Piwigo partagez vos photos sur le web en toute liberté
Cet article a été publié il y a 14 ans 9 mois 25 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.
Piwigo est un logiciel libre de galerie photo pour le web. Je l’utilise depuis environ deux ans pour partager mes photos à ma famille sans avoir besoin de recourir à un service web comme Picassa Web Albums ou encore Flickr. Je vous propose un petit tour d’horizon à l’occasion de la sortie de sa version 2.2.
Au passage, j’attire votre attention sur le terme partage et pas stockage. Mes photos restent stockées chez moi. Je peux perdre tout ce que j’ai publié sur le Web. Un principe que je vous encourage à appliquer si vous utilisez des services en ligne, car rien ne vous garantit l’accessibilité et la pérennité des documents que vous confiez à la plupart des services gratuits, voire payants.
Veillez aussi à faire des sauvegardes sur au moins un autre support de vos fichiers, car le disque dur de votre ordinateur n’est pas infaillible non plus. Passons maintenant à la découverte de Piwigo.
Les fonctionnalités
Un gestionnaire de galerie photo vous permet de classer vos photos selon différentes méthodes pour offrir ensuite à ceux qui les visualisent différentes possibilités de navigation. Ainsi avec Piwigo il est possible d’utiliser les critères suivants :
- Les albums : ils permettent de définir une arborescence de classement comme on peut le faire sur son ordinateur grâce au système des répertoires. Il n’y a pas de limite à la profondeur du classement si ce n’est vous-même.
- Les tags : ce sont un ou plusieurs mots-clés que l’on va associer aux photos. On peut par exemple associer à une photo des grands parents les mots-clés « Papi » et « Mami ». Ainsi, il devient possible de retrouver toutes les photos de Papi où qu’elles soient classées. C’est une forme de navigation assez différente : d’abord je clique sur « Papi », et je vois les 324 photos de Papi, puis je clique sur « + Mamie » et je vois les 115 photos où Papi et Mamie apparaissent simultanément. On peut aussi combiner un tag et une période de date dans une recherche avancée.
- La date : elle est en général extraite du fichier contenant la photo. Les appareils photo numériques incluent tout un tas de données concernant la prise de vue, dont la date. Ces données peuvent être stockées selon des normes différentes comme EXIF ou IPTC. Elles sont exploitables par un logiciel comme Piwigo qui sait les lire, mais aussi les mettre à jour.
- La position géographique : les smartphones, mais aussi les appareils photo numériques sont capables grâce à une puce GPS de stocker avec précision le lieu où la photo a été prise. Il est alors possible grâce au système d’extension de Piwigo d’ajouter une fonctionnalité permettant de positionner vos photos sur une carte Google Maps ou Google Earth. L’extension ou plugin se nomme RV Maps & Earth.
Cette dernière fonctionnalité me permet de faire le lien avec le système d’extensions ou de plugins de Piwigo. Il en existe à ce jour plus de 350. Leur installation se fait de façon simple depuis l’interface d’administration.
L’apparence de la galerie peut également être personnalisée au travers de thèmes. Comme les extensions, ils s’installent facilement depuis l’espace d’administration.
Piwigo permet également de gérer des droits d’accès aux photos. Un système relativement souple qui permet de définir des permissions au niveau des albums et des photos, par groupe et par utilisateur.
L’interactivité n’a pas été oubliée. Les visiteurs peuvent commenter et noter les photos. La navigation est simple et un mode diaporama est disponible. Les utilisateurs peuvent également être notifiés des nouveautés par email ou flux RSS. Piwigo permet de configurer la façon dont les utilisateurs auront accès à ces fonctions. Vous pouvez ainsi ne laisser que les visiteurs inscrits déposer des commentaires et fermer les commentaires aux simples visiteurs.
Pour ce qui est de l’ajout de photo, différentes possibilités s’offrent à vous : formulaire web depuis Piwigo, client FTP ou bien encore un logiciel installé sur votre ordinateur comme pLoader, Digikam, Jiwigo, Shotwell ou Lightroom. Personnellement j’utilise Digikam pour charger mes photos. Il existe aussi un mode « synchronisation » qui permet de mettre à jour les galeries depuis un répertoire local par FTP. Je n’ai pas utilisé cette fonction dont l’utilisation ne m’a pas semblé simple ou en tout cas adaptée à mon besoin.
