Google Chrome OS: la dernière chance des PC sous Linux ?

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Adrian Kingsley-Hughes développe dans cet article un raisonnement faisant de l’OS de Google la dernière chance de Linux. Cependant, je me demande si ce n’est pas un peu simpliste comme si seul Google était capable d’innovation…

Là où j’aurais tendance à le rejoindre c’est sur le fait qu’il faut proposer quelque chose de nouveau  et d’innovant pour forcer l’adoption par les utilisateurs d’un nouvel OS. Le principe de l’ordinateur « bureau » est peut-être à réinventer…

A lire : Google Chrome OS: Desktop Linux’s Last Chance — Datamation.com.

5 réponses

  1. promeneur dit :

    et si on commençais à interroger ceux qui sont passé à linux ?
    si on leur demandais pourquoi ? quelle a été leur difficulté ?

    moi par exemple j’en avais marre en 2002 de mon micro avec Windows 98 qui plantait régulièrement, qui au fur et à mesure du temps passé ralentisssais, des adwares qui s’installaient sans mon autorisation et qui nécessitait un logiciel pour s’en débarrasser.

    Mon micro était un micro fermé genre imac mais dans le monde pc : on pouvait juste augmenter la mémoire et la passer à 512 Mo et changer le disque de 5 Go pour un plus grand bref il n’était pas question à l’époque de passer à XP surtout que ce que j’avais vu de xp rendait l’entreprise impossible. XP est un système obèse donc impossible de le mettre sur mon PC

    A l’époque Mandriva était La distribution Linux.
    j’ai installé en double boot la Mandriva.

    immédiatement j’ai ressenti comme un passage de la nuit au jour, une tranquilité d’esprit :
    – un système stable jamais de plantage de l’os
    – quelque très rare fois un plantage de l’interface graphique
    – surtout l’installation d’application ou la mise à jour sans avoir à rebooter le système du jamais vu !
    – pas de nécessité d’un antivirus car Linux se défend très bien ( 7ans sans aucun pb)
    – pas de nécessité d’ajouter un firewall car intégré au système
    – fini les adwares
    – fini les scans antivirus et anti-adwares
    – fini de me préoccuper de la sécurité car le système intègre la sécurité.

    j’ai gardé Windows 98 pendant 1 an le temps d’apprendre et de me rassurer. Puis j’ai effacé Windows quand je me suis aperçu que cela faisait 1 an que je n’avais plus eu recours à lui, soit 2 ans en compagnie de Windows.

    Voilà depuis 2002 je suis toujours sous Mandriva actuellement la 2008.1 et peut-être que je passerai bientôt à la 2010.0

    en 2002 Linux n’était pas prêt pour l’utilisateur lambda non averti comme on trouve majoritairement dans le monde Windows.

    En 2009 il faut vraiment chercher des poux à Linux pour dire qu’il n’est pas prêt.

    Il reste le pb de la compatibilité avec le matériel : il faut à chaque fois qu’on achète du matériel se poser la question de la compatibilité avec Linux tant que les constructeur ne feront pas tous des pilotes Linux. Donc attention au matériel ou technologie récent. Avec une nuance on trouve dans tous les domaines du matériel compatible avec Linux sauf à vouloir tel marque tel modèle absolument.

    Mon utilisation

    beaucoup de mail , de web surfing
    je regarde la télé en direct avec vlc
    je regarde des émissions en différé sur les sites des chaines de temps en temps
    un peu de bureautique avec OpenOffice.org
    je règle tous mes pb avec les administrations et banque ou autre par internet.
    j’écoute mes cd audio avec amarok
    je regarde mes dvd avec kmplayer
    je grave (rarement) des dvd avec k3b car internet aujourd’hui remplace le cd et dvd pour partager.
    je gère mes albums photos et vidéo avec digikam
    je publie mes photos et vidéo avec jalbum pour mon site jalbum et digikam pour mon site picasaweb
    j’ai un blog chez Google
    je contrôle (déclenchement d’alarme, arrêt en cas de dépassement de seuil) la température de mon PC avec ksensors. Là par contre c’est pas à la portée du premier venu. Avec une nuance sans ksensors on se retrouve dans le cas qui existait avant sous Windows et qui marchait bien : tous les ventilos à fond.

    Dasn mon utilisation suis plutôt représentatif de l’utilisateur lambda

  2. Philippe dit :

    @promeneur : merci pour votre témoignage. Votre utilisation est effectivement représentative des usages classiques de bien des internautes. Oui une distribution GNU/Linux peut remplacer Windows et bien des logiciels propriétaires. Pourtant, les faits sont têtus, mais la bascule ne se fait pas GNU/Linux tourne autour de 1 à 3% selon les sources… Si j’en crois votre témoignage, rien ne bloquerait ?

    Je pense que si au contraire. L’effort que vous avez fait peu sont prêt à faire de même, voir rare. En cela vous n’êtes pas un utilisateur lambda contrairement à vos usages.

    Donc l’usage n’est pas un critère suffisant, il faut aussi l’envie et le courage que vous avez eu en 2002.

    C’est pour cela que je dit « Le principe de l’ordinateur « bureau » est peut-être à réinventer… ». Pour donner l’envie non pas de changer d’usage, mais de changer l’outil qui permet de les réaliser.

