Home Computing contre Cloud Computing, fausse route ?

closeCet article a été publié il y a 12 ans 7 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

Dans cet article je vais m’intéresser au volet Grand Public de ce sujet. La problématique pour les entreprises bien que similaire sur bien des points est différente. Les entreprises disposent de moyens auxquels les particuliers n’ont pas accès.

Dans la communauté du Logiciel Libre, Cloud Computing est un terme souvent associé à propriétaire, fermé. De fait la plupart du temps c’est vrai. Les applications proposées collectent les données fournies par l’utilisateur pour délivrer un service mais ne donnent pas toujours la possibilité de les récupérer facilement voir pire de les effacer lorsque l’on souhaite quitter le service.

Face à ce problème, une réaction de plus en plus répandue chez les Geek (adepte du libre ou pas d’ailleurs) est de se tourner vers l’hébergement personnel, ce que j’appelle le Home Computing. Il s’agit de se constituer sa propre infrastructure informatique et de l’héberger à son domicile. Ainsi certains hébergent eux-mêmes leur blog ou encore un serveur de fichiers ou de messagerie en utilisant leur connexion ADSL.

Tout d’abord, cette opération n’est à la portée que de personnes dotées de solides compétences informatiques. Les autres peuvent continuer d’utiliser Google, Facebook et autres services en ligne. Pour améliorer ce point certains ont décidés de lancer des projets ayant pour objectif de créer des « Box » ou des solutions prêtes à l’usage et utilisables par n’importe qui. Récemment Benjamin de Génération Linux a lancé un projet de ce type.

En soit l’idée peut paraître bonne et j’en conçois bien tous les fondements, mais ce genre de projet risque de se heurter à des problématiques liées à la diffusion de masse. Il faudra alors trouver des relais, des personnes prêtes à financer ou à commercialiser cette solution tout en un.

Au passage le Home computing exclue de fait tous les « naufragés » de l’internet haut-débit. Ce qui au niveau de la planète exclue beaucoup de monde. Poser la question autour de vous, à vos collègues de travail, à vos amis et vous découvrirez que ces naufragés sont bien plus proches de vous que vous ne le pensiez. Mais faisons abstraction encore de ce paramètre et considérons uniquement le contexte français plutôt favorable.

Imaginons que cette solution tout en un existe et que je puisse aller l’acheter au supermarché de ma banlieue ou encore sur internet avec livraison dans les 48h. Imaginons encore que ce soit tellement simple à mettre en oeuvre qu’ils s’en vendent des millions. Il y a en France plus de 16 millions de ligne ADSL ce qui représente un potentiel énorme.

Nous avons donc avec le Home Computing quelques millions de Box supplémentaires allumées 24h/24 en plus de nos Box ADSL. Le rêve d’une informatique totalement décentralisée est réalisé, mais à quel prix ?

Alors, le Home Computing, un désastre environnemental ?

Pour en savoir un peu plus, j’ai demandé à Fred Bordage, expert indépendant et éditeur du site de référence en matière d’Informatique Verte : Green IT, son avis sur la question.

D’un point de vue environnemental, le stockage pose deux problèmes :

  • l’énergie consommée (et donc les rejets de CO2 liés) lors de la phase d’utilisation du matériel,
  • l’énergie consommée (énergie grise) et les pollutions liées aux autres étapes du cycle de vie : fabrication, ventes, recyclage, etc.

Techniquement, les fabricants proposent des disques durs capacitifs qui consomment peu et sont globalement bien optimisés. Le problème n’est donc plus tant technique (on a des outils dispos) qu’organisationnel. Le volume des données a été multiplié par 69 en 10 ans. A cause de l’arrivée du multimédia et des e-mails. Le système décentralisé des e-mails (chacun ses messages) ne permet pas de mutualiser les documents et messages échangés. Ces deux problèmes n’additionnent pas leurs impacts respectifs, ils les multiplient !

Cette courte introduction pour répondre à votre question : évidemment, le stockage de données chez chaque particulier est une hérésie d’un point de vue écologique puisqu’il consiste à reproduire l’architecture décentralisée de l’e-mail. On multiplie donc les supports de stockages (disques, SSD, clés USB, etc.) qui sont sous-utilisés et donc dont le ratio « déchets / CO2 par Go » est très mauvais.

Au contraire, un stockage mutualisé permet de dé-dupliquer les données, de virtualiser les ressources de stockage pour faire du « surbooking » et donc de réduire considérablement :

  • le volume de données à stocker (si deux utilisateurs « stockent » le même fichier, ce dernier n’est stocké en fait qu’une seule fois. Deux liens logiques pointent vers un seul fichier physique),
  • d’optimiser le PUE (ndlr : Power Usage Effectiveness) du dispositif de stockage en poussant au maximum le taux d’utilisation des supports et en hiérarchisant les supports de stockage (bande, disque capacitifs lents et peu consommateurs, SSD, etc.).

J’aime l’idée du peer-to-peer qui permet de créer un système RAID à l’échelle de la planète. Mais, franchement, ce n’est vraiment pas efficace sur un plan écologique (déchets et CO2).

La réponse de Fred est assez catégorique. Elle pourrait être confrontée avec celle d’autres spécialistes, mais je doute fort que les conclusions puissent être différentes.

