Réversibilité ou sortie d’un service de cloud computing, quelles bonnes pratiques ?

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Sortir d’un service en ligne, voilà une question que se pose ou vont se poser probablement pas mal d’entreprises et de particuliers dans les années à venir. Les raisons peuvent en être multiples : qualité de service, fonctionnalités stagnantes ou devenues inadéquates, ou tout simplement besoin de réintégrer son informatique en interne. Les raisons ne manquent pas. Si cette sortie ou réversibilité n’a pas été prévue dès le début, les risques sont énormes. Le Total Information Outsourcing fournit un guide de bonnes pratiques pour répondre cette problématique.

Comment faire face à ce risque ?

Si vous découvrez cet article en cherchant une solution pour sortir d’un service, vous n’en trouverez hélas pas. La mal est pour ainsi dire déjà fait. Vous vous êtes déjà peut-être fait piéger comme Fadhila Brahimi il y a déjà prêt de deux ans.

La première solution consiste à l’instar de la cigarette de ne jamais avoir commencé. Solution simple à mettre en oeuvre et qui peut être tout à fait envisageable si l’on accepte de céder une part non négligeable de confort dans les usages que l’on peut avoir de son informatique. La liberté à un prix.

La seconde solution consiste à se poser cette question avant d’y entrer. En effet, les avantages du cloud computing, la désormais quasi-universalité de son champ d’application tant technique que fonctionnelle le rend souvent incontournable. Pour beaucoup d’entreprises ou de particuliers, se priver de cette possibilité reviendrait à se priver d’un avantage certain dans son activité quotidienne. Pour les entreprises cela peut même revenir à se refuser la possibilité de se maintenir dans la course avec ses concurrents.

Pour autant, suffit-il de prendre un service de cloud computing pour être gagnant à chaque fois ? La réponse est bien souvent négative dans la forme des services actuellement proposés. L’approche souvent trop marketing pousse les utilisateurs dans des directions qui ne leur sont pas toujours favorables.

Sans tomber dans la néphophobie ou peur des nuages, il convient comme toute technologie d’en analyser les deux faces : le poison et le remède.

Remède, nous venons d’en parler, l’informatique dans les nuages est un formidable moteur pour propulser une entreprise naissante ou encore comme fusée d’appoint pour franchir certaines étapes.

Poison lorsque l’on n’évalue pas tous les risques dont notamment celui de la sortie du service également appelé réversibilité. Il s’agit de définir la capacité en cas de rupture ou de fin de contrat d’assurer le transfert des éléments constitutifs du service vers un autre prestataire ou de le ré-internaliser.

L’intégration de cette clause dans le contrat de service est indispensable, mais concrètement peu proposée.

Comment s’assurer de la réversibilité ?

Qu’implique cette réversibilité, sous quel angle étudier les contrats de service et surtout quelles sont les bonnes pratiques aptes à me garantir tous les avantages du cloud computing sans en souffrir les inconvénients ?

Pour l’instant mon guide reste celui proposé par la Foundation for a Free Information Infrastructure (FFI) : le Total Information Outsourcing. Il permet de définir au travers de la lecture des niveaux de service proposés dans les contrats, trois degrés de liberté pour l’utilisateur dans l’usage d’un service web dit de cloud computing :

  • TIO Ouvert
  • TIO Libre
  • TIO Loyal

Ces trois niveaux garantissent respectivement et de façon cumulative que

  • Toutes données peuvent être exportées dans un format ouvert, documenté et exploitable par des outils largement répandus ;
  • le logiciel utilisé par le service est un logiciel libre ;
  • le prestataire de service s’engage sur une transparence des opérations et la confidentialité la plus totale sur les données qui lui sont confiées.

Je viens de mettre en ligne si vous souhaitez plus de détails sur le TIO une page présentant les définitions et bonnes pratiques liées à ces trois niveaux.

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Philippe Scoffoni

Je barbote dans la mare informatique depuis 30 ans (premier ordinateur à 16 ans, un ORIC ATMOS) et je travaille à mon compte au travers de ma société Open-DSI. J'accompagne les associations, TPE et PME dans leurs choix et dans la mise en oeuvre se solutions informatiques libres.

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