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> <channel><title>Philippe Scoffoni &#187; Planet Ubuntu-FR</title> <atom:link href="http://philippe.scoffoni.net/category/planet-ubuntu-fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://philippe.scoffoni.net</link> <description>Logiciels Libres, Open Source, technologies ouvertes, Cloud Computing et tout le reste...</description> <lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 11:11:27 +0000</lastBuildDate> <language>en</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <atom:link rel='hub' href='http://philippe.scoffoni.net/?pushpress=hub'/> <item><title>Pourquoi Linux Mint ne peut pas remplacer Ubuntu (pour l&#8217;instant)</title><link>http://philippe.scoffoni.net/linux-mint-ubuntu-pas-remplacer/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/linux-mint-ubuntu-pas-remplacer/#comments</comments> <pubDate>Tue, 29 Nov 2011 13:11:52 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Opinions Libres]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Debian]]></category> <category><![CDATA[distribution]]></category> <category><![CDATA[GNU/Linux]]></category> <category><![CDATA[Linux Mint]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=4375</guid> <description><![CDATA[Il règne une fureur médiatique autour de Linux Mint. Il paraîtrait que Mint va remplacer Ubuntu ou en tout cas réduire celle-ci à l'état de distribution de seconde zone. Une assertion à laquelle dans l'état actuel des choses je ne crois pas.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il règne une fureur médiatique autour de Linux Mint. Il paraîtrait que Mint va remplacer Ubuntu ou en tout cas réduire celle-ci à l&#8217;état de distribution de seconde zone. Une assertion à laquelle dans l&#8217;état actuel des choses je ne crois pas.<br
/> </strong></p><h2>Distrowatch.com, les chiffres du buzz</h2><p>Tout le buzz est parti des chiffres donnés par le site <a
title="Distrowatch" href="http://distrowatch.com/">Distrowatch.com</a> qui fournit un classement des distributions GNU/Linux les plus consultées sur son site.</p><p>Tout d&#8217;abord, qui connaît et surtout qui consulte Distrowatch ? A mon avis uniquement les geeks libristes et anglo-saxons. En quoi ces chiffres sont-ils significatifs ? Parce qu&#8217;ils ont placé Ubuntu en tête des distributions GNU/Linux pendant des mois et des mois ? Je pense franchement que ce point est très discutable et en tout cas bien insuffisant pour conclure comme l&#8217;on fait bien des médias.</p><p>Le seul chiffre qui serait significatif à mon avis serait issu des fréquentations de sites web. Mais là difficile d&#8217;avoir l&#8217;information. j&#8217;ai fait quelques tests avec une Linux Mint virtualisée pour voir quelles informations on pouvait récupérer et j&#8217;obtiens juste dans les logs de mon serveur web :</p><p>&#8220;Mozilla/5.0 (X11; Linux x86_64; rv:8.0) Gecko/20100101 Firefox/8.0&#8243;</p><p>Mais d&#8217;autres seront peut-être plus à même que moi d&#8217;obtenir la bonne information.</p><p>Alors oui, Linux Mint connaît probablement un regain d&#8217;intérêt grâce aux choix qu&#8217;elle a effectué en matière d&#8217;interface utilisateur, mais est-ce suffisant pour en conclure la décrépitude d&#8217;Ubuntu ?</p><h2>Mais Linux Mint c&#8217;est fait à partir d&#8217;Ubuntu ?</h2><p>En effet, Linux Mint est construite à partir d&#8217;Ubuntu. Ceci explique les quelques semaines de décalage entre la sortie de Linux Mint et d&#8217;Ubuntu. Linux Mint 12 est donc basée sur Ubuntu 11.10. Mais <strong>il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un fork</strong>, c&#8217;est à dire d&#8217;une duplication des sources d&#8217;Ubuntu qui seraient ensuite modifiées.</p><p>Linux Mint est constituée par ajout (et substitution ?) de paquets à Ubuntu. On le voit en regardant la liste des dépôts :</p><p>deb http://packages.linuxmint.com/ lisa main upstream import<br
/> deb http://archive.ubuntu.com/ubuntu/ oneiric main restricted universe multiverse<br
/> deb http://archive.ubuntu.com/ubuntu/ oneiric-updates main restricted universe multiverse<br
/> deb http://security.ubuntu.com/ubuntu/ oneiric-security main restricted universe multiverse<br
/> deb http://archive.canonical.com/ubuntu/ oneiric partner<br
/> deb http://packages.medibuntu.org/ oneiric free non-free</p><p>On constate qu&#8217;une Linux Mint évoluera de la même façon qu&#8217;Ubuntu. On note bien entendu la présence d&#8217;un dépôt spécifique. Le contenu de ce dépôt est prioritaire sur celui d&#8217;Ubuntu comme indiqué dans le fichier de préférence du logiciel de mise à jour :</p><p>Package: *<br
/> Pin: release o=linuxmint<br
/> Pin-Priority: 700</p><p>Package: *<br
/> Pin: origin packages.linuxmint.com<br
/> Pin-Priority: 700</p><p>Package: *<br
/> Pin: release o=Ubuntu<br
/> Pin-Priority: 500</p><p>Au passage vous avez ici l&#8217;illustration de la gestion des priorités des paquets dans une distribution utilisant le système de paquet <strong>Debian</strong>.</p><p><strong>L&#8217;installeur est également personnalisé</strong>, car on le sait les choix des paquets par défaut de Mint est différent de celui d&#8217;Ubuntu. L&#8217;image iso d&#8217;installation de Mint fait 1Go là ou celle d&#8217;Ubuntu reste sous la barre de 700Mo.</p><p>Évidemment, <strong>cela n&#8217;enlève rien à la valeur du travail de personnalisation</strong> fait par l&#8217;équipe de Mint qui a su très intelligemment configurer Gnome 3 pour répondre aux attentes des utilisateurs.</p><h2>Mais si Linux Mint tue Ubuntu que va-t-il se passer ?</h2><p>C&#8217;est là où l&#8217;on rentre un peu dans la quatrième dimension. On le voit, Linux <strong>Mint en l&#8217;état ne peut exister sans Ubuntu</strong>. Nous ne sommes pas dans une situation ou Linux Mint puisse remplacer Ubuntu. Cette dépendance forte rend la chose simplement impossible. Ou alors il lui faudrait forker Ubuntu. Je ne pense pas que ce soit à l&#8217;ordre du jour.</p><p>De plus, forker Ubuntu a-t-il un sens ? Il ne faut pas non plus  ignorer <a
title="Ubuntu 10.04 histoire de la fabrication d’une version" href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-10-04-lucid-lynx-histoire-fabrication-version/">la façon dont est fabriquée une version d&#8217;Ubuntu</a>. Cela commence par la copie des sources et dépôts de Debian dans sa version de test. A partir de là, un travail de personnalisation et de stabilisation est fait qui aboutit à une nouvelle version d&#8217;Ubuntu.</p><p>Finalement, <strong>Ubuntu et Mint doivent en grande partie leur existence à leur distribution mère Debian</strong>. Un sacré empilement de modifications, personnalisations pour arriver à Mint. On peut au passage se poser la question de &#8220;l&#8217;efficacité&#8221; d&#8217;une telle façon de faire. On pourrait peut-être faire directement la bonne distribution.</p><h2>Et si Linux Mint s&#8217;appuyait directement sur Debian ?</h2><p>C&#8217;est en quelque sorte déjà fait au travers de la version LMDE ou <a
title="Download Linux Mint Debian" href="http://www.linuxmint.com/download_lmde.php">Linux Mint Debian Edition</a>. Cette version est directement construite sur les dépôts testing de Debian. Tiens comme Ubuntu ? Pas tout à fait&#8230;</p><p>L&#8217;équipe de Mint applique ici la même méthode que pour la version basée sur Ubuntu. Les dépôts utilisés sont ceux de Debian (version testing) auxquels sont ajoutées les personnalisations propres à Mint. La version testing de Debian étant constamment mise à jour, nous avons donc à faire ici à une &#8220;<a
title="Rolling release" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rolling_release">rolling release</a>&#8221; et ça <strong>pour monsieur tout le monde ce n&#8217;est pas forcément conseillé</strong> et c&#8217;est clairement indiqué dans la présentation de cette version.</p><p>Et pourquoi LinuxMint ne se baserait-elle pas sur Debian directement, mais la version stable ? Le principal contre-argument est l&#8217;ancienneté des paquets mis à disposition. Cependant, rien n’empêche de lui ajouter <a
href="http://wiki.debian.org/fr/Backports">les dépôts backports</a> qui apportent leur lot de fraîcheur.</p><p>Il restera la question du <strong>support matériel</strong> qui pourrait obliger à forcer une mise à jour du kernel avec l&#8217;inconvénient d&#8217;entraîner peut-être de nombreux changements. Je n&#8217;ai pas la compétence pour l&#8217;affirmer. Mais cette <strong>approche me semble plus pérenne</strong> pour Mint.</p><p>Au final, cet article défend l&#8217;existence d&#8217;Ubuntu <strong>bien que je ne sois pas un partisan de celle-ci</strong> pour des raisons qui sont avant tout liées au <strong>modèle économique</strong> qui la porte : une entreprise basée à l&#8217;<a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_de_Man#.C3.89conomie">Ile de Man</a> ayant créé une fondation pour fédérer des bénévoles autour de sa distribution.</p><p>Mais surtout je crois qu&#8217;il ne faut pas trop s&#8217;emballer. Si la migration d&#8217;une parti des libristes est probablement réelle (mais dans quelles proportions et pour combien de temps ?), il n&#8217;en demeure pas moins que cela ne change pas grand chose au paysage actuel du <strong>logiciel libre qui restera absent des étales de Noël</strong> rempli de petites tablettes <strong>Apple</strong> ou <strong>Android</strong>.</p><p><strong>En l&#8217;absence d&#8217;une rupture technologique significative</strong> portée par les logiciels libres et d&#8217;un<strong> changement dans les modèles de fonctionnement</strong> actuellement employés, il est peu probable qu&#8217;ils dépassent auprès du grand public le petit pourcent actuel. Pourtant, il y aurait <a
href="http://mezalab.org/">des chemins de traverse à emprunter</a>. Mais encore faut-il avoir la curiosité de pousser la porte ouverte et l&#8217;envie de faire autrement.</p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/linux-mint-ubuntu-pas-remplacer/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 29/11/2011. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/linux-mint-ubuntu-pas-remplacer/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/linux-mint-ubuntu-pas-remplacer/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>36</slash:comments> </item> <item><title>Ubuntu Juju, utiliser vos charmes et déployer facilement des services dans le cloud</title><link>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-juju-charmes-deployer-services-cloud/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-juju-charmes-deployer-services-cloud/#comments</comments> <pubDate>Thu, 24 Nov 2011 19:57:38 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Cloud Computing]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[IaaS]]></category> <category><![CDATA[Juju]]></category> <category><![CDATA[Saas]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-juju-charmes-deployer-services-cloud/</guid> <description><![CDATA[Juju est une technologie qui permet de déployer facilement des applications dans un nuage informatique. Elle rend l'assemblage de services totalement automatisés]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Juju est une technologie qui permet de déployer facilement des applications dans un nuage informatique. Elle permet de capitaliser les bonnes pratiques des équipes techniques et de rendre l&#8217;assemblage de composants logiciel totalement automatisé.</strong></p><h2>Juju c&#8217;est quoi ?</h2><p><a
title="Ubuntu Ensemble Is Now Juju" href="http://www.cloudave.com/14950/ubuntu-ensemble-is-now-juju/">Juju provient du projet Ensemble</a>. C&#8217;est un mot d&#8217;origine africaine qui signifie &#8220;Magie&#8221;.</p><p>C&#8217;est un <strong>outil d’orchestration de services</strong> qui propose des recettes de déploiement. Pour faire simple, il permet <strong>en une ligne de commande</strong> de déployer une instance complète d&#8217;un serveur WordPress dans un environnement virtualisé de serveurs.</p><p>On peut faire le rapprochement avec les <strong>gestionnaires de paquets</strong> des <strong>distributions GNU/Linux</strong> mais cela va au-delà de la simple installation d&#8217;un logiciel.</p><p>Juju permet de rendre abstraite la notion de machine ou de serveur. On déploie un service dans le nuage. Le système se charge de l&#8217;allocation des ressources, de créer des machines virtuelles, etc&#8230; Cela va même jusqu&#8217;à configurer automatiquement les relations entre différents services selon les liens que l&#8217;on définit.</p><p>Pour l&#8217;instant le système ne gère pas les dépendances. Il faut donc penser à installer une base de données et à la lier avec l&#8217;instance de WordPress que l&#8217;on vient d&#8217;installer.</p><h2>La magie des charmes</h2><p>Pour cela Juju s&#8217;appuie sur des &#8220;Charmes&#8221;. Il s&#8217;agit de procédures exécutables écrites dans le langage de son choix qui doivent respecter certaines règles de nommage pour correspondre à ce qui est appelé un &#8220;hook&#8221;. <em>Un hook (littéralement « crochet » ou « hameçon ») permet à l&#8217;utilisateur d&#8217;un logiciel de personnaliser le fonctionnement de ce dernier, en lui faisant réaliser des actions supplémentaires à des moments déterminés (<a
title="Hook (informatique)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hook_%28informatique%29">source Wikipédia</a>). </em>Ces hooks contrôlent l&#8217;installation, la mise en relation, l&#8217;arrêt, le démarrage, etc des charmes.</p><p>Je ne suis pas sûr d&#8217;avoir totalement compris le principe des charmes, alors je vous laisse regarder cette démonstration qui est bien plus parlante. Elle montre leur utilisation pour déployer un site Mediawiki avec sa base de données et un système d&#8217;équilibrage de charge et de cache sans avoir à configurer quoi que ce soit.</p><p><iframe
src="http://www.youtube-nocookie.com/embed/AMHcy63wRL0?rel=0&amp;html5=1" frameborder="0" width="600" height="305"></iframe></p><p>La démonstration m&#8217;a tout simplement bluffé quand on sait le temps qu&#8217;il faut pour assembler tout ces composants (normal c&#8217;est une démonstration). La complexité de cette opération est masquée par les <strong>charmes</strong> qui j&#8217;imagine <strong>ne sont pas forcément simples à mettre au point</strong>. Mais quel gain de temps après&#8230;</p><p>Juste un point de détails, mais la démonstration montre la mise en oeuvre de Juju avec les services d&#8217;<strong>Amazon</strong>. Je suppose, mais je n&#8217;ai pas trouvé la réponse, que cela est possible aussi dans le cadre d&#8217;une infrastructure de cloud complète à base de serveurs Ubuntu et d&#8217;<strong>OpenStack</strong> par exemple.</p><p>Je vous laisse consulter <a