Les progrès technologiques pourraient réduire cette empreinte, mais ils ne pourront jamais égaler les optimisations obtenues à grandes échelles dans les data-center modernes où on ne vous loue plus un espace mais des kVA (Kilovoltampère), autrement dit une dépense énergétique.

Je sais que certain vont me répondre qu’ils n’ont pas réfrigérateur où qu’ils ne roulent qu’à vélo, donc qu’ils peuvent bien faire du Home Computing, leur bilan global étant meilleur qu’un couple avec deux adolescents en pleine croissance à la maison.

Mais le problème c’est que si le Home Computing atteint son objectif, les deux ados voudront avoir chacun leur Box et refuseront de sacrifier le réfrigérateur sur l’autel de leur bilan carbone.

A vrai dire ce n’est pas vous, premiers adeptes du Home computing qui m’inquiétaient loin de là, ce serait de voir une généralisation de ce principe dans des millions de foyers.

Cloud Computing, la voix de la raison ?

Il faut essayer de définir ce qu’il devrait être. Plusieurs projets ont été lancés à ce sujet comme :

  • Distributed Management Task Force qui vient de mettre en place un groupe de travail pour définir des standards pour le cloud computing,
  • l’Open Cloud Consortium, un projet très ambitieux actuellement porté par des Universités, CISCO et auquel s’est joint récemment Yahoo,
  • l’Open Cloud Manifesto qui connaît des débuts difficiles

Mais ils n’en sont, tout comme le projet de Benjamin, qu’à leur balbutiement.

Encore un point qui me chagrine dans le Home Computing et il est plus « philosophique » (désolé d’utiliser ce terme qui peu paraître prétentieux par rapport à ce qui suit). L’idée que chacun soit contraint de s’enfermer dans sa maison pour protéger ses données me semble quelque peu contraire à un certain esprit de liberté.

Je préfère une solution collective. J’ai déjà défendu dans des commentaires l’idée d’utiliser des structures associatives pour mutualiser les ressources et réaliser un Cloud Computing « Libre ». Mais il est également possible d’arriver au même résultat avec des solutions plus commerciales du moment qu’elles respectent certaines règles.

Que serait un Cloud Computing Libre ou un Service Libre ?

Quelle peut-être la définition d’un Cloud Computing Libre ou d’un Service Libre. A quelles libertés fondamentales doit-il répondre ? Richard Stallman nous a donné les quatre libertés du Logiciel Libre, il faut définir celles des Services Libres.

Alors j’ai un peu fouillé chez nos amis anglo-saxon et j’ai découvert la Foundation for a Free Information Infrastructure ((Site de l’association française du même nom : Association sous le régime de la loi de 1901, la FFII France est le chapitre français de l’Association pour une infrastructure informationnelle libre (FFII), association à but non lucratif enregistrée dans divers pays européens. La FFII France a pour but la défense des droits et libertés informationnels dont principalement : les droits des auteurs et des utilisateurs de logiciels selon les textes nationaux et internationaux ; la sécurité juridique des producteurs et des utilisateurs de logiciels, notamment par la lutte contre les brevets logiciels. La FFII France est donc le porte parole de la FFII en France.)).

A la FFI, le Cloud Computing s’appelle TIO pour Total Information Outsourcing. La définition qui en est faite est plutôt orientée entreprise mais s’applique aussi à la problématique des particuliers. Le TIO est une approche qui consiste pour une société (ou un particulier) à externaliser ces données vers une collection de services en ligne.

La FFI a définit le TIO Libre. Il est d’ailleurs étonnant de voir que c’est bien le terme Libre qui est utilisé sur le site anglais et pas sa version anglaise Free si porteuse de confusion. Cette définition se décompose en plusieurs « niveaux » basés sur les termes des conditions d’utilisation du service :

  • TIO Ouvert
    • Liberté des données : il doit être possible de migrer toutes les données de l’utilisateur ainsi que la configuration et les historiques vers une infrastructure hébergée par un autre tiers. Les données doivent être fournit dans un format totalement spécifié et documenté. Elles doivent pouvoir être analysée par l’utilisateur avec des logiciels les plus répandus  (ndlr : Merci à Eric pour la traduction).
  • TIO Libres :
    • Liberté des données : idem précédemment.
    • Liberté des logiciels : tous les logiciels requis pour qu’un client qui souhaite bénéficier du même service sur une infrastructure personnelle ou hébergée par un autre tiers doivent être distribués sous une Licence Libre,
    • Aucun verrous légal ne doit empêcher un concurrent de copier et tenter de fournir le même service,

Le TIO Libre garanti aux clients la possibilité de changer de fournisseur de service ou de devenir son propre fournisseur à n’importe quel moment.

  • TIO Loyalty : j’ai gardé ces termes anglais, je ne sais pas comment le traduire avec exactitude comme d’autres termes qui suivent.
    • Droit d’accès : le service doit pouvoir être utilisé par n’importe qui, n’importe où et sans discrimination.
    • Droits aux données privées : aucune donnée en relation avec l’usage du service ne peut être fourni à une tierce personne même rendues anonymes sans l’accord préalable du client sur les bases du cas par cas (Demande d’accord pour chaque diffusion)
    • Devoir d’information : le client du service doit être informé de chaque incident ou changement qui pourrait causer ou avoir causé un risque de sécurité pour le service ou de changement du service.
    • Disclosure Right : le fournisseur du service doit prendre les mesures appropriées pour s’assurer que les conditions d’utilisation du service soient respectées de son personnel ou de ces fournisseurs. Ces mesures doivent pouvoir être fournit à la demande du client.

