Raspberry Pi, premiers essais – Edito Vidéo

closeCet article a été publié il y a 8 ans 6 mois 13 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.


Transcription du texte de la vidéo

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour cet édito du 3 décembre 2012. La généralisation des smartphones a permis de voir surgir de nouveaux types d’ordinateurs. Bâtis sur des architectures similaires à base de processeurs ARM, ils commencent à envahir petit à petit notre environnement de geek.

Raspberry PiCar pour l’instant il s’agit encore d’ordinateurs à destination d’un public averti. Notre RaspBerry Pi n’échappe pas à cette règle. Il est en effet livré dans le plus simple appareil comme vous pouvez le voir. La carte mère n’est guère plus grande qu’une carte de crédit. On peut voir dessus les différents connecteurs : deux ports USB, un port réseau, une sortie HDMI ce qui, on le verra, n’est pas très pratique, une entrée micro-usb pour l’alimentation, un connecteur pour la sortie audio et une autre sortie vidéo analogique. Sous la carte, on voit l’emplacement pour la carte mémoire de type SD qui recevra le système d’exploitation.

Avant d’aller plus loin dans la découverte du Raspberry tordons le cou à une légende urbaine qui veut que le Raspberry Pi ne coute « que » 25 euros. Pour le faire fonctionner, il faut lui ajouter une carte mémoire SD d’au moins 4Go, mais je vous recommande de partir sur 8Go. Soit 8€ à ajouter.

Ensuite, il faut connecter la carte à un écran. Il nous faut donc un câble HDMI. En général un écran plat classique a une entrée VGA et/ou DVI. Dans mon cas j’ai donc du acheter un câble HDMI d’un coté et DVI de l’autre. Soit 15€ à ajouter.

Mais ce n’est pas fini. Il faut alimenter la bête, ce qui ajoute encore 12€ pour un chargeur avec un connecteur micro-usb. On est donc au total à environ 35€  ce qui donne un coût plus réel de 60€ « tout équipé ». A ce prix d’ailleurs, je n’ai pas de boîtier, il faudra en bricoler un ou ajouter encore cinq à dix euros pour un boîtier que l’on trouve en vente sur Internet.

La mise en œuvre est relativement simple pour qui a un minimum l’habitude des outils informatiques que ce soit depuis Windows ou une distribution GNU/Linux. Il faudra télécharger une image à copier sur une carte SD. Cette image contient le système d’exploitation. J’ai choisi Raspbian qui n’est autre qu’une Debian Wheezy pour processeur ARM. Celle-ci a bien sûr était personnalisée pour le Raspberry.

Notez que d’autres systèmes d’exploitation ont également été adaptés comme Android, Fedora, Archlinux, Gentoo ou encore NetBSD et même Firefox OS. Si vous voulez transformer votre Raspberry en Media Center, il existe une version d’OpenELEC qui permet l’utilisation d’XBMC Media Center.

On connecte ensuite un clavier et éventuellement une souris, on insère la carte SD et on branche. Le système exécute un premier démarrage et affiche un outil de configuration qui permet de personnaliser le système d’exploitation Raspbian. A partir de la session texte, on peut ensuite lancer l’interface graphique qui est basée sur le bureau LXDE.

Habitué de Debian, j’avoue me sentir en terrain conquis sur le Raspberry. Reste maintenant à le pousser dans ses derniers retranchements pour avoir une idée plus précise de ses capacités. A suivre donc dans les jours qui viennent un article sur le résultat de ces tests.

On se retrouve pour un prochain édito semaine prochaine. En attendant, portez-vous bien et à très bientôt.

Philippe Scoffoni

Je barbote dans la mare informatique depuis 30 ans (premier ordinateur à 16 ans, un ORIC ATMOS) et je travaille à mon compte au travers de ma société Open-DSI. J'accompagne les associations, TPE et PME dans leurs choix et dans la mise en oeuvre se solutions informatiques libres.

16 réponses

  1. Protux dit :

    Pour le prix des accessoires, on trouve facilement beaucoup moins cher sur internet.
    Quelqu’un ayant bien « préparé » son coup aura tout avant d’être livré. Deplus ce sont des composants que l’on à déjà.

