Les irréductibles gaulois passent à l’attaque version Framasoft

closeCet article a été publié il y a 6 ans 4 mois 27 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

Degooglisons InternetCa y est la phase de teasing est terminée, Framasoft a enfin dévoilé son plan triennal pour (tenter de) faire tomber Google et consorts. C’est donc le cloud de cette nouvelle campagne. J’oserais dire que cela n’a rien de surprenant au vu des outils mis en ligne depuis de nombreux mois. Il nous manquait juste le comment et surtout l’impulsion.

Ce comment passe par un site dédié qui regroupe toutes les informations et la liste des services que proposera Framasoft dans les trois années qui viennent. Inutile de dire que la liste est longue. Toujours dans le comment se pose la question des moyens. Visiblement Framasoft compte sur nos dons et nos bras pour arriver à ses fins. L’embauche de permanents supplémentaire est également à l’ordre du jour avec un objectif de onze permanents pour 2017. Effectivement il faudra du monde pour administrer et faire fonctionner tous les services.

Il est positif de voir enfin le navire Framasoft indiquer une direction. Ces dernières années le bateau amiral francophone du libre avait bourlingué de port en port sans que l’on sache trop où il allait, refaisant les peintures par ci ou par là, mais sans impulser d’élan fédérateur. Il semble que cette période soit révolue.

J’ai beaucoup aimé le village libriste en village gaulois, l’image est bien trouvée. Toujours à se taper dessus, mais au fond ils s’aiment bien (ou pas). Sauf qu’historiquement les Gaulois sont restés sous domination romaine cinq siècles avant que les barbares de l’est (les Francs entre autres) ne viennent les chasser. L’image est moins glorieuse si on oublie le sympathique personnage de Goscinny et Uderzo. Espérons que nous n’aurons pas à subir cinq siècles de Google. Cependant l’idée est bonne et espérons que les jeunes générations (et les moins jeunes) y adhéront.

Le libre suiveur

Ce qui est dommage et Framasoft n’y peut rien dans l’absolu puisque personne ne s’y est attelé avant eux, car le cloud c’est mal, c’est que finalement ce projet ne vise qu’à refaire ce qui existe déjà. Du nectar pour les détracteurs du libre qui ne cessent de lui reprocher de n’être qu’un suiveur. Le libre non marchand et à destination du grand public est-il faute de moyen voué à suivre ou ne pourrait-il parfois être précurseur ? Le système monétaire est centralisé ne l’oublions pas, donc la monnaie va toujours aux mêmes poches en passant de moins en moins par les nôtres. Mais ce n’est pas une excuse pour ne par chercher l’innovation d’usage.

Je continue de penser que le libre ne pourra s’imposer que s’il est capable d’introduire une rupture dans des usages qui puissent toucher un maximum de monde. Refaire les services propriétaires est certes un pas en avant qu’il faut faire et soutenir, mais cela ne changera probablement pas beaucoup l’équilibre des forces en présence.

Le libre a raté pas mal d’occasion et continue de les rater faute de les anticiper et de s’organiser en conséquence. Ce que propose Framasoft a juste 10 ans de retard. Mais me direz-vous c’est injuste, personne ne pensait alors que Google, Facebook et autres prendraient une telle place. Pourtant, les briques existaient déjà à l’époque. Pour preuve, ce sont des briques libres dont se sont servis et se servent toujours les méchants du web…

En tout état de cause, comme je le disais il faut soutenir cette initiative, car il faut bien tenter de remonter la pente bien savonneuse qui a été descendue. Une pente qui ne concerne d’ailleurs pas que les particuliers. Les entreprises se sont elles aussi laissées entraîner et continue de migrer leur informatique en masse vers des services fermés. Je me bas au quotidien contre cela, mais c’est un combat épuisant et difficile à mener parfois.

Degoogler, les entreprises aussi

Le problème reste entier, l’absence d’alternative « crédible ». L’autre jour nous échangions sur la liste du PlossRA autour d’un appel d’offres passé par la ville de Meyzieu. L’objectif est de quitter les Google Apps pour une solution toujours en mode hébergé, mais assurant une réelle protection de l’accès aux données. Les principales fonctionnalités attendues sont les suivantes :

  • Gestion de la messagerie d’entreprise,
  • Gestion des calendriers utilisateurs et ressources partagés,
  • Gestion des groupes de travail,
  • Moteur de recherche,
  • Messagerie instantanée et vidéo,
  • Gestion de l’environnement des utilisateurs : paramétrage global du navigateur internet et des terminaux mobiles

Évidemment toutes les briques libres sont disponibles, il faut « juste » unifier l’annuaire utilisateur et proposer une navigation confortable entre les applications sans parler d’une interface à peu près unifiée entre les applications pour éviter de perturber les utilisateurs par des ergonomies trop différentes.

