qui en bénéficie de façon non monétaire et qui permet à ces mêmes utilisateurs d’améliorer leur business et de faire apparaître en bout de chaine la valorisation monétaire du gain. Ce qui peut poser la question de la redistribution de cette valorisation de fin de chaîne si le principe de la contribution “retour” n’est pas mis en oeuvre aux différents niveaux de la chaine.
    “plein de taf et un bénéfice permettant d’auto-financer notre développement” Tant mieux :-)
    L’article concerne les éditeurs et pas les intégrateurs et SSLL pour qui d’ailleurs les choses semblent bien aller si l’on s’en tient aux données de cet article de Thierry Noisette.

  18. Philippe
    16 juin, 2010 à 20h54

    @Paul : c’était le discours des détracteurs Oups j’avais pas saisi, désolé. Pour la monnaie on a un problème aujourd’hui, la monnaie est propriétaire pas libre ceci qui explique cela. Il faut trouver un moyen de hacker le système. Certains y travaillent déjà faut arriver à les repérer et les suivre…