Faut-il expliquer les logiciels libres aux entreprises ?

closeCet article a été publié il y a 5 ans 4 mois 7 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

Venant de ma part la question peut sembler surprenante. Je ne suis pas un acteur neutre ou objectif. Cependant, il me semble être capable de faire la part des choses et ne pas tomber trop souvent dans un prosélytisme extrême.

J’aime à penser qu’il y a de nombreuses raisons pour lesquels il est indispensable d’éduquer les entreprises au logiciel libre.

La première est liée à la spécificité des modèles économiques du logiciel libre. Vous trouverez en fouillant sur ce site pas mal de choses sur le sujet. Je ne vais pas me lancer ici dans une explication de ces derniers. Expliquer aux entreprises ces modèles doit leur permettre de mieux comprendre ce que de nombreux prestataires de services leur proposent de mettre en place aujourd’hui. Confier son informatique à un logiciel écrit par un unique développeur dans un garage ou par une entreprise ou encore une association ou fondation, n’est pas sans implication.

Cette spécificité a aussi des implications sur les exigences que les entreprises doivent avoir vis-à-vis des prestations qui leur sont proposées et de la façon dont elles sont réalisées. Elles doivent par exemple exiger que les améliorations, modifications ou corrections apportées à un logiciel libre soient proposées à la communauté qui le porte.

Elles doivent s’assurer que les modifications apportées à un logiciel libre ne les mettent pas dans l’impossibilité de changer de version sans avoir à faire reporter les modifications sur la version suivante.

Les entreprises doivent savoir faire la différence entre un logiciel libre proposé avec une souscription liée ouvrant droit à un support et un logiciel open source dont on leur vend le droit d’utiliser la version entreprise.

Je pourrais multiplier les exemples.

La responsabilité de cette éducation incombe-t-elle aux seuls acteurs du logiciel libre et l’open source ?

Les acteurs tels que les Chambre de Commerce et d’Industrie, chambres des métiers, syndicats patronaux, etc. ont-ils une responsabilité et un devoir d’éducation sur cette thématique auprès des entreprises ?

À Lyon la réponse à cette dernière question semble être non. Pour preuve, le récent rejet d’un partenariat entre l’association Ploss Rhône-Alpes Auvergne qui regroupe des entreprises du numérique libre et l’événement GoNumérique Lyon prévu en 2016 à destination des TPE/PME. Cet événement est organisé par la CCI de Lyon et l’Espace Numérique Entreprise. Deux institutions dont le rôle est d’accompagner les entreprises et de les aider à y voir plus clair sur de nombreux aspects dont notamment les solutions informatiques.

La raison du refus est la suivante : cet événement doit parler « applications » plutôt que « techniques et solutions ».

J’exprime ici mon opinion personnelle bien que ma société soit membre du Ploss RA. Je ne m’exprime en aucun cas au nom du Ploss RA qui communiquera sur le sujet si ses membres le juge pertinent.

La raison invoquée est dans la lignée du « ni pour ni contre » que l’on rencontre bien souvent chez les détracteurs du logiciel libre et de l’open source. Il s’agit d’ignorer les spécificités de ce modèle de développement tout en se gardant de le rejeter ouvertement pour ne rester que sur les « fonctionnalités ».

L’objectif premier d’un logiciel est de répondre aux besoins. Mais ensuite lorsqu’il s’agit de choisir qui plus est entre un logiciel propriétaire et un logiciel libre, il est important que l’entreprise soit éduquée à ce que sont les logiciels libres. Vous me direz que c’est le rôle du prestataire de le faire. C’est vrai et je suis bien placé pour savoir que c’est un rôle important.

Cependant tous les prestataires ne sont pas égaux dans leur capacité à expliquer ce modèle et surtout pas toujours (souvent ?) clairs dans leur motivation à promouvoir une solution à base de logiciel libre.

Le logiciel libre est souvent victime de prestataires opportunistes qui ne voient dans ce dernier qu’un levier de ventes supplémentaires. Des logiciels libres sont alors installés par des équipes qui n’ont pas réellement de compétences, sont mal configurés et les utilisateurs mal assistés. Au final, c’est « que voulez-vous monsieur le client c’est du logiciel libre… ».

