Mark Shuttleworth répond aux critiques sur la contribution de Canonical aux logiciels libres

Le 16 sept, 2010 • Catégorie: Les Acteurs du libre, Planet Ubuntu-FR, Planet-Libre
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UneMark Shuttleworth polémique de chiffres avait eu lieu il y a quelques mois autour de la participation de Canonical au projet Gnome. Des chiffres selon lesquels cette participation serait assez faible par rapport à d’autres acteurs historiques comme RedHat.

Certains ont alors lancé un débat autour du fait que Canonical se séparait de la communauté des développeurs GNU/Linux. Une affirmation qui se base sur la propension de Canonical à considérer la contribution sous forme de code secondaire. Une position qui peut étonner venant d’une société particulièrement active dans le développement d’une distribution GNU/Linux à succès.

Mark Shuttleworth vient de publier un long billet sur son site où il tente de répondre à nouveau à ces détracteurs. [EDIT 17/09/2010 : La traduction de ce billet a été publiée sur le site du Framablog]

Il commence par un paragraphe élogieux en direction de la communauté du logiciel libre. Il rappelle qu’une distribution est constituée d’organes et de cellules qui en sont les constituants sans lesquels elle ne peut exister.  Il cite tout particulièrement la communauté GNU. Un clin d’oeil volontaire quand on sait que le slogan d’Ubuntu a longtemps était “Linux for Human beings”.

Rappelons que Linux n’est “que” le noyau : le code exécutable qui permet au système d’exploitation GNU de dialoguer avec le matériel. Certes GNU sans Linux n’est rien, bien qu’il existe d’autres combinaisons possibles de GNU comme celle de Debian avec un noyau FreeBSD.

Mark Shuttleworth concède volontiers qu’Ubuntu n’est qu’une petite partie d’un énorme environnement. Cependant, son objectif est clairement de promouvoir le logiciel libre au travers de sa distribution et de tout faire pour assurer sa promotion et son utilisation par le plus de monde possible.

Il reconnaît que Canonical a approche différente. Une différence assumée et réclamée au nom de la diversité de l’environnement du logiciel libre. La critique qui consiste à dire que les efforts de Canonical sont autocentrés n’est pas justifiée pour lui. Il a le sentiment de défendre pleinement la cause de la communauté.

La contribution d’Ubuntu consiste à réduire les points qui empêchent les utilisateurs d’essayer des logiciels libres comme :

  • l’installation considérablement simplifiée avec Ubuntu,
  • la prise en charge d’un maximum de matériel,
  • la recherche d’une expérience utilisateur la plus agréable possible.

Toujours selon Mark Shuttleworth, Ubuntu et Canonical ont avant tout porté leurs efforts sur l’assemblage de composants plutôt que sur les composants eux-mêmes. Une façon de reconnaître à demi-mot la faible participation au code de ces projets. Cela reste cependant un point délicat quand on sait l’importance que joue le reversement de code dans le fonctionnement du logiciel libre.

Il insiste pour finir sur l’importance des logiciels libres. Il incite à regarder le schéma d’ensemble plutôt que les détails. Pour lui cette polémique relève d’une sorte de maladie auto-immune ou l’organisme s’attaque lui-même.

Je vous incite à lire le texte complet (en anglais) dont je ne vous livre ici qu’une version tronquée et pouvant potentiellement contenir des contre-sens.

Cette prise de position est une confirmation de ce qu’Ubuntu a toujours voulu être : une distribution qui se soucie d’abord de l’utilisateur et son confort. Non pas que les autres distributions n’aient pas ce souci, mais force est de reconnaître qu’à ce jour jour Ubuntu reste sans réel concurrent sur ce créneau.

Il faut néanmoins tempérer l’enthousiasme de Mark Shuttleworth par le fait que les distributions GNU/Linux (y compris Ubuntu) n’ont pas réellement progressé sur le poste de travail de l’utilisateur. Si Ubuntu est devenu la distribution la plus utilisée, elle n’a pas pour autant été en mesure de créer une rupture qui fasse évoluer la situation de façon significative.

Je sais aussi que cette prise de position qui met en avant les avantages pratiques renforcera la conviction des purs et durs du logiciel libre qu’Ubuntu passe à coté d’une partie de l’éthique du logiciel libre et de son message. Un erreur qui selon eux un jour l’entraînera à commettre une concession de trop.

A ce jour, et à titre personnel, je continuerais d’installer de l’Ubuntu chez tous ceux qui voudront goutter à un système d’exploitation libre et découvrir la formidable bibliothèque des logiciels associés. Mais n’oublions pas au passage de rappeler le message associé à ces logiciels en direction de notre société et des changements qu’elle doit réaliser.

Je rejoindrais aussi Mark Shutleworth sur l’importance de la cohésion de la communauté du logiciel libre qui est très prompt à s’entre-déchirer dans des débats souvent technico-technique ou ethico-éthique voir les deux en même temps. Est-ce que ce sera le cas sur ce billet ? Les commentaires vous sont ouverts comme toujours.

Crédit photo certains droits réservés par nitot

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51 Commentaires»

  1. Koon
    16 septembre, 2010 à 01h50

    Moi j’ai quitté ubuntu au printemps dernier avec la sortie de Lucid il me semble. Un vilain bug dans le noyaux qui affectait mon matériel m’a définitivement encouragé à passer à Debian, évolution logique que devrait suivre à mon humble avis tout les utilisateurs ayant quelques années d’ubuntu dans les pattes.

    Le plus gros problème avec ubuntu c’est justement l’impossibilité pour les développeurs de cette distribution de se concentrer sur le code, tellement leur temps leur est réservé à réaliser une distro stable dans un laps de temps absolument hors norme, et donc à pondre des rustines pour essayer de faire en sorte que ça marche sans trop planter (ce qui est loin d’être une réussite si on compare avec l’époque de Dapper Drake)

    Je pense qu’ubuntu gagnerait beaucoup à suivre un mode de développement en rolling release sans impératifs de temps (en arrêtant éventuellement quelques branches stables pour le support en entreprise), en laissant les développeurs travailler tranquillement et conjointement avec les développeurs de debian qui font eux un boulot formidable sans toute la machine canonical derrière. Après il est certain que ça demanderait plus de moyen, mais probablement permettrait d’intéresser bien plus d’utilisateurs ayant horreur de la stabilité (au sens absence d’évolution) en informatique.

