Entreprises : Marre de compter vos licences ? Passez au logiciel libre!

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Changer pour les logiciels libresQuand une société se fait réclamer 1,7 million d’euros pour une mise à jour, il y a de quoi faire tousser plus d’un Directeur Administratif et Financier.  C’est l’histoire des fromageries Bel. Les politiques de licence des éditeurs de logiciels propriétaires sont devenues de plus en plus complexes à comprendre et par voie de conséquences à appliquer. Les nouveaux usages, les nouvelles technologies ont encore aggravé le casse-tête. La solution est pourtant simple : il faut passer au logiciel libre.

Les licences propriétaires, un frein potentiel pour le développement de l’entreprise

L’informatique moderne du 21e siècle a introduit de nouvelles technologies, mais aussi de nouveaux usages ou modes de commercialisation. Je citerais pour illustrer ce propos deux exemples : la virtualisation et la commercialisation de logiciels en tant que service.

Dans le premier cas, il est désormais devenu aussi simple de créer une nouvelle machine virtuelle que de créer un document bureautique. Je caricature un peu, mais à peine. La conséquence directe est un changement dans les modes de consommation des serveurs et des systèmes d’exploitation et logiciels qui leur sont liés. La durée de vie d’une machine virtuelle peut se limiter à quelques semaines ou mois. Pourtant il faut s’assurer de disposer des licences qui correspondent.

Les éditeurs de logiciels propriétaires se sont adaptés et ont mis en place des stratégies de facturation plus ou moins complexes et lisibles. De fait, être en conformité réclame une attention de tous les instants et la mise en place d’outils de gestion des licences. Quelle est la plus-value de cette logistique ? Inexistante pour l’entreprise. Pire ; elle peut devenir un frein à son développement.

La commercialisation de services en ligne ou la location d’applications pour les éditeurs deviennent également complexes. Il peut y avoir une grande variabilité et saisonnalité dans les besoins. Comment lisser des coûts fixes qui peuvent être très importants quand on essaie de lancer une activité qui, on le sait, sera soumise à variation ? Il faut avoir les reins solides financièrement.

La seule alternative reste d’externaliser auprès d’opérateurs cette problématique et de confier son activité à des sociétés qui mutualiseront les coûts de licences entre leurs clients. Mais c’est aussi créer une dépendance et des liens qui, s’ils ne sont pas satisfaisants, peuvent devenir « mortifères » pour son activité.

Le logiciel libre ou open source, une solution évidente

C’est un des arguments que j’avance souvent pour pousser l’utilisation des logiciels libres ou open source chez mes clients : la souplesse et l’indépendance. Finis les projets coûteux dont le seul objectif est de s’assurer que l’on verse bien sa dîme à l’éditeur. On se concentre sur son cœur d’activité et rien que cela.

L’argument souvent opposé est parfois le manque de solutions ou la nécessité de devoir adapter, assembler, ce qui a aussi un coût alors qu’il suffirait de « simplement » payer sa licence pour avoir le produit fini. C’est effectivement souvent le cas. Les logiciels libres sont souvent peu « prêts à l’emploi » pour encore beaucoup de secteurs d’activités. Le manque de logiciel libre métier est un frein.

Mais si cet effort est fait, c’est un véritable avantage pour l’entreprise qui peut alors se développer sans contrainte, si ce n’est technique. Pas de risque de devoir repenser un projet à cause des coûts de licence informatique qu’il requiert. Pas de limite au nombre d’utilisateurs et d’accès plus ou moins limité à l’information à cause du « prix des licences ». Tout devient plus facile.

Alors vous aussi, patron d’entreprise, sautez le pas et libérez-vous des contraintes des licences propriétaires. Et si vous ne trouvez pas chaussure à votre pied dans le monde du logiciel libre, sachez qu’il existe des moyens de mutualiser vos besoins avec d’autres entreprises. Des sociétés comme la mienne travaillent à apporter une réponse concrète à ce problème. Nous aurons l’occasion d’en reparler.

Source : Les logiciels pros : bien plus chers que vous le croyez !.

Philippe Scoffoni

Je barbote dans la mare informatique depuis 30 ans (premier ordinateur à 16 ans, un ORIC ATMOS) et je travaille à mon compte au travers de ma société Open-DSI. J'accompagne les associations, TPE et PME dans leurs choix et dans la mise en oeuvre se solutions informatiques libres.

7 réponses

  1. Phenix dit :

    Encore faut il que des alternatives libre crédible soit disponible.

    OpenOffice c’est bien, mais tout le monde ne fait pas que de bureautique…

  2. Philippe dit :

    Tout à fait et comme je l’indique c’est encore plus vrai dans le domaine des logiciels métiers. D’où l’intérêt de monter des structures d’accueil pour ce genre de développement qu’il faudra forcément mutualiser entre les entreprises utilisatrices.

  3. Gilles dit :

    @Phenix : il existe de plus en plus de métiers qui ont un logiciel libre. Dans ma profession (bibliothèque) ça existe et ça marche (pas dans la mienne malheureusement).
    Et si les entreprises investissaient dans un ou plusieurs développeurs pour sortir un logiciel libre plutôt que d’investir dans des licences de propriétaires, ça irait encore plus vite 🙂
    @Philippe : un lien pour le coup des fromageries BEL, qui sont proches de chez moi ?

  4. Philippe dit :

    @Gilles : pour les fromageries bel le lien en fin d’article en parle. Je le remet :
    http://pro.01net.com/editorial/591943/les-logiciels-pros-bien-plus-chers-que-vous-le-croyez/

  5. Gilles dit :

    Merci, j’avais zappé o.O le lien.

  6. On pourrait imaginer des groupements de métier se réunir pour co-développer un projet opensource, le financer ou même passer par le crowdfunding …