href="https://juju.ubuntu.com/Charms#Modifying_Existing_Charms">la liste des charmes</a> disponibles.</p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-juju-charmes-deployer-services-cloud/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 24/11/2011. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-juju-charmes-deployer-services-cloud/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-juju-charmes-deployer-services-cloud/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>3</slash:comments> </item> <item><title>Ubuntu adopte OpenStack au détriment d&#8217;Eucalyptus</title><link>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-openstack-eucalyptus/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-openstack-eucalyptus/#comments</comments> <pubDate>Fri, 13 May 2011 21:55:00 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Cloud Computing]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Canonical]]></category> <category><![CDATA[entreprise]]></category> <category><![CDATA[Eucalyptus]]></category> <category><![CDATA[OpenStack]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=4050</guid> <description><![CDATA[Ubuntu adoptera pour ces offres de cloud computing la pile Open Stack en remplacement d'Eucalyptus utilisé depuis la version 9.10.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ubuntu adoptera pour ses offres de cloud computing la pile Open Stack. Un changement d&#8217;orientation qui intervient après le choix depuis la version 9.10 du projet Eucalyptus. Open Stack initié par la NASA et l&#8217;hébergeur Rackpsace est soutenu par des poids lourds comme Dell, Intel, Citrix ou encore  Cisco. Un revirement qui peut être interprété comme un signe de prise en compte de la position dominante grandissante d&#8217;OpenStack.<br
/> </strong></p><p>La nouvelle est tombée cette semaine, les futures versions de l&#8217;offre de cloud d&#8217;Ubuntu utiliseront la technologie <a
href="http://www.openstack.org/">OpenStack</a>. C&#8217;est lors d&#8217;une réunion des développeurs à Budapest en Hongrie que l&#8217;annonce a été faite.</p><p>Ubuntu Server 11.10 inclura donc OpenStack comme base de la solution Ubuntu Enterprise Cloud (<a
href="https://help.ubuntu.com/community/UEC" target="_blank">UEC</a>). La version serveur comportera un ensemble d&#8217;outils pour aider les utilisateurs à migrer d&#8217;<a
href="http://www.eucalyptus.com/">Eucalyptus</a> vers OpenStack.</p><p><a
title="Karmic Koala (Ubuntu 9.10) sera dopé à l’Eucalyptus" href="http://philippe.scoffoni.net/karmic-koala-mangera-de-leucalyptus/" target="_blank">Eucalyptus apparu avec la version 9.04</a> sera maintenu comme une application à part entière. Les utilisateurs de la version LTS (Long Term Support) 10.04 ont donc jusqu&#8217;en avril 2015 pour effectuer une éventuelle migration.</p><p>OpenStack est un projet initié par la NASA et l&#8217;hébergeur américain Rackspace. Les ambitions annoncées ne sont pas des moindres : faire de  ce projet un des standards de l’industrie. Une ambition commune <a
title=" Open Source Cloudware Initiative, encore une…" href="../open-source-cloudware-initiative-encore-une/">à bien d’autres initiatives</a> dans le domaine. Parmi <a
href="http://www.openstack.org/community/">les soutiens au projet OpenStack </a>on trouve les noms de sociétés comme Citrix, Dell, AMD ou encore Intel.</p><p><strong>Canonical n&#8217;a pas donné de raisons précises</strong> pour ce changement d&#8217;orientation. Il faut néanmoins savoir que les composants du cœur d&#8217;Eucalyptus sont sous licence open source. La société qui porte le projet réserve certaines fonctionnalités avancées pour la version commerciale de son produit. Certains ont également <a
href="http://www.virtualizationpractice.com/blog/?p=5987" target="_blank">exprimé leur inquiétude</a> sur le fait qu&#8217;Eucalyptus repose sur l&#8217;<a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Interface_de_programmation">interface de programmation</a> (API) d&#8217;<a
href="http://aws.amazon.com/fr/ec2/">Amazon EC2</a> ce qui limite le nombre d&#8217;offres de cloud computing publiques qui puissent être utilisées pour héberger une instance d&#8217;une machine virtuelle.</p><p><a
href="http://blogs.vmware.com/vcloud/2010/02/a-quick-comparison-of-vmware-vcloud-and-amazon-ec2-apis.html" target="_blank">Vmware a également montré du doigt</a> le fait que l&#8217;API EC2 soit propriétaire (l’hôpital se moque-t-il de la charité ?)  même si Amazon autorise sa réutilisation dans des projets comme Eucalyptus. Marten Mickos, CEO d&#8217;Eucalyptus Systems, <a
href="http://www.networkworld.com/news/2010/082510-eucalyptus-strengthens-its-back.html" target="_blank">a insisté sur le fait</a> que l&#8217;API EC2 d&#8217;Amazon était de facto un standard, car largement utilisée dans l&#8217;industrie de l&#8217;informatique.</p><p>Canonical ne peut pas avoir non plus ignoré que pas moins de<strong> 53 sociétés ont rejoint l&#8217;initiative OpenStack</strong>. Un autre fait a ajouter à cette longue liste est le <a
href="http://www.talkincloud.com/red-hat-eucalyptus-partnership-countering-openstack-clouds/" target="_blank">rapprochement qui avait eu lieu fin 2010 entre Red Hat et Eucalyptus</a>.</p><p>On peut donc imaginer bien des raisons à ce revirement. Personnellement, je pencherais en faveur de la <strong>montée en puissance d&#8217;OpenStack face à ces autres concurrents</strong>.</p><p><strong><a
title="OpenStack : une plateforme de cloud computing open source de plus" href="http://philippe.scoffoni.net/openstack-plateforme-cloud-computing-open-source/" target="_blank">Pour en savoir plus sur OpenStack</a></strong></p><p>[<a
href="http://www.pcworld.com/businesscenter/article/227600/ubuntu_switches_cloud_software.html" target="_blank">Sources</a>]</p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-openstack-eucalyptus/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 13/05/2011. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-openstack-eucalyptus/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-openstack-eucalyptus/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>5</slash:comments> </item> <item><title>L&#8217;abandon de ShipIt par Canonical marque-t-il un changement de stratégie pour diffuser Ubuntu ?</title><link>http://philippe.scoffoni.net/shipit-canonical-changement-strategie-pour-diffuser-ubuntu/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/shipit-canonical-changement-strategie-pour-diffuser-ubuntu/#comments</comments> <pubDate>Wed, 06 Apr 2011 22:33:24 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Opinions Libres]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Canonical]]></category> <category><![CDATA[Cloud Computing]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=4015</guid> <description><![CDATA[L'abandon du service ShipIt par Canonical marque-t-il un changement d'orientation voir de méthode pour diffuser sa distribution GNU/Linux Ubuntu ?]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle n&#8217;est pas passée inaperçue. <a
title="ShipIt comes to an end " href="http://blog.canonical.com/?p=551">Canonical met fin à la diffusion de sa distribution GNU/Linux Ubuntu</a> par son service ShipIt. Il était possible de commander et de recevoir sans aucuns frais un CD d&#8217;installation d&#8217;<strong>Ubuntu</strong>.</p><p>Il est toujours difficile de refaire l&#8217;histoire, mais quelles sont les raisons qui avaient motivé le lancement de ce service en 2005 ? J&#8217;en vois deux :</p><ul><li><strong>Simplifier l&#8217;installation</strong> : n&#8217;oublions pas que la majorité des utilisateurs d&#8217;ordinateurs grand public ont été habitués à recevoir leur machine avec leur système d&#8217;exploitation favori Windows préinstallé. Alors, télécharger une image disque, la graver ensuite sur un CD et procéder à l&#8217;installation relève déjà du parcours du combattant. L&#8217;idée qui consistait à permettre à qui le souhaitait d&#8217;obtenir directement le CD partait d&#8217;un bon sentiment et évitait déjà quelques embûches. Mais il restait encore à l&#8217;installer&#8230;</li><li><strong>Supprimer la barrière du téléchargement</strong> : ShipIt permettait aux personnes ne disposant pas d&#8217;une connexion haut débit de s&#8217;éviter le téléchargement de plus de 600 Mo à 5Ko par seconde. Je vous laisse faire le calcul. Nous sommes dans nos métropoles européennes habitués à disposer d&#8217;un accès ADSL performant et dont le volume de données téléchargées n&#8217;est à ce jour pas limité. Il suffit parfois de s&#8217;en éloigner de quelques dizaines de kilomètres pour que cela ne soit plus vrai et c&#8217;est sans parler du reste du monde ou il n&#8217;y a tout simplement pas d&#8217;accès internet du tout.</li></ul><h2>Nous sommes en 2011, qu&#8217;en est-il de ces deux facteurs ?</h2><p>Côté installation, même s&#8217;il est vrai qu’Ubuntu s&#8217;installe de façon relativement simple et que le fait de devoir graver une image disque est peut-être plus abordable, il n&#8217;y a guère eu de changement en plus de 6 ans. Doit-on en conclure que Canonical renonce à tenter de diffuser largement sa distribution ? Je ne tirerais pas cette conclusion.</p><p>Côté bande passante les progrès sont notables, mais malheureusement toujours pour les mêmes et les déserts numériques continuent d&#8217;exister. Pour ceux-là, il semblerait que Canonical ait plus ou moins choisi de les abandonner à leur triste sort, même si les <a
href="http://loco.ubuntu.com/">LoCo</a> (Ubuntu Local Community) peuvent continuer à obtenir des CD. A charge pour elles d&#8217;en assurer la diffusion.</p><p>D&#8217;une certaine manière rien n&#8217;a changé alors <strong>pourquoi abandonner ce service</strong> ? Pour son coût ? Canonical est une société qui doit toujours dépendre du tas d&#8217;or acquis par le passé par son dirigeant Mark Shuttleworth pour exister. Canonical devra bien un jour atteindre au moins l&#8217;équilibre.</p><p>Pourtant je ne crois pas que ce soit la motivation première. <strong>Le mode de diffusion des distributions GNU/Linux a toujours été problématique</strong>. Non installées par défaut sur les machines du commerce, elles doivent compter sur d&#8217;autres moyens. Les tentatives par le passé de proposer des machines équipées par celles-ci ont échouées. On se souvient de l&#8217;échec des premiers <strong>Netbook sous GNU/Linux</strong>. ShipIt a eu son utilité à une époque pour le plus grand nombre, mais désormais elle n&#8217;apporte plus grand-chose.</p><p>Une petite phrase à la fin de l&#8217;annonce a retenu mon attention :</p><p><em>&#8220;Soon we will launch a free online trial for Ubuntu using the goodness of the cloud&#8221;</em></p><p>Ce qui donne approximativement :</p><p><em>&#8220;Bientôt nous lancerons une offre d&#8217;essai gratuite en ligne d&#8217;Ubuntu utilisant la magie de l&#8217;informatique dans les nuages.&#8221;</em></p><p>Va-t-on voir venir des offres d&#8217;essais en ligne ? En 2009, Canonical avait en effet mis en place avec IBM <a
href="http://www.ubuntu.com/news/ibm-cloud-based-desktop-software-lotus-openclient">une offre de machines virtuelles préinstallées</a> de type poste bureautique avec Ubuntu. Canonical travaille aussi avec Amazon, le plus gros fournisseur d&#8217;infrastructure virtualisée de la planète. On pourrait donc voir une offre de service en ligne apparaître proposant un ordinateur disponible sur Internet automatiquement mis à jour et sauvegardé.</p><p><strong>Une approche qui aurait de quoi faire frémir</strong> en poussant encore plus les utilisateurs d&#8217;informatique et leurs données dans des nuages qu&#8217;ils ne contrôlent pas. Mais c&#8217;est la direction dans laquelle souffle le vent actuellement. Son autre gros avantage est qu&#8217;<strong>elle règle également la problématique de l&#8217;installation</strong>. Même si le concept du PC dans les nuages ne répond pas à tous les usages, il permet de toucher déjà énormément de monde. Mais cela sera-t-il suffisant ?</p><p>Un changement de stratégie à l&#8217;horizon ? Direction les nuages ? Qu&#8217;en pensez-vous ?</p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/shipit-canonical-changement-strategie-pour-diffuser-ubuntu/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 07/04/2011. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/shipit-canonical-changement-strategie-pour-diffuser-ubuntu/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/shipit-canonical-changement-strategie-pour-diffuser-ubuntu/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>13</slash:comments> </item> <item><title>Canonical publie un catalogue de composants matériels prêt pour Ubuntu</title><link>http://philippe.scoffoni.net/canonical-catalogue-composants-materiels-ubuntu/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/canonical-catalogue-composants-materiels-ubuntu/#comments</comments> <pubDate>Sat, 12 Feb 2011 21:31:42 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Dans la pratique]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Canonical]]></category> <category><![CDATA[GNU/Linux]]></category> <category><![CDATA[Matériel]]></category> <category><![CDATA[systéme d'exploitation]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3955</guid> <description><![CDATA[Canonical vient de mettre en ligne ce qui s'apparente probablement à la plus grosse base de données en ligne de matériel compatible avec le système d'exploitation Ubuntu.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/02/250px-Operating_system_placement-fr.svg_.png"><img
class="alignright size-full wp-image-3956" style="margin: 5px; float: right;" title="Système d'exploitation" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/02/250px-Operating_system_placement-fr.svg_.png" alt="Ubuntu systéme dexploitation Matériel GNU/Linux Canonical " width="250" height="370" /></a>Lorsque l&#8217;on utilise des <strong>systèmes d&#8217;exploitation GNU/Linux</strong>, il est une question qui revient souvent et qui alimente les forums de longs échanges, c&#8217;est le support du matériel.</p><p><a