  2. patrick_g
    16 septembre, 2010 à 06h44

    >>> Non pas que les autres distributions n’aient pas ce souci, mais force est de reconnaître qu’à ce jour jour Ubuntu reste sans réel concurrent sur ce créneau.

    Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve.
    - Euclide

  3. Philippe
    16 septembre, 2010 à 08h39

    @patrick_g oui oui, vous avez raison… Mais pour traiter de cette affirmation il faudrait un article entier et ce n’était pas le sujet présent. Pour faire court prenez cette affirmation comme mon expérience personnelle (et partagée par pas mal de mes connaissances) issue de plusieurs années d’utilisation d’Ubuntu au quotidien mais aussi d’autres distributions comme Debian ou Fedora, sans parler du test de dizaines d’autres distributions.
    Mais je vous accorde ce point en l’état de ce qui est écrit dans cet article c’est une affirmation qui n’engage que moi seul. Mais encore une fois ce n’est pas le sujet traité ici qui est plutôt de savoir si la démarche de Canonical/ubuntu est positive ou négative pour le logiciel libre
    @Koon +1 pour l’évolution en ce qui me concerne aussi. j’ai utilisé Ubuntu pendant longtemps car elle me permettait de me familiariser lentement au fonctionnement des distributions basée sur Debian que je n’utilisais au début que comme une plateforme LAMP. Depuis bientôt deux ans et un court passage sur Fedora 13 je tourne sur des Debian principalement.

  4. Julien NICOLAS
    16 septembre, 2010 à 09h08

    Pour moi il y a 2 points de vue.

    Le premier est celui du novice qui découvre GNU/Linux via Ubuntu. Beaucoup de choses sont pré-mâchées. Tout est prêt à l’utilisation facilement (à quelques exceptions).
    Il me semble que cela est positif pour l’ouverture vers les logiciels Libres et le projet GNU, pour permettre de voir autre chose que la Fenêtre fermé habituelle.

    Le second point de vue est celui de l’habitué des Logiciels Libres. De celui qui connait les valeurs que dégage cette philosophie. Les changements de directions continuelles d’Ubuntu, déstabilise ceux qui essayent de suivre. On peut par exemple prendre les distributions dérivées d’Ubuntu qui de plus en plus se détachent et se basent sur Debian. Leurs raisons sont les même que cité plus haut, le colmatage rapide des brèches pour la stabilité qui n’est pas toujours facile à suivre…
    Il y a aussi les concessions qui, si elles continue dans la même direction, risquent de déboucher sur la création d’une clé d’activation payante pour la distribution d’Ubuntu…. Mais je vais peut-être un peu loin…

    Conclusion :
    Oui pour l’expérience utilisateur vers le projet GNU mais il ne faudrait pas qu’Ubuntu glisse sur la pente de la rentabilité inconditionnelle qui risque d’être malsaine. La communauté tire la sonnette d’alarme, Canonical (Mark) est averti, ne tient qu’a eux de ne pas décevoir celle-ci.

  5. rafiii
    16 septembre, 2010 à 09h30

    Bonjour

    J’ai du mal à comprendre pourquoi toute cette “haine” envers Ubuntu. Y aurait-il tant de réactions si ubuntu n’était qu’une petite distribution connue par 3 personnes?
    Quand j’ai découvert Ubuntu (malgré moi je l’avoue) son slogan était “Linux for human beings”. Il me parait clair que le message d’un tel slogan porte sur l’accessibilité, la familiarité.

    Monsieur Scoffoni, vous demandez dans votre billet (et dans une réponse si dessus) si ce que fait cannonical est bon ou pas pour le logiciel libre. Pourquoi un groupe de personnes ne pourrait-il pas réfléchir aux questions d’utilisabilité d’un logiciel(ok dans ce cas, un bon paquet de logiciel)? C’est un problème aussi important que les qualités fonctionnelles du logiciel.

    Peut-être que finalement, Cannonical contribue peu car il n’y a pas grand chose à modifier pour améliorer la “mise en page” des logiciels libres. Ou peut-être ne veut-on pas pardonner les écarts faits par Cannonical pour atteindre ses objectifs.

  6. caméléon
    16 septembre, 2010 à 09h41

    L’article laisse de coté une contribution importante d’Ubuntu au code via les “papercuts”, qui corrige des centaines de petits bugs de Gnome ou autres applications pour améliorer et simplifier l’utilisation quotidienne d’Ubuntu.

    Lien: https://bugs.edge.launchpad.net/hundredpapercuts

  7. NicoM
    16 septembre, 2010 à 09h51

    Peut-être aussi que la participation de Ubuntu, même si ce n’est pas du code (bien qu’il y en ait un peu quand même) est toute aussi importante. La visibilité de cette distribution oblige (enfin ?) les développeurs à faire des efforts sur la convivialité et l’ergonomie de leurs logiciels. Cette visibilité augment également la part des systèmes GNU/Linux sur les postes de travail et particulièrement chez les non informaticiens. C’est loin d’être négligeable dans l’intérêt de GNU/Linux qui malgré tout a besoin d’être utilisé par le plus de monde pour survivre en dehors des serveurs. Plus on aura d’utilisateurs, plus les constructeurs seront tentés de porter leurs drivers sur cet OS, et pourquoi pas en code libre (mais déjà un portage binaire c’est un bon début, malgré les critiques que feront les intégristes). Pour les éditeurs de logiciels l’augmentation de l’utilisation de Linux est importante. Leurs investissements sont conditionnés par cela. Pasde marché ? Pas d’investissement !. Le jour où Linux, peut être grâce à Ubuntu, aura une part de marché sur les postes de travail aussi importante que les Mac, par exemple, peut être que des sociétés comme Adobe porteront leur suite, même payante, même pas open source, sous Linux. Ce jour là, je peux enfin passer tous les graphistes de ma boite sous Linux et adieu Windows ;) Et le reste suivra, car une fois sous Linux, les utilisateurs sont forcement tentés/obligé d’utiliser plus de logiciels libres, et ça c’est bon pour le libre.

