20 raisons pour lesquelles les systèmes d’exploitation libres vont se développer

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good_for_youL’article original a été écrit par Matt Hartley pour le site Datamation. Je vous propose ici une rapide traduction commentée de ces raisons que vous pourrez à loisir utiliser comme argumentaire. Comme vous le constaterez, certaines peuvent être retournées et ne sont pas forcément spécifiques aux systèmes d’exploitation libres et open source. Attention également à cet argumentaire parfois tourné plutôt en direction des entreprises.

  1. Coût total de possession ou TCO (Total cost of ownership) pour les anglophones : le contrôle par l’entreprise de ces données dans le futur rend l’usage du logiciel libre particulièrement attractif.
  2. Les mises à jour sont automatiques : sous Windows aussi me direz-vous. Oui mais pas de l’ensemble de mes programmes. Si comme la grande majorité, je me contente d’installer mes programmes à partir des dépôts proposés avec le système d’exploitation, ils seront alors tous mis à jour en même temps. Finis les multiples notifications et les différentes procédures de mise à jour liée à chaque programme installé sous Windows.
  3. Ils utilisent le matériel existant : il n’est pas nécessaire de disposer du dernier processeur à la mode pour pouvoir exploiter correctement la plupart des systèmes d’exploitation libres.
  4. Ils utilisent les périphériques existants : Même argumentaire que précédemment.
  5. Un support communautaire : Cyrille nous en parlait récemment si l’ambiance peut varier d’une communauté à une autre, il n’est pas rare d’y trouver une aide précieuse.
  6. Des opportunités d’emploi : avec l’extension de l’utilisation vient l’extension des besoins en matière de support et d’accompagnement.
  7. De nouvelles opportunités pour faire des affaires : consulting, support à l’administration, écriture de livre ou de documentation…
  8. Des environnements pour serveurs et postes de travail plus durables : c’est la fin d’une course au renouvellement guidé par le modèle propriétaire construit sur une obsolescence artificielle grâce à de soi-disantes nouvelles fonctionnalités ou améliorations ergonomiques.
  9. De place pour croître : un argumentaire pour le moins étonnant. Compte tenu de sa faible diffusion sur les postes de travail, les OS libres disposent donc d’un énorme potentiel de progression.
  10. Pas barrière financière à l’utilisation : n’importe qui le souhaitant peut télécharger, graver une image ISO sur un CD et installer un système d’exploitation libre.
  11. Les problèmes de sécurité sont rapidement corrigés
  12. Le choix de son environnement de travail : il est possible de choisir son bureau (Gnome, KDE, xfce, LXDE, etc…)
  13. Pas de verrou propriétaire : la portabilité et le respect des formats ouverts font partie intrinsèquement des logiciels libres et open source.
  14. Interopérabilité : la conception ouverte  des OS libres rend leur intégration à d’autres systèmes plus naturel et simple.
  15. Les OS libres sont faits pour les étudiants : indépendamment des économies fait sur les acquisitions de licence qui permet l’utilisation des fonds à d’autres besoins de l’école (comme le développement d’autres logiciels libres éducatifs), ils ouvrent l’esprit sur les principes de la collaboration et de l’expérimentation en donnant accès à leur code.
  16. Un développement solide : bien souvent les projets les plus solides sont l’oeuvre d’une communauté de contributeurs rémunérés par des entreprises. Contrairement à un éditeur propriétaire supportant seul le développement de son logiciel, le logiciel libre peut « souffrir » de la perte d’un contributeur sans que l’ensemble du projet soit remis en cause. Le développement est soutenu par de multiples entreprises.
  17. Le choix : il est ainsi possible d’aller d’un système d’exploitation libre à un autre sans avoir à subir de trop gros effort d’apprentissage surtout si l’on reste dans une même famille (Debian, BSD, Red Hat, etc….).
  18. La sécurité : un argument déjà présenté et renforcé par l’absence (provisoire ?) de logiciels malveillants.
  19. Des logiciels disponibles sans coût de licence : un argument à double tranchant qui ne doit pas laisser croire à l’utilisateur qu’il n’en coute rien de faire ces logiciels.
  20. Etre maître de son informatique : c’est la caractéristique principale de logiciels libres et open source, rendre son ordinateur à l’utilisateur et la maîtrise de ces données. Deux points qui sont remis en cause par l’avènement des plate-formes de services web en ligne qui déporte applications et données

Crédit Photo Certains droits réservés par James Cridland

Philippe Scoffoni

Je barbote dans la mare informatique depuis 30 ans (premier ordinateur à 16 ans, un ORIC ATMOS) et je travaille à mon compte au travers de ma société Open-DSI. J'accompagne les associations, TPE et PME dans leurs choix et dans la mise en oeuvre se solutions informatiques libres.

