Windows Seven, apprends à connaitre ton adversaire pour mieux le combattre

closeCet article a été publié il y a 10 ans 6 mois 12 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

Depuis quelque temps, j’ai l’occasion d’utiliser les tout derniers fleurons de la technologie de Microsoft. Il s’agit en l’occurrence d’une plateforme Windows 2008 Server R2 avec Exchange 2010 et des postes sous Windows Seven et Office 2010.

La première impression qui ressort de l’ensemble est l’homogénéité, l’intégration. Outlook se configurer automatiquement au premier lancement grâce aux mécanismes d’identification de l’utilisateur fourni par l’annuaire de Microsoft : SOGo. On comprend mieux les efforts de Mozilla dans le domaine de la configuration automatique avec Thunderbird.

Seven, je n’avais encore eu l’occasion de l’utiliser vraiment. Autant, son prédécesseur Vista m’avait laissé une mauvaise impression, autant je dois dire que Seven est très agréable à utiliser. Certes si l’on gratte un peu on retrouve parfois les mêmes vieux écrans de configuration que dans Windows XP ce qui me fait toujours me demander pourquoi il aura fallu acheter deux nouvelles versions pour avoir la même chose qu’il y a 10 ans.

La réponse nous la connaissons, c’est le besoin de pousser à l’obsolescence réelle ou marketing d’un logiciel, afin de générer de nouveaux revenus. Le modèle du logiciel propriétaire tiré du modèle de l’édition du livre en a absolument besoin. Ne tombons pas cependant dans le déni systématique, Seven est bien un progrès par rapport à Windows XP.

Si l’on ajoute Office 2010, l’impression est plus mitigée. L’interface de ce dernier à base du fameux ruban apparu avec la version 2007 me laisse encore sceptique. Manque de pratique peut-être, certains utilisateurs semblent apprécier cette nouvelle façon de présenter les fonctions du logiciel qui lui n’a pas non plus énormément changé si l’on se borne à une utilisation bureautique classique.

Coté serveur, c’est l’orgie au niveau des interfaces d’administration. Il faut retrouver ces petits et ce n’est pas forcément simple . La version 2010 d’Exchange impose l’utilisation d’une version 64 bits de Windows 2008. Un choix qui semble logique. Il y aurait une régression entre la version 2003 et 2010 : la suppression du dé-doublonnage des pièces jointes. Une migration entrainera donc une augmentation des volumes de données.

J’avais déjà dans le passé étudié les alternatives à Exchange. Toute la problématique repose dans l’ancrage des utilisateurs à leur logiciel de messagerie favoris Outllook. Celui reste un point de verrouillage très fort. Car il ne marche vraiment bien qu’avec Exchange.

Les éditeurs de solution libre de messagerie comme SOGo ne s’y sont pas trompés et ont développé des extensions pour leur serveur de messagerie à destination d’Oulook. Car s’il est facile de changer de logiciel sur le serveur, c’est bien plus dur de le faire coté poste de travail. Et encore ceci n’est vrai qu’à condition de ne pas avoir de régressions fonctionnelles comme j’ai pu le constater dans des tests avec Zimbra et Outlook (au niveau des messages de notifications lors des prises de rendez-vous).

Si je devais monter la même infrastructure avec des logiciels libres ou open source, il me faudrait déployer un peu plus d’huile de coude pour obtenir le même niveau d’intégration entre ces éléments. A ce jour, seules des sociétés de services en Logiciel Libre proposent une solution globale. On se prendrait presque à regretter qu’il n’existe pas un éditeur ou mieux une fondation proposant un ensemble aussi intégré de base (Infrastructure, partage de ressources, messagerie).

Mais nous n’en sommes plus très loin, l’écart en l’espace de cinq ans s’est énormément réduit. Il reste encore un peu de chemin à parcourir, mais on savait que la route serait longue.

Image page d’accueil Certains droits réservés par familymwr

Philippe Scoffoni

Je barbote dans la mare informatique depuis 30 ans (premier ordinateur à 16 ans, un ORIC ATMOS) et je travaille à mon compte au travers de ma société Open-DSI. J'accompagne les associations, TPE et PME dans leurs choix et dans la mise en oeuvre se solutions informatiques libres.

3 réponses

  1. LKS dit :

    Et je rajoute que je suis convaincu par Windows 7 !
    Je voulais me le faire rembourser mais le « bon de retour » est arrivé alor que je devais partir à l’étranger. Au final, il consomme moins qu’Ubuntu, donc j’ai plus d’autonomie et il est très stable, seulement 1 écran bleu en 1 an. A côté, j’ai plus de bug avec Ubuntu (Mais ma Debian est très stable !).
    Ayant utilisé OOo pour de gros documents 2 ou 3 fois (rapport de projet ou de stage) et ayant rencontré des problèmes de stabilités importants (Plantage et perte de boulot), je me suis tourné vers Office 2010 beta. Déja, l’université étant pro-MS, les formats docx était courant, même pour les choses simple, et TurnItIn_UK (anti-plagiat) n’accepte pas les ODT (mais les DOC, etc). Pour avoir converti un ODT en DOC, je peux dire que c’est pas exploitable, j’ai du retravaillé le DOC. Et en bureautique, il s’améliore par rapport à la version 2007 avec l’aperçut en miniature des pages (comme dans un lecteur PDF), un aperçut de la hiérarchique du document (Equivalent HTML à H1, H2, H3,…), du coup, il est simple d’expliquer commet créer un document proprement au débutant, et enfin, les SmartArt, qui permettent de créer des graphiques simples, efficaces, sans utiliser d’images pour la même chose, intégré avec Excell aussi. Ce dernier points allège le fichier final dans mon cas.
    J’utilise toujours OOo, et ma mère dans le cadre de son entreprise l’utilise aussi, je ne voit l’utilité d’Office et Word en particulier que pour les gros documents.
    Concernant l’OS, je trouve Debian en tant que poste de travail très bien, pour une utilisation classique bureautique / Internet ca suffit. Il lui manque juste la possibilité d’installer facilement les pilotes Nvidia/ATI.

  2. Bonob0h dit :

    @PS … « on se prendrait presque a regretter …  » 😀 Depuis le temps ! Put1 ! 15 ans que je dis et propose de le faire 😀 pour faire encore mieux encore 😀

  1. 14 décembre 2010

    […] This post was mentioned on Twitter by Philippe Scoffoni and Paul Gaspais, Laurent Espitallier. Laurent Espitallier said: RT @pscoffoni: Chez Philippe : #Windows Seven, apprends à connaitre ton adversaire pour mieux le combattre http://bypsc.fr/0ua […]