Des histoires comme cela je pense que les vrais professionnels du libre et de l’open source en ont des tonnes à raconter. Mais au final au-delà de porter préjudice à ce modèle ceux qui en pâtissent ce sont les entreprises.

Celles-là mêmes que sont censés accompagner et aider les organismes cités plus haut. Je leur reproche clairement de ne pas faire leur travail de conseil et d’accompagnement. Et cela n’a aucun rapport avec une simple volonté de mis en avant de mon business personnel ou de simple corporatisme. Les associations de professionnels du logiciel libre et de l’open source fédérés par leurs associations régionales ont pour mission d’éduquer leurs futurs clients à leurs spécificités. Refuser de travailler avec eux revient à refuser de travailler avec ceux « qui savent ».

Il est également évident qu’en échange de ce travail « gratuit » d’éducation, elles espèrent intéresser les entreprises à leurs solutions, car il faut bien payer les pizzas. Ce biais rend-il ces associations de professionnels infréquentables ? J’en doute. Il y a mille façons de définir un partenariat gagnant-gagnant.

Il n’y a pas d’expertise identifiable aujourd’hui sur ces sujets chez les acteurs institutionnels lyonnais, c’est regrettable. Pas de commission open source ou logiciel libre visible, tout au plus des fiches mal rédigées et incomplètes pointées du doigt par le passé.

Passons aussi sur des comportements qui relèvent plus de la cour d’école qu’autre chose (c’est une copie d’écran du compte Twitter du Ploss RA qui suit), mais qui en dit long sur l’état d’esprit qui règne aujourd’hui.

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Il s’agirait d’argent privé, je n’aurais rien à redire. Mais c’est ici de l’argent public, l’argent de mes impôts. Je tiens donc à ce qu’il soit utilisé de façon correcte. Et ce que je vois dans le cas présent, mais qui n’est que la partie émergée de l’iceberg, n’est guère réjouissant pour ma région.

Cette semaine encore, je recevais un appel d’une personne d’une CCI du nord de la France. Nous devons reprendre contact à la rentrée, car elle juge utile d’expliquer les logiciels libres aux entreprises de sa région. Faut-il donc traverser la moitié de la France pour pouvoir faire ce travail d’explication comme je l’ai fait avec la CCI de l’Oise lors de la journée Liberté Numérique ?

Pourquoi ce qui semble normal ailleurs est ici rejeté ? Autant de questions qui restent sans réponses. Il n’est pas dans mes habitudes de « balancer » de la sorte. Mais il arrive parfois un moment où il n’y a plus d’autres solutions. Vous avez les commentaires pour exprimer de façon constructive votre opinion sur le sujet.

Je reste disponible pour venir expliquer à qui le voudra les tenants et les aboutissants des logiciels libres aux entreprises pour autant qu’on me le demande. Je suis par contre dans la position de celui qui lorsqu’il donne du temps, ne peut plus l’utiliser pour gagner sa vie. Je n’ai pas de vente de licence pour me constituer une rente de revenus. Cela aussi il faut être capable de le comprendre pour comprendre le logiciel libre et ses acteurs.

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Les CCI doivent-elles expliquer les spécificités des logiciels libres aux entreprises ?

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Philippe Scoffoni

Je barbote dans la mare informatique depuis 30 ans (premier ordinateur à 16 ans, un ORIC ATMOS) et je travaille à mon compte au travers de ma société Open-DSI. J'accompagne les associations, TPE et PME dans leurs choix et dans la mise en oeuvre se solutions informatiques libres.