Je ne sais pas qui va répondre à cet appel d’offres dans le clan du libre, mais je doute que le résultat ne coûte que 40 € par utilisateur et par an. La facture risque d’être salée. C’est là que l’on voit le rôle que l’état pourrait avoir dans l’affaire. S’il investissait ne serait-ce qu’une année de licence Microsoft, nous aurions un Google Apps français depuis longtemps.

Les entreprises d’une manière générale et celle du numérique libre aurait tout intérêt à s’allier à Framasoft en contribuant au développement des outils nécessaires au projet. Je ne saurais que trop les inciter à cela. Mais hélas à ce jour quand on parle d’innover d’une manière générale, les grands du numérique français (libre ou pas) restent à de très rares exceptions encroûtées.

Créer de nouveaux territoires

Une rupture dans les usages se profile que peu veulent voir, celle des environnements immersifs et de leurs périphériques, les objets connectés en tout genre. Google, Facebook (toujours les mêmes) procèdent à des rachats méthodiques de briques et se préparent à les assembler. Facebook annonce un environnement virtuel d’un milliard d’avatars prochainement. De nouveaux territoires vont être mis à la disposition des utilisateurs et ils ne seront pas portés par des services libres. Il ne faudrait pas grand-chose pour que ce soit le contraire, tout est là sous vos pieds y compris le comment faire avec un modèle économique éthique, social et solidaire. La porte est ouverte à ceux qui veulent savoir et l’idée progresse dans certains cabinets et têtes de rares politiques à la vue plus longue que d’habitude. Touchons du bois…

En attendant, soutenons Framasoft, car ce qu’il font doit être fait. Cela galvanise les volontés autour d’un unique acteur ce qui évite la dispersion. Il sera toujours temps de se réorienter.

Pour finir, je voudrais conclure sur trois points :

  • le rôle qu’est en train de se donner Framasoft, celui d’hébergeur de services. Il s’agit de mon point de vue d’un changement dans les buts de l’association. Il serait préférable de séparer cette activité (mais c’est peut-être prévu) de celle du navire amiral qui doit rester centré sur son action d’intérêt général de facilitateur et d’éducateur.
  • la notion de gratuité dont je sais bien que sans elle, l’adoption sera fatalement freinée. Mais est-ce un mal que de demander aux utilisateurs de réaliser une tâche pour Framasoft (à piocher dans un « bugtracker ») ou de payer dans le cas contraire. Je sais que cela engendrera des problématiques d’authentification, de suivi des abonnements que n’impose pas la gratuité. Mais je crois beaucoup au rôle éducatif de l’action de Framasoft. Ne pas laisser croire que c’est comme Google, gratuit et qu’en plus vous n’êtes pas le produit….
  • le peur de basculer de tout Google dans tout Framasoft 🙂 . Personnellement je préfère infiniment un Google associatif avec une gouvernance ouverte sur laquelle je peux imaginer avoir un peu de pouvoir. Et puis il me semble clair que l’objectif de Framasoft est aussi d’éduquer et depuis peu de faciliter l’amélioration des logiciels libres.

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Oui on en est là…

PS : bravo à ceux qui ont tout lu jusqu’en bas 🙂

Philippe Scoffoni

Je barbote dans la mare informatique depuis 30 ans (premier ordinateur à 16 ans, un ORIC ATMOS) et je travaille à mon compte au travers de ma société Open-DSI. J'accompagne les associations, TPE et PME dans leurs choix et dans la mise en oeuvre se solutions informatiques libres.

16 réponses

  1. iGor dit :

    Bonjour,

    La définition du mot état, voir la IIIc (État, avec une majuscule). Je trouve surprenant à quel point cette faute est répandue.