  8. sidney_v
    16 septembre, 2010 à 09h54

    Pour ceux qui voudraient prendre connaissance en français du billet de Mark Shuttleworth, la traduction est disponible ici (n’hésitez pas à contribuer) : http://piratepad.net/Shuttleworth-fr

    Elle sera très prochainement publiée sur le Framablog

  9. TuxMips
    16 septembre, 2010 à 10h28

    Nous ne sommes pas encore vendredi ….

    Mais il faut avouer que Mandriva avec son centre de contrôle enfonce pratiquement tout ce qui se fait. Il en est de même avec l’outil de partitionnement.
    J’ai récemment essayé d’installer une openSuse … j’ai abandonné.
    Je suis donc resté sous Mandriva. Ca tombe super bien : je ne suis pas informaticien ni même technicien.

    Enfin pour ce qui concerne l’érgonomie, je suis en train de me remettre à metisse :-D

    Je ne sais pas si metisse est disponible aisément pour les autres distributions mais pour mandriva c’est totalement intégré.

    Et metisse : ca déchire :-D

    Mais compte tenu des déboires financiers de mandriva et du risque de voir cette excellente distribution disparaitre mon choix sera alors debian.

  10. regala
    16 septembre, 2010 à 10h54

    @l’auteur: ne pas avoir de débats éthico-éthiques ou techno-techniques tuerait la communauté. C’est ce qui fait qu’elle évolue, grandit. Et le déchirement principal vient désormais de Canonical, parce que la critique réelle n’est pas vraiment que Canonical ne contribue pas, mais que Canonical ne contribue qu’à Canonical: un nom me vient en tête, projet Ayatana. Ils partent dans une direction que les projets concernés ont jugée pas adaptée, et au lieu de porter et de se baser sur l’upstream, ils forkent Gnome sans le dire. Qu’ils s’amusent à supporter toute une base de code avec leurs patches ce n’est pas un problème. Mais ça va effectivement les empêcher de contribuer ce qu’ils font. Je ne dis pas que le travail de Canonical est contre-productif, mais venant de la part de M. Shuttleworth, le coup du “déchirement de la communauté” a décidément un goût amer; comme ce n’est cependant pas la première fois qu’il se fout de la gueule des gens, ce n’est plus un problème.

  11. regala
    16 septembre, 2010 à 11h06

    @NicoM: on peut estimer que GNU/Linux a dépassé Mac sur le Desktop, et ce n’est de toute façon pas une fin en soi. Et on s’en fiche que ce soit plus “beau”, il se trouve que j’ai remarqué depuis Breezy, je n’ai décidément pas les mêmes goûts que les responsables de l’artwork d’Ubuntu :)
    si pour avoir plus de parts de marché qu’Apple ou Microsoft, on croit qu’il faut faire du “plus joli”, on se trompe. Quant au “plus ergonomique”, excusez-moi, vous avez encore l’impression de déplacer un tank quand vous vous servez de votre distrib préférée GNU/Linux ? perso, je ne vois plus de réelles différences entre la qualité de prise en main “ergonomique” des différents 3 OS.
    Donc oui, peut-être bien que désormais, il serait temps que Canonical se sorte la tête du sac du “plus ergo, plus joli” (qu’ils ont indéniablement amélioré) et passe à la qualité.
    Parce que les pratiques de la QA chez Canonical, c’est à la limite du scandaleux: fermer dans la release N+1 un bug ouvert sur la release N, uniquement pour la raison “nouvelle version upstream, ça doit être corrigé”, sans faire faire le test à l’utilisateur qui a ouvert le bug, c’est tout simplement malhonnête. Après quand on a 6 mois pour préparer une release qu’une communauté 2 à 3 fois plus grande juge ne pouvant être fait qu’en 1 an et demi, 2 ans, faut pas s’étonner s’il y a des surprises à la fin.

  12. Brice Capelle
    16 septembre, 2010 à 18h13

    @Koon: Ils ont pris le pari de faire autrement et s’adresse beaucoup au grand public et les entreprises.

    Tu parles en technicien, alors que le public visé en priorité ne l’est pas. Je suis sous Ubuntu depuis la Warty car j’en avais marre d’avoir une Debian qui n’était pas à jour, à l’époque c’était la Woody, pas comme maintenant ou les soft et les releases sont plus régulière.

    Quand au “professionalisme” des pti gars de Debian, certain bloque des paquet pour des raisons obscure ou injustiées. Exemple libmzq0 qui a été sortie de testing pour un soucis mineure de documentation et avec un niveau de problème “Critical”. Tout à fait normal.

    Quid des pilotes Broadcom de certain serveurs Dell (et autres, je parle par expérience).

    Mon discours ne veut pas dire qu’Ubuntu est parfaite, j’ai aussi eu des soucis avec ma carte réseau intégré nForce. Mais au niveau de la reconnaissance matériel, Ubuntu est très évolué.

  13. Brice Capelle
    16 septembre, 2010 à 18h17

    @Regala: En même temps Canonical a des développeurs à plein temps, on ne sait pas combien mais bosser à plein temps sur une release tu vas plus vite qu’une communauté qui bosse sur son temps libre.

  14. lescure
    16 septembre, 2010 à 18h20

    “Je rejoindrais aussi Mark Shutleworth sur l’importance de la cohésion de la communauté du logiciel libre”

    C’est quoi la cohésion ?
    Est-ce de la cohésion quand Canonical sort une forge autocentrée sans ouvrir le code pour qu’elle ne soit pas réutilisée facilement ?
    Est-ce un soucis de cohésion que de s’attribuer les mérites des actions réalisées par d’autres ?
    Est-ce un réellement un manque de cohésion que de critiquer la vision monopolistique sur le libre de Canonical ?