A ce jour il ne me vient qu’un seul nom de service qui répondrait au TIO Libre : Identi.ca et son script Laconica. Une bonne raison de plus pour l’utiliser et en faire la publicité.

Il me semble qu’à l’aide de ces définitions, il est possible de bâtir des Services Libres basés sur des infrastructures mutualisées et efficaces d’un point de vue écologique. L’hébergement associatif existe depuis déjà de nombreuses années et a fait ses preuves, je ne vois pas pourquoi il ne serait pas possible de faire la même chose pour le Cloud Computing qui n’est en fait qu’une évolution du service fournit à l’utilisateur.

Philippe Scoffoni

Je barbote dans la mare informatique depuis 30 ans (premier ordinateur à 16 ans, un ORIC ATMOS) et je travaille à mon compte au travers de ma société Open-DSI. J'accompagne les associations, TPE et PME dans leurs choix et dans la mise en oeuvre se solutions informatiques libres.

31 réponses

  1. Fred Bordage dit :

    Excellent article sur un thème qui n’est malheureusement jamais traité dans la presse. Les box internet, qui sont finalement un prémisse de home comuting, sont désormais si complètes et puissantes (HD, magnétoscope numérique, serveur de fichier, etc.) qu’elles consomment plus que le PC sur lequel j’écris ce commentaire (Pentium III M 700 MHz) ! Et ce d’autant qu’elles fonctionnent en 24x7x365. Or, 90% des utilisateurs pourraient les éteindre la nuit. Imaginez l’impact en terme de consommation d’énergie : 15 à 20 millions de box éteintes pendant 8hx365j. C’est énorme. Alors ajouter un second serveur au cul d’une box… ca commence à faire beaucoup de kWh !

  2. Benjamin dit :

    Quel bel article, merci pour cette très bonne lecture qui m’oblige à réagir :

    Je vais réagir tout d’abord sur la question de la consommation d’énergie en citant Benjamin Bayart dans sa conférence Internet Libre ou Minitel 2.0 :
    « La question est bonne, la réponse n’est pas ‘je ne vais pas m’héberger' »
    Il ajoute également, « Quand les écolos disent ‘la consommation d’électricité fabriquée avec du charbon et du nucléaire, c’est vachement dangereux’, ils ont raison. Quand on apporte comme réponse ‘Y a qu’a se passer d’électricité’, c’est pas la bonne,,, »

    C’est vrai qu’il y a là un vrai problème à gérer, à savoir, la consommation énergétique d’une telle solution mise en place à grande échelle. Je me soucis de ce genre de problématique pour l’élaboration de mon projet de « Home Computing » (j’aime cette expression), je suis actuellement en train de chercher des solutions en faisant des études comparatives des matériels susceptibles d’accueillir ce projet, afin de ressortir la machine consommant le moins d’énergie possible.
    Après, nous pourrons même pousser la réflexion encore plus loin en réfléchissant sur un moyen de l’auto-alimenter (comme un petit panneau solaire par exemple). Cette solution parait, pour l’instant utopique, mais elle mérite de s’y attarder.

    Ensuite, tu disais : « L’idée que chacun soit contraint de s’enfermer dans sa maison pour protéger ses données me semble quelque peu contraire à un certain esprit de liberté »
    Moi je pense justement qu’héberger ses données chez soi c’est gagner en liberté, c’est garder le contrôle. Pour prendre un exemple simple, tout le monde sait que même si l’on supprime une photo préalablement postée sur Facebook, votre photo n’est pas supprimée et reste accessible par n’importe qui (connaissant l’URL). Cette chose est impossible sur un serveur perso.
    De plus, avec une Box chez vous, vous avez le pouvoir de la couper du réseau à tout moment, c’est ça la plus grande liberté selon moi.

    En résumé, c’est vrai que la mise en place d’un tel projet pose de nombreuses questions, ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas le mettre en place. Nous réfléchissons à ces problèmes et essayons de les résoudre pour proposer au plus grand nombre une solution leur permettant de se réapproprier Internet, de se libérer des « grandsméchants » et de garder un contrôle total sur leur données et sur leur vie numérique 🙂

  3. nojhan dit :

    Comme Benjamin, je trouve que le propos est légèrement caricatural. Si on veut faire améliorer drastiquement le bilan carbone, il y a mieux que se passer du Home Computing : se passer du computing tout court.

    La réalité est qu’on ne peut pas tout avoir, et qu’il s’agit de faire des choix. Combien coûte l’indépendance par rapport au réchauffement climatique ? Quel est le plus grand risque entre sacrifier la liberté d’expression ou la stabilité écologique ? Qu’est-ce qui serait le plus efficace entre se passer du Home Computing ou des centrales nucléaires ? Etc. Chacun aura une sensibilité et un choix différent.

