Google+, pas d’API, pas de chocolat

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Google pousse son nouveau réseau social « Plus » vers la toile. Comme toujours l’engouement des premières heures est là. Mais pour l’instant le service reste fermé sur l’environnement Google pour mieux en extraire la substantifique moelle.

Difficile d’ignorer la nouvelle coqueluche sociale du moment qu’est devenu Google +. Depuis bientôt deux semaines, pas une journée sans recevoir un ou plusieurs emails m’indiquant que l’on m’a ajouté dans un cercle sans compter le spam dû à la saturation « du disque qui gère les notifications ». Et oui c’est encore de la bêta.

En gentil mouton de Panurge, je joue le jeu en ajoutant moi aussi les gens dans des cercles. En fait un cercle…

J’ai du mal à concevoir de gérer des « cercles » avec des communications différentes. Je préfère partir du principe que tout est public et pour tout le monde. A chacun de faire le tri de ce qui l’intéresse ou pas. A moins de commencer à créer des cercles selon les « goûts et les couleurs » de personnes que je ne connais pas forcément.

Pour les communications ciblées, je continuerais d’utiliser des moyens traditionnels et « has been » comme l ’email ou les listes de diffusion.

Pas d’API

Pour l’instant, il n’existe pas d’API ou interface de programmation pour Google+. Il faut donc utiliser son navigateur pour suivre ce qu’il s’y passe. Personnellement j’ai déjà du mal à lire les flux de nouvelles issues de Identi.ca ou Twitter, alors suivre Google+ est pour l’instant hors de question.

On nous annonce une API pour bientôt. Vic Gundotra (Senior Vice-President of Social for Google) a confirmé qu’elle existera bien et que ce n’est qu’une question de temps.

Pas de chocolat

Vous pouvez traduire cela par : pas de contenu. En fait, je n’ai pas l’intention de pousser mes liens sur Google+ tant que :

  • je ne pourrais pas le faire depuis une application tierce comme StatusNet par exemple. Je n’ai encore rien vu (mais peut-être pas trouvé) sur comment faire reprendre dans Google+ des contenues issus de l’extérieur.
  • je ne pourrais pas suivre et répondre aux commentaires qui me sont faits sur Google+ depuis un outil comme Choqok.

Une problématique de l‘éparpillement des contenus bien connu des utilisateurs et où chaque acteur y va de sa solution « à lui ».

Facebook plus ouvert que Google + ?

Pour l’instant je trouve Google+ bien fermé. L’ouverture arrivera peut-être prochainement. Je n’ai pour l’instant pas saisi la nouveauté de Google+, si ce n’est ce concept de cercle que je ne compte pas vraiment utiliser .

Par contre, j’ai bien saisi tout l’intérêt pour Google de ce nouveau service et l’intégration de celui-ci dans son moteur de recherche. Cela fait longtemps que Google cherche à nous inciter à noter, mettre en avant les résultats de nos recherches. Une façon de mieux nous connaître ce qui reste le but ultime de tous ses services « gratuit ».

Pour continuer sur ce sujet, je vous conseille la lecture de l’article de Clochix qui nous rappelle une citation d’Andrew Lewis : « si vous ne payez pas un service, c’est que vous n’êtes pas le consommateur, vous êtes le produit vendu ».

Au final, je dirais qu’il est urgent de ne rien faire ou presque et de voir venir 🙂 .

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Philippe Scoffoni

Je barbote dans la mare informatique depuis 30 ans (premier ordinateur à 16 ans, un ORIC ATMOS) et je travaille à mon compte au travers de ma société Open-DSI. J'accompagne les associations, TPE et PME dans leurs choix et dans la mise en oeuvre se solutions informatiques libres.

