La SNCF face aux barbares du Numérique veut faire mieux que Google

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logo-sncfLa vision du patron de la SNCF  Guillaume Pepy sur l’avenir de sa société face aux géants du numérique préfigure-t-elle enfin un sursaut dans nos élites dirigeantes ? Il serait grand temps en effet que nos « fleurons » industriels prennent la mesure du raz de marée qui est en train de les submerger en France plus qu’ailleurs.

Ces nouveaux barbares du numérique ne respectent aucune règle établie et sont en mesure d’imposer aux anciens géants du « Brick and Mortar » un dictât sur leurs activités. C’est la crainte de Guillaume Pepy. Celle  de voir sa société reléguée au simple rang de « fournisseur  de transports ». Un constat partagé par François Bourdoncle le co-chef de file du plan « Big Data » et fondateur d’Exalead (le moteur de recherche français auquel on cherche encore une utilité).

Il est vrai qu’à ce jour, le croisement des sources de données permettrait de rendre des services toujours plus pertinents. Quand je dois me rendre au fin fond de la France pour intervenir chez un client ou tout simplement pour estimer des frais de déplacement, je me dois de cumuler des recherches sur le site de la SNCF pour trouver le train, chercher un loueur de voitures, calculer la distance à parcourir vers le client, sans parler de la recherche d’un hôtel pour passer la nuit. Le calcul des moyens de transport de porte-à-porte voila le challenge des années à venir pour les transporteurs.

Dans ce contexte, Google est à ce jour largement mieux placé que la SNCF et c’est bien là le problème. Le sursaut va-t-il enfin se faire ? Ce n’est pas faute d’avoir proposé à ces acteurs depuis maintenant plusieurs années l’approche « disruptive » du Web3D pour enfin prendre de l’avance tant sur le plan technique que sur celui bien plus important des usages pour mieux damner le pion aux barbares.

Philippe Scoffoni

Je barbote dans la mare informatique depuis 30 ans (premier ordinateur à 16 ans, un ORIC ATMOS) et je travaille à mon compte au travers de ma société Open-DSI. J'accompagne les associations, TPE et PME dans leurs choix et dans la mise en oeuvre se solutions informatiques libres.

3 réponses

  1. Galuel dit :

    Joliment amené ! 😉

    Toutefois l’absence d’une monnaie libre pendant plusieurs années produit le fait que seuls les privilégiés devant la création monétaire sont en mesure de décider qui produit et qui ne produit pas telle ou telle valeur, en fonction de bénéfices rétribués envers tel ou tel groupe de privilégiés.

    Aussi les producteurs de valeurs nouvelles en sont réduits au rôle de serveur de plat de ces mêmes privilégiés, et arrivent même à croire qu’il leur faille convaincre les maîtres de la monnaie de la pertinence des valeurs qu’ils savent pouvoir produire avant que de penser pouvoir les produire.

    Les tenants d’une monnaie libre réfutent cette approche et la rejettent tant dans son fondement que de sa pratique et de ses résultats, et donc n’engagent pas leurs productions devant des privilégiés illégitimes, mais développent, adoptent et utilisent une monnaie libre.

  2. Greg dit :

    Pour les recherches de trajets, ht, j’ai découvert récemment Weboob (et tous ses modules http://weboob.org/modules ) qui permet de consulter un grand nombre de sites (dont celui de la SNCF et des Transilliens) en lignes de commandes. Ca n’est certainement pas accessible à l’utilisateur moyen, mais surement plus efficace que le portail voyages-sncf.com que je trouve particulièrement lent et limité (pas plus d’un changement de train, sinon il faut se rendre en agence, par exemple).

    Ca ne remet pas en question le propos, c’est juste une bricole pour contourner les difficultés…

  3. MipsTux dit :

    Bonsoir

    Personnellement, je n’utilise plus le site de la SNCF.
    En revanche je suis devenu un fidèle client de la start’up (qui n’est d’ailleurs peut être plus « complètement » une start’up) CapitaineTrain.

    Le site est trois fois plus confortable et efficace.

    la lecture de la décision du Conseil de la Concurrence de 2009 (disponible en ligne) est très enrichissante. Que Google soit devenue plus performant pour faire des recherches d’horaires ne m’étonne qu’à moitié. Et c’est de mon point de vue normal …et c’est un constat que nous ne pouvons que déplorer.

    L’indépendance informatique est à mes yeux plus importante que l’indépendance énergétique. Et une fois embarquée sur une voie, il est très difficile et très couteux de repartir from scratch et de repenser le service fourni.