title="Système d'exploitation" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d%27exploitation">Le système d&#8217;exploitation</a> doit en effet dialoguer en permanence avec le matériel sur lequel il a été installé. Cette communication concerne tous ces composants : carte mère, carte graphique, disque dur, mémoire vive, carte réseau, etc&#8230;</p><p>Si ce dialogue s&#8217;effectue de façon incorrecte, c&#8217;est alors tout le système d&#8217;exploitation qui devient instable et risque de faire connaître à l&#8217;utilisateur les affres de blocages plus ou moins répétitifs et aléatoires.</p><p>La situation la plus critique est l&#8217;absence de reconnaissance du matériel empêchant son utilisation ce qui peut être particulièrement  pénalisant.</p><p>C&#8217;est pourquoi chaque distribution fournit une <strong>liste de matériel compatible</strong>. Il convient donc de la consulter avant tout achat pour s&#8217;assurer que tout se passera bien.</p><h2>Le cas Linux</h2><p>Le support du matériel a longtemps été un point de blocage pour les utilisateurs des systèmes d&#8217;exploitation GNU/Linux. Les progrès réalisés ces dernières années sont considérables. Mais force est de constater que cet aspect reste en retrait par rapport à un système d&#8217;exploitation comme Microsoft Windows. Une situation qui n&#8217;a rien d&#8217;étonnante, <strong>Microsoft bénéficiant du soutien de la quasi-totalité des fabricants de composants matériels</strong>.</p><p>L&#8217;autre difficulté tient au respect des licences de logiciel libre. Bien souvent si les constructeurs acceptent de fournir un pilote ou module pour le noyau Linux, seuls des &#8220;binaires&#8221; sont mis à disposition. Un binaire correspond au code exécutable. Le code source du pilote n&#8217;est pas disponible. Ainsi, <strong>les systèmes d&#8217;exploitation libre sont amenés à utiliser des programmes non-libres</strong>.</p><p>Il existe bien sûr des <strong>pilotes de matériel libre</strong>, souvent issu d&#8217;un travail de <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9tro-ing%C3%A9nierie">rétro-ingénierie</a> ou au mieux développé à partir des spécifications techniques mises à disposition par le constructeur.</p><p>L&#8217;utilisation de pilote libre ou non-libre est un sujet de discussion récurrent. Certaines distributions sont fournies sans aucun pilote ou programme propriétaires. <a
href="http://www.gnu.org/distros/free-distros.fr.html">Elles sont listées sur le site de FSF</a> (Free Software Foundation). D&#8217;autres ont fait le choix de les proposer de façon optionnelle. Les pilotes libres sont installés par défaut et l&#8217;utilisateur peut les remplacer par des <strong>pilotes propriétaires</strong>. Ces derniers sont parfois indispensables pour obtenir des <strong>performances optimales</strong> de certaines applications comme les jeux ou les outils de simulation 3D.</p><h2>Les listes des matériels compatibles d&#8217;Ubuntu</h2><p>Chaque distribution GNU/Linux publie sur son site une liste de matériel compatible. Il est important dans la mesure du possible de s&#8217;y référer avant d&#8217;acheter un nouveau composant matériel.</p><p><a
href="http://www.canonical.com/">Canonical</a>, la société commerciale qui sponsorise le projet <strong>Ubuntu</strong> <a
href="http://www.canonical.com/content/canonical-releases-world%E2%80%99s-most-comprehensive-date-component-catalog-linux">annonce</a> la mise en ligne<strong> </strong>d&#8217;<a
href="http://www.ubuntu.com/certification/catalog">un catalogue très complet des composants matériels supportés</a>. Il comprend environ 1300 composants de 161 fabricants. On y trouve aussi <a
href="http://www.ubuntu.com/certification">un catalogue d&#8217;ordinateur de bureau, de portables et de serveurs certifiés</a>. [NB : a l'heure où je publie ce billet les pages en question sont inaccessibles]</p><p>Dans <a
href="http://www.zdnet.com/blog/open-source/canonical-releases-component-catalog-for-ubuntu-linux/8264">un billet sur ZDNet</a>, Steven J. Vaughan-Nichols se félicite de l&#8217;arrivée de ce catalogue, mais reste dubitatif sur son utilité pour d&#8217;autres distributions. Ce qu&#8217;il faudrait vraiment, écrit-il, est que la <a
href="http://www.linuxfoundation.org/">Linux Foundation</a> constitue <strong>une liste similaire impliquant non seulement Ubuntu, mais aussi les principales distributions Linux</strong> comme Red Hat, Novell et les fabricants membres de la fondation comme  Intel, NEC et  Qualcomm. Un catalogue qui plus est indépendant des vendeurs de matériel.</p><p>Le catalogue permet d&#8217;effectuer des recherches par fabricant ou type de composants. En regard de chaque composant se trouvent les versions d&#8217;Ubuntu le supportant. Il n&#8217;est pas fait mention par contre s&#8217;il s&#8217;agit de pilotes libres ou propriétaires ce qui est un peu dommage. Bien que ce type catalogue ne soit pas une nouveauté, l&#8217;initiative de Canonical se distingue probablement par son ampleur.</p><p>Il existe <strong>d&#8217;autres initiatives plus anciennes</strong> de rassembler ce type d&#8217;information. <a
title="Linux Hardware Compatibility Lists &amp; Linux Drivers" href="http://www.linux-drivers.org/index.html">Ce site</a> référence une grande liste de liens vers des listes de compatibilité matérielle. <a
href="http://www.linux-laptop.net/">Linux-laptop</a> se focalise lui sur les ordinateurs portables. J&#8217;ai croisé par le passé d&#8217;autres sites de ce type, mais j&#8217;avoue ne plus retrouver leurs adresses, n&#8217;hésitez pas à les signaler en commentaire.</p><p><a
href="http://www.linuxfordevices.com/c/a/News/Canonical-component-list-for-Ubuntu">[Source]</a></p><p><small>Crédit image <a
title="User:Golftheman" href="http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Golftheman">Golftheman</a>, <a
href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr">licence CC BY-SA</a></small></p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/canonical-catalogue-composants-materiels-ubuntu/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 12/02/2011. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/canonical-catalogue-composants-materiels-ubuntu/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/canonical-catalogue-composants-materiels-ubuntu/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>21</slash:comments> </item> <item><title>Enfin le décollage pour Canonical ?</title><link>http://philippe.scoffoni.net/decollage-canonical/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/decollage-canonical/#comments</comments> <pubDate>Sat, 27 Nov 2010 12:27:50 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Economie]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Canonical]]></category> <category><![CDATA[entreprise]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3842</guid> <description><![CDATA[Canonical, la société qui porte la distribution GNU/Linux va-t-elle enfin atteindre un seuil de rentabilité ? C'est tout l'enjeu des mois qui viennent.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><a
href="http://www.canonical.com/"><strong><strong></strong></strong></a><strong><strong><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/11/canonical-launch.jpg"><img
class="alignright size-medium wp-image-3843" style="margin: 5px; float: right;" title="canonical-launch" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/11/canonical-launch-107x300.jpg" alt="Ubuntu entreprise Canonical " width="107" height="300" /></a></strong>Canonical</strong> supporte les efforts de développement de <strong>la distribution GNU/Linux <a
href="http://ubuntu-fr.org/">Ubuntu</a></strong> depuis déjà prêt de 6 ans. Cette société fut fondée en 2004 par le très médiatique <a
title="Les thématiques de l’été : Marc Shuttleworth et Ubuntu" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/marc-shuttleworth-et-ubuntu/">Mark Shuttleworth</a> qui fit fortune en créant la société <a
title="Thawte" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thawte">Thawte</a> spécialisée dans la sécurité internet puis en la vendant à Verisign.</p><p>N&#8217;oublions pas non plus le projet Debian qui reste de façon indirecte un gros &#8220;sponsor&#8221; du  projet. <a
title="Ubuntu 10.04 histoire de la fabrication d’une version" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-10-04-lucid-lynx-histoire-fabrication-version/">Ubuntu est fabriqué à partir de cette distribution</a>. Canonical a adopté un modèle qui s&#8217;appuie sur une forte communauté, <a
title="open source : rôle de la communauté, de l’éditeur et des clients en images" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/open-source-role-communaute-editeur-clients/#modele_ameliore">un modèle similaire à celui décrit par Stephen R. Walli.</a></p><p>Canonical est une société commerciale dont l&#8217;objectif reste de réaliser des profits. Mais pour cela il faut encore qu&#8217;elle arrive à trouver des clients. Le travail réalisé ces dernières années sur le plan technique et marketing pourrait bien enfin porter ses fruits.</p><p>La version 10.04 est la troisième mouture a bénéficier du support long terme (3 ans pour les versions poste de travail et 5 ans pour les serveurs) après les versions 6.06 et 8.04 et semble voir son <strong>usage décoller dans les entreprises</strong>.</p><p><a
href="http://www.theregister.co.uk/2010/11/25/ubuntu_server_takes_off/">Un article récent paru sur le site The Register</a> apporte quelques informations à ce sujet.</p><p><strong>Neil Levine</strong>, en charge du commerce chez Canonical annonce de<strong> très bons résultats financiers pour cette année</strong>. Pour les trois derniers trimestres, le nombre de contrats de support pour les versions poste de travail et serveur aurait doublé chaque trimestre. Levine prévoit un triplement des revenus issus du support. Comme souvent sans chiffre pour juger, il est difficile de savoir exactement de quoi l&#8217;on parle. Les revenues de la branche serveur seraient en augmentation plus rapide que celle des autres contrats de support.</p><p>Levine toujours, indique que les récents chiffres de <a
href="http://news.netcraft.com/">Netcraft</a> sur les distributions GNU/Linux utilisées <strong>sur le web </strong>montrent une <strong>forte progression d&#8217;Ubuntu</strong>. Ces chiffres ne sont pas forcement à mettre en corrélation avec ce que l&#8217;on peut trouver en entreprise.</p><p>D&#8217;autres chiffres toujours selon Levine montrent que le nombre d&#8217;installations de solutions de virtualisation basée sur Ubuntu est en forte progression aussi. Il y aurait eu 12 000 installations réalisées si l&#8217;on se base sur les IP uniques qui se connectent aux dépôts. Tous ces <strong>chiffres</strong> sont <strong>à prendre avec des pincettes</strong>.</p><p><a
title="Novell vendu en pièces détachées à Attachmate et Microsoft (ou presque)" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/novell-vendu-attachmate-microsoft/">Le récent rachat de Novell</a> pourrait bien donner un coup de pouce aux ventes d&#8217;Ubuntu. L&#8217;avenir soudain incertain de la distribution SUSE pourrait pousser certains DSI à se tourner vers Ubuntu.</p><p>Le plan à long terme de Shuttleworth serait-il en train de fonctionner  ?</p><ol><li>Développer une alternative à Windows (<a
href="https://bugs.launchpad.net/ubuntu/+bug/1">bug N°1</a>) pour les postes de travail et constituer une communauté d&#8217;utilisateurs enthousiastes,</li><li>Développer une alternative à UNIX et Windows pour les serveurs, augmenter le nombre d&#8217;enthousiastes,</li><li>Faire des profits !</li></ol><p>Reste à savoir l&#8217;usage qui sera fait de ces profits et s&#8217;ils permettront à Ubuntu de consacrer davantage de ressources à <a
title="Mark Shuttleworth répond aux critiques sur la contribution de Canonical aux logiciels libres" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/mark-shuttleworth-repond-aux-critiques-sur-la-contribution-de-canonical-aux-logiciels-libres/">reverser du code à la communauté Debian</a> ou à d&#8217;autres projets comme GNOME.</p><p><small>Illustration <a
title="Attribution License" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/">Certains droits réservés</a> par <a
href="http://www.flickr.com/photos/jurvetson/">jurvetson</a></small></p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/decollage-canonical/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 27/11/2010. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/decollage-canonical/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/decollage-canonical/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>8</slash:comments> </item> <item><title>7 raisons de déployer votre cloud d’entreprise avec Ubuntu</title><link>http://philippe.scoffoni.net/7-raisons-deployer-cloud-entreprise-ubuntu/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/7-raisons-deployer-cloud-entreprise-ubuntu/#comments</comments> <pubDate>Wed, 20 Oct 2010 21:56:58 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Cloud Computing]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Amazon]]></category> <category><![CDATA[entreprise]]></category> <category><![CDATA[Eucalyptus]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3760</guid> <description><![CDATA[Voici un argumentaire en sept points issu d'un webinar de Canonical sur son offre de cloud computing]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;">Les <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_en_ligne">webinars</a> ou conférences en ligne sont devenues des outils commerciaux incontournables. Ils disposent en effet d&#8217;avantages certains comme celui de ne pas nécessiter de déplacement de la part des clients potentiels. Le format des présentations est court (environ une heure). Bref, tout le monde y trouve son compte.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Canonical</strong> ne déroge pas à la règle et utilise ce format de présentation pour vendre les mérites de sa <strong>distribution GNU/Linux Ubuntu</strong>. J&#8217;ai découvert récemment <a
href="http://blog.dustinkirkland.com/2010/09/seven-reasons-to-deploy-your-enterprise_30.html">un webinar en anglais</a> datant du mois de septembre et présentant l&#8217;offre de <strong>cloud computing</strong> de Canonical. Une offre qui cible bien sûr les entreprises en premier lieu. Notez bien qu&#8217;il vous faudra fournir des coordonnées et une adresse email pour accéder au webinar (nécessite Flash).</p><p
style="text-align: justify;">La présentation est centrée autour d&#8217;un <strong>argumentaire en sept points</strong> que je vous livre ici.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Raison 1 : la compatibilité avec l&#8217;offre EC2 d&#8217;Amazon.</strong> Le <a
title="Ubuntu Server dans les nuages avec Amazon EC2" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/vers-un-rapprochement-de-canonical-et-amazon/">rapprochement avec Amazon</a> n&#8217;est pas récent. Il est désormais au coeur de l&#8217;argumentaire commercial de Canonical. L&#8217;utilisation du service <a
