L’open source peut-il faire évoluer le cloud computing ?

closeCet article a été publié il y a 15 ans 26 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

Ce thème devient récurent sur mon site depuis quelque temps comme le faisait remarquer à juste titre Cyrille Borne tout récemment. A tel point que je vais quelque peu remanier l’organisation de ce site pour le mettre mieux en valeur en créant notamment une catégorie sur le sujet 🙂 !

Il faut dire que ce sont les logiciels open source qui m’ont amenés à m’intéresser à ce sujet car on le sait aujourd’hui, c’est grâce à eux si l’émergence du cloud computing a pu avoir lieu. Le cloud computing sous-entend des coûts de fonctionnement les plus faibles possibles pour espérer rentabiliser des services qui sont bien souvent « offerts » à leurs utilisateurs.

Seul l’open source pouvait répondre à ce besoin :

  • Pas de coûts de licences,
  • Des logiciels d’infrastructure éprouvés et adaptés aux grandes échelles,
  • un développement collaboratif permettant de limiter les coûts de maintenance par le renversement du code et son maintient par la communauté,
  • etc…

Bref les grands noms du service en ligne ne s’y sont pas trompés, Google en tête.

Et pourtant au delà de l’ouverture des outils employés le cloud computing actuel pèche par sa capacité dite de « lock-in », d’enfermement des données. Nous avons ainsi abouti à un paradoxe qui n’avait peut-être pas été imaginé il y a une dizaine d’années encore par la famille des promoteurs de logiciels Libres et open source.

Comment l’open source peut-il renverser la vapeur et faire face à ce nouveau défit ?

Dion Hinchcliffe évoque deux solutions dans un récent article :

  • Un cloud cooperatif : la création d’une infrastructure open source pour le cloud computing.
  • Des clouds fédérés par l’open source : il tire son avantage des standards émergeant autour du cloud computing comme ceux actuellement en cours d’élaboration par la  Distributed Management Task Force qui vient de mettre en place un groupe de travail. En forçant l’émergence de ces standards et en offrant cette interopérabilité, les logiciels open source fourniront un nouveau moyen aux fournisseurs de service de réduire leurs coûts. Car faciliter la migration des services leur donnera une capacité accrue d’étendre leur capacité de traitement chez d’autres fournisseurs et vice-versa selon la demande du moment.

Je pense que le fond de la pensée de Dion Hinchcliffe est que si les logiciels open source sont au coeur du cloud computing c’est donc qu’ils ont la capacité de part leurs évolutions techniques et fonctionnelles, de part les standards qu’il proposeront de faire évoluer les services qu’ils « motorisent » vers plus d’ouverture.

Un bémol cependant à ce raisonnement. Les plus gros contributeurs sont parfois aussi ceux qui fournissent les services et qui par conséquent ne ferons pas forcément évolué les logiciels open source dans la « bonne » direction.

Philippe Scoffoni

Je barbote dans la mare informatique depuis 30 ans (premier ordinateur à 16 ans, un ORIC ATMOS) et je travaille à mon compte au travers de ma société Open-DSI. J'accompagne les associations, TPE et PME dans leurs choix et dans la mise en oeuvre se solutions informatiques libres.

3 réponses

  1. LeDucDuBleuet dit :

    Excellente question ça! Et si le monde propriétaire pouvait aussi faire évoluer le cloud computing?

    À condition d’utiliser des standards ouverts et libre, bien entendu… En tous cas, voici 2 articles intéressants à propos de Opera Unite qui semble prometteur:

    Taking the Web into our own hands, one computer at a time:
    http://labs.opera.com/news/2009/06/16/
    Opera « Reinvents the Web » with Unite, Makes Every Computer a Server:
    http://www.readwriteweb.com/archives/opera_reinvents_the_web_with_unite_makes_every_com.php

    Mais vous aviez probablement déjà tous vu ça passer…

    Merci Philippe, ton blogue est très pertinent!

  2. Philippe dit :

    @LeDucDuBleuet, des logiciels propriétaires respectant les standard ouvert c’est vrai que cela existe mais c’est plutôt rare. D’ailleurs les logiciels libres auraient-ils existés sinon ?

    Merci pour les liens et non je ne les avais pas lu, difficile de tout lire 😉

  3. Philippe dit :

    @LeDucDuBleuet, en fait je n’avais pas encore ouvert mon agrégateur et là effectivement difficile de rater l’annonce 😀 !