Pour finir sur cette présentation, Piwigo est disponible dans plus de 37 langues ce qui atteste d’une communauté importante et active. Ce logiciel est développé en langage PHP et nécessite une base de données MySQL pour fonctionner. PostgreSQL ou SQLite sont en phase « expérimental ».
Au final, j’aime beaucoup ce logiciel à la fois pour sa richesse fonctionnelle et sa simplicité d’utilisation et son faible coût de maintenance. La mise à jour de la version 2.1 à la version 2.2 s’est faite en une trentaine de secondes.
Le service Web Piwigo.com
Comme je viens de le signaler, Piwigo ne s’installe pas aussi simplement qu’un logiciel bureautique. Il vous faut en effet disposer d’un serveur web. Celui-ci peut-être installé sur votre poste ou sur un hébergement mutualisé. Vous trouverez sur le site de Piwigo une liste d’hébergeurs qui remplissent parfaitement les prérequis pour Piwigo. Une opération qui est loin d’être à la portée de tout le monde.
Ceci explique le succès remporté par les grands services de stockage et de partage de photos en ligne qui offrent, la plupart du temps gratuitement, un espace de stockage plus ou moins limité pour partager ces photos.
Pierrick Le Gall créateur de Piwigo a donc lancé une offre de ce type basée sur ce logiciel : Piwigo.com. Il propose pour la somme de 39€ par an l’accès au logiciel avec un espace de stockage non limité. Ce service propose toutes les caractéristiques de ce que j’appelle un service libre. Une définition qui s’appuie sur celle donnée pour le TIO ou Total Information Outsourcing, littéralement l’externalisation totale de ces informations.
Cette définition implique :
- Liberté des données : Il est possible de télécharger une sauvegarde de ses données dans un format ouvert et documenté;
- Liberté des logiciels : Il est possible de télécharger et utiliser le logiciel tel que mis en oeuvre par le service web;
- Aucun verrou légal ne doit empêcher un concurrent de copier et tenter de fournir le même service.
Dans le cas de Piwigo.com, ces critères sont tous remplis.
Je vous propose à suivre une interview de Pierrick LE GALL qui est le papa de Piwigo et qui préside aujourd’hui à sa destinée avec son équipe. Il évoquera l’histoire de Piwigo, mais nous parlerons aussi du service en ligne Piwigo.com qu’il a lancé.


J’avais essayé piwigo il y a peu de temps quand j’étais à la recherche d’un gestionnaire de photos pour mon serveur.
Ce que je n’ai pas aimé dans piwigo, outre le fait que ce soit une usine à gaz, c’est que les photos sont renommées avec des id et stockées dans un répertoire propre à piwigo.
Cependant, il y avait un module pour piwigo que j’adorais : Piwishack qui permettait de se faire un imageshack perso 🙂
Finalement, j’ai plutôt opté pour igalerie, que je trouve parfaitement adapté à mes besoins 🙂
Très bon article en tout cas, très complet, comme toujours !
Merci à Philippe pour cette présentation de Piwigo et Piwigo.com.
@Benjamin, « usine à gaz » c’est un peu péjoratif. Tout est relatif. Piwigo est une usine à gaz par rapport à site 100% HTML qui contiendrait juste une liste de vignette, j’en conviens. Est-ce qu’il y aurait trop de fonctionnalités ? l’interface utilisateur n’est pas assez rapide ?
Concernant l’arborescence automatique, en effet lorsqu’on ajoute une photo par un logiciel distant ou par le formulaire web, elle est automatiquement rangée dans une arborescence année/mois/jour et le fichier est renommé avec la date et une chaîne de caractère aléatoire. Cependant le nom original du fichier est conservé dans la base de données et quand on télécharge la photo (icône en forme de disquette), elle retrouve son nom d’origine. Les avantages de ce mode de fonctionnement :
1) aucune contrainte sur le nom original de la photo, qui peut comporter des idéogrammes chinois, des espaces ou toute sorte de caractères exotiques. Le renommage assure le bon fonctionnement quelque soit le serveur web et le navigateur web utilisé.
2) l’ajout de la chaîne de caractère aléatoire renforce la sécurité. La plupart des appareils photo sortent des fichiers IMG_1234.jpg, IMG_1235.jpg, etc. Piwigo permet de rendre les photos privées, mais si un petit malin repère le nommage des fichiers, il va pouvoir accéder à toutes les photos, en court circuitant la navigation via Piwigo. Avec la chaîne de caractère aléatoire, le travail du « voleur de photo » devient nettement plus compliqué.