    Sinon, pour la monnaie :
    http://www.pauljorion.com/blog/2014/08/28/la-monnaie-i-coupable-ou-innocente/
    http://www.pauljorion.com/blog/2014/08/28/la-monnaie-ii-la-machine-a-concentrer-la-richesse/
    http://www.pauljorion.com/blog/2014/08/28/la-monnaie-iii-les-vrais-coupables/

    Oui, je sais, c’est assez en marge du sujet 🙂 Framasoft mérite certainement du soutien. Et peut-être d’être imité ? Espérons que les démarches de Framasoft permettra d’accumuler du savoir faire et de la doc, afin que de nombreuses autres mini-initiatives du genre fleurissent ici ou là, pour les entreprises comme pour les particuliers.

  2. pyg dit :

    @Igor : « Espérons que les démarches de Framasoft permettra d’accumuler du savoir faire et de la doc, afin que de nombreuses autres mini-initiatives du genre fleurissent ici ou là, pour les entreprises comme pour les particuliers. »

    C’est l’objectif, ça fait partie de nos engagements : http://degooglisons-internet.org/nav/html/charte.html
    « Dans une démarche d’éducation populaire, Framasoft diffuse un maximum de connaissances pour promouvoir les usages des logiciels libres et apprendre à installer des services libres en ligne. »

    @philou (oui, je me permet de t’appeler philou 😉 ) :
    « le rôle qu’est en train de se donner Framasoft, celui d’hébergeur de services. Il s’agit de mon point de vu d’un changement dans les buts de l’association. Il serait préférable de séparer cette activité (mais c’est peut-être prévu) de celle du navire amiral qui doit rester centré sur son action d’intérêt général de facilitateur et d’éducateur. »
    J’aime bien, le « qui doit » 🙂
    A un moment donné, les gens oublient peut être un peu que rien n’est gravé dans le marbre, et que Framasoft est et restera à géométrie variable. En d’autre termes, on fait en fonction des besoins et des envies de ceux qui veulent participer.
    Plus on sera nombreux, mieux l’intérêt général et ce rôle d’éduc pop qui nous tient vraiment à coeur sera mis en avant.
    Par ailleurs, on ne souhaite pas être « hébergeur de services » : c’est un effet collatéral.
    Ce qu’on veut, c’est être un « démonstrateur », un pont entre « Google, c’est hyper confortable » et « Le libre, c’est bien, mais j’ai un problème avec ma lib python sur mon archinux pour installer la version upstream du client d’OwnCloud »

    Mon espoir à moi que j’ai, c’est que notre campagne :
    * sensibilisera (un peu) le grand public sur le danger d’un GAFAMternet
    * mettra en lumière quelques projets libres (et désolé d’avance pour ceux qui ne seront pas mis en avant, mais il fallait bien sélectionner), comme par exemple diaspora* (tiens, la preuve : cette faille XSS a été trouvée « grâce » au lancement de Framasphère).
    * montrera qu’avec peu de moyens, on peut faire du cloud libre et respectueux des utilisateur. Si l’Etat s’y mettait (je ne dis pas que ça serait une bonne idée), ça lui couterait sans doute moins que le coût d’un kilomètre d’autoroute.

    « le peur de basculer de tout Google dans tout Framasoft » :
    aucune chance : on hébergera pas la terre entière. On le sait et c’est tant mieux.
    Mais j’espère qu’on donnera envie à d’autres assos/entreprises de se monter, de reprendre notre charte, et de mettre en place leurs propres « cloud »

    Quoi qu’il en soit, merci pour ce billet, qui fait plaisir à lire 🙂
    Et pour ce soutien à notre action certes imparfaite, mais qui se veut comme un acte de résistance contraint par des moyens limités.

  3. Philippe dit :

    Hello Pyg. Oui pour le « qui doit », j’aurais du mettre un « qui devrait » par politesse. J’ai fini l’article un peu tard 🙂
    Je suis plus un germain qu’un gaulois, donc les géométries variables ça me gène toujours un peu. Sans parler d’être figé je trouve qu’il est bien que les finalités soient clairs et pas trop soumis à variation. Il me semble qu’en terme de communication c’est important surtout vis à vis des nouveaux arrivants qui risque de ne voir en Framasoft « qu’un hébergeur associatif » bien que cela ne soit nullement péjoratif mais probablement réducteur. Espérons que cela pique leur curiosité et les poussent à aller voir plus loin.