href="http://www.canonical.com/enterprise-services/ubuntu-advantage/landscape">Landscape</a> permet d&#8217;avoir une vision globale de ces machines et de choisir aisément le lieu où elles sont stockées (chez soi ou chez Amazon).</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Raison 2 : L&#8217;interopérabilité entre le cloud privé et le cloud public.</strong> Le format dans lequel sont stockées les machines virtuelles est identique entre la plateforme de cloud public d&#8217;Amazon et celle que l&#8217;on installe sur son réseau d&#8217;entreprise. Il est ainsi possible de passer de l&#8217;un à l&#8217;autre toujours depuis l&#8217;interface unifiée que représente Landscape.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Raison 3 : Le choix des meilleurs outils de l&#8217;industrie de l&#8217;open source : Ubuntu, Eucalyptus, KVM</strong>. Je laisse bien sûr à Canonical la responsabilité de cette affirmation. Le présentateur insiste ensuite au travers d&#8217;une diapositive sur la <strong>livraison cadencée des versions d&#8217;Ubuntu</strong>. C&#8217;est un point parfois critiqué, mais qui est aussi là pour rassurer les entreprises qui en général n&#8217;aiment pas l&#8217;incertitude et ne veulent pas se contenter d&#8217;un simple &#8220;ce sera prêt quand ce sera fini &#8220;.</p><p
style="text-align: justify;">Pourtant, RedHat n&#8217;a pas à ce jour adopté ce mode de fonctionnement que l&#8217;on pourrait trouver rigide et se contente de communiquer au fur et à mesure sur les dates de disponibilité de ces versions. <a
href="http://www.redhat.com/promo/summit/2010/presentations/summit/whats-next/wed/tburke-1020-rhel6-roadmap/tburke_rhel6_summit.pdf">Dans cette présentation</a> les mots &#8220;soon&#8221; (bientôt) et &#8220;later this year&#8221; (au plus tard cette année) sont utilisés pour dater respectivement la disponibilité de la bêta 2 et de la version finale de la distribution Red Hat Entreprise 6.<strong><br
/> </strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Raison 4 : Une solution prête à l&#8217;emploi</strong>. C&#8217;est la facilité d&#8217;accès aux éléments nécessaires à une installation qui sont mis en avant. Tous les composants nécessaires pour déployer son cloud sont disponibles en un seul endroit. Une fois opérationnel, il est alors facile de puiser dans les images disponibles au travers de Landscape pour déployer une machine virtuelle.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Raison 5 : Simplicité d&#8217;installation.</strong> La mise en oeuvre est facile grâce à des options d&#8217;installation prévues dans les versions serveur d&#8217;Ubuntu. Un menu &#8220;Install <strong>Ubuntu Enterprise Cloud (UEC)</strong>&#8221; est en effet disponible dès le début de l&#8217;installation. J&#8217;avais personnellement fait le test d&#8217;une installation et c&#8217;est vrai que j&#8217;avais pu configurer deux machines virtuelles pour simuler la mise en oeuvre d&#8217;UEC. Mais sans Landscape l&#8217;administration se faisait en ligne de commande.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Raison 6 : Le support des dernières technologies de virtualisation.</strong> Ce webinar était sponsorisé par <strong>Intel</strong>. Il n&#8217;est donc pas étonnant de voir mis en avant la technologie <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Intel_VT">VT-x</a> des processeurs Intel et son support par KVM.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Raison 7 : Un gestion de l&#8217;énergie efficace.</strong> Ubuntu <a
href="https://launchpad.net/powernap">PowerNap</a> agit comme une sorte d&#8217;économiseur d&#8217;écran, mais pour serveur et met en veille les machines non utilisées. Eucalyptus se charge de remettre en fonction les serveurs endormis en cas de demande de ressources.</p><p
style="text-align: justify;">Au final, nous avons là une présentation assez claire qui montre bien de quelle façon Canonical a conçu son offre et comment elle s&#8217;articule autour des composantes choisies. A cela s&#8217;ajoute toute une panoplie de services afin d&#8217;aider à la mise en oeuvre et à la maintenance par les entreprises de cette solution.</p><p
style="text-align: justify;">Toutes les pièces du puzzle ne sont pas pour autant des logiciels open source. Landscape, la pièce angulaire, reste un service web qu&#8217;il n&#8217;est pas possible de reproduire à moins de le redévelopper entièrement. Nul doute que Canonical souhaite ainsi se préserver les revenus issus de son offre de cloud computing.</p><p
style="text-align: justify;"><small>Crédit image <a
title="Attribution License" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/">Certains droits réservés</a> par <a
href="http://www.flickr.com/photos/hamed/">Hamed Saber</a></small></p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/7-raisons-deployer-cloud-entreprise-ubuntu/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 20/10/2010. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/7-raisons-deployer-cloud-entreprise-ubuntu/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/7-raisons-deployer-cloud-entreprise-ubuntu/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>5</slash:comments> </item> <item><title>Mark Shuttleworth répond aux critiques sur la contribution de Canonical aux logiciels libres</title><link>http://philippe.scoffoni.net/mark-shuttleworth-repond-aux-critiques-sur-la-contribution-de-canonical-aux-logiciels-libres/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/mark-shuttleworth-repond-aux-critiques-sur-la-contribution-de-canonical-aux-logiciels-libres/#comments</comments> <pubDate>Wed, 15 Sep 2010 22:01:06 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Canonical]]></category> <category><![CDATA[GNU/Linux]]></category> <category><![CDATA[logiciel libre]]></category> <category><![CDATA[Shuttleworth]]></category> <category><![CDATA[systéme d'exploitation]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3738</guid> <description><![CDATA[Suite aux critiques adressées à Canonical et sa distribution Ubuntu, son fondateur et dirigeant Mark Shuttleworth tente de mettre au clair sa position]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;">Une<a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/09/Mark-Shuttleworth.jpg"><img
class="alignright size-full wp-image-3739" style="margin: 5px; float: right;" title="Mark-Shuttleworth" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/09/Mark-Shuttleworth.jpg" alt="Ubuntu systéme dexploitation Shuttleworth logiciel libre GNU/Linux Canonical " width="200" height="200" /></a> polémique de chiffres avait eu lieu il y a quelques mois autour de la participation de <strong>Canonical</strong> au projet <strong>Gnome</strong>. <a
title="Gnome census" href="http://www.slideshare.net/nearyd/gnome-census">Des chiffres</a> selon lesquels cette participation serait assez faible par rapport à d&#8217;autres acteurs historiques comme RedHat.</p><p
style="text-align: justify;">Certains ont alors lancé un débat autour du fait que <a
title="Canonical's Disconnect with Linux Developer Community" href="http://www.itworld.com/open-source/115819/canonicals-disconnect-linux-developer-community">Canonical se séparait de la communauté des développeurs GNU/Linux</a>. Une affirmation qui se base sur la propension de Canonical à considérer la contribution sous forme de code secondaire. Une position qui peut étonner venant d&#8217;une société particulièrement active dans le développement d&#8217;une distribution GNU/Linux à succès.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Mark Shuttleworth</strong> vient de publier <a
href="http://www.markshuttleworth.com/archives/517">un long billet</a> sur son site où il tente de répondre à nouveau à ces détracteurs. [EDIT 17/09/2010 : La traduction de ce billet a été publiée <a
title="Marketing et ergonomie, la touche finale d'Ubuntu qui fait avancer le logiciel libre" href="http://www.framablog.org/index.php/post/2010/09/17/marketing-ergonomie-logiciels-libres-ubuntu">sur le site du Framablog</a>]</p><p
style="text-align: justify;">Il commence par un paragraphe élogieux en direction de la communauté du logiciel libre. Il rappelle qu&#8217;une distribution est constituée d&#8217;organes  et de cellules qui en sont les constituants sans lesquels elle  ne peut exister.  Il cite tout particulièrement <strong>la communauté <a
href="http://www.gnu.org/">GNU</a></strong>. Un clin d&#8217;oeil volontaire quand on sait que le slogan d&#8217;<strong>Ubuntu</strong> a longtemps était &#8220;Linux for Human beings&#8221;.</p><p
style="text-align: justify;">Rappelons que <strong>Linux n&#8217;est &#8220;que&#8221; le noyau</strong> : le code exécutable qui permet au système d&#8217;exploitation GNU de dialoguer avec le matériel. Certes GNU sans Linux n&#8217;est rien, bien qu&#8217;il existe d&#8217;autres combinaisons possibles de GNU comme celle de <a
title="Debian GNU/kFreeBSD" href="http://www.debian.org/ports/kfreebsd-gnu/">Debian avec un noyau FreeBSD</a>.</p><p
style="text-align: justify;">Mark Shuttleworth concède volontiers qu&#8217;Ubuntu n&#8217;est qu&#8217;une petite partie d&#8217;un énorme environnement. Cependant, son objectif est clairement de promouvoir le logiciel libre au travers de sa distribution et de tout faire pour assurer sa promotion et son utilisation par le plus de monde possible.</p><p
style="text-align: justify;">Il reconnaît que Canonical a approche différente. Une différence assumée et réclamée au nom de la diversité de l&#8217;environnement du logiciel libre. La critique qui consiste à dire que les efforts de Canonical sont autocentrés n&#8217;est pas justifiée pour lui. Il a le sentiment de défendre pleinement la cause de la communauté.</p><p
style="text-align: justify;">La contribution d&#8217;Ubuntu consiste à réduire les points qui empêchent les utilisateurs d&#8217;essayer des logiciels libres comme :</p><ul
style="text-align: justify;"><li>l&#8217;installation considérablement simplifiée avec Ubuntu,</li><li>la prise en charge d&#8217;un maximum de matériel,</li><li>la recherche d&#8217;une expérience utilisateur la plus agréable possible.</li></ul><p
style="text-align: justify;">Toujours selon Mark Shuttleworth, Ubuntu et Canonical ont avant tout porté leurs efforts sur l&#8217;assemblage de composants plutôt que sur les composants eux-mêmes. Une façon de reconnaître à demi-mot la faible participation au code de ces projets. Cela reste cependant un point délicat quand on sait l&#8217;importance que joue le reversement de code dans le fonctionnement du logiciel libre.</p><p
style="text-align: justify;">Il insiste pour finir sur l&#8217;importance des logiciels libres. Il incite à regarder le schéma d&#8217;ensemble plutôt que les détails. Pour lui cette polémique relève d&#8217;une sorte de maladie auto-immune ou l&#8217;organisme s&#8217;attaque lui-même.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Je vous incite à lire <a
href="http://www.markshuttleworth.com/archives/517">le texte complet</a></strong> (en anglais) dont je ne vous livre ici qu&#8217;une version tronquée et pouvant potentiellement contenir des contre-sens.</p><p
style="text-align: justify;">Cette prise de position est une confirmation de ce qu&#8217;Ubuntu a toujours voulu être : une distribution qui se soucie d&#8217;abord de l&#8217;utilisateur et son confort. Non pas que les autres distributions n&#8217;aient pas ce souci, mais force est de reconnaître qu&#8217;à ce jour jour Ubuntu reste sans réel concurrent sur ce créneau.</p><p
style="text-align: justify;">Il faut néanmoins <strong>tempérer l&#8217;enthousiasme de Mark Shuttleworth</strong> par le fait que les distributions GNU/Linux (y compris Ubuntu) n&#8217;ont pas réellement progressé sur le poste de travail de l&#8217;utilisateur. Si Ubuntu est devenu la distribution la plus utilisée, elle n&#8217;a pas pour autant été en mesure de créer une rupture qui fasse évoluer la situation de façon significative.</p><p
style="text-align: justify;">Je sais aussi que cette prise de position qui met en avant les avantages pratiques renforcera la conviction des purs et durs du logiciel libre qu&#8217;Ubuntu passe à coté d&#8217;une partie de l&#8217;éthique du logiciel libre et de son message. Un erreur qui selon eux un jour l&#8217;entraînera à commettre une concession de trop.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>A ce jour, et</strong><strong> à titre personnel, je continuerais d&#8217;installer de l&#8217;Ubuntu</strong> chez tous ceux qui voudront goutter à un système d&#8217;exploitation libre et découvrir la formidable bibliothèque des logiciels associés. Mais n&#8217;oublions pas au passage de rappeler le message associé à ces logiciels en direction de notre société et des changements qu&#8217;elle doit réaliser.</p><p
style="text-align: justify;">Je rejoindrais aussi Mark Shutleworth sur <strong>l&#8217;importance de la cohésion de la communauté du logiciel libre</strong> qui est très prompt à s&#8217;entre-déchirer dans des débats souvent technico-technique ou ethico-éthique voir les deux en même temps. Est-ce que ce sera le cas sur ce billet ? Les commentaires vous sont ouverts comme toujours.</p><p><small>Crédit photo <a
title="Attribution License" href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.en">certains droits réservés</a> par <a
href="http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Nitot">nitot</a></small></p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/mark-shuttleworth-repond-aux-critiques-sur-la-contribution-de-canonical-aux-logiciels-libres/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 16/09/2010. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/mark-shuttleworth-repond-aux-critiques-sur-la-contribution-de-canonical-aux-logiciels-libres/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/mark-shuttleworth-repond-aux-critiques-sur-la-contribution-de-canonical-aux-logiciels-libres/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>52</slash:comments> </item> <item><title>Ubuntu 10.04 histoire de la fabrication d&#8217;une version</title><link>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-10-04-lucid-lynx-histoire-fabrication-version/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-10-04-lucid-lynx-histoire-fabrication-version/#comments</comments> <pubDate>Fri, 16 Apr 2010 22:14:14 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Dans la pratique]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[GNU]]></category> <category><![CDATA[Linux]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3464</guid> <description><![CDATA[Ubuntu 10.04 Lucid Lynx sort fin avril. Voici le récit de la fabrication d'une version d'Ubuntu.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;"><strong>Ubuntu</strong>, la distribution GNU/Linux reine <a
href="http://www.silicon.fr/fr/news/2010/04/08/ubuntu__la_distribution_linux_preferee_de_plus_de_40__des_utilisateurs" class="broken_link" rel="nofollow">posséderait à elle seule 40% des 1 à 3% de part de marché des systèmes d&#8217;exploitation GNU/Linux</a> des ordinateurs de bureau. La progression du nombre d&#8217;utilisateurs d&#8217;Ubuntu serait de plus de 50% depuis 2008. Si l&#8217;on met ces chiffres en parallèle avec la très faible augmentation des parts de marchés de GNU/Linux, cela pourrait signifier que <strong>(presque) </strong><strong>tous les nouveaux utilisateurs débutent par Ubuntu</strong>.</p><p