    Je ne crois pas.

  15. NicoM
    16 septembre, 2010 à 21h00

    @regala

    Ta réponse confirme ce que je pense. La plupart des personnes qui critiquent Ubuntu n’ont aucune idée de ce que veut dire le mot ergonomie Tu me réponds en me jetant des “joli” et des “artwork”. Bon, si tu veux, mais je n’ai jamais parlé de l’apport esthétique de Canonical. Personnellement, le joli avec les effets 3D et les thèmes transparents, j’en ai un peu rien à faire, d’ailleurs j’ai désactivé tous les effets depuis bien longtemps, que ce soit sous Ubuntu ou Windows.
    L’ergonomie c’est autre chose, c’est ce qui fait la différence de productivité entre Gimp et Photoshop par exemple. Gimp est très bien, il est puissant, mais c’est chiant à utiliser.
    Saches d’ailleurs que dans la société dans laquelle je travaille, ergonomes et graphistes ne sont pas les même personnes et les premiers sont mieux payés, au grand damne des seconds.

  16. Philippe
    16 septembre, 2010 à 22h19

    @sidney_v : Merci pour l’exclu et à l’équipe des traducteurs !
    @regala : je n’ai pas dit qu’il était mauvais de discuter tout le monde en rang et que pas une tête dépasse :-) J’ai dit qu’il était mauvais de s’entre-déchirer ce qui arrive souvent et n’est pas la même chose que discuter de façon calme et constructive comme vous le faites ici .

  17. Pili
    16 septembre, 2010 à 23h47

    Je ne comprends pas. Quand j’ai découvert GNU/linux c’était via ubuntu, je ne connaissais rien à GNU/linux et ne connaissais même pas les logiciels libres. Je tombe comme Alice, au pays des merveilles… J’ai le droit de choisir : ma distribution, les logiciels que je désire, ma présentation et tout cela gratuitement. J’ai le pouvoir de bidouiller ( dans mon cas en superficie ), de tester, de me planter… eh oui. J’ai le plaisir d’apprendre en m’amusant, de partager, de donner et recevoir. Et tout cela grâce à des personnes qui prennent du temps pour créer des logiciels, des interfaces, des OS, alors moi je dit MERCI, du fond du coeur, même si canonical prends une voie différente de ce qui vous pensiez être la sienne et si un jour je me retrouve déçu également, je sais que grâce aux effort de canonical j’ai retrouvé ma liberté et je n’ai plus peur de m’aventurer dans le monde GNU/linux. Je repense alors à cette phrase du “Prisonnier” : je ne suis pas un numéro (7), je suis un homme libre.
    Prenons ce qui nous est offert et donnons ce que nous pouvons…

  18. david96
    17 septembre, 2010 à 00h41

    +1 Avec l’argumentation de Phili…

    Je suis sous Ubuntu depuis 2006, cet OS m’a comblé en tout… depuis je suis un fervent défenseur des logiciels libre et tout ce qui tourne autour de GNU/Linux.

    Il y a eu qqs choix regrettable (tel qu’Ubuntu One), mais quand bien même on a toujours le choix de les utiliser ou pas. C’est ce qui fait et fera toujours la force d’un OS libre. On est maître et décideur de notre PC.

    Si d’avenir Ubuntu passe du côté obscur je changerai d’OS libre, mais je n’oublierai jamais tout ce qu’Ubuntu m’a apporté.

  19. david96
    17 septembre, 2010 à 00h45

    Ooops Je voulais dire +1 pour Pili, désolé pour le double post (pas possible d’éditer.

  20. Brice Capelle
    17 septembre, 2010 à 10h31

    @David96: C’est quoi le coté obscure ? Le fait qu’il passe payant ? Libre ne veut pas dire gratuit.

    Pour ce qui est d’Ubuntu One c’est un des éléments qui leur permettrait de gagner un peu d’argent. Je doute que cela fonctionne par contre mais on a pas de chiffre.

    Au dernière nouvelle Canonical ne rentre pas encore dans ses frais. À moins que quelqu’un ai des chiffres plus récents.

  21. david96
    17 septembre, 2010 à 10h42

    @Brice, du tout, je sais bien que le libre n’est point synonyme de gratuit… Suffit de voir les marchés publics et c’est tant mieux.

    Par côté obscur, je parlais surtout du fait qu’il me semble qu’Ubuntu One n’est pas totalement « Open Source ».

  22. Galuel
    17 septembre, 2010 à 11h38

    Personnellement je ne me vois pas utiliser une autre distribution qu’Ubuntu, que j’ai installée en dual boot sur 2 machines, l’une en tant qu’OS principal, et l’autre en tant qu’OS secondaire.

    Il est très clair mon point de vue que l’aspect simplicité et pratique est fondamental. Je n’ai pas de temps à consacrer à réparer bugs, gérer la complexité, etc… Et on voit bien avec l’exemple extrême inverse, Apple, que la simplicité et le côté pratique l’emporte de très loin en terme d’adhésion sur la nature du code (libre ou propriétaire).

    J’ai donc envie de dire, que si le code libre est un atout, alors ce ne doit pas être au détriment des aspects ergonomiques, sinon l’atout devient nul.

    Donc de ce point de vue, la démarche de Canonical est non seulement justifiée, mais elle est nécessaire ! J’ai pour ma part la conviction que l’ergonomie libre doit aussi largement l’emporter sur l’ergonomie propriétaire !

    Je pense donc que nous ne sommes qu’à la moitié du chemin pour un déploiement de GNU/Linux sur les postes de travail de Mr tout le monde, parce que l’ergonomie n’a pas – encore -rattrapé l’ergonomie propriétaire.