    De mon côté j’en ai fait un noeud tor qui tourne parfaitement.

  2. Philippe dit :

    @Protux :
    >Deplus ce sont des composants que l’on à déjà.
    Ben je dois pas être un vrai geek 🙂 Oui tu peux récupérer un câble HDMI/DVI, une carte SD, une alim micro-usb, etc…, perso j’avais rien de tout ça.
    Si d’ailleurs il pouvait passer à des dispositifs plus ouverts comme le dispaly port cela ne ferait pas de mal tant qu’à faire 🙂

  3. bonob0h dit :

    Bon c’est bien beau tout ça mais soyons sérieux 😉 Encore un truc de geeks 😀 qui ne sait pas s’adresser au plus grand nombre à la façon Lego/Ikéa … Quel dommage que les concepteurs ne pensent qu’à produit pour pur bricoleurs sans penser a faire une « gamme » jusqu’au kits des marques cités !

    Sinon personne ne remarque et/ou fait remarquer que se pose un problème !
    Un produit OpenHarWare qui prend une connectique vidéo proprio, et qui plus est limitée, alors qu’il y en a une Libre/Sans licence et de meilleurs technologie ! Hdmi VS DisplayPort

    Que de Gâchis 😉 alors qu’il n’y a encore personnes pour se bouger a créer de l’Openhardware Autrement.
    Comment ? A la façon du Libre Autrement : http://tinyurl.com/Logiciel-Libre-Autrement
    du reste un des projets a aussi son volet OpenHardware.

    Une autre idée de comment et quoi Autrement : http://tinyurl.com/Annoncepassionnesmodelisme

    Et tout est lié … donc intéresse autant des passionnés que tous les publics ! De 3/5 ans à plus de 77 ans.

  4. Ghis dit :

    Génial, j’attends tes tests avec impatience 🙂

    @+

  5. draho dit :

    Cable micro-usb ==> pas mal de smartphone récent ont un chargeur de ce type là.
    Carte SD ==> récup d’un viel appareil photo numérique 😉
    Câble HDMI ==> si tu as une télé récente tu peux brancher sur le raspberry sur la TV pour installer l’OS, puis après tu peux le laisser tourner sans écran selon ce que tu en fais.

    Je suis d’accord avec toi que le prix annoncé est trompeur, mais le coût total dépend vraiment de ce que tu en fait au final.

    D’ailleurs as-tu des projets en tête ?

  6. Simon dit :

    @draho -> la carte sd de ton vieux téléphone n’est pas assez rapide en lecture/écriture. J’ai des pertes de perfs pénalisante avant une carte milieu de gamme. Tu dois forcément en acheter une relativement performante et nécessairement plus coûteuse.

    Il y a aussi les ~25€ de frais de douane.

  7. Ghis dit :

    @ Bonob0h il me semble en avoir vu des kits légo pour débutant que t’as même pas besoin de faire les soudures. Pas celui-ci exactement, mais du genre : http://boutique.semageek.com/fr/77-kit-d%C3%A9butant-arduino-workshop-base-level.html

  8. David dit :

    Pour la carte SD attention a bien choisir (le mieux étant une classe 8 ou 10) pour les questions de performance citées plus haut. (Et cela reste également valable pour les tablettes et smartphone)

  9. David dit :

    Juste une dernière précision, l’objectif premier de la fondation à l’origine du raspberry pi à toujours été de fournir une plateforme éducative pour aborder la programmation par les plus jeunes (voir l’outil de dev style puzzle inclus). Certains se sont dit que le potentiel est autrement plus intéressant dans les domaines de la robotique, de l’auto hébergement (bah oui le blog hebergé @ home qui consomme pas 500 W c’est pas mal). Il commence à faire une bonne percée dans le mouvement embarqué (ya du temps réel oui monsieur) et permet d’interfacer pas mal de montage électroniques grâce au port gpio facilement programmable (capteurs divers et variés par exemple). Ce n’est pas un ordinateur au sens classique du terme, c’est plutôt une plateforme d’expérimentation à bas prix (et la le boitier ben je m’assois dessus, à notre époque celui qui n’a pas de cable micro usb n’a pas de téléphone (ou alors il se shoote à la pomme), et l’écran m’en fout j’attaque en console série).