    À une conférence, Christian Gollier (qu’on ne peut pas taxer d’être incompétent) indiquait clairement que l’estimation des risques écologiques sur le long terme était une tâche extrêmement délicate et encore balbutiante… et c’est la même chose pour les risques « sociétaux ».

    Pour moi, avoir des discours trop simplistes est néfaste, car l’arbre (écologique) peut facilement cacher la forêt (sociale). Et inversement.

  4. Phil dit :

    Excellent article… Je suis bien d’accord mais les questions de marketing font que de tels services auront beaucoup de mal à s’imposer face aux géants du Web qui proposent des équivalents propriétaires.

    Les geeks apprécieront tout de suite et j’espère que l’informatique tout public évoluera en ce sens.

  5. Frederic_L dit :

    Super article, je trouve la définition du FFI effectivement pertinente.
    Par contre, ils devraient proposer un label aux entreprises qui respectent cette charte et sensibiliser plus largement (suffisamment pour toucher le quidam qui s’inscrit sur facebook) les utilisateurs de ces services. L’exemple de la photo Facebook donné par Benjamin est édifiant…

    Sur l’aspect écologique, comme le souligne Philippe, il ne faut pas uniquement voir la consommation d’énergie. On oublie trop souvent la production, sa consommation d’énergie (plusieurs études estiment la quantité d’énergie nécessaire à la production plus importante que la quantité d’énergie consommée durant l’utilisation), ses pollutions chimiques, sa consommation de matière première, sa consommation en eau, les conditions sociales dans lesquelles les produits sont fabriqués … (voir http://www.greenit.fr/article/energie/energie-grise-et-informatique-verte et

    Sans oublier l’aspect des déchets électroniques, qui malgré la directive DEEE, ne sont pas correctement collectés (http://www.greenit.fr/article/materiel/recyclage/les-distributeurs-ne-collectent-pas-les-deee ) et pas forcément traités comme il faut … (http://www.greenit.fr/article/materiel/recyclage/dell-contre-lexportation-des-dechets-electroniques )

  6. Philippe dit :

    A Fred : Merci pour ta participation à l’article
    A Benjamin : j’espère qu’il n’y a pas de confusion dans mes propos. Ton projet n’est en rien inutile bien au contraire ! Je pense qu’il faut prendre en compte certains aspects qui me semblent aujourd’hui un peu oublié.

    La question ensuite, n’est pas non plus de se passer d’électricité mais de l’utiliser de façon optimale où comme tu l’indiques de produire de l’électricité pour compenser. Mais en faisant cela, tu ne résous pas un autre problème mentionné par Fred qui est celui des déchets. Au contraire on l’accroit en ajoutant des millions de panneaux solaires miniature et des batteries qui iront avec sans compter que tu augmentes le coût de la solution globale.

    Ensuite si j’héberge mes photos sur un service respectueux des règles que j’ai présenté ou sur un espace mutualisé dont j’ai la maitrise du contenu, j’efface tout aussi simplement que si c’est chez moi. Si tu installes un script de gallerie photo sur un hébergement mutualisé aujourd’hui, tu as bien la possibilité de l’effacer quand tu veux.

    Après, j’ai bien conscience que c’est à replacer dans un contexte générale de recherche de la performance énergétique et de la limitation des déchets qui ne concerne pas que l’informatique. C’est une préoccupation que l’on doit essayer d’avoir d’un point de vue globale et ce dont je parle ici n’est qu’une toute petite partie du problème et il y a bien plus grave…

    A nojhan : Il ne me semble pas que Benjamin ait parlé de caricature. Cet article contient des arguments, l’avis d’un expert en la matière et des débuts de solutions avec la définition de ce que serait des Services Libres. Je n’ai pas écrit non plus qu’il fallait ne pas faire de « computing » du tout, cf mes réponses à Benjamin. Là c’est vous qui caricaturez mes propos 🙂

    Bien sur qu’on ne peut pas tout avoir. Sur cette problématique, j’ai fait un choix et je l’explique en proposant une autre solution, non technique d’ailleurs. Je m’étonne aussi que personne n’ait de commentaires à faire sur cette définition de la FFI qui me semble pertinente et apporter un début de réponse au problème des service en ligne, des libertés et donc d’une certaine manière un début de solution à un problème sociale.

    Un autre point que je n’ai pas évoqué dans l’article : mais si la seule solution pour préserver ses libertés est d’avoir ces données à la maison, une simple coupure de votre abonnement ADSL suffit à vous priver de toute liberté. Un point qui est d’actualité il me semble aujourd’hui même si la menace semble avoir été repoussée pour quelques temps.

  7. nyquist dit :

    Je suis vraiment partagé entre les 2… D’un coté l’augmentation de l’équipement informatique augmente la consommation électrique et augmente le bilan carbone du fait de la création/destruction du materiel.
    D’un autre coté se rendre dépendant d’un service centralisé (aussi libre et gentil soit-il) est pas forcement meilleur : que faire quand on perds sa connexion internet? Est il logique/écologique de rapatrier des Gio de données via internet (quel est le coût carbone de la bande passante?) les techniques de virtualisation/mutualisation montrent aussi que des failles sont possibles, et finalement la question est : puis je vraiment avoir confiance?