19 réponses

  1. Gilles dit :

    Il n’y a pas que les spécificités de Liberté qui sont à défendre, il faut aussi ouvrir les yeux aux décideurs sur les entreprises qui vendent du « propriétaire ».
    Si on achète des licences Microsoft (quelque soit le produit), on donne des sous à une entreprise américaine qui fait de l’évasion fiscale en Europe.
    Et l’évasion discale, on sait que c’est négatif sur l’économie du pays.
    Et ça, il faut l’assumer.
    Et je doute que les décideurs l’assument publiquement.
    Philippe, je vais te contacter pour te raconter une chose (je me permets le tutoiement :p).
    Mais ce coup d’assumer une dépense vers du propriétaire comme ça avec l’argent public, ça m’emmerde un max.
    Et c’est autre choses que les Liberté du Logiciel Libre.

  2. Francois Aubriot dit :

    Merci Philippe pour ce billet que je ne trouve finalement pas trop #badphilippe 🙂
    Au sujet des fiches « ENE », que tu évoques dans post, faut il préciser que si vous êtes un « acteur du numérique » (ESN, ENL…) et bien vous n’y avait pas accès (si si faites le test…c’est mortel)
    Une autre fois nous pourrons parler du projet OREE ?
    a+
    fa

  3. david96 dit :

    Je n’ai pas encore lu l’article et ne commente que la question du sondage :

    « Les CCI doivent-elles expliquer les spécificités des logiciels libres aux entreprises ? »

    J’ai répondu oui bien évidemment, étant à ma 3ème création d’entreprise, ça m’éclate toujours autant … 😀

    Que ce soit la CCI, la chambre des métiers, Direccte, URSSAF et autres organismes, ce qui leur importe c’est de rajouter un ID à leur bases de données… Données, données, vous serez fichés… Et c’est là que les ennuies commencent… Faut pas entreprendre en France, ce pays n’est pas prévu pour ça.

  4. Bonob0h dit :

    Il va de soit que OUI il faut expliquer, et que les organisme publics et privés dont c’est le rôle doivent le faire !

    Mais mais mais, LE même problème ne se trouve t il pas aussi dans le Logiciel Libre qui est lui aussi aveugle et sourd quand il s’agit d’innover dans son propre camp et qui usent des mêmes principes de mépris et autre rétorsions de ce qui n’est pas dans leur moule ?

    Ne faudrait il pas aussi des articles en ce sens ? Car a la rigueur si l’on peut comprendre le comportement d’institutions emprise d’un modèle fermé qui leur met la pression avec tous les moyens de lobbying, que penser de ces acteurs du libre / opensource qui eux aussi ont des œillères, mais celles de leurs petits business, et se comportent de le même façon ?

    N’est ce pas la pire des escroquerie d’un numérique qui dans son ensemble en est devenu une en devenant un outil à son service au lieu d’être réellement au service de l’homme ? Coté Libre l’escroquerie ne serait elle pas encore plus grande puisque dénonçant un système et ses pratiques, il utilise les mêmes façon de faire pour ce qui est dans sa mouvance mais n’est pas dans son moule !

    Est-ce un problème bien Français ? Non ! Il est planétaire et se retrouve dans tous les domaines !

    On peut dénoncer comme tu le fais ici, comme je le fais sous forme de commentaires depuis bien longtemps, mais ou sont les résultats !
    Même même ceux en phase ne bougent pas plus et on toujours curling quand il s’agit d’agir ! Et pourtant c’est dangereux http://sports.orange.fr/omnisports/le-curling-un-sport-dangereux-magic_CNT000000f5LPx.html 😉

    @ Gilles dans le libre que le libre ne soutien pas, il y a aussi bon nombre d’arguments qui démarrent dès l’école primaire, ce qui aurait pour conséquence aussi d’éduquer les plus jeunes ! Mais même avec les meilleurs arguments comme économiques tel l’usage optimisé du mécénat d’entreprises et particuliers pour faire avancer et même faire prendre de l’avance au libre, le libre est sourd, méprise, ou a curling !