    sans rancune 😉

  10. Philippe dit :

    @david Ben moi je veux pas un RasberryPi tout moche qui fait geek 🙂 Je me shoote pas à la pomme et le seul chargeur micro-usb que j’avais c’était pour mon n900 (le smartphone avec un OS à base de Debian) 😉 Évitons les clichés 🙂

  11. Philippe dit :

    @David Au passage si l’objectif était de faire du Raspberry un outils éducatif, ben c’est clairement raté… Il aurait fallu s’y prendre autrement… Pas étonnant que ce soit resté un outils pour geek (qui ne sont pas shootés à la pomme car ils ont pleins d’alim micro-usb qui traine dans leurs tiroir :-p )

  12. bonob0h dit :

    @ Simon <<< M'enlève le troll de la bouche 😉 un truc qui doit être la mémoire du système doit être rapide, et non pas la lenteur d'un vieux bousin pour stocker 😀 Bref … bidouiller correctement n'est pas a la portée de tout le monde 😉
    Ooops j'avais oublié de cliquer sur Poster 😉

    @ Ghis … oui je connais mais il faut une vrai gamme de kit bricoleurs avertis à intéressé mais mains a faire des beignets ou pas le temps de bidouiller 😉 @ l'image de ce lien : http://tinyurl.com/Annoncepassionnesmodelisme

    @ Philippe <<< va se faire traiter de troll etc 😀

  13. David dit :

    @philippe aaaahhhh le n900 j’en ai rêvé à l’époque (mais pas assez de sous). Loin de moi l’idée de lancer un troll sur mon précédent message. Mais d’expérience mon fils de huit ans est maintenant plus passionné par le RPI que par le mac de maman car il voit ce qu’il y à a l’intérieur (et ça papa c’est quoi ? le processeur. et c’est quoi le processeur ? le « cerveau » de l’ordinateur …. etc … etc). Il comprend maintenant qu’un ordinateur n’est pas une belle boite magique, qu’il y a des composants dedans et il participe au montage d’un boitier en lego (on fait avec ce que l’on a sous la main). Nous l’avons mis en oeuvre ensemble, en essayant d’expliquer les étapes (pas toujours évident avec les enfants). Pour arriver à l’application en question qui permet d’aborder la programmation (on commence tout juste). Alors oui pour moi c’est un formidable outil d’éducation (la nous sommes en train de tester un système de tableau blanc numérique a l’aide des wiimotes, de stylos infrarouges fait à la main et du logiciel opensankoré) dont nous avons déjà parlé au directeur de l’école qui semble très intéressé (implication des parents et des professeurs dans le processus de création de contenus pédagogiques). Le point clé en définitive est que l’on apprend tous (enfants, parents, enseignants) sur cette plateforme mais également sur les outils libres/opensource dédiés à la pédagogie (ce qui remonte l’intérêt pour le contenu en utilisant un contenant attractif et éveillant la curiosité. Dans ce sens le pari de la fondation est à mon avis gagné. Le plus amusant étant que le viral maintenant se fait par le biais des enfants ….

    Alors oui c’est un truc geek qui ne se démocratise que par le prosélytisme lancé par ces même geeks et si je me rappelle bien c’est comme cela qu’avance le mouvement libre/opensource non ? Concernant le format propriétaire de certaines parties (et même de la plateforme dans son entier) j’espère que le succès motivera les créateurs à ouvrir de plus en plus la plateforme (comme arduino par exemple). Mais le RPI est jeune et sujet à évolution. Je suis peut être trop optimiste mais c’est comme ça ….

  14. bonob0h dit :

    Certains sont vraiment déconnectés des réalités et possibilités !
    Quel dommage de refaire ce qui est déjà dépassé ! Alors même qu’il y a bien plus intéressant, et plus utile pour tous !

    Bon bien sur il faut aussi des Historiens ou Paléontologues qui s’amuse et travail a comprendre comment dans les caverne ils pouvaient faire de l’aérographe 😉

    Mais ce n’est pas les besoins pour les majorités !