    Pour ma part je vois 3 axes d’évolution possibles pour résoudre la quadrature :
    – de l’information consommant moins ce qui est en train de se produire avec les processeurs ATOM, GEODE, sans oublier les processeurs ARM qui font leur grand retour.
    – Une convergence boitier adsl/serveur@home sur le principe d’une openbox (et avec les futurs processeurs faible consommation ont peut réduire la consommation actuelle de nos *box tous en augmentant les services rendus).
    – un TIO libre comme tu le décris dans ton article, mais j’avoue ne pas aimer l’idée de dépendre d’une infrastructure complexe, peut être que en descendant l’échelle à une association à taille humaine/locale on peut résoudre la question de la confiance et de l’écologie.

    Reste une question : de quel facteur réduit-on le bilan carbone si on centralise 100/1000/10000 *box dans un datacenter? Même avec la virtualisation on doit avoir un impact ! la différence est de quel ordre?

  8. boulde dit :

    l’avis de l’«expert» me parait à côté de la plaque, on aborde qu’une tout petite partie du problème.
    Combien consomme ton vieux PC ? J’ai un PC qui a 7 ans et qui ne me sert plus, quel est le meilleur bilan: l’utiliser comme serveur perso ou acheter un mini PC qui consomme 10 fois moins ?
    Les box restent allumées pour le téléphone (enfin chez moi), ou alors je l’éteint mais je laisse mon téléphone portable allumé ? (ondes de mobiles ou ondes wifi ?)

    Notre facture énergétique fait intervenir beaucoup de choses, difficile de dire comme ça, de façon péremptoire, ce qui est le mieux. Quel est le coût énergétique/matériel/etc d’une dédibox ou autre serveur dédié ?

    J’ai pas les réponses, mais je pense qu’il faut se méfier des conclusions hatives.

    > «l’énergie consommée (et donc les rejets de CO2 liés) lors de la phase d’utilisation du matériel,»

    vu que l’électricité française est essentiellement d’origine nucléaire, ca ne se traduit pas en CO2 … La pollution ne se résume pas qu’au CO2, loin de là …

  9. zobi8225 dit :

    Superbe article, mais refuser le home-computing pour des raisons écologique, c’est peu limite…

  10. Philippe dit :

    @nyquist « Que faire quand on perds sa connexion internet? » même question pour le Home Computing… Pour la convergence boiter adsl/serveur@home il faut la « complicité » des FAI. Mis à part la neuf box qui est ouverte voir ce site tout le reste est fermé. Tous chez le Neuf alors :-).
    @boulde l’objectif était de traiter cette problématique précise du Home Computing d’un point de vue environnemental et pas de tirer la pelote jusqu’au bout et de proposer une alternative
    @zobi8225 oui c’est limite si l’on considère qu’à coté de cela j’ai sûrement des comportement énergivore et qui laisse à désirer coté environnemental. Mais je me soigne comme on dit, multi-prise à interrupteur sur tous les appareils TV, BoxADSL, etc, je me chauffe au bois (si si !), je vais au travail à vélo, etc… Etant convaincu qu’un hébergement mutalisé est meilleur d’un point de vue environnemental je me refuse au home computing. C’est un choix d’autant qu’il peut y avoir une alternative crédible et pas plus utopique que le projet de Box de Benjamin…

  11. O'bibi dit :

    Petite coquille:
    « A la FFI, le Cloud Computing s’appelle TOI pour Total Information Outsourcing. »
    Merci pour cette réflexion en tout cas.

  12. Phil dit :

    Complètement HS mais pour commenter sur le chauffage au bois:

    A Montréal ils ont interdit les systèmes de chauffage au bois car ca créé des particules fines qui sont
    apparemment très mauvaises pour la santé surtout dans les concentrations urbaines

    Bruler du bois a un effet nulle sur l’environnement mais pas sur nous 🙁

    A ce n’est pas facile d’être ecolo!

  13. stephdl dit :

    je voulais juste revenir sur un point phil, ou peut etre deux :).
    le home computing est certainement pour moi la meilleur façon d’héberger, certe qui consomme plus, mais qui permet de réutiliser du vieux matos. Mon home serveur est un P4.
    il faut savoir que les pc coutent énormement a la fabrication (en empreinte carbone), leur destruction encore plus. Qu’en est il des serveurs dans les data center, quels sont leur durée de vie.

    cela étaient le premier point……
    je trouve que l’exemple cité de home computing (le projet box) , est un peu ridicule, face au grand nom existant (ebox, sme server, clarkconnect, freenas, ipcop, smoothwall…..et je dois en oublier).
    Car ces projets existent, et vous permettent d’heberger vos services Lamp, samba, ftp, mail, …….et pas pour les plus initiés, c’est fais pour le grand public contrairement à ce que tu dis.

  14. nojhan dit :

    @Philippe désolé si le terme de « caricature » est paru blessant, ce n’était pas l’intention.

    Ce que je voulais dire, c’est que l’argument de l’économie d’énergie n’est qu’une toute petite partie du problème. L’expert cite le problème de l’email, qui serait mauvais, mais il est clair qu’autant de courrier passant par la poste le serait encore plus, c’est donc sans doute un progrès, selon le point de vue. De même, il faudrait calculer l’empreinte correspondante au fonctionnement global d’un datacenter : en comptant les déplacements des employés ou encore la consommation des matériels supplémentaires (refroidissement, etc.), le renouvellement intensif du parc entraine également des problèmes de recyclages de vieux matériel qui se posent peut-être moins pour un particulier, etc.