    Le pire dans tout ça c’est que les simples utilisateurs sont ceux qui réagissent le mieux, mais sont pénalisés pour faire facilement car le libre ne se bouge pas pour leur simplifier la vie ! Au contraire ! Tout comme nous ils se font rétorquer : takacoder, etc …

  5. Guillaume dit :

    Hello,

    Les élections peuvent être un moment pour faire passer des messages. Par exemple, une [proposition](http://regionales2015.cress-pdl.org/Contribution-de-Ressources-Solidaires) sur le blog de la Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire des Pays de la Loire dédié aux régionales :

    « Concernant le numérique, nous souhaitons une région volontaire et engagée sur le développement des logiciels libres et open source.
    Parce qu’ils sont des clés de développement économique pour les entreprises et de réappropriation des données personnelles pour les citoyens
    Pour que le numérique soit en lien et pour les territoires

    – Promotion des logiciels libres, alternative efficace et respectueuse aux logiciels propriétaires, dans les écoles, administrations, professions libérales et entreprises
    – Formation et accompagnement au travers des acteurs associatifs et coopératifs du numérique social
    – Utilisation dans les organismes gérés par la Région, sensibilisation dans les organismes financés par la Région »

    Il faut en profiter…

  6. @bonob0h comme souvent tu sors du cadre de l’article 🙂 . Je sais que le libre ne s’aide déjà pas lui-même comme nous l’avons constaté encore récemment sur un autre dossier en lien avec http://opensourcesummit.paris/ (allez je continu :-p ). Mais c’est un tout autre sujet sans lien avec le cas présent.

  7. Bonob0h dit :

    @Philippe … Je prolonge le cadre, je le customise … je l’élargie 😀 … car tout est lié … global et transversal … des comportements humains qui sont la clé du problème énoncé qui est OUI les organismes publics et même privés d’information ou autre doivent expliquer aux entreprises mais aussi aux particuliers, institutions, etc le Logiciel Libre … déjà pour une concurrence équitable entre un logiciel privatif qui a les moyens de lobbyiser et un pauvre libre 😉 mais qui lui aussi doit changer de comportements … car :
    Si le libre ne fait lui même pas d’effort pourquoi les autres en feraient ?

  8. Bonob0h dit :

    @ Guillaume … Comme je le dis en élargissant le cadre, les tentatives ailleurs que dans le logiciel libre ont aussi été faite à des acteurs de l’économie Solidaire et Sociale, mais la aussi se pose les mêmes problèmes de surdités et aveuglements !
    Maintenant si tu est partant et du coin / dans l’équipe de ton lien, n’hésite pas a prendre contact avec l’auteur de cet article pour aider a faire passer le message, voir a participer a le rédiger 😉

  9. TimCruz dit :

    Le rôle de la CCi est d’aider à la création et la vie des entreprises. Le libre est un choix technique et philosophique. A la question les CCi doivent-elles expliquer les spécificités des logiciels libres aux entreprises, je réponds (enfin, j’aurai répondu si le bouton sondage ne me boudait pas…) NON! Je pense que les CCi peuvent parrainer des salons, guides, réunion d’information en général sur les usages mais pas les technologies. Ça vous choquerait que la CCi prône l’usage de MS WORD et WINDOWS? Ce serait tout autant choquant dans l’autre sens donc!

    Je suis un « artisan prosélyte » de l’open source mais je trouve que ce débat prêt beaucoup au troll. Si la CCi a un rôle à jouer dans le libre, ce serait peut-être bien plus dans la formation (qui est un des aspect de la CCi qui me parle pas mal bossant pour la branche formation d’une CCi). Sur ce sujet, c’est bien plus difficile mais les mœurs évoluent (introduction de plus en plus de soft Open Source comme outils de formation ou comme outils pour lesquels on forme).

  10. @TimCruz : Pas du tout d’accord. Le logiciel libre n’est ni une technologie ni un logiciel comme Word ou Windows. C’est un erreur communément répandue. C’est un modèle de développement économique. Regarde ma présentation sur les modèles économiques du logiciel libre et tu verras qu’il n’y est pas question de technologies ou de logiciels (ou alors à titre d’exemple pour illustrer un modèle de développement).