    Sinon il y a une entreprise de l’est de l’Europe qui elle a fait une/des cartes dont les schémas sont opensource libre … En plus elle Fabrique si je ne me trompe pas … mais on peut aussi « relocaliser » 😉 ou mieux implanter sous une bonne répartition géographique selon les besoins !

    Si des Électroniciens lisent, dans le Libre Autrement et aussi en relation avec le Modélisme cité dans un autre commentaire, des participations sont nécessaires pour commencer a faire Autrement …

  15. Philippe dit :

    @David, je ne nie pas que l’on puisse trouver un usage éducatif du Raspberry. Je dis juste que si c’était sa finalité, il aurait fallu le penser un peu autrement. Si c’était pour apprendre à programmer, il aurait fallu le packager d’avantage pour que n’importe qui puisse le brancher sur une TV avec un clavier souris, j’allume et je suis accueilli par une vidéo qui me guide pas à pas, un bureau avec les manuels et des tutos tout prêt, etc…
    Le vieux PC de tata Janine peut tout aussi bien faire l’affaire si l’objet est de lui ouvrir les entrailles pour montrer ce qu’il y a dedans 🙂
    >c’est un truc geek qui ne se démocratise que par le prosélytisme lancé par ces même geeks et si je me rappelle bien c’est comme cela qu’avance le mouvement libre/opensource non ?
    ha tu mélanges deux choses bien différentes pour moi… Que veut-on faire avancer le libre ou l’open source. Pour ce dernier, il n’a besoin d’aucune aide, il s’en sort très bien…
    Pour le Logiciel Libre, le vrai, c’est autre chose et force est de constater qu’il piétine, d’où l’appel à faire autrement… 😉

  16. lothringer dit :

    bonjour,
    Je ne possède pas encore de RPI, mais j’envisage sérieusement d’en acheter 1 à 3.
    Je lui trouve des qualités et des inconvénients (comme en toute chose).
    avantages :
    Il ne consomme que 700mA sous 5V. Il est très petit. Il peut faire de l’encodage/décodage graphique en hardware, ce qui permet de conserver 100% de la puissance de travail pour le reste. Il est désormais produit à 16.000 ex par semaine en Grande Bretagne (et non plus en Chine) (pas si mal pour une diffusion confidentielle…) et c’est un projet non-lucratif qui ouvre de belles perspectives pour les individus ou groupes de travail (robotique, embarqué, drones, …etc…). On peut même le booster à 1200Mhz. Personnellement j’envisage d’en utiliser pour construire des stations de surveillance vidéo wifi alimentées par panneaux solaires, pour surveiller mes chevaux au pré…pour pas trop cher. Vous faites tout ça avec un PC ? moi non.
    inconvénients:
    processeur utilisé date de 2002, génération ARMv6 a peu l’objet de portages logiciels (d’où nécessité de distributions recompilées créées pour l’occasion), car coincée entre ARMv5 et générations ultérieures (ex: Cortex). Pour un CPU datant de 2002, je trouve qu’il a de beaux restes.

    ARM vient, en octobre-novembre dernier, de lancer les plans de sa nouvelle génération ARM-64bits (toujours basse consommation). Espérons qu’un fondeur reprendra le principe du circuit tout-en-un actuel du RPI, et que la fondation Raspberry développera une nouvelle carte géniale.

    Pour ce qui est des sorties vidéo, il faut bien comprendre qu’on a affaire à une puce tout-en-un (SoC) et que l’équipe de développement RPI doit faire avec ce qui existe sur le marché des processeurs.

    Personnellement, je suis déçu de lire les lignes ci-dessus où on lui crache dessus. Quoiqu’on fasse il y aura toujours des gens grognons, insatisfaits, qui sont techniquement incapables de faire aussi bien voire mieux, mais qui trouveront en eux suffisamment de génie pour dire que c’est nul.

    Aujourd’hui un ordinateur (hors écran) coûte 300 euros. Pour le même prix, on peut équiper 6 élèves ou étudiants avec un ordinateur qui tient dans la main. Je trouve cela génial.