    En fait, ce n’est pas le fond qui me gène mais la forme de l’argumentaire : on peut tout à fait appeler au bon sens, comme par exemple en arguant que travailler moins créera des emplois, ou que travailler plus augmentera le pouvoir d’achat. Cependant, on sait qu’en pratique, la réalité est infiniment plus compliquée que ça. C’est la même chose (en fait, c’est peut-être même pire) quand on met en balance des choses aussi énormes que l’architecture des systèmes d »informations et l’écologie.

    Dans le contexte actuel, il est probable que le Home computing puisse être avantageusement évité au profit de la centralisation dans des grandes entreprises, mais qui sait si ça n’apportera pas d’autres inconvénients (sociaux, politiques, etc.) ? Si l’on arrive à améliorer drastiquement les bio-batteries, les capteurs photovolatiques ou si la domotique se répand vraiment, l’effet s’inversera, par exemple, et il deviendra vraisemblablement plus écologique d’héberger ses ordis à la maison… mais ce sera peut-être trop tard si le pli est pris.

    Bref, prendre des décisions sur un seul point de vue, aussi louable soit-il, est très délicat. Or ici, on dit juste que le Home Computing n’est pas avantageux écologiquement… mais et le reste ?

    C’est pour cela que la conclusion « donc il faut éviter le Home Computing » me parait ne reposer que
    sur des arguments trop simples, voire simplistes, d’où le terme (sans doute malheureux, je m’en excuse) de « caricature ».

    C’est donc sans doute un bon début d’argumentaire, mais rien qui ne me convainc de rejeter immédiatement l’idée du Home Computing.

  15. Fred Bordage dit :

    @Boulde

    <>
    D’un point de vue purement écologique, les pollutions engendrées par la fabrication de ton vieux PC et du mini PC qui consomme 10 fois moins – c’est à dire : CO2 / déchets nucléaire, extraction du minerai, pollution des eaux, déchets toxiques, etc; – sont bien plus importantes (quantitativement et en terme d’impact écologique) que les économies de CO2 / déchets nucléaires réalisées grâce à l’achat d’un mini PC. Il vaut donc mieux conserver ton vieux PC qui a 7 ans. Sur ce point, il n’y a pas de débat possible (d’un point de vue purement écologique).

    <>
    As-tu vraiment besoin d’être joint pendant ton sommeil ? Personnellement, quand je dors… je dors. Rien ne t’empêche de garder ton GSM allumé en backup lors d’occasions particulières.

    <>
    Toujours plus que si on ne fabrique pas ce serveur dédié et que tu utilises ton ancien PC.

    < «l’énergie consommée (et donc les rejets de CO2 liés) lors de la phase d’utilisation du matériel,»
    vu que l’électricité française est essentiellement d’origine nucléaire, ca ne se traduit pas en CO2 … La pollution ne se résume pas qu’au CO2, loin de là …
    >>
    100% d’accord. En France, l’électricité est à 83% d’origine nucléaire. EDF utilise des centrales à charbon ./ pétrole essentiellement lors des pics de consommation (hiver pour le chauffage, été parfois à cause de la clim). C’est plus facile de démarrer un groupe électrogène que d’arrêter et de redémarrer une centrale atomique… Ceci dit, et bien qu’il me semble qu’on omette trop les problèmes du stockage de déchets nucléaires, l’urgence à court terme c’est de contenir le réchauffement climatique autant que possible pour éviter un emballement.

  16. Fred Bordage dit :

    @nyquist : On estime qu’un PC de bureau est utilisé (temps CPU) environ 10 à 15% du temps où il reste allumé. On sait maintenant « charger » un serveur physique (via la virtualisation notamment) à près de 80% de temps CPU, avec une efficacité énergétique bien meilleure que celle d’un PC (alim Energy Star &.0 for Server, 80 Plus Gold, etc.). Donc le rapport à la louche est de 15% à 80%. Pour affiner, il faudrait prendre en compte la consommation électrique et les pollutions liées au réseau qui relie le serveur virtualiser à ses utilisateurs et comparer ce « use case » avec celui d’un serveur dédié chez un particulier. Dans tous les cas, la simple mutualisation et les accords de peering entre les gros hébergeurs et FAI limite la bande passante consommée comparé à du home computing.

  17. Philippe dit :

    @Phil : le choix du bois est une question d’alternative dans un contexte donné. C’était le fuel sinon… Je vais remettre en ligne quelques articles que j’avais écrit pour un autre site sur le sujet. D’une certaine manière tu donnes raison à nojhan 🙂

    @nojhan : Aucun de soucis, Merci d’avoir expliciter plus précisément ta critique.elle ne me gène pas tant qu’elle est constructive et argumentée comme tu le fais.

    Il est évident que le sujet pourrait faire l’objet d’une étude très approfondi et que cet article n’est que bien peu de choses. Cet article ne peut donc qu’être simpliste (réducteur ?) bien que j’ai pris le soin de définir un contexte bien précis pour le Home computing : la généralisation/banalisation à une très large population qui ne se posera pas la question de réutiliser un vieux PC, mais achètera du matériel neuf. C’est essentiellement cet aspect qui m’inquiète et pas comme je l’ai déjà dit les quelques passionnés d’informatique.