style="text-align: justify;">Cet article est donc dédié à tous ces <strong>nouveaux venus</strong> dans le monde des logiciels libres. J&#8217;espère que les spécialistes ne m&#8217;en voudront pas des approximations qui pourraient apparaître dans cet article. D&#8217;une part, je ne souhaite pas trop rentrer dans les détails techniques que je ne maîtrise pas forcément et il s&#8217;agit aussi pour moi de <strong>comprendre un peu plus en détail comme tout cela fonctionne</strong>. Vos commentaires seront les bienvenus.</p><p
style="text-align: justify;">Pour commencer, le développement et la sortie des versions d&#8217;Ubuntu est basé sur des cycles de six mois. La prochaine version LTS (Long Time Support) est annoncée pour le 29 avril soit dans une poignée de jours comme l&#8217;indique ce compteur :</p><p
style="text-align: justify;"><p><script src="http://www.ubuntu.com/files/countdown/display2.js" type="text/javascript"></script></p><p
style="text-align: justify;">Les <strong>LTS</strong> sortent <strong>tout les deux ans</strong> et sont des versions particulières dont la durée de maintenance sera plus importante que les versions dites intermédiaires. Ainsi, la version dite desktop (ou pour les PC de bureau) sera maintenue durant 3 ans. Les versions serveur bénéficieront d&#8217;une maintenance de 5 ans.</p><h3 style="text-align: justify;">Debian à la base d&#8217;Ubuntu 10.04</h3><p
style="text-align: justify;">C&#8217;est un point important surtout pour moi qui suit un fan de Debian. En effet, <strong>Ubuntu est réalisé à partir des sources de Debian</strong>. Cela signifie que les équipes de développement d&#8217;Ubuntu vont faire ce que l&#8217;on appelle un export (une copie en fait) des sources de Debian. Cette copie va leur servir de base pour élaborer la nouvelle version d&#8217;Ubuntu.</p><p
style="text-align: justify;">Pour être précis, c&#8217;est une <strong>copie de la version appelée testing</strong> de Debian. Cette version ou branche comme l&#8217;appellent les développeurs contient les programmes de la future version dite &#8220;stable&#8221;. Seuls les paquets suffisamment matures peuvent y rentrer.</p><p
style="text-align: justify;">Une version au demeurant utilisable pour peu que l&#8217;on ne craigne pas de mettre de temps en temps les mains dans le cambouis. J&#8217;utilise personnellement une Debian reposant sur les dépôts de cette branche aussi appelée Squeeze. D&#8217;une certaine manière, cela me permet de disposer d&#8217;Ubuntu avant Ubuntu <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt="Ubuntu Linux GNU " class='wp-smiley' title="Ubuntu 10.04 histoire de la fabrication dune version" /> !</p><h3 style="text-align: justify;">Comment cela se passe-t-il ?</h3><p
style="text-align: justify;">Pour Lucid Lynx tout commence donc en <strong>novembre 2009</strong> avec un &#8220;<a
href="https://wiki.ubuntu.com/UDS-L">Developer  Summit&#8221;</a>. Il s&#8217;agit d&#8217;une réunion où sont définies les grandes orientations de la version à venir. C&#8217;est un moment important qui permet à la communauté d&#8217;influer sur le contenu de la prochaine version. On se souvient des débats autour de l&#8217;annonce de  <a
href="http://www.cyrille-borne.com/index.php?post/2009/11/20/Jamais-dans-le-sens-du-vent-:-ce-matin-The-Gimp-plus-par-d%C3%A9faut-dans-Ubuntu">la suppression de GIMP</a> de l&#8217;installation par défaut de cette version.</p><p
style="text-align: justify;">Début décembre intervient la phase dite de <a
href="https://wiki.ubuntu.com/FeatureDefinitionFreeze">Feature Definition Freeze</a>. A cette date toutes les fonctionnalités (ou programmes pour simplifier) candidates à cette version doivent être identifiées afin de permettre la détection de celles nécessitant d&#8217;avancer la date limite de mise à disposition, car présentant des risques. Il s&#8217;agit en fait de bien borner le contenu de la version pour ne pas avoir de surprise au niveau du planning. Cette phase est suivie de peu par <a
href="http://www.pcinpact.com/actu/news/54536-ubuntu-lucid-lync-alpha-telechargement.htm">la sortie de l&#8217;Alpha 1</a>. Nous sommes le <strong>10 décembre 2009</strong>.</p><p
style="text-align: justify;">Les développeurs continuent leur travail puis aboutissent à <a
href="http://www.quebecos.com/modules/news/article.php?storyid=3703">l&#8217;Alpha 2</a> environ un mois plus tard. Le noyau Linux est intégré en version 2.6.32 ainsi que le bureau KDE dans sa version 4.4 RC1. Il faut noter qu&#8217;à la sortie de chacune de ces versions les programmes, bibliothèques de code et tout ce qui fait partie de la distribution est mis à jour. Une grande partie de ces mises à jour provient comme je l&#8217;indiquais plus haut d&#8217;un synchronisation automatique avec la branche testing de Debian. Nous sommes le <strong>14 janvier 2010</strong>.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Fin janvier 2010</strong> est la dernière limite pour ceux que l&#8217;on appelle les partenaires OEM (<a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Original_Equipment_Manufacturer#Domaine_informatique">Original Equipment Manufacturer</a>) s&#8217;ils souhaitent intégrer des applications dans la distribution. Il s&#8217;agit des fabricants de matériels.</p><p
style="text-align: justify;">Le <strong>21 février 2010</strong> est une date importante. Jusqu&#8217;à présent les sources de la branche testing de Debian sont importées automatiquement. Ces sources n&#8217;ont pas encore été adaptés pour Ubuntu. Passé cette date, les sources ne seront plus importés qu&#8217;au cas par cas sur demande explicite d&#8217;un développeur. Débute alors une longue série de &#8220;Freeze&#8221;. En français, je dirais que l&#8217;on commence à &#8220;figer&#8221; le contenu de la version.</p><p
style="text-align: justify;">Ce sont ensuite les fonctionnalités que l&#8217;on va figer. il s&#8217;agit désormais de stabiliser la version, de la rendre exempte de bug. Nous sommes le <strong>28 février 2010</strong>. La semaine suivante sort <a
href="http://experiencelinuxienne.blogspot.com/2010/02/ubuntu-1004-lts-lucid-lynx-alpha-3.html">l&#8217;Alpha 3</a>.</p><p
style="text-align: justify;">Le joli mois de mars verra la sortie de la Beta 1 après une suite de freeze concernant :</p><ul><li>L&#8217;interface qui continue de <a
href="http://frederic.bezies.free.fr/blog/?p=3682">faire couler pas mal d&#8217;encre numérique</a> avec un look façon Mac OSX. Figer l&#8217;interface permet aux personnes chargées de documenter la distribution de commencer leur travail. On comprend donc l&#8217;importance de cette phase pour eux.</li><li>Les sources du noyau,</li><li>Les sources de la Beta 1.</li></ul><p
style="text-align: justify;">Tout ceci nous permet d&#8217;aboutir à <a
href="http://linuxfr.org/2010/03/22/26622.html">la Beta 1</a> <strong>le 18 mars</strong> dernier. On y découvre le changement de <a
href="http://www.r-mike.fr/news/5/1/Yahoo-sera-le-moteur-de-recherche-par-defaut-d-Ubuntu-10-04.html">moteur de recherche par défaut de Firefox qui devient Yahoo</a> ainsi que <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-one-music-store-pour-lucid-lynx/">Ubuntu One Music Store</a>.</p><p
style="text-align: justify;">Nous voici donc début avril dans la dernière ligne droite avant la sortie de la version finale. Il reste encore pas mal de choses à faire. La documentation a été figée fin mars afin de permettre aux traducteurs de se mettre à travailler. Les sources sont à nouveau figés pour la sortie de la Beta 2, avant-dernière version avant la version finale. <a
href="http://www.pcinpact.com/actu/news/56304-ubuntu-lucid-lynx-1004-beta-2-telechargement.htm">Elle sort le <strong>8 avril</strong></a> avec le retour de Google comme moteur de recherche par défaut de Firefox.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Nous sommes le 16 avril</strong> lorsque j&#8217;écris ces lignes. La date du Final freeze est passée. Désormais seul les corrections de sécurité, les bugs critiques sont intégrés à la version. Toutes les traductions ont été intégrées en vue de la sortie de la <strong>Release Candidate le 22 avril</strong>.</p><p
style="text-align: justify;">Cette version est en principe quasiment identique à la version finale. Les changements en vue de la version finale ne seront autorisés que pour des bugs extrêmement pénalisants. Ce long parcourt va donc prendre fin <strong>le 29 avril avec la sortie de la version finale</strong>.</p><p
style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est pourtant pas la fin, car <strong>la version continuera de connaître de nombreuses mises à jour</strong> destinées à apporter des corrections aux logiciels constituant la distribution. Cependant, ils ne connaîtront pas de mise à jour majeure. Firefox par exemple restera dans sa version initiale aux corrections de sécurité près bien sûr.</p><p
style="text-align: justify;">Ceci reste vrai tant que vous utilisez les dépôts d&#8217;installation standard de la distribution. Vous pouvez à tout moment installer ou compiler une version plus récente d&#8217;un logiciel.</p><h3 style="text-align: justify;">Le formidable travail d&#8217;une communauté</h3><p
style="text-align: justify;">Cette <strong>conclusion</strong> pourrait être écrite pour <strong>toutes les distributions GNU/Linux</strong>. On voit en effet que la réalisation d&#8217;une distribution est un long processus, résultat du travail de milliers de fourmis. Travail parfois rémunéré, mais aussi très souvent bénévole. Le sens du mot contribution est ici parfaitement matérialisé.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Les méthodes de travail ne sont pas les mêmes pour toutes les distributions GNU/Linux</strong>. Ce que nous avons vu ici est la méthode Ubuntu. Une méthode pilotée par des dates de sortie et un calendrier précis. D&#8217;autres distributions font le choix de ne sortir que quand elles sont prêtes comme c&#8217;est le cas pour Debian ou d&#8217;autres distributions.</p><p
style="text-align: justify;">Notons aussi l&#8217;existence, de nombreuses distributions basées sur le principe des <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rolling_release">rolling release</a>. Il n&#8217;y a pas de versions a proprement parler. Les mises à jour se font de façon continue sans suivre de cycle particulier.</p><p
style="text-align: justify;">Mais <strong>les logiques sont souvent différentes</strong>. Ubuntu est une distribution portée par une <strong>société commerciale <a
href="http://www.canonical.com/">Canonical</a></strong> qui a donc besoin de dates pour caler une communication auprès de ces clients les entreprises.</p><p
style="text-align: justify;">Saluons donc encore une fois <strong>le travail réalisé par tou(te)s les contributeurs(trices)</strong>.</p><p
style="text-align: justify;"><a
href="https://wiki.ubuntu.com/LucidReleaseSchedule">[Source : LucidReleaseSchedule - Ubuntu Wiki</a>]</p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-10-04-lucid-lynx-histoire-fabrication-version/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 16/04/2010. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-10-04-lucid-lynx-histoire-fabrication-version/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-10-04-lucid-lynx-histoire-fabrication-version/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>34</slash:comments> </item> <item><title>Matt Asay débarque chez Canonical</title><link>http://philippe.scoffoni.net/matt-asay-debarque-chez-canonical/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/matt-asay-debarque-chez-canonical/#comments</comments> <pubDate>Sun, 07 Feb 2010 19:57:33 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Canonical]]></category> <category><![CDATA[Cloud Computing]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3373</guid> <description><![CDATA[Matt Asay prend le poste laissé vacant de CCO chez Canonical. Une arrivée qui concorde avec la stratégie en direction du cloud computing de Canonical.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;">Voilà une information qui n&#8217;a pas manqué d&#8217;attirer mon attention : Matt Asay quitte Alfresco pour prendre la fonction de COO chez Canonical. Mais qui est donc ce Matt Asay vous demandez-vous peut-être ?</p><p
style="text-align: justify;">Il s&#8217;agit d&#8217;un chroniqueur anglo-saxon assez connu grâce à son site <a
href="http://news.cnet.com/openroad/">The Open Road</a>. Vous ne serez pas surpris d&#8217;apprendre que ce dernier parle essentiellement de l&#8217;open source dans ces articles.</p><p
style="text-align: justify;"><strong><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/02/matt_asay.jpg"><img
class="alignright size-full wp-image-3374" style="margin: 5px; float: right;" title="matt_asay" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/02/matt_asay.jpg" alt="Ubuntu Cloud Computing Canonical " width="120" height="120" /></a>Matt Asay a un passé professionnel bien ancré dans l&#8217;open source</strong>. Il a débuté sa carrière en 1990 en tant que directeur général de <a
href="http://www.lineo.co.jp/eng/index.html">Lineo</a> une société éditrice d&#8217;un OS embarqué basé sur Linux. Il quittera ensuite cette société pour intégrer Novell qu&#8217;il aidera à réaliser sa conversion vers l&#8217;open source. Plus récemment, il rentre chez l&#8217;éditeur open source d&#8217;un logiciel de gestion de contenu destiné aux entreprises : <a
href="http://www.alfresco.com/fr/">Alfresco</a>.</p><p
style="text-align: justify;">Il intègre donc Ubuntu en tant que COO (chief operating officer), un poste laissé vacant lors de <a
href="http://www.markshuttleworth.com/archives/295">la décision de Mark Shuttleworth de quitter le poste de CEO</a> (Chief executive officer) de Canonical. Poste qu&#8217;il céda à Jane Silber alors COO. Suite à ce jeu de chaise musicale, il restait donc une place vacante chez Canonical. La voici donc comblée.</p><p
style="text-align: justify;">Matt Asay sera en charge de la gestion opérationnelle de Canonical. Il devra donc faire coïncider les objectifs stratégiques de la société avec les activités sur le terrain, améliorer le fonctionnement de Canonical au quotidien et gérer le marketing de Canonical ainsi que les fonctions de support.</p><h3 style="text-align: justify;">Que dire du personnage  ?</h3><p
style="text-align: justify;">Ces prises de position, opinions sur son site montre qu&#8217;il s&#8217;agit clairement d&#8217;un <strong>passionné de l&#8217;open source</strong> et un analyste pointu du business de l&#8217;open source. J&#8217;utilise ici le terme open source car Matt Asay n&#8217;est pas et c&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire, un grand fan de Richard Stallman et de l&#8217;action de la Free Software Foundation.</p><p