    Donc au lieu de tirer dans les pattes des uns ou des autres, la communauté gagnerait à intégrer des acteurs qui ne sont pas des codeurs au sens technique du terme, mais des codeurs au sens ergonomique du terme, qui apportent cette dimension fondamentale au développement des distributions, que ce soit pour le côté installation, usage, et mises à jour.

    On ne peut que constater sur les Forums une grande absence de la discussion autour de l’ergonomie, comme si ça pouvait se faire sans y apporter une attention particulière. Quand on voit qu’on a encore et toujours des discussions qu’on peut avoir sur cette %^¨$$**&”# de ligne de commande à la *%^$&’##; qui n’en finit pas de pourrir la vie des utilisateurs, et qui prennent encore et toujours un temps incommensurable de formation inutile et repoussante…

    Donc oui, Canonical joue un rôle fondamental en développant non pas le code technique libre mais une ergonomie libre, condition à l’acceptation du système par un plus grand nombre d’utilisateurs.

  23. Brice Capelle
    17 septembre, 2010 à 12h15

    @David96: Clairement Ubuntu One n’est pas Libre. Ce qui a posé beaucoup de problème dans la communauté Libre qui n’accepte pas qu’un acteur du Libre ne fasse pas tout en Libre. Ce qui est dommage, la communauté du Libre est des fois très intolérantes.

    Pour l’avoir testé je trouve ça sympa, mais je n’y trouve pas mon compte. Et qu’il soit Libre ou pas ne me dérange pas.

    @Galuel: En général dans la communauté du Libre on a beaucoup de technicien, des gens qui connaisse bien soit le développement soit l’administration système. Leur point de vue reste majoritaire et donc oublie ce qui n’ont pas leur approche et donc l’ergonomie en prend un coup. En tout cas je suis du même avis que toi.

    J’aimais bien Mandriva pour son coté user friendly mais je n’aime pas les RPM, j’aimais Debian pour ses Deb qui sont robuste mais Debian n’est pas user friendly. Puis Ubuntu est née, le mélange que j’attendais !

    Debian a changé son fusil d’épaules dernièrement, et est devenu plus user friendly et eye cnady justement pour avoir plus de gens qui l’utilise en poste de travail.

  24. lescure
    17 septembre, 2010 à 13h00

    @galuel Donc si je te suis, RedHat et Novell devraient arrêter leurs contributions massives au noyau ou Gnome par exemple, pour faire ce que fait Canonical et ainsi attirer les utilisateurs ?

  25. Galuel
    17 septembre, 2010 à 13h12

    @lescure

    Non il ne faut pas “arrêter” ! Mais c’est une erreur de sous-estimer l’ergonomie.

    Pour ma part, je connais l’informatique depuis l’achat de mon ZX81 en 1984. Si je suis l’évolution, on voit bien que c’est le MAC et son ergonomie qui a fait exploser l’usage, mais ensuite c’est le PC et Windows 3.1 qui ont on pris ensuite le relais. Pourquoi ? Parce que le PC est libre justement ! C’est une architecture qu’IBM a offert comme norme standardisée internationale, et que Windows 3.1 a permis de se libérer de l’affreux DOS.

    Le jour où Linux proposera une distribution totalement libérée de l’affreuse ligne de commande, l’usage explosera.

  26. david96
    17 septembre, 2010 à 14h05

    Libérée de la ligne de commande ?

    C’est ce qui fait sa force justement ! De plus l’alternative existe. On a le choix de l’utiliser ou pas.

  27. Galuel
    17 septembre, 2010 à 14h20

    @david96

    J’entends “libérer l’utilisateur non technicien” de la ligne de commande…

    Non on a pas “le choix” de l’utiliser ou pas, la pratique montre qu’il est impossible d’utiliser Ubuntu sans y faire appel régulièrement pour plein d’utilisations différentes (paramétrer le matériel, changer des variables de programmes etc…).

    J’ai envie de dire “réponse typiquement geek” étant donné que c’est le type de réponse qu’on reçoit à chaque fois qu’on rencontre un problème (“la ligne de commande c’est bien !” “tu peux ne pas l’utiliser” etc…). Et au final faut ouvrir cet horreur de terminal.

    C’est entre autres la raison fondamentale qui fait que je suis en Dual Boot, et que je ne me vois pas lâcher mon Windows XP avant un bon moment encore… Et que je ne conseille pas à mes relations d’adopter Ubuntu, parce que je sais que je devrai en assurer la maintenance avec des problèmes que sous Windows je gère en trois clics.

  28. Brice Capelle
    17 septembre, 2010 à 14h43

    @Galuel: Tu ne dois pas avoir de chance car en utilisation basique, aucun besoin d’utiliser la ligne de commande. Ou alors tu veux faire des modifications avancées mais je répète pour une utilisation basique cela ne pose pas de soucis.

    Quant au matériel à moins d’avoir du matériel exotique … y a pas de raison que cela ne fonctionne pas. S’il trouve des pilotes non libre il l’affiche à l’écran.

    Pour ma part pour corriger des problèmes Windows je suis souvent obligé de passer par la ligne de commande surtout pour connaître l’adresse IP (merci XP …)

  29. david96
    17 septembre, 2010 à 15h09

    Mais la ligne de commande est bien plus simple que d’aller trifouiller dans une base de registre ou de cliquer sur 25 liens, reboot et que sais-je encore !

    Quand un nouvel utilisateur arrive sur l’OS Ubuntu, c’est la 1ère chose qui lui fait peur, certes !
    Mais par la suite, il comprend vite son efficacité et rapidité, à un tel point qu’il en redemande.

    Avec l’aide via la ligne de commande, c’est un simple copier/coller.

    Faudrait être franchement « con » pour enlever un tel outil.

  30. Philippe
    17 septembre, 2010 à 15h12

    Faudrait être franchement « con » pour enlever un tel outil. Cette phrase était inutile. Il n’y a personne à insulter ici.