    Que de nouvelles technologies apparaissent et redonnent du crédit à l’idée de l’hébergement à la maison (ou pas d’ailleurs) reste possible. Je ne sais pas qui est en mesure de le prédire avec certitude.

    Cependant pour l’instant et ce n’est pas des projets comme ceux de Benjamin qui changeront grand chose dans l’immédiat, les services en ligne sont une réalité ainsi que leur probable généralisation (cf JoliCloud, Ubuntu-one, etc…). L’urgence est donc plutôt pour moi d’informer et de réfléchir aux points que l’on devrait vérifier avant de souscrire à un service en ligne d’où l’importance des définitions de la FFI. Il manque effectivement un « label » ou un site de référence permettant de savoir rapidement à quel type de service on a à faire au travers de l’étude des conditions d’utilisation. Tout un projet…

  18. Phil dit :

    Tu parles de ta peur de la generalisation du grand public qui voudrait lui avoir son Home Computing.

    Je ne suis pas sur qu’on ait besoin de s’inquieter a court terme (ou meme a long terme) de cette generalisation.

    Le grand public en general n’ira pas se compliquer la tete a achete une autre boite pour heberger ses donnees (quelle donnees d’ailleurs? 🙂 )

    Comme tu le dis les services en ligne ont un bel avenir devant et c’est sans doute tres bien comme ca.

    Maintenant les geeks seront sans doute a l’origine un jour d’un cloud entierement libre.

    J’espere que le projet aboutira a cet etat dans un futur…pas trop lointain 🙂

  19. Phil dit :

    zut j’ai oublie de mentionner le project dont je parle a la fin de mon message….

    je parle du projet de Benjamin bien sur

  20. OlivierAuber dit :

    Excellent article!

    Sur l’argument écologique: il me semble que le bilan du Cloud Computing n’est pas meilleur que celui du Home Computing. Comme de toutes manières, l’offre tend à faire en sorte que les foyers soient suréquipés de matériels qui tourneront 24H/24, autant que ceux-ci fassent quelque chose, c’est à dire du Home Computing. Ensuite le Cloud Computing requiert des sources énergétiques centralisées (nucléaire, hydroélecticité), ce qui n’est pas le cas du Home Computing qui peut plus facilement être branché sur des sources alternatives (solaire, éolien, etc.).

    Ensuite, il me semble que ce qui distingue le plus les deux formules sont les aspects sociaux et culturels. En gros, dans le Cloud Computing, les connaissances et les données sont détenus entre quelques mains, tandis que le Home Computing tendrait à faire appel, à former et à valoriser des savoir-faire plus larges.

    Cependant, dans les deux cas, la « loi de puissance » (Pareto) s’exerce, c’est-à-dire que « the winner takes all ». Mais qui sont les « winners » de l’une et l’autre formule? Ceux du Cloud Computing sont assurément les concentrations de capitaux et de moyens de production. Ceux du Home Computing serait plutôt ceux qui seraient suffisamment agiles pour partager et provoquer l’adoption du « code » d’interopérabilité qui permettrait à toutes les installation hétérogènes de fonctionner ensemble.

    Sur le site http://perspective-numerique.net , j’analyse ceci comme une tension entre deux « perspectives »: la perspective temporelle pour Cloud Computing, et la perspective numérique, pour le Home Computing.

  21. Philippe dit :

    @OlivierAuber: Sur la question écologie, nous ne sommes pas vraiment en phase. Le raisonnement qui consiste à dire (je caricature volontairement, je m’en excuse d’avance), puisque l’on fait n’importe quoi autant continuer ne nous mènera pas bien loin ou alors au résultat attendu.

    Ensuite je ne vois pas en quoi informatique centralisé = production centralisée qui plus est non renouvelable. Prenons l’exemple du Googleplex qui produit 1/3 de son énergie grâce à des panneaux photovoltaique. Rien n’empêche un data center d’acheter son énergie à un opérateur alternatif ne faisant appel qu’à des moyens « propres » et décentralisés…

    Ensuite si je vous suis sur le problème de la concentration des pouvoirs entre les mains de peu d’acteur, il faut prendre en compte qu’une fois toutes nos données rapatriées chez nous, nous sommes à la merci du bon vouloir de 3 à 4 FAI (pour la France en tout cas) qui peuvent ainsi facilement vous faire « disparaître » d’internet. Cependant et c’est un point positif, dans ce cas inutile de se soucier de ses données, elles auront aussi disparue d’internet et vous avec…

    Maintenant qui des deux gagnera, je ne sais pas, mais les services en ligne ont pris une bonne longueur d’avance et je ne pense pas que ni Mme Michu, ni son fiston ne s’enquiquineront à installer un nouveau gadget à la maison qui fait la même chose que ce qu’ils ont déjà sur le Net

    Je vais prendre le temps de découvrir votre site qui traite d’un thématique assez originale 🙂

  22. nyquist dit :

    @philipe « “Que faire quand on perds sa connexion internet?” même question pour le Home Computing… »
    Non dans ce cas mes données sont chez moi, accessible en local et peuvent être physiquement déplacé. De toute façon on est dépendant de son FAI, alors oui neuf est sûrement un bon choix (c’est l’un des 2 FAI que je recommande).
    @ Fred : et la climatisation? et les baies san? et les switch Fibre? et les serveur de spare passif? Je suis d’accord que la virtualisation réduit considérablement le ratio usagecpu/energie. Mais réduire la dépense énergétique a ce seul ratio n’est pas honnête.