    Et pour ce soutien à notre action certes imparfaite, mais qui se veut comme un acte de résistance contraint par des moyens limités.
    Bah imparfait, on l’est tous, moi le premier. Mais de la résistance, il faut passer à l’attaque parfois 🙂 Mais personnellement je pense qu’il faut aller sur des terres encore vierge avant qu’il ne soit trop tard. Je suis plutôt un explorateur dans l’âme même si je me tape du lourd concret tous les jours. C’est mon bol d’air frais 🙂

  4. JB dit :

    « C’est là que l’on voit le rôle que l’état pourrait avoir dans l’affaire. S’il investissait ne serait-ce qu’une année de licence Microsoft, nous aurions un Google Apps français depuis longtemps. »

    Euh… combien on a injecté pour notre cloud « souverain » ? => 2x75M€
    Il y a combien de temps ? => septembre 2012
    Et qu’a-t-on comme résultat ? => rien, nada, que dalle

    Et pendant ce temps, des OVH & autres Gandi l’ont fait… à petite échelle certs, mais sans aucune subvention… à méditer

    Arrêtons donc de réclamer à corps et à cri l’intervention de l’État. L’État en France est mauvais, il ne sait pas faire, pas plus que faire faire d’ailleurs.
    C’est un pur problème politique certes, mais certainement pas avec l’argent public.

    Plutôt qu’attendre les subsides d’un État exsangue, et dont les poches sont vides, pourquoi pas se retrousser les manches et se mettre au taf ?

  5. Philippe dit :

    Concernant l’état j’en appelle juste au bon sens qui leur manque tant en cette époque… C’est une piste à travailler aussi car il est légitime que l’argent public (nos impôts entre autre) serve à l’intérêt général donc aux logiciels libres et par ricochet à nous citoyens et entrepreneurs. Cela n’a rien à voir avec une forme d’approche qui consiste à dire, je ne veux rien faire, c’est l’état qui doit faire. C’est juste de dire « bordel les politiques, faite votre boulot ! ». C’est complémentaire de l’action de Framasoft.

  6. franceschini dit :

    Va pour 10 € !
    @ndré

  7. bonob0h dit :

    Petit rappel :

    Si Vercingetorix à gagné quelques batailles en réunissant les clans Gaulois, il faut aussi se souvenir que ce sont les mêmes qui l’ont délaissé voir trahis à Alésia …

    Les clans libristes eux n’ont toujours pas trouvé la potion magique pour faire adopter le libre à tous les utilisateurs sur leur poste de travail !

    Et qui se demande pourquoi Panoramix ne donne pas de potion magique à tous les gaulois de Gaule au lieu de seulement ceux de sont village ?

    Alors que Framasoft a 10 ans de retard, moi simple Bonob0h j’alerte depuis plus de 10 ans du danger Google … Depuis les jours ou l’entreprise s’est introduite en bourse ou à recruté un certain Eric Schmidt qui ne se prive pas de vouloir tout savoir de vous !

    Depuis quelques 3 mois j’alerte du Danger Facebook … non pas ce qu’il est actuellement … quoique … mais surtout sur son projet de Facebook en 3D ! Ce danger est certainement encore plus importants et pourrait même couter cher à google et bien d’autres …

    Quelques uns
    https://twitter.com/delevoye/status/491887089748017152
    https://twitter.com/nicolaslr/status/505470155984732161
    commencent à écouter et saisir l’intérêt des propositions de Ruptures et d’avant garde dont philippe et moi même parlons régulièrement ici et ailleurs …

    https://twitter.com/GregOdou/ … lui a très bien retenu l’idée de CECA* du Numérique en Web3D++, et aussi que la France pourrait encore rater une occasion alors que de bonnes occasions se présentent coté Allemand pour cette idée folle qui aussi passe par l’école dès le primaire !

    Saura-t-il bien utiliser les prochaines notes synthétiques qui concernent quasiment tous les Ministères, Administrations qui pourraient se mobiliser comme un « Objectif Lune » ?
    A suivre …

    Par contre coté libre ça va du mépris à ne pas prendre la peine d’écouter … ou à troller sur le « personnage » sans bien sur prendre en compte le sujet !

    Il y a aussi ceux qui y vont d’un petit bout pour faire un petit quelques chose car on vient de tomber dans la marmite d’Occulus … pas libre … et alors qu’il y en a d’autres !