  31. david96
    17 septembre, 2010 à 16h11

    Ce n’était pas mon intention, c’était plus dans un sens général pour appuyer le propos, je ne visai personne en particulier. Je m’en excuse…

  32. Brice Capelle
    17 septembre, 2010 à 16h29

    @David96: Pour toi la ligne de commande est plus simple et rapide car tu connais les commandes. Un utilisateurs Lambda lui ne les connait pas donc passer par une interface graphique est “plus simple” pour lui car c’est visuel. Qui plus est il n’a jamais été question de supprimer la ligne de commande mais plutôt d’ajouter des interface graphique pour les gens du commun.

    Ta réaction est typique du geek/admin qui a l’habitude et qui ne comprend pas que les autres n’y arrive pas ou ne veulent pas y arriver/comprendre.

  33. david96
    17 septembre, 2010 à 17h29

    @Brice, du tout… Je l’ai précisé au début, ça décontenance au début, mais on s’y fait vite… Autant que pour résoudre des bugs liés à Windows, l’utilisateur quel que soit son niveau s’adapte.

    De plus, tout peut ce configurer en mode graphique sur Ubuntu.

    Mais avec le temps et quand on connaît le système on préfère la ligne de commande. J’ai commencé en mode graphique aussi. ;)

  34. Brun V
    17 septembre, 2010 à 18h12

    Je dois avouer que le Terminal est un des points qui me retient de conseiller Ubuntu à des amis. Moi-même j’ai l’habitude d’utiliser du code (programmation Web), et je m’y retrouve à peine avec la console à force de recherches parfois fastidieuses sur les forums et les wikis pas toujours à jour.

    Exemple concret : ma mère pense s’acheter un nouveau PC, mais a un budget limité; je lui dis qu’elle pourrait économiser sur l’OS, l’antivirus et le traitement de texte en passant sur Ubuntu. Mais d’un autre côté je sais pertinemment que chaque fois que quelque chose ira de travers, c’est moi qui devrai me taper la recherche pour trouver une commande à laquelle je ne comprendrai rien mais qui devrait théoriquement régler son problème. Et je me mets à sa place, elle qui ne comprendra pas ce qui se passe et au final n’apprendra jamais à se débrouiller avec Ubuntu, alors que sur Windows par exemple elle pourrait se rappeler de la logique de fouiller dans tel ou tel menu plutôt bien expliqué – à défaut de réussir à tous coups, elle aurait au moins l’impression d’avoir tenté quelque chose de compréhensible et de ne pas être « helpless ».

    Je suis donc d’accord pour dire que cacher la console un maximum me paraît une étape importante pour attirer le commun des mortels (qui reste la majorité écrasante que certains semblent pourtant oublier ou négliger). La compatibilité des programmes reste évidemment *la* grosse bête noire du libre.

  35. david96
    17 septembre, 2010 à 18h27

    J’ai installé Ubuntu chez de nombreuses personnes ne connaissant rien à l’informatique (Mon garagiste, ma femme, ma fille – 7 ans à l’époque -, une étudiante etc…)

    Et bien croyez moi, ça va faire des années qu’ils ne m’ont jamais sollicité pour quoi que ce soit.

    Pourtant à chaque fois je leur demande : « Alors pas de blème avec le PC »
    Réponses :unanime : « Non ! »

    Ils n’ont jamais eu à ouvrir la console (véridique) et ça va déjà faire 3/4 ans sans aucun souci.

    Là seule chose que j’ai bloqué et que je ferais comme maintenance pour eux, c’est la mise à niveau vers une nouvelle version.

    Ça c’est clair que c’est for me le gros défaut d’Ubuntu.

  36. Philippe
    17 septembre, 2010 à 20h16

    Cette histoire de ligne de commande fait parti des grands classique :-) . Je dirais cependant que c’est probablement un faux débat. Dans la mesure où quand on parle d’ergonomie il faut aussi savoir par rapport à qui. L’ergonomie qui peut-être attendue pour ma belle-mère n’a rien à voir avec celle que peut attendre un administrateur système ou encore un tétraplégique ! Donc la ligne de commande est une façon de répondre au besoin de paramétrage de son système pour certains mais est inadapté pour d’autres
    Un autre débat serait de définir ce que peut-être une interface ergonomique et conviviale pour monsieur tout le monde et qui évite le syndrome du clicodrome. Windows n’est pas un modèle du genre. Je crois (par des on-dit) que celle du MacOSX serait exemplaire en ce domaine.

  37. Philippe
    17 septembre, 2010 à 20h19

    On me signale dans mon oreillette Statusnet que le Framablog vient de publier la traduction du texte de Mark Shuttleworth

  38. david96
    17 septembre, 2010 à 22h15

    merci, je fais suivre… :)

    Y’a de la lecture dit dont ! :P

  39. Trim
    18 septembre, 2010 à 02h50

    “Ubuntu contribue-t-il aux logiciels libres ?”

    Personnellement je dirais oui : j’ai lu à plusieurs endroits que “contribuer aux logiciels libres” pouvait se faire de manières totalement différentes sans passer par le codage (traductions, designs, documentations, aide sur des forums, compléter des wikis…). Ainsi, je pense qu’Ubuntu contribue aux logiciels libres dans le sens où, par sa démarche très amicale pour les utilisateurs (“user-firendly”), elle apporte à la communauté libre une réputation de fiabilité et un nouveau public.

    “Ubuntu respecte-t-il la communauté libre ?”

    Ceci est une question difficile à répondre : d’une part, Ubuntu fait tout pour mettre en avant les logiciels libres et leur faire énormément de publicités à travers le monde, mais d’autre part, Ubuntu fait beaucoup d’aménagements ou de corrections de logiciels libres sans forcément les proposer en retour aux développeurs du logiciel de base.

    Ce dernier point, se ressent lorsqu’on est en présence d’un bug et que l’on ne sait pas si l’on doit le transmettre à Ubuntu ou aux développeurs du logiciel libre. En effet, j’ai toujours trouvé difficile de savoir exactement si les nouvelles options provenaient de nouvelles versions du logiciel de base ou si elles étaient particulières à Ubuntu (je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai de la peine avec leur launchpad…)

    Ainsi, je dirais que, oui, Ubuntu respecte la communauté, mais ne la soutiendrait pas totalement pour ce qui est de faire des retours.