    De plus les usages de l’informatique évoluent. Maintenant un « homme moderne » a besoin (ou envie…) d’un mediacenter, d’un blog/site/wiki/mail/ et d’un espace de stockage en ligne. Il a aussi besoin d’un espace de stockage/sauvegarde chez lui pour accéder a ses photos/video/musique/documents depuis son médiacenter, son pc de bureau ou son eeepc (ou le portable de sa femme, voir le futur classmate de son/ses fils/filles).
    Je ne parle pas des usages domotiques qui sont juste émergeant mais cela ne m’étonnerai pas que d’ici 10 ans la station météo du salon soit raccordé à un serveur qui pilotera la fermeture des volets ou l’ouverture des fenêtres pour aérer.

    Bref loin de diminuer, le « home computing » est promis a un grand avenir. A nous de faire en sorte qu’il soit le plus « vert » possible (avec la convergence sur une même machine (via la virtualisation) de plusieurs rôles : serveur internet, serveur de fichiers, serveur de sauvegarde, poste de travail, etc…) et l’usage de processeur ayant la plus faible consommation possible atom, arm, geode, via nano.

    Bref je suis loin de dire que le home computing est plus écolo que le cloud, mais le cloud ne résoud pas tout (en tout cas tant qu’on a pas la fibre optique jusqu’au domicile).

  23. Philippe dit :

    @nyquist : je crois qu’on a pas fini de parler de ce sujet et que tout ceci demande encore à murir. Non le cloud est loin de résoudre tout surtout dans la forme « propriétaire » qu’il prend actuellement. Le Home computing est son versant opposé avec d’autres avantages et inconvénients. Il faut dans les deux cas prendre en compte les questions environnementales et de durabilité des solutions. Une solution qui ne serait pas « soutenable » (sustainable comme disent les anglo-saxon) ne nous amènerait qu’à un autre cul de sac.

    Peut-être que je me trompe au sujet du Home Computing et que je m’inquiète pour rien, mais je n’en ai pas la certitude pour le moment.

  24. nyquist dit :

    je suis d’accord que le sujet peut etre débattu longtemps, sans forcement arriver a une conclusion finale.
    Mais Home Computing, Cloud computing, de toute façon il faudra que se soit « durable » ou « soutenable ».

  25. Philippe dit :

    @nyquist : je plussoie, je plussoie 🙂

  26. J dit :

    « en réfléchissant sur un moyen de l’auto-alimenter (comme un petit panneau solaire par exemple). Cette solution parait, pour l’instant utopique, mais elle mérite de s’y attarder. »

    @benjamin: c’est deja la realite pratique, aleutia l’a rendu possible et commercialisable !
    http://www.aleutia.com/

  27. J dit :

    ah flute aleutia ne le montre plus a son catalogue; il s’agissait d’un plan photovoltaique taille A4 pliable et connectable sur leur E2/E3; je t’envoie le press qu’ils avaient a ce sujet en 2008 ds qqs instants…

  28. Philippe dit :

    @J Oui merci en effet il ne font que signaler la possibilité de les alimenter ainsi. Merci pour l’info, Benjamin va apprécier

  29. J dit :

    oui je voulais envoyer un mail mais de la ou je suis physiquement j’ai du mal avec gmail (nous avons un fai verrouilleur de bp) donc j’ai ecrit un petit article a ce propos sur mon site fourre-tout avec les images et documents pdf associes.

    pour le panneau solaire pliable benjamin peut faire un google search, il semble que aleutia ne soit pas le seul interesse.

  30. Philippe dit :

    @J Merci pour l’info. Le solaire est d’autant plus approprié pour nos PC qu’ils fonctionnent en 12V. De fait on utilise des alimentations pour convertir (avec perte je pense puisque ça chauffe) le 220V. Là on est en 12V du producteur au consommateur, j’imagine que c’est ce qu’il y a de plus efficace…

  31. Pas d’accord tout à fait avec l’analyse de Fred Bordage qu’il convient de mesurer.

    Si nous étions équipés de fibre optique à l’échelle de nos territoires comme est en train de le faire la Corée du Sud, que le micro soit dans l’entreprise ou dans un datacenter, je ne vois pas la différence. RTE n’est plus en capacité aujourd’hui d’installer des datacenters en région parisienne. Ils fleurissent en province. Les datacenters posent le problème de l’espace qui est une autre dimension de l’empreinte écologique.

    Que ce soit du home ou du cloud, nous devons urgemment pousser la fibre et le télétravail dans nos régions. C’est aussi un des outils forts de la relocalisation et de la logique de l’aménagement du territoire. C’est un des thèmes extrêmement fort de la décroissance et d’Yves cochet.

    -> http://www.dsfc.net/informatique/perspective/informatique-fin-du-mythe-prometheen/