style="text-align: justify;">Une opposition marquée par des articles aux titres évocateurs comme : &#8220;<a
href="http://news.cnet.com/8301-13505_3-10361785-16.html">Free software is dead. Long live open source</a>&#8221; (le logiciel libre est mort. Longue vie à l&#8217;open source) ou encore &#8220;<a
href="http://news.cnet.com/8301-13505_3-10318343-16.html?tag=mncol">FSF promotes freedom with a closed Web site</a>&#8221; (la FSF fait la promotion de la liberté avec un site web fermé). Article que j&#8217;avais trouvé passablement mauvais car purement polémique et relevant aussi d&#8217;une certaine ignorance (volontaire ?) des positions de Stallman notamment par rapport aux <a
href="http://www.gnu.org/licenses/license-list.fr.html#OpinionLicenses">écrits d&#8217;opinions</a> pour lesquels une licence n&#8217;autorisant pas la modification, mais la copie et la diffusion est acceptable.</p><p
style="text-align: justify;">Tout cela pour dire que l&#8217;arrivée de Matt Asay chez Canonical sera interprété par les adeptes du logiciel libre pur et dur comme une preuve de plus de l&#8217;orientation de moins en moins libre prise par la distribution.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Pour  les pragmatiques</strong>, on rapprochera la <a
title="Canonical cherche son modèle économique dans les nuages" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/canonical-cherche-son-modele-economique-dans-les-nuages/">stratégie de Canonical en direction du cloud computing</a> avec les positions de Matt Asay sur le sujet : &#8220;<a
href="http://news.cnet.com/8301-13505_3-10241865-16.html">Cloud computing: A natural conclusion of open source?</a>&#8221; (Informatique dans les nuages : une conclusion naturelle pour l&#8217;open source ?&#8221;.</p><p
style="text-align: justify;">Pour conclure, je dirais que son arrivée cadre avec les récentes annonces de Canonical et <strong>ne marquera pas une rupture dans l&#8217;évolution actuelle de la distribution GNU/Linux</strong> phare Ubuntu.</p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/matt-asay-debarque-chez-canonical/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 07/02/2010. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/matt-asay-debarque-chez-canonical/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/matt-asay-debarque-chez-canonical/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>4</slash:comments> </item> <item><title>Du Canonical dans Chrome OS</title><link>http://philippe.scoffoni.net/canonical-chrome-os/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/canonical-chrome-os/#comments</comments> <pubDate>Sat, 21 Nov 2009 23:25:20 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Economie]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Canonical]]></category> <category><![CDATA[Chrome]]></category> <category><![CDATA[entreprise]]></category> <category><![CDATA[Google]]></category> <category><![CDATA[stratégie]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=2992</guid> <description><![CDATA[La sortie du dernier OS de Google : Chrome OS fait grand bruit, une autre information à ce sujet est plus discréte : la participation de Canonical sponsor d'Ubuntu au projet.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;">La sortie de Chrome OS a fait son buzz. Voici <a
title="Ubuntu's Canonical and Google partner to create Chrome" href="http://blogs.computerworld.com/15127/ubuntus_canonical_and_google_partner_to_create_chrome?source=rss_vnichols">une petite information péchée</a> dans mes flux RSS anglo-saxon et qui donne<strong> un éclairage particulier</strong> à cette première sortie de l&#8217;OS.</p><p
style="text-align: justify;">Je m&#8217;étais à la fois étonné et d&#8217;une certaine manière réjoui que Chrome OS soit basé sur une Debian. En fait, il y a une explication possible à cela : ce sont des ingénieurs de Canonical l&#8217;éditeur de la distribution GNU/linux Ubuntu qui participeraient au développement du dernier OS de Google.</p><p
style="text-align: justify;">Ubuntu est en effet elle-même basée sur Debian dont elle reprend la branche dite &#8220;testing&#8221;. Les ingénieurs de Canonical sont donc en toute vraisemblance de fins connaisseurs de Debian. Quoi de plus naturel qu&#8217;ils aient repris cette distribution pour construire Chrome OS.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Le point de départ de cette information</strong> se trouve <a
title="Google Chrome OS and Canonical" href="http://blog.canonical.com/?p=294">sur le blog de Canonical</a> dans un article rédigé par Chris Kenyon VP of OEM Service où  Canonical félicitait Google de la sortie de son nouvel OS. Il en profitait pour annoncer qu&#8217;en toute transparence, <strong>des ingénieurs de Canonical travaillaient chez Google sur Chrome OS</strong>.</p><p
style="text-align: justify;">Chris Kenyon éclaircit également le positionnement d&#8217;Ubuntu  par rapport à Chrome OS. Bien que les deux OS partagent certains composants, <strong>Ubuntu restera un OS complet et généraliste </strong>alors que Chrome OS fournira une &#8220;expérience&#8221; très différente. Le principal objectif de Google était de ne pas réinventer ce qui existait déjà. Il indique également que Canonical continuera de travailler avec Google sur les terminaux basés sur Chrome OS.</p><p
style="text-align: justify;">Voilà donc une façon d&#8217;<strong>officialiser ce partenariat</strong> qui vient s&#8217;ajouter aux rapprochements avec Amazon. Canonical fait en ce moment feu de tout bois et on commence à voir l&#8217;ébauche d&#8217;une <strong>stratégie d&#8217;alliance</strong> avec des poids lourds du secteur. Google et Amazon ont la particularité d&#8217;être présents à la fois sur :</p><ul
style="text-align: justify;"><li>le secteur du grand public : Google avec ces innombrables services web et Amazon en champion de la vente de produits en ligne.</li><li>le secteur des entreprises : avec les Google Apps en version professionnel et Amazon avec ces services de cloud computing.</li></ul><p
style="text-align: justify;">Au passage, j&#8217;en suis à me demander si l&#8217;une des cibles de Chrome OS ne serait pas les <strong>entreprises</strong> utilisant les <strong>Google Apps</strong> en version professionnel. Google serait alors en mesure de leur fournir des <strong>petits terminaux parfaitement sécurisés</strong> dont le prix serait probablement très faible.</p><p
style="text-align: justify;">A ceux qui se demandaient si Google Chrome OS pouvait être un concurrent pour Ubuntu, cette nouvelle semble indiquer que non. Si Canonical a accepté de participer au développement, il s&#8217;est aussi probablement assuré que cela ne serait jamais en sa défaveur.</p><p
style="text-align: justify;">Pour finir, je vous laisse ce petit sondage.</p><p
style="text-align: justify;">Note: There is a poll embedded within this post, please visit the site to participate in this post's poll.</p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/canonical-chrome-os/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 22/11/2009. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/canonical-chrome-os/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/canonical-chrome-os/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>13</slash:comments> </item> <item><title>Ubuntu 9.10 taillée pour les entreprises</title><link>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-9-10-taillee-pour-les-entreprises/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-9-10-taillee-pour-les-entreprises/#comments</comments> <pubDate>Thu, 29 Oct 2009 23:22:23 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Entreprises & logiciels libres]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Canonical]]></category> <category><![CDATA[Cloud Computing]]></category> <category><![CDATA[entreprise]]></category> <category><![CDATA[Shuttleworth]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=2816</guid> <description><![CDATA[La version 9.10 d'Ubuntu marque le point de départ du renforcement de la stratégie de Canonical en direction des entreprises.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;">La sortie de cette version restera probablement marquée d&#8217;une pierre blanche. Ce n&#8217;est pas tellement pour ses nouveautés techniques, mais plutôt par la &#8220;nouvelle&#8221; impulsion que semble vouloir lui donner son leader Mark Shuttleworth qui a été particulièrement présent ces derniers temps.</p><p
style="text-align: justify;">Cette impulsion doit <strong>faire entrer Ubuntu dans les entreprises</strong>. C&#8217;est un peu triste à dire, mais pour l&#8217;instant, c&#8217;est là que Canonical peut gagner de l&#8217;argent et rapidement. Car cela commence à faire quelques années que la distribution GNU/Linux est financée par son patron multimillionnaire et cela ne peut pas non plus durer indéfiniment.</p><p
style="text-align: justify;">Canonical se préoccupe de ce secteur depuis déjà quelque années avec son offre <a
title="Landscape" href="http://www.canonical.com/projects/landscape">Landscape</a> qui permet de gérer un parc de serveur sous Ubuntu depuis une seule interface.</p><p
style="text-align: justify;">Mais <strong>ces derniers mois ont été riches en annonces</strong> à destination des entreprises. On se souvient de l&#8217;offre de service PSE (Premium Service Engineer) qui propose de mettre à la disposition d&#8217;une entreprise des ingénieurs spécialisés sur Ubuntu.</p><p
style="text-align: justify;">A ces services s&#8217;ajoute le programme de bêta-test visant à <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-server-dans-les-nuages-avec-amazon-ec2/">mettre à disposition des images de serveur Ubuntu au travers du service d&#8217;Amazon EC2</a>.</p><p
style="text-align: justify;">Car Canonical entend bien surfer sur la déferlante du cloud computing avec une nouvelle offre de service toujours à destination des entreprises UEC (Ubuntu Enterprise Cloud ). N&#8217;oublions pas non plus l<a
href="http://philippe.scoffoni.net/vers-un-rapprochement-de-canonical-et-amazon/">a cour faite par Mark Shuttleworth au géant Amazon</a> qu&#8217;il n&#8217;hésite pas à désigner comme le futur gagnant du marché des services de cloud computing.</p><p
style="text-align: justify;">Pour les entreprises, la <strong>principale nouveauté</strong> de cette version réside dans <strong>l’implémentation de la solution de cloud computing Eucalyptus Systems</strong> au sein de la version serveur. Ainsi Ubuntu est installé sur le réseau de l&#8217;entreprise, mais peut aussi faire appel aux ressources du service d&#8217;Amazon EC2. Une façon d&#8217;être présent à tous les étages des futurs réseaux d&#8217;entreprises qui deviendront plus flexibles et extensibles.</p><p
style="text-align: justify;">On le voit clairement, <strong>Canonical veut entrer dans la cour des grands</strong>. L&#8217;offre de service s&#8217;est étoffée et s&#8217;est glissée dans l&#8217;air du temps.</p><p
style="text-align: justify;"><p
style="text-align: justify;">Je ne sais pas si Ubuntu parviendra à s&#8217;imposer davantage sur le marché des ordinateurs de bureau dans les entreprises, mais elle pourrait bien venir au coté de Red Hat et Novell renforcer le front des distributions GNU/Linux pour l&#8217;entreprise et continuer d&#8217;envahir les salles machines de nos datacenter.</p><p
style="text-align: justify;"><p
style="text-align: justify;"><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-9-10-taillee-pour-les-entreprises/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 30/10/2009. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-9-10-taillee-pour-les-entreprises/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-9-10-taillee-pour-les-entreprises/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>20</slash:comments> </item> <item><title>Vers un rapprochement de Canonical et Amazon ?</title><link>http://philippe.scoffoni.net/vers-un-rapprochement-de-canonical-et-amazon/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/vers-un-rapprochement-de-canonical-et-amazon/#comments</comments> <pubDate>Mon, 05 Oct 2009 22:06:41 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Cloud Computing]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Amazon]]></category> <category><![CDATA[Canonical]]></category> <category><![CDATA[ec2]]></category> <category><![CDATA[formats ouverts]]></category> <category><![CDATA[Red Hat]]></category> <category><![CDATA[Shuttleworth]]></category> <category><![CDATA[Xen]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=2537</guid> <description><![CDATA[Mark Shuttleworth annonce le triomphe probable des services de cloud computing d'Amazon. Faut-il y voir une simple stratégie marketing ?]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;">Mark Shuttleworth serait-il en train de <strong>faire la cour au géant Amazon</strong> ?  C&#8217;est ce que l&#8217;on peut se demander suite à l&#8217;intervention de ce dernier lors d&#8217;<a
title="Accelerating Enterprise adoption of Open Source Software" href="http://upcoming.yahoo.com/event/4423821">une conférence qui a eu lieu aujourd&#8217;hui.</a></p><p
style="text-align: justify;">Il a déclaré :</p><blockquote
style="text-align: justify;"><p>The winner will be either explicitly Amazon EC2 or, if [other players] get into gear, an IETF standard closely modelled on EC2.</p><p>Le gagnant sera Amazon Ec2 ou, si d&#8217;autres acteurs du marché jouent le jeu, un standard IETF basé sur EC2.</p></blockquote><p
style="text-align: justify;">A l&#8217;écouter,<strong> il semblerait que les jeux soient faits</strong>. Il faut dire que Canonical travaille concrètement à ce rapprochement depuis quelque temps au travers de plusieurs actions :</p><ul
style="text-align: justify;"><li>La mise en place d&#8217;<a
title="Ubuntu Server dans les nuages avec Amazon EC2" href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-server-dans-les-nuages-avec-amazon-ec2/">un programme de Beta-test d&#8217;Ubuntu dans l&#8217;offre Amazon EC2</a>,</li><li>L&#8217;implémentation de la solution open source <a
href="http://www.eucalyptus.com/" target="_blank">Eucalyptus Systems</a> au sein de la version serveur de sa distribution Ubuntu et de l&#8217;offre de service <a
title="Canonical cherche son modèle économique dans les nuages" rel="nofollow" href="../canonical-cherche-son-modele-economique-dans-les-nuages/">de cloud computing</a> UEC. Il devient ainsi possible de se constituer son <a