17 réponses

  1. bonob0h dit :

    Perso dans le sondage j’aurais mis : je teste sans plus … wait and see 😉

    En tout cas … a force de réseaux dans tous les sens il va nous falloir un Ultime Office and Méta Management Système car sinon même plus la peine de communiquer si c’est dans des Brouillards Sociaux 😀

    Trop d’info … tue …

  2. Paul dit :

    A lire cet article une seule chose me vient à l’esprit (pour être sur G+ depuis quelques jours)

    « plus dans le coup »

    Le service proposé est beaucoup plus intéressant que facebook.
    La nécessité de passer par des services tiers pour répondre à des messages, commentaires, pour poster montre que c’est plutôt vous qui êtes « fermé ».
    Les services tel que G+, facebook, Twitter etc demandent de la réactivité, sont riches en contenus, en échanges etc…
    Il faut juste savoir ne pas s’éparpiller, mais surtout ne pas avoir peur de s’éparpiller…

    Finalement pour reprendre votre expression, oui, vous êtes certainement « has been »…

    ps : ce site est bourré de bug…

  3. Denis dit :

    Excellent article Philippe auquel je soucis totalement !

  4. Philippe dit :

    Un point positif pour Google+ et qui est probablement dû au fait que les gens utilisent leur compte Gmail, je découvre l’identité réelle de personnes dont je ne connaissais qu’un pseudo avant. Ca change des commentaires anonymes 🙂

  5. David dit :

    Pour ma part, je n’ai toujours pas compris l’emballement de ces réseaux sociaux que j’apparente pour le moment à des confettis. Étrangement tout est venu des médias télévisuels. (je me souviens de la première fois ou le journal de france 2 à fait de la pub pour facebook).

    Faut être content d’y être, car on te dit qu’on y est, ok, bien, mais après ?

    Le seul intérêt que je vois, c’est d’y être actionnaire, vu comme c’est foutu. 😛

    Je comprend pourtant bien ce besoin humain social… Partager… Mais je ne peux m’empêcher de penser que derrière, il y a une grosse machine qui ne pense pas pareille.

    La phrase d’Andrew Lewis est pas mal, car provocatrice et qui appelle donc à la réflexion. Par contre, je ne suis qu’à 66,6% d’accord avec cette dernière. 🙂

    Sinon, très bon billet.

    @denis : s/soucis/souscris hi hi 😉

  6. Greg dit :

    Comme y’a pas encore d’API, c’est normal qu’il n’y ai ni application statusnet ou autre application dédiée … l’un ne va pas sans l’autre.

    Donc vivement une API !!

    Mais j’aimerais plus largement pouvoir espérer compter sur une ouverture des sources … je sais, je suis un doux rêveur. La guerre des réseaux sociaux est toujours présente et les intérêts commerciaux aussi !!

  7. bonob0h dit :

    De toute façon les réseaux sociaux :

    Le trafic en provenance des moteurs de recherche est en hausse. En un an, il gagne 1 point pour atteindre 28 % des sources de trafic des sites, alors que les sites référents perdent 1,6 point, à 19,4 %. Cette constatation contrecarre donc l’opinion selon laquelle les médias sociaux seraient à l’origine de plus de trafic que les moteurs de recherche.

    http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/statistiques-sites-web/sources-de-trafic.shtml

    L’avenir est ailleurs de toute façon
    😀

    @ Phil … à propos des vrai nom … bah ça dépend … si tout le monde faisait comme moi depuis 1994/95 … la nsa serait en peine 😉

  8. Trim dit :

    Je n’ai pas testé Google+ et ne le testera sûrement pas vu que je ne souhaite pas dépendre d’une entreprise et de ses disques durs fermés pour garder mes données.
    Par contre, je suis en train de tester Diaspora* (depuis http://diasp.eu qui vient de mettre à jour l’interface web le weekend dernier) et j’ai était surpris que Google+ ait copié/emprunté (je ne sais pas qui était là en premier) le concept des « aspects » de Diaspora pour le renommer en « circle ».

    « J’ai du mal à concevoir de gérer des “cercles” avec des communications différentes. Je préfère partir du principe que tout est public et pour tout le monde. A chacun de faire le tri de ce qui l’intéresse ou pas. »

    Sous diaspora*, les aspects permettent en gros de créer de gérer tes amis avec des flux rss que tu sélectionnera de lire depuis ta page d’accueil diaspora. Par exemple, tous les amis geeks seront dans l’aspect « Geek » (et donc dans un flux spécial où on ne verra que des messages de geeks), tous les collègues du boulot dans l’aspect « work », la famille dans l’aspect « famille », …

    Ainsi, quand quelqu’un poste un message, il sera automatiquement mis dans la bonne liste pour moi parce que j’aurais choisi la bonne catégorie pour cette personne. De plus, rien n’empêche de mettre une personne dans plusieurs aspects.