    > Ca fonce tête baissée en geek suivant la mode alors qu’on n’entrave que dale … ou enfermé par les oeillères de seules lunettes d’immersion …

    > Ca essaye de se renseigner pour faire seulement joujou ou guère plus sans voir les aspects et enjeux globaux et transversaux tant des technologies que des usages …

    Les Gaulois du libre ont vecu … https://twitter.com/bonob0h/status/520591976350375936 en image aussi 😉

    Ne serait ils pas temps de voir du coté des « Francs du Web3D++ » ?

    Les « Fr’ancs Web3D++ » eux aussi sont libristes mais aussi Ethiques en ne se fourvoyant par exemple pas dans des dérives Libertarienne du travail dissimulé rejoignant les Zuckerberg et consorts qui appauvrissent les classes moyennes
    http://clesnes.blog.lemonde.fr/2013/10/22/jaron-lanier-linternet-ruine-la-classe-moyenne/

    Les « Fr’ancs Web3D++ » veulent aussi franchement rendre accessible au plus grand nombre et pas à quelques villageois retranchés !

    Y compris en invitant l’Etat et les administration à participer … à eux de suivre #OuPas

    Qui sait https://twitter.com/bonob0h/status/520589207463821313
    Dans le programme proposé ce sont tous les députés, leurs assistants parlementaires, et les salariés de l’AN qui peuvent participer dans la version imaginée par votre serviteur ! Une version qui va jusque dans chacune des permanences et ne se limite pas au Palais Bourbon !
    Si les libristes se bougent le président de l’AN pourrait peut-être voir les choses autrement http://www.nextinpact.com/news/90319-une-petite-revolution-numerique-se-dessine-a-l-assemblee-nationale.htm que sans participatif et sans opendata …

    Bon, si les Gaulois du libre ne se bougent pas … qui sait si le plus grand nombre de Teutons ne pourraient pas eux se mobiliser à mobiliser les Libristes Teutons laissant les Libristes Gaulois dans leur village … Musée … du passé …

    * CECA : http://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_europ%C3%A9enne_du_charbon_et_de_l%27acier

  8. Vincent_M dit :

    Gentil Bono, si Frama à 10 ans de retard, je crois qu’en 10 ans Frama a fait avancer beaucoup plus de sujets et d’actions que trollien web3d++

    Avec ses framatruqueries en ligne, framasoft à proposer de manière visible et concrète des alternatives libres à une informatique dans les nuages à laquelle les libristes n’ont pas initialement souscrites car ils en connaissaient plus d’emblée les dantgers que les opportunités. Ils ont le bon goût d’apprendre, comprendre, évaluer avant de se lancer bille en tête dans des usages à risques évidents (et l’histoire leur a donné raison). Aujourd’hui au travers des solutions expérimentées raisonnablement par les uns et les autres, on a des solutions qui sont utiles, pratiques et éthiques.
    Certains diront qu’ils n’ont pas le confort de la compromission et qu’ils ont dix ans de retard : ben j’avoue que je préfère avoir des fringues de ringards qui datent d’une mode d’il y a dix ans que des fringues à la mode assemblées par des mômes moins vieux que ma ringardise.
    Numériquement, il ne faut pas se la raconter, s’est pareil : si des structures peuvent innover sans compter ce n’est pas que des questions de génie, c’est qu’il y a derrière du capital risque rassemblé sur de la spéculation et qui aboutit à l’explosion des bulles technos (celle du web il y a dix ans, celle du cloud dans les 3 ans qui arrivent) et dont les banquiers se referont grâce à l’argent public.

    Il y a des rendez-vous qu’il faut savoir manquer lorsqu’ils nous entraînent vers des chemins qui ne sont pas les nôtres.

    L’informatique en nuage, dans sa définition d’origine ne peut pas être libre car elle rend l’utilisateur dépendant d’un tiers. Sans la perspective de l’auto-hébergement, le cloud est une dépendance donc une soumission.

  9. Philippe dit :

    Ramener le Web3D++ et les propositions de Meza à du troll est une critique inutile. On ne peut pas opposer les démarches d’un Framasoft à celle d’un Meza. Elles sont complémentaires. La première relève de l’éducation et de la remédiation et comme je l’écris, elle est indispensable. La seconde se positionne dans la recherche d’une rupture d’usage qui viendra quoi qu’on en dise. Elle a pour objectif de devancer les géants actuels du numérique (les mêmes que combat Framasoft). Le logiciel libre a toutes les briques pour cela. Il serait dommage qu’elles soient assemblées par d’autres, issus justement de ce « capital risque » tentaculaire…

    Il est tout aussi possible d’innover sans passer par le capital-risque. C’est juste un choix de modèle économique et pas celui de Meza justement 🙂 D’où le travail effectué pour trouver d’importants fonds qui seront utilisés pour l’intérêt général… Mais cette initiative n’est pas portée ni issue du monde libriste. Pourtant elle porte les mêmes valeurs et défend les mêmes objectifs.