    “La communauté devrait-elle critiquer ou aider Ubuntu ?”

    Je comprends bien que la communauté se sente lésée du fait qu’Ubuntu ne leur fait apparemment pas de retour et qu’Ubuntu ne suit pas toujours la direction choisie par les projets (selon le commentaire de regala). Mais Ubutnu ayant aussi pour rôle de faire progresser la part de marché du logiciel libre, je pense que la communauté aurait plus intérêt à collaborer avec Ubuntu pour comprendre leurs choix différents et pour que tout cela se passe autour d’une discussion saine plutôt que des critiques qui ralentissent la machine.

    Je voudrais plutôt dire qu’Ubuntu et la communauté devraient “s’entraider” : Ubuntu devrait faire l’effort de discuter avec les mainteneurs de projet de changements possibles et les mainteneurs de projets devraient les écouter puis accepter ou refuser les modifications (ceci est mon point de vue, je ne sais pas si c’est déjà le cas, mais à mon avis ça serait une bonne solution pour avancer ensemble).

    // Ci-dessous mes réponses aux questions des commentaires :

    Pour la question de l’usage d’Ubuntu au quotidien pour n’importe qui :

    J’ai aussi commencé par Ubuntu en 2007 grâce à un site francophone, ça m’a ouvert les yeux sur les logiciels libres, cela m’a libéré de Windows et m’a enfin permis à commencer à comprendre comment mon ordinateur fonctionne. Seulement, ensuite, tout en peaufinant mes configurations et mes préférences (et en testant d’autres distributions grâce à la première ouverture d’Ubuntu), je me suis rendu compte que Debian correspondait beaucoup mieux à mes besoins : je peux choisir de changer de logiciel préféré pour telle ou telle tâche (PulseAudio vs Alsa, NetworkManager vs Wicd,…) sans perdre les dépendances des paquets de bases.

    En fait, c’est assez paradoxal : Ubuntu m’a fait goûter à ma liberté et m’a donné envie d’en avoir encore plus, du coup j’ai quitté Ubuntu ^^, mais j’en ai toujours eu une bonne impression (le desktop familial est resté sous Ubuntu, alors je vois encore ce qui se passe).

    Du coup, je pense qu’Ubuntu est la bonne distribution pour un utilisateur lambda, mais qu’il ne faut pas hésiter à aller voir ailleurs si on n’en est pas satisfait complètement.

    Pour la question de la ligne de commande :

    Que vous le vouliez ou non, on ne pourra pas s’en défaire, ne serait-ce que parce que pour exécuter les serveurs graphiques, il faut une base en ligne de commande. Ensuite, quand le serveur graphique plante, il faut toujours pouvoir comprendre d’où vient la panne grâce aux logs accessibles en ligne de commande. Vous vous êtes déjà retrouvé devant des erreurs de Windows qui dit genre “Le système a rencontré un problème et va être redémarré” (ou encore un de ses panneaux bleus qui affichent des numéros incompréhensibles) ? Eh bien! autant vous dire que je préfère dépanner une distribution Linux qui est un peu plus bavarde qu’un Windows qui ne permettra pas de réparer le problème…

    Je veux bien croire que la ligne de commande en texte blanc sur fond noir fait d’abord peur, mais ce n’est qu’un a priori : plus efficace et ciblé qu’une ligne de commande me semble difficile à faire. Surtout que pour configurer ses préférences, on tombe directement sur l’option du programme intéressante dans le dossier “/etc/” sans passer par des Gconf ou des panneaux de configurations simplifiés qui ne proposent pas toutes les fonctionnalités…

    Pour la question de l’ergonomie :

    Oui, mais à quel prix ? Il me semble que Apple veut être tellement ergonome, que l’utilisateur ne cherche même pas ce qui se passe dans son ordinateur (voir l’article http://www.framablog.org/index.php/post/2010/08/02/apple-crepuscule-du-bidouilleur ).

    Pour la question de la rapidité de développement :

    Je ne sais plus où je l’ai lu, mais Ubuntu ne se baserait pas à chaque fois sur la dernière version “unstable” de Debian ? Ceci expliquerait en partie comment ils font pour être aussi rapides : ils se baseraient sur un système déjà débuté et corrigeraient (rapidement?) les bugs les plus importants pour en faire une version un peu plus stable. Là, je spécule, j’avoue, mais je n’ai pas le temps d’approfondir ma recherche.

  40. Philippe
    18 septembre, 2010 à 10h19

    @Trim merci pour votre témoignage trés complet de votre parcourt. Concernant la façon dont Ubuntu est développé je vous renvoi à l’article que j’avais écrit à ce sujet
    http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-10-04-lucid-lynx-histoire-fabrication-version/

  41. Brice Capelle
    20 septembre, 2010 à 11h29

    @David96: J’ai commencé en ligne de commande et maintenant je suis content que tout puisse se faire en mode graphique. Je suis un humain, donc le visuel est important. Mais heureusement la ligne de commande est toujours là, elle reste indispensable, surtout sur des serveurs où l’interface graphique ne sert à rien. :)

  42. david96
    20 septembre, 2010 à 11h40

    @Brice, comme quoi ! :)

    En résumé, tant qu’il y aura le choix. Tout le monde sera content ;)

  43. mino
    20 septembre, 2010 à 13h58

    technico-technique ou ethico-éthique

    Pourquoi ne pas simplement dire “technique”, ou “éthique” ?

  44. Philippe
    20 septembre, 2010 à 23h05

    @mino : je ne sais pas :-) ! C’est vrai que c’est plus simple.

  45. Nico
    26 septembre, 2010 à 23h51

    M

  46. Nico
    27 septembre, 2010 à 01h12

    J’ai mis ma petite soeur de 7 ans et mon beau père de 60 ans sur Ubuntu. Ils ne rencontrent pas de difficulté avec la ligne de commande car ils ne l’utilisent pas. Ils n’ont aucune raison de l’utiliser en fait.

