Apple, Google too big to fail ? Ou je suis un extraterrestre du numérique…

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La capitalisation boursière de Google atteint les 394 milliards de dollars devançant le groupe pétrolier ExxonMobil (388 milliards de dollars) de peu. Ce qui le place en deuxième position derrière le leader Apple et ses 472 milliards de dollars. Des chiffres qui donnent le tournis.

Voici un tableau des 10 premières capitalisations boursières en 2007 :

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Vous savez lire comme moi, pas de Google ni d’Apple dans la liste. Microsoft est bien là par contre. Le passage de témoin s’est fait en octobre 2012 où Google dépasse alors Microsoft. On mesure le chemin parcouru par les deux firmes en l’espace de sept années.

Devant la puissance financière de ses deux firmes, peut-on encore croire qu’il soit possible de changer la situation ? J’en doute. Nous autres libristes restons confinés à notre « niche » attendant la catastrophe planétaire qui seule pourrait les faire vaciller. Parce qu’à ce jour, ces deux firmes sont désormais « too big to fail ». Même un échec prendrait des années pour mettre à mal leurs comptes de résultats et leur trésorerie.

J’ai cru un moment que Microsoft allait connaître une longue fin et s’étioler. Aujourd’hui, malgré l’accident Windows 8, la chute n’est pas pour demain. J’aurais même tendance à dire que Microsoft remonte la pente avec Office365 qui est en train de se développer en entreprise à la vitesse grand V.

Et c’est sans compter avec l’arrivée d’une offre gratuite grand public de ses Office Web Apps : sa suite bureautique web appauvri en fonction, mais largement suffisante pour les besoins de Mme Michu. Finalement Microsoft aura fait le chemin de l’entreprise au grand public sur le cloud, alors que Google a suivi le sens inverse. Le combat de l’environnement collaboratif dans le cloud est lancé entre les deux géants et il va être terrible…

D’un coup avec mon bric-à-brac libre je me sens un peu comme un extraterrestre dans le monde du numérique de 2014 et j’ai du mal à voir d’où va venir le changement.

5 réponses

  1. Ali dit :

    Il n’y a rien de trop gros, si les gens arrêtent de consommer du iCaca bah Apple va couler..

  2. betux dit :

    Pas de panique il est beau votre « bric à brac » libre, soyez en fier.
    Le libre a toute sa place en entreprise car le différentiel de cout sur un grand nombre de typologie de solution ne se justifie plus.
    Après pour l’utilisation grand public je crois que le libre a perdu début 2000 ce combat.
    On peut espérer qu’il revienne par un firefox os ou un ubuntu mais quand je vois la difficulté pour installer ce dernier sur des pc de moins de 2 ans (merci efi ..) j’ai des doutes.
    Le nouveau combat du libre est sur le Cloud, les objets connectés et la robotique/IA.
    Il va être difficile de faire comprendre à chacun que choisir un objet pomme ou banane n’a aucune importance mais en revanche bien réfléchir à son écosystème numérique est capital. Sera t’il libre ou pas ..

    Je profite de ce mot pour vous remercier de votre travail sur ce blog.

    nb : il serait bon que libre office et open office fork en un ;o) car là on est dans une confusion et une perte d’énergie qui ne me semble pas raisonnable.

  3. Hermes dit :

    Moi aussi j’ai un beau bric-à-brac sur mon disque dur et je n’en suis pas peu fière ! Pour autant, que de recherches, d’apprentissages et de motivations il m’a fallu pour y parvenir !
    Or si j’y suis (plus ou moins) parvenu, combien ont abandonnés en chemin ou n’y ont même pas pensé une seule seconde ?
    Linux et les logiciels libres sont connus depuis suffisamment longtemps pour que tout le monde en ai entendu au moins une fois dans sa vie. Sauf que depuis (trop) longtemps l’écosystème libre de logiciel est associé au mot complication…
    Le temps ou les utilisateurs venaient au monde du libre est révolu, c’est maintenant aux logiciels de venir appâter les utilisateurs. Les exemples de Firefox OS et Ubuntu vont clairement dans ce sens là.
    Petite parenthèse : bravo pour ce blog, il est très instructif !

  4. Galuel dit :

    En 7 ans une monnaie libre qui se déploiera sur le net dépassera d’un facteur 7 la capitalisation boursières de Google.

    Cette capitalisation permettant le développement massif du crowdfunding des projets de valeurs libres et les valorisant ainsi les fera dépasser d’un 7 la capitalisation de la monnaie elle-même à peine 7 ans plus tard.

    Il est possible dès aujourd’hui de rejoindre un des projets de protocoles et logiciels libres gérant une monnaie libre en cours de développement OpenUDC 0.4 ou uCoin 0.1 ou bien d’en initialiser encore un autre.

    Une monnaie libre ne crée pas de monnaie au bénéfice de certains, mais se crée de façon symétrique envers tous ses utilisateurs présents et futurs, dans l’espace et dans le temps.

  5. Bonob0h dit :

    faut pas désespérer même si c’est dure de faire bouger !
    Peut être faudrait il convaincre clara morgane comme égérie du Libre ? ou nabilla ?