    Faire des formations, pas sur que ce soit le rôle des CCI, mais c’est un autre troll débat 🙂

  11. Bonob0h dit :

    @ TimCruz
    Dans les formations de CCI sur les usages su web nombreuses/majoritaires utilisaient IE alors qu’il y avait Netscape puis Mozilla ?
    Idem coté courrielleur, en bureautique, etc ! Ne parlons même pas du système / OS
    N’est-ce pas du favoritisme ?
    Pourquoi dans les formation sur la création d’entreprises son généralement éludées / méprisées les associations, les scoop etc ?
    N’est-ce pas prôner une philosophie ?
    Et j’en passe et des meilleurs …
    Avant de former on informe … et on essaye de rétablir un équilibre quand il y a un grand déséquilibre dont on est en plus partiellement responsable !
    On forme aussi à l’intérêt de la France qu’on représente et donc on se doit d’éliminer les acteurs étrangers qui plus est sont des champions de l’évasion fiscale et autres évasions sociales
    Et tant qu’a faire de tels organisme se doivent d’aider a faire développer des champions nationaux et d’autant plus ceux qui représentent aussi l’intérêt général
    Sinon autant que les CCI et autres ferment boutique

  12. Francois Aubriot dit :

    @TimCruz (et tous les autres…)

    Actuellement la CCI de Lyon dispense des formations pour les personnes qui souhaitent monter leur boite
    SUPER
    Pour le business plan la CCI de Lyon donne un fichier très bien fait mais EXCLUSIVEMENT utilisable avec un Microsoft Excel (Manuel utilisation du logiciel RCL 2011)
    NORMAL ?
    et bien non désolé….
    (@Philippe  » formations, pas sur que ce soit le rôle des CCI, mais c’est un autre troll débat » et là il y a matière à dire…. cf SI-PME ? )
    bye

  13. TimCruz dit :

    @Phillipe : ce n’était pas un point de vue mais un fait : la formation est une des missions des CCi. Les CCi ont une branche CCi Formation avec formation en Formation Continue et Formation Initiale avec CFA, etc. Les CCi proposent des formations profesionnelles en rapport avec (et réponse à) l’échosystème qu’elles gèrent.
    Pour la question du business model et non technologie, il n’en reste pas moins une prise de décision économique teinté de phylosophie. Je suis en effet plus d’accord dans ce contexte. Je t’avouerai que je serai très intéressé de réellement en discuter avec toi, je moins au fait de cet aspect.
    @François : je ne te suivrai pas sur ce point. Pour moi, Libre/OpenOffice est un cauchemar et je comprends que les entreprises ne l’utilisent pas. J’avais eu un débat avec l’université de Caen sur le fait qu’ils trouvaient que nous avions tord de former à MsOffice et moi de leur répondre qu’on forme les gens pour qu’ils trouvent un emploie et qu’ils ont bien plus de chance de trouver un job avec Office. Et sur ce point, je ne m’appuie pas sur un opint de vue mais sur une connaissance de échosystème des entreprises locales.
    @Bonob0h un cas ne fait pas une généralité. Tu as connu une mauvaise formation CCi? Grand bien te fasse. La majorité des centres avec lesquels je travaille mettent l’accent sur des formations de qualité. Et nous formons aussi aux métiers du numérique et du WEB.

  14. Bonob0h dit :

    @TimCruz … Tout de suite les suppositions erronées ! Qui vous a parlé d’une mauvaise formation ?

    Pour votre gouverne ça fait bien longtemps que j’ai commencé a côtoyer de multiples CCI, et autres organismes jusqu’à remonter à leurs dirigeants ou ceux d’autres structures qui en sont proches à éloignées ! Et j’ai aussi un peux collaboré avec des organismes de formations sous-traitant ou associés. J’ai même formé un peux a la bureautique élargie en privilégiant dans les années 90 un certains Claris Works dont notamment la partie dessin et bdd étaient plus accessibles et efficace que d’autres bouzin de microsoft ! Ce qui ne m’a pas empêché de montrer du Office … tout comme du Mac OS etc

    Formation de qualité est hors sujet puisque l’on parle des outils et de privilèges accordés ou non à certains au détriment d’autres !