    Enfin, quand nous voulons envoyer un message, on choisit soit de l’envoyer à tous, soit de sélectionner un ou plusieurs aspects : pour moi c’est une forme de respect de mes amis.
    En effet, comme je sais très bien que ma famille proche n’en a rien à faire de la sortie de la dernière version de Debian je ne vais pas le leur « crier » sur Diaspora* (surtout qu’ils me le disent eux-même IRL que je les soule avec ce genre de discussions),
    Par contre tous mes amis Geeks et mes collègues informaticiens seront peut-être intéressés, alors je sélectionne ces 2 « aspects ».

  9. Pierre dit :

    Bonjour,

    Je ne testerai pas.
    Pour répondre à Paul, je suis fière d’être “has been”.
    En effet, je n’ai pas de compte facebook perso (juste un pro, infos strictement limitées au boulot) et un viadéo, pas de twiter ni de Likedin ni autre. Pas que ça à faire de perdre mon temps à lire 15000 fois la même chose. En plus, ça m’évite d’être fiché sur le net, d’ailleurs, je n’ai même pas de compte Gmail . Un vrai has been je vous dit :-))
    Pour ma veille, alertes google et agrégateur RSS. Et ça me prend déjà assez de temps.

  10. bonob0h dit :

    @ Trim … liste ou cercle … c’est la même chose … ensuite chacun décide de mettre tous le monde dans le même cercle ou de faire plein de cercles 😉

    Quand a diaspora … est ce aussi translucide que ça … n’est ce pas une boite qui s’est monté grâce a des donateurs ?

  11. darkvador dit :

    Ayant testé G+ et Diaspora, je peux dire qu’ils sont différents …
    Diaspora Alpha s’adresse + à des geeks et G+ à monsieur tout le monde…
    Ce que j’aime chez Diaspora, c’est décentralisée et libre, chez G+ c’est l’interface utilisateur bien pensée…

  12. Kanf dit :

    Pour ma part, j’aime bien le principe des cercles et je fais partie de ceux qui pensent que si je dois faie le tri c’est que finalement cela n’a pas d’intérêt. Je ne parle pas pareil à ma boulangère et à mon grand père. L’un comme l’autre ne font pas de fait partie des mes « cercles » (comme on parle de cercles d’amis). Et c’est justement ce qui me manquait dans FB.
    Je sais très bien que Google n’est pas « mon ami » et qu’ils m’utilisent d’une façon ou d’une autre mais est-ce que ce reproche ne peut pas être fait à tous ces grands fournisseurs de moyens de communication que sont FB, twitter, etc. ?

  13. Trim dit :

    @bonob0h : je ne voulais pas dire que « circle »== »apsects » puisque je n’ai pas testé google+ 😉 Mon commentaire était surtout pour expliquer pourquoi il est utile de ne pas mettre tout le monde dans le même panier (ce que reprend Kanf) sur les réseaux sociaux.

    Je ne vois pas bien ce que tu entends par translucide, par contre si tu voulais dire « transparent », je pense que diaspora* l’est sur 2 points :

    – D’abord, son code est sous licence AGPL v3 et tout est accessible sur leur répertoire GIT.

    – Ensuite, avoir sa propre instance de Diaspora* permet de s’assurer sur la transparence de l’utilisation de nos données (je compte à long terme avoir un serveur avec des services AGPL qui m’intéressent comme status.net,…).

  14. Philippe dit :

    Tiens un article qui explique toute la substantifique moelle que va tirer Google de nos cercles :
    http://www.henriverdier.com/2011/07/le-graphe-secret-de-google.html

  15. David dit :

    Article très intéressant, qui me rappelle l’équation jamais résolu (car jamais diffusé et pour cause) du référencement.

    Je ne suis pas surpris par cette puissance mathématique, la preuve en étant déjà été faite par google lui même.

  1. 12 juillet 2011

    […] à tester l’extension Collusion. Cela fait froid dans le dos. Merci à Clochix et à Philippe […]

  2. 27 août 2011

    […] nous parle de listes. Contrairement à Twitter, le nouveau réseau social ne dispose d’aucune d’API et nous interdit donc toute interopérabilité réelle avec Google Plus. Contrairement à Twitter, […]