title="5 raisons de choisir un nuage privé pour une entreprise" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/5-raisons-de-choisir-un-nuage-prive-pour-une-entreprise/">nuage &#8220;privé&#8221;</a> et/ou d&#8217;étendre celui-ci en allant puiser dans les ressources mises à disposition par Amazon. Il est à noter qu&#8217;Amazon pour contrer les tentations des entreprises à internaliser leur nuage a annoncé <strong>son service de nuage virtuel privé</strong> ou <a
title="Virtual Private Cloud" href="http://aws.amazon.com/vpc/">VPC</a> (Virtual private cloud). Cette offre est censée offrir le meilleures des deux mondes avec une sécurité accrue des ressources mises à disposition et  la flexibilité sans limites de la solution d&#8217;Amazon.</li></ul><p
style="text-align: justify;">Cependant, il modère ces propos et prône par la même occasion pour une réelle interopérabilité des solutions de cloud computing afin qu&#8217;une compétition puisse avoir lieu sur des sujets comme l&#8217;<a
title="Efficience énergétique" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Efficience_%C3%A9nerg%C3%A9tique">efficience énergétique</a>. Un discours qui n&#8217;a rien d&#8217;opportuniste car, <a
title="Shuttleworth: standards and open source against 'gross' cloud lock-in" href="http://www.theregister.co.uk/2009/04/01/shuttleworth_cloud_standards/">déjà tenu par le passé</a>. Il égratigne par la même occasions les initiatives déjà lancées sur ce sujet comme la Distributed Management Task Force (DMTF) ou l&#8217;<a
title="Open Cloud Manifesto peine à rassembler" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/open-cloud-manifesto-peine-a-rassembler/">Open Cloud Manifesto</a>. Il leur reproche d&#8217;être incompatibles entres-elles.</p><p
style="text-align: justify;">Toujours selon lui, un standard finira par émerger et il reste persuadé qu&#8217;Amazon l&#8217;adoptera. Il y a de toute façon de fortes chances pour que le marché comme à son accoutumée choisisse seul son standard et il n&#8217;y aurait guère de surprise à voir celui d&#8217;Amazon triompher. Il n&#8217;y a pas une offre de cloud computing qui ne fasse l&#8217;impasse aujourd&#8217;hui sur la compatibilité avec EC2.</p><h3 style="text-align: justify;">Mais que fait la concurrence alors ?</h3><p
style="text-align: justify;"><strong>Red Hat</strong> n&#8217;est pas loin, <a
title="Red Hat, Amazon Deliver Linux on Demand" href="http://www.pcworld.com/businesscenter/article/139398/red_hat_amazon_deliver_linux_on_demand.html">il est présent dans l&#8217;offre d&#8217;Amazon depuis 2007</a>. Récemment il a lancé le projet <a
href="http://deltacloud.org/" target="_blank">Deltacloud</a> qui vise à <a
title="les nuages avec une API" href="http://pro.01net.com/editorial/505726/cloud-computing-redhat-veut-relier-les-nuages-avec-une-api/">la création d&#8217;une API</a> <em>qui puisse rendre les nuages</em> <em>publics et privés interopérables. </em>L&#8217;objectif est là encore de permettre de lancer une application aussi bien sur un nuage privé que sur une plateforme externe comme Amazon ou <a
href="http://www.rackspacecloud.com/" target="_blank">Rackspace</a>. Chaque nuage disposerait alors de son &#8220;driver&#8221; permettant de dialoguer avec l&#8217;API</p><p
style="text-align: justify;"><a
title="xen.org" href="http://www.xen.org/"><strong>Xen.org </strong></a>est aussi en embuscade avec son initiative <a
title="Xen Cloud Platform, la solution open source de cloud computing de Xen.org" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/xen-cloud-platform-la-solution-open-source-de-cloud-computing-de-xen-org/">Xen Cloud Platform</a> avec pour objectif de fédérer tous les nuages. Cette solution s&#8217;appuie sur le format standard ouvert de machine virtuelle <a
title="Open Virtual Machine Format" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Open_Virtual_Machine_Format">OVF</a> (Open Virtualization Format) porté par la DTMF.</p><p
style="text-align: justify;">On le voit à ce rapide panorama que <strong>la concurrence est rude</strong>, mais que l&#8217;open source est plus que présent. Méfions-nous quand même, car rien n&#8217;est gagné sur le front de l&#8217;ouverture.</p><p
style="text-align: justify;">La situation du cloud computing actuel tend plus au verrouillage des utilisateurs qu&#8217;à leur libre circulation. L&#8217;<strong>ouverture des API, le respect de formats ouverts</strong> doivent être des critères de choix dans le cadre de l&#8217;utilisation de ces solutions. Espérons que Mark Shuttleworth gardera suffisamment les pieds dans le logiciel libre pour ne pas céder aux tentations d&#8217;un marché qui promet d&#8217;ici  trois ans d&#8217;être p<a
title="Le Cloud Computing : un marché éclaté à forte croissance selon le Gartner" href="http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-coup-de-projecteur-sur-le-cloud-computing-par-le-gartner-19798.html">articulièrement attrayant</a>.</p><p
style="text-align: justify;"><a
title="Shuttleworth: Amazon will win cloud battle " href="http://news.zdnet.co.uk/software/0,1000000121,39789649,00.htm?s_cid=259">[Source]</a></p><p
style="text-align: justify;"><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/vers-un-rapprochement-de-canonical-et-amazon/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 06/10/2009. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/vers-un-rapprochement-de-canonical-et-amazon/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/vers-un-rapprochement-de-canonical-et-amazon/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>5</slash:comments> </item> <item><title>Allmyapps, l&#8217;Ubuntu Software Store avant l&#8217;heure</title><link>http://philippe.scoffoni.net/allmyapps-lubuntu-software-store-avant-lheure/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/allmyapps-lubuntu-software-store-avant-lheure/#comments</comments> <pubDate>Wed, 23 Sep 2009 21:07:47 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Canonical]]></category> <category><![CDATA[logiciel]]></category> <category><![CDATA[service web]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=2353</guid> <description><![CDATA[Allmyapps est un site web permettant d'installer des logiciels sur un système d'exploitation Ubuntu. Il vient remplacer les logiciels dédiés à cet usage et se rapproche des habitudes des utilisateurs de Windows. Rencontre avec un de ses deux fondateurs : Thibauld Favre]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;"><img
class="alignright size-full wp-image-2377" style="margin: 5px; float: right;" title="allmyapps-logo" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2009/09/allmyapps-logo.jpg" alt="Ubuntu service web logiciel Canonical " width="140" height="31" />J&#8217;avais découvert <a
title="AllMyApps" href="http://www.allmyapps.com/">le site Web Allmyapps</a> il y a déjà quelques mois. Je l&#8217;avais alors enregistré dans mes favoris à la catégorie toujours pleine des choses à regarder de plus prêts quand j&#8217;aurais un peu de temps.</p><p
style="text-align: justify;">Allmyapps présente <strong>pas mal de similitudes avec le futur Ubuntu Software Store</strong> dont <a
title="Ubuntu Software Store : Canonical assume son statut d’éditeur commercial" href="../../../../../ubuntu-software-store-canonical-assume-son-statut-dediteur-commercial/">nous avons déjà pas mal discuté</a>. J&#8217;ai profité de <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-software-store-canonical-assume-son-statut-dediteur-commercial/#comment-2227">l&#8217;intervention sur ce sujet de Thibauld</a> <strong>un des deux fondateurs de Allmyapps</strong> pour lui proposer une interview à laquelle il a bien voulu répondre.</p><p
style="text-align: justify;">Allmyapps est un site web pour  Ubuntu et qui permet de sélectionner la ou les applications que l&#8217;on souhaite installer. Les version 8.04, 8.10 et 9.04 sont supportées. Le site détecte automatiquement votre version.</p><p
style="text-align: justify;">Dans le principe il n&#8217;y a donc guère de différences avec les utilitaires classiques livrés avec la distribution. Cependant, le site offre moyennant une inscription gratuite la possibilité de créer des listes de logiciels pour pouvoir facilement les réinstaller par la suite. Fort des informations collectées, le site est en mesure de présenter des listes classées selon différents critères. Ainsi, on peut voir la liste des applications les plus installées sur différentes périodes. Les utilisateurs ont aussi la possibilité de noter les logiciels. A ce jour, le site a déjà permis plus de 37 000 installations</p><p
style="text-align: justify;">Le concept est clairement <strong>adapté aux utilisateurs d&#8217;Ubuntu arrivant du monde Windows</strong> où pour installer un logiciel il faut d&#8217;abord passer par un site web et télécharger le programme d&#8217;installation.</p><div
style="text-align: justify;"><p>Je vous livre ici nos échanges qui vous permettront d&#8217;en savoir plus sur la genèse de ce projet, ces objectifs ainsi que les prochaines évolutions dont le support d&#8217;autres distributions GNU/linux, mais aussi des systèmes d&#8217;exploitation Windows (actuellement en bêta test).</p><p>On le voit la vocation finale de Allmyapps dépasse le cadre des logiciels libres.<strong> </strong></p><p><strong>Pour commencer, pouvez-vous vous présenter ? Quel est votre parcourt par rapport aux logiciels libres ?</strong></p><p><strong>Thibauld</strong> : Je m&#8217;appelle Thibauld, je suis ingénieur en informatique (INSA de Lyon) avec une formation complémentaire en finance d&#8217;entreprise (EM Lyon). J&#8217;ai tout d&#8217;abord travaillé 2 ans chez Mandriva avant de monter avec plusieurs collègues une société spécialisée dans l&#8217;installation à distance de logiciels. Bien que le succès ne fût pas au rendez vous, cette première expérience m&#8217;a énormément appris. Suite à cela, j&#8217;ai réalisé différents sites web en tant que freelance et ce n&#8217;est que fin 2008, quand Arnaud, mon associé, m&#8217;a rejoint, que nous avons commencer à travailler à plein temps sur Allmyapps.</p><p>Personnellement, je suis un utilisateur de logiciels libres de longue date. J&#8217;ai commencé à utiliser Linux en 1998 (une slackware) quand j&#8217;étais encore en terminale. Très enthousiaste, je suis vite devenu un évangéliste Linux. Dès la première année à l&#8217;INSA, j&#8217;ai créé avec 2 amis le LUG de l&#8217;école (GPL, le Groupe des Pingouins Libres !). Nous faisions des formations à LaTeX ou encore des Install Party à chaque rentrée en distribuant des Mandrakes aux étudiants.  Pour l&#8217;anecdote, j&#8217;essayais chaque été de convertir mes parents à Linux (avec la dernière Mandrake) en leur disant: &#8220;Vous allez voir, cette fois-ci, il n&#8217;y aura plus de problèmes !&#8221;. Malheureusement, l&#8217;expérience ne durait toujours que quelques semaines&#8230;. aux vacances suivantes, j&#8217;étais toujours forcé, par pression familiale, de réinstaller Windows.</p><p>Enfin, en dernière année d&#8217;école, j&#8217;ai réalisé une des toutes premières études de migration MS Office vers OpenOffice pour les mairies de Vénissieux et de Vaulx en Velin. C&#8217;est donc bien au fait du sujet que j&#8217;ai rejoint Mandrakesoft (à l&#8217;époque) après avoir fini mes études, enthousiasmé à l&#8217;idée de mettre Linux à la portée de monsieur tout le monde.<strong> </strong></p><p><strong>Comment est née l&#8217;idée de Allmyapps</strong><strong> et pourquoi avoir choisi Ubuntu ?</strong></p><p><strong>Thibauld</strong> : A la base Allmyapps est née d&#8217;une remarque qu&#8217;un ami m&#8217;a faite après avoir acheté, sans le savoir, un netbook sur Linux. Il se plaignait de ne pas savoir comment installer de nouveaux logiciels: son netbook était rempli de fichiers setup.exe qu&#8217;il essayait désespérément d&#8217;exécuter. C&#8217;est là qu&#8217;a germé l&#8217;idée de concevoir une interface simple qui permette aux gens de trouver et d&#8217;installer facilement les applications dont ils ont besoin.</p><p>A cette même époque, l&#8217;iPhone débarquait et démontrait qu&#8217;avec une interface adéquate (l&#8217;Apple AppStore), n&#8217;importe quel utilisateur était à même d&#8217;installer toutes les applications qu&#8217;il souhaitait. L&#8217;Apple AppStore n&#8217;étant qu&#8217;une interface plaquée sur un repository de logiciels, je décidais alors d&#8217;appliquer le même concept aux repositories d&#8217;applications Linux. En passant, je trouve d&#8217;ailleurs assez frustrant que ce soit Apple qui tire tous les bénéfices de ce concept de repository, alors qu&#8217;il existe depuis si longtemps dans le monde Linux.</p><p>En ce qui concerne le choix d&#8217;Ubuntu, étant donné que nous visions un public de néophytes, il nous fallait choisir une distribution &#8220;grand public&#8221;. Notre choix s&#8217;est porté sur Ubuntu car c&#8217;était la seule distribution qui fournissait en standard un système qui permettait de déclencher l&#8217;installation de logiciels depuis un site web (apturl).<strong> </strong></p><p
style="text-align: center;"><img
class="aligncenter size-full wp-image-2376" style="float:center;" title="allmyapps" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2009/09/allmyapps.jpg" alt="Ubuntu service web logiciel Canonical " width="600" height="314" /></p><p><strong>Y-aura-t-il un jour d&#8217;autres distributions prises en charge par Allmyapps</strong><strong> ?</strong></p><p><strong>Thibauld</strong> : Je l&#8217;espère et nous y travaillons déjà !  Notre but est de permettre à monsieur tout le monde de trouver et d&#8217;installer les logiciels dont il a besoin, et ce, quel que soit le système qu&#8217;il utilise. C&#8217;est pourquoi nous travaillons sur un handler d&#8217;installation basé sur PackageKit qui permettra de rendre Allmyapps compatible avec la grande majorité des distributions Linux (Mandriva, Fedora, OpenSuse&#8230;). En parallèle, nous avons mis en ligne cette semaine la toute première version Beta de Allmyapps pour Windows. Les tests étant encore en cours, nous ne l&#8217;avons pas encore annoncé officiellement.</p><p><strong>Quel est le principe de fonctionnement technique de Almyapps ? Y-a-t-il une différence avec les outils traditionnels comme Synaptic, Gdebi ou encore Adept ?</strong></p><p><strong>Thibauld</strong> : Techniquement, Allmyapps est une interface utilisateur à apt, comme peut l&#8217;être Synaptic, Ajouter / Supprimer ou Adept. Et, Allmyapps se basant sur apt, il est tout autant sécurisé d&#8217;utiliser Allmyapps que ces outils, car Allmyapps ne fait que déclencher l&#8217;installation des applications. Celles-ci sont ensuite récupérées par apt depuis les repositories officiels Ubuntu. La différence se situe au niveau de l&#8217;interface et des fonctionnalités supplémentaires apportées par Allmyapps.<strong> </strong></p><p><strong>Quels sont les avantages d&#8217;une installation par Allmyapps ?</strong></p><p><strong>Thibauld</strong> : Allmyapps a vocation à aider l&#8217;utilisateur tout au long du processus d&#8217;acquisition d&#8217;applications : découverte, sélection, installation&#8230; et même réinstallation. Il ne faut plus que les gens aient peur d&#8217;installer des applications, le processus doit être simple, sécurisé et fun ! Sur Allmyapps, cela se traduit par une interface graphique jolie, pensée en terme d&#8217;utilisabilité, avec des catégories qui reproduisent le menu Applications d&#8217;Ubuntu, une recherche performante, des screenshots d&#8217;applications, des commentaires d&#8217;utilisateurs&#8230; et biens sûr, la possibilité de créer sa liste personnalisée d&#8217;applications pour pouvoir la réinstaller plus tard ou bien la partager par email ou via son blog.</p><p><strong>Il y a des logiciels non open source sur Allmyapps</strong><strong>. Quelle est votre position par rapport à ceux qui pensent que faire des compromis avec les logiciels propriétaires revient à mettre en danger le projet GNU et le monde libre en général ? Qu&#8217;il ne faut pas céder nos libertés à notre confort ?</strong></p><p><span