    On peut très bien former a la bureautique sans privilégier Office ! On peut très bien faire les 2/3 ou la moitié avec un autre outil pour ensuite finir sur les particularité de certains autres ! Sauf si on se contente du minimum et dans ce cas la je ne donne pas une bonne note à la formation !

    Il fut un temps ou Mozilla caracolait en tête des navigateurs Web, y compris dans nombre d’entreprises ou ce sont les utilisateurs qui faisaient bouger des admin syscrosoftiens jusqu’au poils des ongles !

    Et c’est justement par le minimum sans compter d’autres aspects de multiples pressions jusqu’à petits à gros cadeaux que microsoft s’est imposé y compris dans des CCI qui jamais n’auraient du céder …

  15. @TiCruz : fait l’effort de parcourir ma présentation http://philippe.scoffoni.net/conference-economie-logiciel-libre-a-openday-2014/ et si tu y vois un poil d’éthique qui apparaît fait moi signe. De plus tu y verras le mot « risque » c’est tout dire. J’ai développé dans cet articles des exemples de pourquoi les entreprises doivent être informée et je n’y vois pas de notion d’éthique non plus.

    Je sais que les CCI font des formations. C’est pour cela que je n’essaie pour ainsi pas d’en faire. Le marché est saturé par leurs offres financée avec l’argent de mes impôts qui sert à concurrencer mon activité privée 🙂 Ne viens pas me dire que je n’ai qu’à travailler pour les CCI en tant que formateur. Je ne suis pas auto-entrepreneur si tu vois ce que je veux dire… Oui je suis d’humeur #troll :-p

    Idem pour SI PME de l’ENE qui a divisé le marche du conseil en IT en deux catégories : les consultants aux prestations subventionnées et les autres. Inutile là aussi de te dire qui gagne et qui perd. Encore une fois avec l’argent de mes impôts. Je finance ma concurrence. Elle est pas belle la vie 🙂

    Pour moi le cauchemar à l’utilisation (encore une fois je ne parle pas d’éthique) c’est MSOffice 🙂 A force de ne plus l’utiliser, chaque fois que je suis contraint par un client de l’utiliser je souffre… Le poids des habitudes sûrement 🙂 Par contre je sais me servir de fonctionnalité que beaucoup d’utilisateur de MSOffice ne connaissent pas comme le styles ou autres fonctions basiques.

    Il ne faut pas te sentir personnellement attaqué si nous critiquons l’action d’une CCI 🙂 Ca n’a rien de personnel évidement.

    Il y a des logiciels libres de mauvaise qualité comme des CCI qui font mal leur boulôt.. C’est la vie… Pas une raison de l’accepter.

  16. TimCruz dit :

    @Bonob0h rien à ajouter, ce serait inutile
    @Philippe je ne le prends pas trop personnellement, ne t’inquiète pas. C’est assez rare que je post du commentaire et si je le fais chez toi c’est parce que j’aime assez tes points de vue. Je prendrai le temps de jeter un œil à ton diaporama, ça m’intéresse. Pour la question de la formation, tu trolles bien oui 🙂 Pour le coup, l’évolution de la loi sur la formation joue en ta faveur. Les prestataire de services pouvant former son en réelle concurrence avec les centres de formation. Pour ma part, je suis assez ouvert à la seine concurrence, donc je suis content (en même temps, ca me fait manger) que la CCi fasse de la formation mais aussi qu’elle ait de la concurrence.

    Pour moi, la question du Libre n’était pas un enjeu économique à la base (et je n’ai pas encore consulté ton article) d’où ma réaction. Je vais voir si après lecture je persiste dans mon point de vue.

  17. Pas un enjeu économique 🙂 ? Bien au contraire. C’est un levier pour relocaliser l’économie du numérique en France et arrêter de financer des boites dont les bénéfices ne sont quasiment pas imposés. Une vidéo sur le sujet http://video.rmll.info/videos/le-logiciel-libre-comme-levier-de-lutte-contre-levasion-fiscale/
    Prend le temps de creuser cet aspect du logiciel libre 😉

  1. 2 novembre 2015

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