    Pour revenir à l’ergonomie d’ubuntu … ça ressemble de plus en plus à un Mac, ce qui me motive de plus en plus à changer de distro.

  47. david96
    27 septembre, 2010 à 01h41

    Ma fille de 9 ans qui utilise Ubuntu depuis l’age de 7 ans m’a demandé un cour sur le ssh aujourd’hui même , c’est en me voyant bosser à la foi sur le portable et sur le fixe. Ha l’instinct de vouloir savoir ! lol !

  48. tomtomvoix
    18 octobre, 2010 à 15h07

    Je découvre le blog, c’est pourquoi j’arrive un peu tard pour participer aux commentaires.

    Comment réussir sa distribution Linuxienne sans reconnaissance matérielle ?
    Alors t’en veux du Linux ? On essaye Mandriva, Debian : que dalle, matériel mal ou pas reconnu…
    on lui glisse le cd d’Ubuntu et ça marche du premier coup !
    Alors les débats à propos des autres distributions, ça prendra sur moi quand elles sauront s’installer aussi facilement !

    Le dual-boot c’est pour les feignasses !
    Ensuite, le Windowsien découvre et s’adapte à la nouveauté, ou pas.
    Comme j’étais paumé, j’ai viré Windows XP et suis passé au mono boot “Ubuntoutseul”, comme ça j’ai été obligé de m’y mettre pour de bon, à fond.

    Ubuntu la passerelle !
    Bien entendu, ça marche plutôt bien, on fait tout, on a un PC qui ne rame pas, (enfin tous les avantages que la communauté apprécie), mais surtout on découvre un monde nouveau, le monde “du libre”, ce qui donne à penser d’une façon différente, ce qui n’est pas rien.

    Conclusion:
    Si les autres distributions ne font pas aussi bien qu’elle, elles se verront masquées par Ubuntu.
    Oui Ubuntu est majoritaire et finit par devenir synonyme de Linux,
    oui elle propose le Cloud-computing, mais , comme moi, on peut ne pas l’accepter et s’en détourner.
    Oui elle ressemble à Mac-OS (et pourquoi pas) ce qui me pousse à croire qu’un jour on verra du matériel badgé Ubuntu, (comme la pomme : système d’exploitation + matériel, le tout de bonne qualité), ce qui lui permettra d’en vivre.

  49. Brice Capelle
    18 octobre, 2010 à 15h28

    @tomtomvoix: Bien résumé! :)

  50. Joe Linux
    3 novembre, 2010 à 20h03

    Bonjour à Tous,
    Je faisais une recherche sur le Web: “fedora 14 points clés” et je suis “tombé” sur cette page que j’ai lu avec un très grand plaisir parlant d’Ubuntu et autres…
    Merci à Philippe et aux contributeurs pour l’excellence de l’article et des messages. C’est un très bon résumé des différents états d’esprit de l’open source, du libre et de GNU/Linux. Dans chacun de vos messages, je me retrouve…
    Me concernant et comme exprimé par certains, si nous voulons que les distributions GNU/Linux touchent le plus grand nombre (le bureau de tout le monde): la simplicité doit être de mise et là Ubuntu (Cannonical) se différencie fortement de, par exemple, Fedora (Red Hat) et OpenSUSE (Novell).
    De plus une distribution GNU/Linux sans pilotes – codecs – etc. propriétaires n’est pas vraiment utilisable de nos jours, sans parler de la majorité des jeux (j’en sais quelque chose avec mes ados) qui ne tourne que sous Windows. Et pour le 1er point de tout ce qui est propriétaire, Ubuntu se différencie à nouveau positivement et fortement de ses consoeurs.
    Alors ? Moi je suis satisfait que chaque distribution apporte sa contibution – même – différenciée à la très grande communauté de l’Open source et GNU/Linux. Je ne vois rien à y redire.
    Debian étant un cas à part de par la structure purement bénévole de sa communauté, Cannoncial ne peut pas, quelle que soit sa volonté et/ou ses possibilités, contribuer au même niveau – de la même manière à la communauté de l’Open source que des grandes sociétés comme Red Hat et Novell. Ces 2 sociétés n’ont pas du tout les mêmes moyens financiers que leur toute petite consoeur. Regardons ce qui est en train de se passer avec Mandriva pour des raisons économiques. Si Cannonical ne se diversifie pas et n’intègre pas une partie payante plus importante, c’est ce qui pourrait lui arriver…
    Alors ? Le développement d’une distribution GNU/Linux à succès (qui dépasse que les geeks) passe par un “sponsor” fortuné, une grande entreprise ou par une grande communauté très active. Sinon elle restera confidentielle et disparaitra…
    Je remercie tous les acteurs de l’Open source (individus, communautés et sociétés) pour essayer de nous délivrer gratuitement (qui est prêt à – peut travailler pour 0 € tous les jours de l’année) des sytèmes d’exploitation et applications alternatifs toujours meilleurs et donnant de plus en plus satisfaction par rapport au tenant du monopole (PC clients) qu’est Microsoft avec Windows.
    Pour les anciens et dans un autre domaine, rappelons-nous de l’Espéranto et des espoirs succités. Une langue unique et mondiale avec laquelle tous les peuples de la terre pourront communiquer en prennant un peu de son contenu dans toutes les langues. Qui le parle aujourd’hui ? Les initiateurs du projet avaient juste oublié qu’un langue sans au moins une culture et une histoire communes sur lesquelles s’appuyer ne peut exister et se développer. Elle était vouée dès l’origine à rester dans le cercle très fermé des “geeks” linguistes. C’est ce que nous devenons éviter à tout prix…
    Le débat reste plus qu’ouvert…
    Bien à vous.

  51. Philippe
    3 novembre, 2010 à 20h18

    Merci à toi aussi pour ta contribution…