Heureux sont les intégrateurs de logiciels libres…
Cet article a été publié il y a 16 ans 9 mois 8 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.L’intégration, un terme qui désigne pour moi une activité consistant à mettre en place des logiciels dans l’environnement informatique d’une société.
Les Sociétés de Services Informatiques font souvent de ce type d’activité leur fond de commerce. Une activité menée en mode projet, c’est-à-dire avec une obligation de résultat.
J’ai commencé ma carrière d’informaticien par huit années en société de service. Enfin pas vraiment, il s’agissait en fait d’un éditeur de logiciel qui se lançait. Il existe d’ailleurs toujours et j’en profite pour saluer Lionel et l’équipe de MCO.
S’agissant d’un logiciel largement paramétrable, nous avions toujours des prestations d’intégration (les revoilà) : paramétrage, interface avec des logiciels déjà en place, etc… A cette époque (nous sommes dans les années 1990) je ne connaissais pas les logiciels libres et le logiciel de MCO était (est toujours) un logiciel propriétaire.
Lors des prestations nous découvrions parfois un ou deux bugs qu’il fallait corriger au plus vite. Etant intégrateur et éditeur cela se faisait dans la foulée sans perte de temps pour le client.
Je repense à cela car depuis que je suis passé comme on dit « dans le clan des clients », j’observe régulièrement des prestataires venant faire ce métier que j’ai pratiqué. Certains pour des logiciels libres d’autres pour du propriétaire.
En ce qui concerne les logiciels propriétaires, je suis régulièrement confronté au syndrome du Bug que l’intégrateur ne peut ni contourner ni corriger. Phrase typique de ce genre de contexte : « Nous avons ouvert un incident auprès de l’éditeur, on revient vers vous dés que l’on a du nouveau ». Parfois Souvent, la réponse est longue à venir…
Concernant l’open source, c’est un discours auquel je n’ai jamais été confronté. La réponse est plutôt : « Je vais poster la question sur le forum et envoyer un mail sur la liste de diffusion du projet » ou « On va faire un patch pour corriger le problème ». En général la réponse arrive rapidement…
Bien sûr il y a des éditeurs de logiciels propriétaires capables de corriger un problème en 24h chrono. Mais les temps de réponses sont souvent inversement proportionnels à la taille de l’éditeur. Plus ils sont gros et plus ils vous savent captifs, plus vous attendez. Les éditeurs d’ERP en sont un exemple typique…
Qu’en pensez-vous ? L’ouverture du code est-il un avantage essentiel pour les intégrateurs et donc pour les clients ?


Bien le bonjour,
Je trouve que c’est une très bonne réflexion, que je n’avais d’ailleurs jamais vu 😉
Et il est vrai que souvent le mot bug est l’excuse ultime 😉
Encore une fosi cela démontre la richesse qu’apporte l’utilisation de logiciel libre 😉
En cette journée de repasse de l’Hadopi, ça fait du bien de voir ça 😉
Bonne journée
Hello,
Même vécu pour moi avec bien sûr des conséquences parfois importantes pour le client quand le fix se fait attendre de la part de l’éditeur.
Une question me vient suite à ce post : heureux sont les projets libres qui se font intégrés ? Dans quelle mesure les intégrateurs et leurs clients participent-ils à la pérennité du projet libre… financièrement
Merci donc pour ce petit point supplémentaire allant dans le sens de l’adoption du libre 😉
Bien sur que le logiciel libre est un avantage et pour le client et pour l’intégrateur. En effet il est beaucoup plus aisé d’apporter de la valeur ajoutée dans le libre que dans le propriétaire. Tant en terme de service qu’en terme de développement annexe dans le but d’apporter de nouvelles fonctionnalités par exemple.
Evidemment la possibilité d’exposer un bug à la communauté toute entière est également un gros avantage car il compose l’un des piliers fondamentaux du logiciel libre.
Librement,
Je commence à « intégrer le libre » à mes topics, et j’ai réalisée mon dernier strip sur le sujet (Epris de liberté!), strip à découvrir et à commenter svp. En effet ma définition du libre necessite certainement l’éclairage d’experts 😉
mon blog anitaetbeatrix.com
@Arnaud le problème est le reversement des modifications/corrections apportés au projet originel. Les entreprise n’ont pas encore je crois adopté ce réflexe, voir cela créé un malaise de peur de perdre un hypothétique avantage que leur apporterait une évolution.
@Julien et Pierre-Yves, merci de vos contributions