    Je ne suis pas sûr d’être clair…

  3. mjoly dit :

    Après l’installation de gnu/linux/linuxmint sur le portable de madame ma mère, la seule problématique que j’ai constaté est celle de l’utilisation des logiciels! Que ce soit, comme précédemment sous winXP, avec Thunderbird / Firefox, c’est surtout là que le bas blesse.. l’apprentissage de l’utilisation, non de l’OS, mais des outils.
    Comme la majeur partie des utilisateurs lambda, ses problèmes sont basiques, par exemple, dernier échange avec elle ce dimanche:

    « mon PC s’est éteint, et depuis, ca ne fonctionne plus ».
    « tu était sur batterie, branchée? »
    « non sur la prise!! »

    je branche le portable, met l’interrupteur de la prise en fonction, et.. le PC boot.. voilà, son pb s’était que la batterie s’était vidée sur une prise avec un interrupteur.. éteint. C’est tout.

    LinuxMint boot, et tout est normal, les icônes très grand format que je lui ai installé sont toujours présentes, wifi fonctionnel, bref.. tout va bien.

    Pour en revenir a Google OS, il ne sera en rien « la dernière chance de Linux ».. cela fait tellement d’année qu’il persiste sans l’aide de Google, que cela ne changera rien.. Je pense meme que l’une des raisons de l’insuccès de gnu/linux est lié aux constructeurs/fabricants qui voient d’un très mauvais oeil un système qui ne nécessite pas d’avoir les dernières nouveautés technologique et la puissance de quad core pour fonctionner… (ça marche chez moi sur un p3 733 avec 128mb de RAM..)

    Tout autour de moi dans mon entreprise, a force d’en avoir parler/rabâcher, des collègues finissent par basculé sur gnu/linux sans regrets aucun pour windows, qui de toute les façons ils continuent d’utiliser, comme moi, sur leur lieu de travail..

    La motivation est parfois simple: une vieille machine que l’on ressort et dont on se rend compte qu’elle est encore utilisable avec Linux.. et hop, un de plus!

  4. Wolf™ dit :

    Bonjour,
    Je ne suis pas un fervent défenseur du/des logiciel(s) libre(s) même si je défend l’idée, et je suis arrivé ici un peu par hasard grâce à Google ;), néanmoins j’apprécie certaines utilisation. Dans l’absolu je serais assez d’accord pour dire qu’une distribution Linux peut remplacer Windows, mais dans la pratique ce n’est pas forcément le cas.
    premièrement il y à trop de distribution différente pour des apports mineur, voir pour aucun apport supplémentaire par rapport à une autre. Je prends le cas de la plus célèbre d’entre elles à savoir Ubuntu. Dès le départ j’ai le choix entres 3 variantes, Gnome, Kde et xfc. Ok je vais donc choisir le 1er de la liste puisque de toutes manières je ne connais pas les différences. Après cela il me prends l’idée sogrenue d’installer un logiciel x ou y supplémentaire. J’utiliserais donc à la base Gnome App Install puisque son petit nom me parle (menu: Applications→Ajouter/Supprimer…, ca me parait logique). Ma liste d’applications disponible défile et c’est vraiment sympa. J’en choisit donc un qui malheureusement n’est disponible que sous KDE. Ben pourquoi il est dans ma liste alors ? et puis c’est quoi KDE, je dois l’installer en plus ? etc etc etc… A noter que depuis la version 10.04, « la logithèque Ubuntu » tend à améliorer les choses, sans résoudre vraiment ce genre de problème. Je pourrais rajouter aussi le fait de devoir recompiler de temps à autres des apps qui ne fonctionne plus d’une version système à l’autre, ce qui franchement n’est pas à la portée de tout le monde.

    Secundo, à chaque fois que je dois acheter un périphérique, je dois d’abord vérifier que je puisse trouver le driver correspondant car ce n’est pas forcément livré avec à l’origine. Sans compter qu’un support technique du fabricant et à proscrire si je n’utilise pas ses drivers/logiciels prévus pour.

    Tertio, Linux n’inspire pas la confiance. Et oui, peut être à cause justement du coté libre ou tout le monde peut faire ce qu’il veut ca fait peur à énormément de personne. De ce coté, le fait d’associer le nom Google au système peut paradoxalement rétablir cette confiance.

    J’ai pleins d’autres reproche du genre à faire aux distrib Linux qui pour moi n’est pas encore prêt pour le grand public, mais je ne suis pas venu ici pour polluer les posts avec mes idées. Là ou je rejoint Phillipe c’est que pour imposer Linux dans le grand public il faudrait un truc de la mort qui tue, façon Apple avec la sortie de l’iPhone qui à révolutionné l’interface utilisateur de ce type de périphériques (attention, je ne prends pas partie, je constate, c’est tout), et surtout réduire le nombre de distrib ou alors se focaliser sur une ou deux avec des graphistes, des ergonomistes qui bossent sur le projet.

    Amicalement

  5. Philippe dit :

    @Wolf™ : ton argumentaire est technique et je ne me lancerais pas dans une contre-argumentation techno-centrée et qui oubli que les logiciels libre c’est une affaire de liberté, la technique n’est que secondaire.

    Ce n’est pas une façon d’évacuer le sujet. Parfois les logiciels libres sont meilleurs que les logiciels propriétaires, parfois ils sont moins bons. Mais ils sont toujours libre et c’est ce que l’on attend d’eux.

    Pour monsieur tout le monde ce discours n’a pas forcément de sens, seul compte souvent la valeur d’utilité et ce que je peux obtenir de l’outils. Et c’est en cela que nous nous rejoignons sur le thème de la rupture (technologique ou pas d’ailleurs) que les logiciels libres devraient proposer.

    Pour moi le « truc de la mort qui tue » c’est que les logiciels libres existent dans notre monde. J’en suis tout les jours étonnés. C’est dire leur force 🙂 !