    Dire que Framasoft a dix ans de retard revient à dire que l’action de Framasoft aurait dû être lancée (par d’autres d’ailleurs) il y a dix ans quand Google et ses dangers commençaient à émerger. Le fait d’avoir simplement rejeté sans proposer d’alternative a laissé la voie grande ouverte à Google et compagnie. Mais bon c’est toujours facile de dire a posteriori en tout cas pour ma part. Il y a dix ans je découvrais à peine l’existence des logiciels libres 🙂

    Quant à l’autohébergement et le web3D il est déjà possible et les outils utilisés fonctionnent déjà sans centralisation ou faible dirons-nous. Les préoccupations des libristes sont les mêmes que celle de Meza 🙂 .

    Tiens dernièrement :
    http://www.nextinpact.com/news/90319-une-petite-revolution-numerique-se-dessine-a-l-assemblee-nationale.htm
    Le premier questeur du Palais Bourbon a été chargé de formuler des propositions afin « d’investir le champ du virtuel », vraisemblablement afin d’offrir à terme un outil permettant de se balader virtuellement dans les couloirs de l’assemblée.
    On y est. Qui remportera l’affaire ? Dassault System que l’on peut qualifier de compilation d’Oracle/Microsoft/Google ? Google ? Ce serait bien dommage pour le libre … En tout cas avec Meza on est sur le coup… Le proprio ne passera pas, enfin on va essayer et les bonnes volontés sont les bienvenues 🙂

  10. Nico dit :

    Ce que je trouve de bon dans ce que fait framasoft, c’est la communication.
    Beaucoup de projets, d’associations n’en font pas assez.
    Savoir où l’on va, pourquoi je donne, quels objectifs, c’est à mes yeux capital pour obtenir un soutien volontaire (dons ou toute autre aides).
    Si c’est trop flou sur ce qui est au programme ou à quoi va servir mon argent alors je me rétracte.

  11. bonob0h dit :

    @Nico
    Pour communiquer il faut des moyens !

    Quand des investisseurs financent une start up ils prennent des risques sachant qu’ils ont des reductions d’impôts pour leurs investissement et qu’ils en ont aussi quand ils perdent !

    Coté associatif en France tout le monde pense encore trop que les associations sont subventionnées et que seules les grandes asso ou fondations peuvent faire valoir des réductions d’impôts !
    En plus la majorité des dons et du mécénat , c’est la même chose notamment fiscalement , sont surtout pour les pansements de l’humanitaire et du social, ou pour la « culture »

    Pourtant il y a de quoi faire financièrement avec le Don / Mécénat a la fois financier et de compétences de tous et pas seulement de codeur pour aller vers un numérique/digital d’avance libre et éco/logique/nomique qui ne se disperse pas de fork en fork et rende les outils accessibles au plus grand nombre !

    Est ce parceque l’on communique, bien, qu’on a forcément raison ? que le projet / les objectifs sont bons ?
    Une « bonne com » te le fera croire mais pas les résultats !

    @Philippe
    Troll est Le seul mot qui restera du libre 😉
    Il ne faut pas s’étonner qu’ils ne savent pas voir plus loin que leur cils 😉 leur bout du nez est déjà trop loin 😀
    Ils ne voient même pas que le « capital » est sous les pieds du libre …
    Mais qui sait dans l’EquiLibre du Web3D++ arriverons nous à le faire émerger 😉 Même avec les députés, les sénateurs voir d’autres dans les administrations pour les faire participer eux même en compétences et moyens financier pour donner le LA à tous en laissant les retardataires sur le pré d’avant le parking de la gare 😉
    Et je ne parle même pas des « sales gosses » collégiens et lycéens qui commencent a se mobiliser sans avoir peur des ambitions du Web3D++ et qui adorent ses aspects pour tous, participatifs, etc y compris jusqu’aux aspect économique de Don et Mécénat pour l’intérêt général !

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