12 réponses

  1. Toxih dit :

    Mouais… Pas mal de points sont vraiment tirés par les cheveux ou alors une conséquence plus qu’une cause.

    Je suis pas convaincu par cette argumentaire…

  2. kepon dit :

    Et… Rien à vendre… donc plus de vendeur? (surtout plus de marge…) Quel SSII, par exemple, va s’intéresser à un produit ou il n’y a pas de marge à ce faire? (c’est actuellement le problème)

    Sa me déprime mais c’est quelque chose qui bloque dans un monde capitalisé!

    @Toxih : je te rejoint pour les cheveux…

  3. Ihdem dit :

    Et oui, un revenant…

    Contrairement aux deux commentaires précédents, je pense qu’une fois de plus Philippe tiens avec ses propos le meilleur argumentaire en faveur du libre.

    Depuis que j’ai lancé mon activité en tant que AE (bientôt normalement EURL), je n’ai proposé que le même point de vue à mes clients ou prospects, et surtout prouvé.

    Il en ressort que sans aucune publicité, une grande quantité de PME, collectivités et même particuliers ont fait appel à mes solutions clé en main avec tous les mêmes propos : « Nous en avons assez de cette course au renouvellement de parc forcée par des logiciels propriétaires, ce que vous nous proposez nous convient dans le sens ou nous n’avons pas forcement besoin de la dernière version de Windows et d’Office, ce que nous voulons c’est un outils qui répond à nos besoins…  »

    Le meilleur exemple qui m’est arrivé de croiser est une société d’une trentaine de personnes sur deux sites distants qui en dix ans a évolué petit à petit, jusqu’à arriver droit dans le mur au niveau informatique. En effet, cette boite a fait appel à plusieurs SSII ou sociétés informatiques connues pour construire l’infrastructure du parc… enfin elles ont essayé, c’était simplement du n’importe quoi.

    Exemple, la totalité du parc était sous windows XP Home Edition… déjà mauvais point, comment fait-on pour l’intégrer dans un domaine centralisé… Impossible, il faut racheter une version Windows pour les réseaux d’entreprise.

    Très bien, mais problème… Xp n’est plus disponible à la vente… donc passage obligé sous Windows 7…

    Solution identique pour leur suite office (Microsoft Office 97), achat obligatoire de la version 2007 ou 2010.

    Tous les documents étaient éparpiller sur plusieurs machines, avec un partage complet de leur disque c: sur le réseau.

    Les imprimantes réseau étaient connectée en USB. Donc partage des imprimante via Windows… Superbe…

    Mais encore un autre problème ce pointe à cette société : le parc. Leurs ordinateurs ne sont pas dimensionné pour recevoir la dernière mouture de Windows. Passage obligé chez le marchand de PC.

    Ensuite vient le problème de sécurité traité par ses sociétés en installant la version gratuite d’Avast (quand même facturée au client). sauf que pas de chance, il est clairement indiqué que l’utilisation est seulement autorisé chez le particulier et associations.

    Il faut donc acheter un parc d’antivirus…

    L’enveloppe commence à grossir et la facture associé salée.

    Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là…. Et oui, mais cette société utilise un outils spécialisé et propriétaire dans la gestion d’appareils médicaux… qui n’est pas compatible avec Windows 7… il faut acheter la nouvelle version de cet outil et la prestation de migration plus la formation…

    Cette société était quasi prête à signer un des devis … qui aurait rendu cardiaque n’importe qui d’entre nous, jusqu’à ce qu’il me contacte. Je suis donc venu auditer son parc existant, fait des tests applicatifs et lui est fait passer un devis. Le gérant m’a rappeler dans la minute de la réception de mon courriel, en me disant : « il doit y avoir un souci monsieur car votre devis est équivalent à peu près le quart des autres, que se passe t-il? »

    Et bien, je lui est simplement proposé de passer sous GNU/Linux Trisquel ou Ubuntu sous ses postes de bureautique, d’utiliser open-office et que je formerais ses utilisateurs au passage de Office 97 vers oOo 3, que les données seraient centralisées sur un serveur d’infrastructure GNU/Linux Debian et sauvegardées automatiquement que je maintiendrais le parc à distance sur la totalité du parc (merci les dépots et ssh)… Que leur messagerie serait consultable depuis l’extérieur et collaborative (merci zarafa)… Et que leur outil métier fonctionnerait sans soucis (je dirais même parfaitement) grâce à Wine.

    Sa réponse à été le plus surprenant dans tout le projet : « A bon, nous n’avions pas de solution de sauvegarde et les mises à jours n’étaient pas faite à distance, et l’antivirus n’est pas légal? « .

    Et bien non! Toutes ses sociétés leur ont collé toutes les dernières versions des systèmes et suites.. vendu un parc neuf d’ordinateur, mais n’ont en aucun cas sécurisé le parc, automatisé les sauvegardes, traité les mises à jour… Cela me fait hurler, je comprend que ces boites aient besoin de manger, mais il ne faut pas avoir trop d’amour propre, et ne pas être professionnel pour ne pas alerter sa clientèle sur les notions de sécurités. Les sauvegardes étaient faite par les utilisateurs sur clé USB, et ne sauvegardaient que « mes documents »… super! Aucune sauvegarde de leur appli métier, des mails…

    Je pourrais raconter encore une grande quantité d’anecdotes sur les projets que j’ai rencontré, mais la tendance (si cela peut rassurer Philippe) est belle et bien la migration vers de l’open-source pour les PME, artisans et même particuliers.

    Grâce à cela, cette société est devenue ma meilleure agence de pub, et depuis je ne fourni plus… la demande est donc là…

  4. Denis dit :

    Sur Le plan de la sécurité, nous n’avons toujours pas de solution de filtrage à partir du processus. L’évolution de Netfilter ne permet plus de filtrer par processus.

    Il y avait Fireflier. Le produit n’est plus maintenu. Quelqu’un a-t-il une autre solution pour les nouveaux noyaux ?

  5. Bonob0h dit :

    TROP DE CHOSES TUES LES CHOSES 😉

    Si le choix dans les yaourt et les marques peux se comprendre, ou dans des domaines comme l’automobile, coté informatique, c’est l’effet contraire d’autant plus qu’il y a des besoins d’interopérabilités, de fonctionnements similaires etc

    Imaginez différents papiers ne fonctionnant qu’avec tel ou tel stylo !

    Il faudrait plutôt penser à unification, sans pour autant « uniformisation » …

    Car en plus pour le domaine informatique la dispersion c’est le bordel ce qui laisse la voie libre a microsoft et apple « le révolutionnaire qui ne révolutionne rien » 😉

    Les familles MICHUS ont besoin de pouvoir facilement identifier … hors difficile d’identifier des hordes de communautés qui en plus comme les Gaulois se tapent déjà entre eux 😉

    Les familles MICHUS préféreront donc rester chez les « Romains » 😉

  6. gboule35 dit :

    fort intéressant le commentaire de Ihdem et l’article bien entendu 😉

    seul bémol sans doute encore faut-il trouver le décideur qui franchira le pas malgré tous les arguments, car il y a un peu de chance à trouver le premier qui va signer, celui qui résistera à ses collègues de l’administratif qui refuse de quitter le sacrosaint ms office et surtout leurs habitudes.

    sans parler des éternels EBP, CIEL et tutti quanti qui ont noyauté le milieu de la TPE sans laisser de places, comment proposer Dolibarr face à la gestion commerciale d’EBP quand on a pas un plateau d’appel pour l’assistance utilisateurs ?

    bref pas facile de lever toutes les barrières mais en lisant ci-dessus on continue à espérer et à tenter le coup à la moindre opportunité…