Pour conclure, il est possible de créer sa propre arborescence « physique » (au niveau du système de fichiers) en ajoutant les photos par la méthode FTP + synchronisation. Il y a cependant quelques contraintes à respecter sur le nom des répertoires et des fichiers photo.
Avant de choisir Piwigo, j’avais testé pas mal de logiciels de ce type. Certes je ne me souviens plus si iGalerie en faisait parti. Mais je me souviens qu’à l’époque, seul Piwigo m’avait permis d’obtenir un site de partage « privé » tel que je le souhaitais… Mais c’est comme toujours une histoire de besoin
Pour ce qui est de l’interface et de son côté usine à gaz, je n’utiliserais aut-être pas ce terme. Je veux bien admettre qu’elle ne soit pas des plus simples. Mais vu le nombre de fonctionnalités et de possibilité de paramétrage, ce n’est pas trop étonnant surtout si on cherche quelque chose d’ultrabasique. C’est toujours difficile de rendre simple quelque chose qui peut avoir de multiples usages et possibilité de configuration. De mémoire ce qui m’avait peut-être posé le plus de soucis était de comprendre le fonctionnement de la gestion des droits, mais au-delà de ça…
Merci Philippe pour ce test et de nous avoir fait découvir Piwigo, cherchant un gestionnaire d’albums en ligne que je peux gérer moi-même, j’avais testé il y a quelques semaines Gallery, Zen, Coppermine, et d’autres, en vain, j’étais toujours limité par des bugs, ou problèmes de gestion de droit, ou d’upload de photos par lots non pris en charge.
Piwigo a l’air de plus correspondre à ce que je recherche et de mieux répondre à mes besoins, le souci que j’ai rencontré hier soir en l’installant c’est la gestion des droits que je trouve très compliqué, par exemple quand on crée un album et qu’on veut le rendre accessible qu’à la partie « Admin, Famille, Amis, Contacts », en fait ces groupes n’existent pas et du coup je ne comprends pas l’intérêt de cette option, j’ai passé beaucoup de temps à rendre mon premier album visible juste pour l’utilisateur que j’avais créé, donc je pense qu’au niveau ergonomie et simplicité piwigo ne peut que s’améliorer, si l’auteur a besoin d’aide sur des tests sur cela, qu’il n’hésite pas.
Petit test rapide de la version en ligne gratuite !
Les fonctionnalités/la puissance n’entrainent pas une difficulté des utilisateur si on a une once d’ergonomie en tête !
Et la dès le départ, a la suite de l’inscription on part à la pêche en aveugle :p
Et la il faudrait que le concepteur se forme.
Il y a des formations 😉 par exemple en cours du soir au CNAM :p ou alors qu’il accepte qu’un Bonob0h ou des comme lui, lui jette gentiment la pierre :p en même temps que lui remette en place les points qui ne vont pas ! Et qui changent tout :p
Ca prendrait une a deux journées de cogitation et encore … et 2 à 3 jours seulement dans les CSS … et peut être une journée dans le code :p On rajoute une ou deux journées pour soient préparées certaines config pré établie et le tour est joué pour déjà simplifier et rendre simple aux Michus
Bon après il faudrait revoir un peux tout ce qui est Plugin, etc mais la ça peut se faire au fur et a mesure
En ce qui concerne l’offre payante il en est de même …
Sans compter qu’il pourrait aussi y avoir une version avec Pub, n’en déplaise à certain :p
Perso je suis pourtant anti pub mal faites et harcelantes …
Mais les Michus adorent les pubs ! Alors … Et on peut aussi faire en sorte que la pub soit a la fois moins intrusive en même temps qu’elle se fait mieux voir :p
La ce sont quelques cours de Marketing à la sauce Libre/Free qu’il faudrait que le Mossieur prenne 😉
Il en résulterait quelques chose qui enfin répond aux attentes des intégristolibristes comme aux Michus … 😉
@Bonob0h la critique est un peu rude….