    (savez vous si EBP & cie fonctionne très bien sous Wine ? )

  7. Philippe dit :

    @Ihdem : content de voir que les affaires vont bien 🙂 ! Es-tu sur que c’est le fait d’utiliser des logiciels libres ou celui de proposer une solution professionnelle qui a emporté l’affaire 😉 . Je vais me faire l’avoca du diable, mais un parc correctement installé avec les bonnes version de windows et le respect de bonnes pratiques ne sera pas la pétaudière que tu décris…
    @Denis : je donne ma langue au chat …
    @Bonob0h : j’ai recrée un compte skype, je ne remettais plus la main sur l’ancien 😉 SInon, il est clair qu’il est plus facile d’avancer avec un front unis que séparé. Android en est un exemple et montre comment un logiciel open source peut conquérir à la vitesse grand V un marché du moment qu’il est porté par une grande marque et surtout « time to market ». Les familles MICHUS ne s’y sont pas trompés et veulent de l’Andoid.. Pourtant on a le choix de l’implémentation d’Android…

  8. Ihdem dit :

    @Philippe : et bien pour le décideur, c’est la notion d’open-source dans le sens il sait maintenant où sont ses données et qu’il peut les réutiliser pour d’autre utilités, qu’il n’est plus lié avec une seule société informatique à vie, qu’il peut modifier certaines applications selon ses besoins.

    C’est surtout le niveau de sécurité qui l’a convaincu. Il était prêt à payer beaucoup plus cher, donc ce n’est pas uniquement le coût bien inférieur qu’il l’a convaincu, c’est plutôt la méthode malhonnête des SSII sans scrupules qui osent mettent en place des solutions pourries, non sécurisée, pas sauvegardée, avec des prix exorbitants, c’est pourtant le b.a.ba de l’informatique en gros… c’est à ce demander si ce n’est pas voulu afin de générer des emmerdes qui deviendront facturables. Tous cela car ses boites imaginent que savoir utiliser et cliquer un peu partout sous Windows c’est être un informaticien de renom…

    Mon audit suivi de mes devis, lui ont ouvert les yeux concernant le business crapuleux (pour moi il n’y a pas d’autre mots) qui gravite autours de la nébuleuse Microsoft.

    Il était réellement persuadé que la durée de vie d’un ordinateur n’était que de deux ans, que c’était normal que Windows rame, qu’il faut rajouter de la ram régulièrement… enfin tout le topo….

    Il m’a laissé une chance, il est maintenant ravi et convaincu… et comme je le disais tout à l’heure devenu mon meilleur agent de com… Il me fait une énorme pub sur mon département…

    Grace à lui, et d’autres projets je vais pouvoir faire évoluer ma petite boite vers une EURL…

  9. bonob0h dit :

    @PS depuis le temps que je le dis 😉 putain 12 ans ! Serait temps ! D’autant plus qu’on peut faire encore mieux 😉 et pas que coté « logiciels » … et sans tomber dans les derives dominagoogleliennes 😉 … bref … quand à refaire un compte 😀 sacré toi 😉

  10. Denis dit :

    C’est comme incroyable que Windows 7 dispose d’un pare-feu qui propose des fonctionnalités dont nous ne disposons pas sur Linux.

    J’avais trouvé ça :

    -> http://www.linux-firewall.org/
    -> http://tuxguardian.sourceforge.net/

    Faut que je regarde ça sous Ubuntu.

  11. Philippe dit :

    J’avoue que je n’ai même pas de pare-feux sur mon PC sous Debian… Heu linux-firewall , ça a l’air pas libre et tuxgardian : Last update: april 8th 2006 (ouch)…
    Pour l’instant les pare-feux Linux ont surtout étaient pensés pour les serveurs…

  1. 5 octobre 2010

    […] This post was mentioned on Twitter by Philippe Scoffoni, PingouinInfo, Pierre-Yves Dubreucq, Jean Baptiste FAVRE, CoLibre and others. CoLibre said: ♺ @pscoffoni: Chez Philippe : 20 raisons pour lesquels les systèmes d'exploitation #libres vont se développer http://bypsc.fr/0k3 […]