Pour apporter ma part, ce qui manquerait pour simplifier la prise en main sur le service piwigo.com se serait une sorte d’assistant à la configuration qui tienne sur une page comme le fait par exemple DrupalGarden pour son service d’hébergement de sites Drupal. Cette page proposerait des configurations par défaut notamment pour les droits : galerie privée, semi-privé, public, etc… ou encore de choisir son thème tout de suite, si on veut utiliser des commentaires, notes ou encore ajouter des plugins. Le système de site « type » de DrupalGarden est aussi pas mal à mon avis. Un site type définit des options de configuration et des plugin. On peut imaginer le site familiale, le site de photographe, d’entreprise, de « simple » partage de photos. Un réflexion à avoir en fonction des typologies d’utilisateurs déjà existant de Piwigo.
amha
Rude ! Voyons Voyons :p
Rude avec des « lui jette gentiment la Pierre », ça l’est un peux mais ce n’est surtout pas méchant 😉
Contrairement à d’autre je n’arrive pas en disant « C’est de la merde fait comme ci et comme ça … et demerde toi ! »
J’oriente MOI MOSSIEUR 😉 j’indique les pistes a suivre :p
Faut pas être si succeptible … et aussi être plus curieux 😉
Sinon ta réponse est en partie dans les orientations que j’indiquais … du reste il y a tout pour faire dans ce que j’ai survolé des plug ins …
Mais déjà le gros soucis actuel et primordiale c’est l’ergonomie … des petits trucs qui l’air de rien changent tout 😉
Il y a aussi d’autres fonctions notamment liée a « l’Impression » qui serait très utile vu qu’en plus il y a une pub d’un prestataire qui doit faire un carton alors qu’on peux le faire soit même facilement et qui plus est en rentabilisant son imprimante 😉 et celle de ses amis pour pas GACHER 😉
@Jean-Michel en effet, la gestion des permissions n’est pas aussi simple que ce que nous souhaitons. Historiquement, la gestion des permissions se gère par album privé et par utilisateur ou groupe. Depuis la version 2.0, nous avons ajouté la possibilité de gérer les permissions photo par photo, à l’aide de « niveaux de confidentialité ». Il existe 5 niveaux de confidentialité : Admin, Famille, Amis, Contact et « tout le monde ». Il ne faut pas les confondre avec les groupes, même si c’est tentant. Il faut qu’on se penche sur l’harmonisation des 2 modes de gestion des permissions pour les prochaines versions.
@ Philippe » Un réflexion à avoir en fonction des typologies d’utilisateurs déjà existant de Piwigo.
»
Les utilisateurs existants sont ceux qui ont réussis a se dépatouiller 😉 donc bien sur il faut prendre en compte leurs typologies …
MAIS il est aussi important voir plus important de prendre en compte les typologies de ceux qui n’utilisent pas car potentiellement ils ne s’y sont pas mis, retrouvés car ça ne correspondait pas a leur besoins et qu’ils sont aller voir ailleurs, et y restent …
Or la grande majorités des utilisateurs de ce genre d’outils sont captif de solutions proprio et que c’est eux qu’il faut convaincre de venir vers le libre 😉
Pour les droits il faut penser aussi en premier lieu a « ULTRA Privé » 😉 en précisant bien sur que l’avantage du libre c’est que des photos de « jeunesse » ne risquent pas de pourrir sa vie d’adulte, chercheurs d’emploi, etc 😀
@Pierrick Le Gall, alors en effet je comprends bien qu’il y a les groupes, et la confidentialité, mais dans un album on peut sélectionner qui peut voir l’album, à savoir Amis, Famille, Contacts, Tout le monde, mais le problème c’est qu’à aucun autre endroit je ne retrouve ça, donc je ne vois pas comment dire que mon utilisateur correspond à une confidentialité Famille.
Je suivrai le logiciel si jamais ceci change, n’hésite pas à me contacter pour tester également.
@Jean-Michel on affecte les niveaux de confidentialité sur l’écran [Administration > Utilisateurs > Gérer]. Le niveau de confidentialité est inscrit sur la ligne de chaque utilisateur dans la colonne « Propriétés »
Dans le même genre, il y a aussi . Avec de nombreux avantage sur Picasa :l’import depuis FaceBook, l’accès mobile (en consultation seulement), envoyer et afficher des photos 3D au format jps, totalement gratuit et aucune limite de stockage, partage ultra-privé, création de page perso, etc…
@ Antoine … c’est plus libre par contre dirait on 😉