style="padding-left: 15px; float: right; width: 180px; font-size: 15px; font-style: italic; font-weight: bold; color: #1e6e98;">“D&#8217;un point de vue philosophique, je me sens quand même plus proche de Linus Torvald”</span><strong>Thibauld</strong> : D&#8217;un point de vue philosophique, je me sens quand même plus proche de Linus Torvalds que de Richard Stallman. In fine, c&#8217;est toujours l&#8217;utilisateur qui a raison et s&#8217;il préfère utiliser un logiciel propriétaire plutôt que son équivalent libre (s&#8217;il existe), c&#8217;est son choix et je n&#8217;ai pas à lui imposer le mien. Les logiciels propriétaires ne mettent, à mon sens, pas tant en danger le projet GNU que les formats propriétaires ! A ce niveau-là, je suis beaucoup plus intransigeant, car les formats propriétaires enferment les utilisateurs et les privent de leur liberté de choix, tout comme les DRM et le &#8220;Trusted Computing&#8221;. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pourquoi, malgré toutes leurs qualités tant techniques qu&#8217;esthétiques, je ne possède aucun produit Apple. Apple tente d&#8217;enfermer ses utilisateurs dans ses produits et ça, je ne peux pas l&#8217;accepter. Pour gagner les faveurs des utilisateurs, il faut faire le meilleur produit, point.</p><p><strong>Quel est le modèle économique de votre site ? Actuellement, il n&#8217;y a pas de publicité. C&#8217;est la prochaine étape ?</strong></p><p><strong>Thibauld</strong> : Notre objectif est vraiment de faire un site de qualité, ou l&#8217;utilisateur soit en confiance donc il y a aura probablement un peu de publicité sur Allmyapps mais cela restera limité. Personnellement, j&#8217;ai tendance à fuir les sites qui nous inondent de publicité. Le modèle économique d&#8217;Allmyapps repose principalement sur 2 piliers: d&#8217;une part la commercialisation de la plateforme Allmyapps (en tant que plate-forme de distribution de logiciels) auprès de clients professionnels, d&#8217;autre part les revenus tirés de la distribution de logiciels en ligne.</p><p><strong>Envisagez-vous de rémunérer ou de verser une contribution aux développeurs des logiciels que vous proposez à l&#8217;installation ?</strong></p><p><strong>Thibauld</strong> : C&#8217;est clairement un de nos objectifs ! Si nous parvenons à ce stade, alors je considérerai que Allmyapps a atteint son but. Avec Allmyapps, Arnaud et moi souhaitons ardemment créer une entreprise qui contribue à enrichir son écosystème et qui ait une utilité sociale&#8230; bref une entreprise qui ait du sens et de laquelle nous pourrons être fiers. Nous avons déjà une idée assez précise de comment nous voulons nous y prendre&#8230; mais il va falloir attendre avant que je puisse en donner tous les détails <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt="Ubuntu service web logiciel Canonical " class='wp-smiley' title="Allmyapps, lUbuntu Software Store avant lheure" /></p><p><strong>Y aura-t-il un jour des logiciels propriétaires payant sur Allmyapps</strong><strong> ?</strong></p><p><strong>Thibauld</strong> : Oui et chacun sera libre de les installer&#8230;. ou pas !<strong> </strong></p><p><strong>Vous avez été étonné par le choix de Canonical d&#8217;une application classique en lieu et place d&#8217;une application web. Cependant il s&#8217;agit tout de même d&#8217;une offre concurrente. Ne va-t-elle pas faire de l&#8217;ombre à votre projet ?</strong></p><p><strong>Thibauld</strong> : Nous verrons quand le Ubuntu Software Store sortira mais, très honnêtement, j&#8217;espère que leur produit sera bon et je ne m&#8217;en fais pas du tout pour Allmyapps. Toute initiative qui aide mettre en valeur l&#8217;écosystème de développeurs est la bienvenue et je pense que le Ubuntu Software Store va dans ce sens. Loin de faire de l&#8217;ombre à Allmyapps, je pense plutôt que le Ubuntu Software Store légitime notre démarche et va renforcer l&#8217;écosystème dans lequel nous évoluons.</p><p>Contrairement aux idées reçues, la compétition est quelque chose de très positif, non seulement pour Allmyapps, mais surtout pour les utilisateurs !</p><p><strong>Allmyapps</strong><strong> est en anglais. J&#8217;imagine que c&#8217;est pour toucher un public plus large. Une version française prochainement ?</strong></p><p><strong>Thibauld</strong> : Tout à fait, la majorité des utilisateurs d&#8217;Ubuntu est anglophone donc, nous avons naturellement sorti Allmyapps en anglais en premier. Mais la version française sera là avant la fin de l&#8217;année, promis <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt="Ubuntu service web logiciel Canonical " class='wp-smiley' title="Allmyapps, lUbuntu Software Store avant lheure" /></p><p><strong>Encore merci Thibauld pour le temps consacré à cette interview.</strong></div><p
style="text-align: justify;"><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/allmyapps-lubuntu-software-store-avant-lheure/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 23/09/2009. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/allmyapps-lubuntu-software-store-avant-lheure/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/allmyapps-lubuntu-software-store-avant-lheure/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>4</slash:comments> </item> <item><title>Ubuntu Software Store : Canonical assume son statut d&#8217;éditeur commercial</title><link>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-software-store-canonical-assume-son-statut-dediteur-commercial/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-software-store-canonical-assume-son-statut-dediteur-commercial/#comments</comments> <pubDate>Tue, 08 Sep 2009 22:20:56 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Economie]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Canonical]]></category> <category><![CDATA[entreprise]]></category> <category><![CDATA[Shuttleworth]]></category> <category><![CDATA[stratégie]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=2216</guid> <description><![CDATA[L'annonce de la disponibilité d'un nouveau système d'installation de logiciel pour Ubuntu marque une étape importante de l'évolution de cette distribution. A terme, l'Ubuntu Software Store permettra d'acheter des logiciels.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;">Canonical a annoncé le lancement d&#8217;<strong>un nouveau logiciel de téléchargement et d&#8217;installation</strong> pour sa distribution Ubuntu : le Software Store. Pour ceux qui auraient raté l&#8217;annonce, l&#8217;<a
title="ubuntu Software Store" href="https://wiki.ubuntu.com/SoftwareStore">Ubuntu Software Store</a> sera intégrée dans une première version à Karmic Koala la version 9.10 d&#8217;Ubuntu qui doit sortir le 22 octobre 2009.</p><p
style="text-align: justify;">Sans même en avoir vu le contenu, j&#8217;ai réagi au nom qui contenait <strong>le mot magique et médiatique &#8220;Store&#8221;</strong>. Un terme qui renvoie immédiatement à la notion de magasin et d&#8217;achat en ligne. Ma réaction fut sur le moment &#8220;On y est !&#8221;. Mais où en fait ?</p><h3 style="text-align: justify;">Où en est Canonical ?</h3><p
style="text-align: justify;">Ubuntu n&#8217;est pas une distribution communautaire au sens classique du terme. Bien sûr, elle s&#8217;appuie et existe grâce une communauté d&#8217;utilisateurs et de contributeurs estimée à 12 millions de personnes. Cependant, le projet a été initié au travers d&#8217;une société commerciale : Canonical qui emploie aujourd&#8217;hui environ 280 personnes à travers le monde.</p><p
style="text-align: justify;">Canonical fait donc parti de la famille des éditeurs commerciaux open source tout comme Red Hat, Mandriva, Suse ou Novell. Cette société a donc adopté le  modèle économique classique qui consiste à vendre des services sous diverses formes autour de leur système d&#8217;exploitation.</p><p
style="text-align: justify;">Mark Shuttleworth avait clairement annoncé sa stratégie de développement alors axée sur les services :</p><blockquote
style="text-align: justify;"><p><strong>« We can&#8217;t make money selling the desktop that&#8217;s why we focused on a zero licensing cost business model,&#8221; Shuttleworth said. &#8220;The only way to build a business on Linux is to focus on services. »</strong></p><p>« Nous ne pouvons pas faire d&#8217;argent en vendant les licences, c&#8217;est pourquoi nous nous concentrons sur un modèle sans coût de licence. Le seul moyen de faire des affaires avec Linux et de se focaliser sur les services »</p></blockquote><p
style="text-align: justify;">Une stratégie déclinée à l&#8217;image de Red Hat, avec comme cible principale les entreprises. Quoi de plus naturel, celles-ci sont plus enclines &#8220;naturellement&#8221; à acheter du service. Ainsi, Canonical a développé <a
href="http://www.canonical.com/services">une gamme de services</a> à leur attention :</p><ul
style="text-align: justify;"><li>le support 7 jours sur 7, 24heures 	sur24 ,</li><li>le packaging ou le développement 	d&#8217;applications,</li><li><a
href="http://www.lemagit.fr/article/linux-ubuntu-support/4151/1/canonical-loue-ses-ingenieurs-ubuntu/">la 	mise à disposition de contacts dédiés</a> ou Premium 	Service Engineer facturé environ 50 000 dollars par an et qui permet d&#8217;obtenir une réponse sous 60 minutes à une question prioritaire</li><li>des prestations de services spécifique à la <a
href="http://philippe.scoffoni.net/canonical-cherche-son-modele-economique-dans-les-nuages/">mise en place de &#8220;nuages&#8221; privés</a>,</li></ul><p
style="text-align: justify;">Si les <strong>entreprises</strong> sont une <strong>cible privilégiée</strong>, les particuliers peuvent aussi en constituer une autre pour laquelle Canonical a commencé à développer une offre dédiée. Ainsi est apparu <a
href="https://ubuntuone.com/">Ubuntu One</a>, un service qui permet de sauvegarder les données de son PC sur Internet moyennant un abonnement.</p><p
style="text-align: justify;">Le Software Store vient donc s&#8217;inscrire donc <strong>dans cette logique de services</strong>.</p><p
style="text-align: justify;">Une démarche qui selon moi devrait s&#8217;accélérer. <a
title="Roadmap Ubuntu Software Store" href="https://wiki.ubuntu.com/SoftwareStore#Roadmap">La roadmap prévisionnelle du Software Store</a> est précise et je suis certains qu&#8217;elle sera tenue voir peut-être même accélérée. La raison pourrait bien tenir à une simple question de rentabilité et de viabilité de Canonical.</p><p
style="text-align: justify;">N&#8217;oublions pas que <strong>Mark Shuttleworth</strong> n&#8217;est pas qu&#8217;un gentil mécène. C&#8217;est aussi et surtout un <strong>homme d&#8217;affaires</strong> qui a déjà connu le succès par le passé avec la société <a
href="http://www.thawte.fr/" target="_blank">Thawte</a> qu&#8217;il vendit en 1999 à <a
href="http://www.verisign.fr/" target="_blank">Verisign</a> pour la somme de 575 millions de dollars. Nul doute que l&#8217;<strong>objectif de rentabilité</strong> n&#8217;est pas un vain mot pour lui. Ce qui ne m&#8217;empêche pas de le croire sincèrement engagé en faveur de la cause des logiciels libres.</p><p
style="text-align: justify;">On ne connaît pas grand-chose de la <strong>situation financière de Canonical</strong>. Les chiffres de la société ne sont<strong> pas communiqués</strong>. Toutefois, en octobre 2008, Mark Shuttleworth avait admis que <a
href="http://blog.internetnews.com/skerner/2008/10/canonical-is-not-cash-flow-pos.html">sa société n&#8217;était toujours pas bénéficiaire</a>. Cepedant un objectif avait été fixé : la rentabilité pour 2009 voir 2010 au plus tard.</p><p
style="text-align: justify;">Inutile de nier qu&#8217;aujourd&#8217;hui pour exister d&#8217;un point de vue marketing tout système d&#8217;exploitation se doit d&#8217;avoir son Store. Le choix de Canonical n&#8217;est donc pas innocent et est bien dans l&#8217;air du temps et j&#8217;oserai presque dire en retard&#8230;</p><p
style="text-align: justify;">Pas innocent non plus le choix de piloter ce magasin à partir de <a
title="launchpad" href="https://launchpad.net/">Launchpad</a> qui regroupe en son sein les sources et les outils de gestion de bon nombre de projet de logiciels libres. Une façon aussi d&#8217;attirer les développeurs vers cette plate-forme afin de simplifier la publication de son application sur le Software Store.</p><h3 style="text-align: justify;">Des logiciels payants à partir d&#8217;octobre 2010</h3><p
style="text-align: justify;">Le mot est lâché : payant. Il va falloir payer pour télécharger des logiciels. Mais <strong>quels logiciels</strong> ? Rien n&#8217;est dit à ce sujet.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Des logiciels propriétaires ?</strong> C&#8217;est la première idée qui vient à l&#8217;esprit. Donner de la visibilité aux logiciels propriétaires pour attirer des éditeurs et faciliter le passage de certains utilisateurs vers Ubuntu. <strong>Un sujet délicat</strong>, car il soulève souvent des débats houleux. Pourtant, il existe un public qui serait prêt à utiliser des logiciels propriétaires sur un système d&#8217;exploitation libre. Si Adobe décidait de porter Photoshop par exemple, je pense que bon nombre d&#8217;infographistes seraient incités à passer sous GNU/Linux. Dans le même ordre d&#8217;idée, il y a <strong>les jeux</strong> qui sont souvent présentés comme un manque majeur de GNU/Linux. Mais est-ce la bonne façon de les faire venir au libre ?</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Des logiciels libres ?</strong> Pourquoi pas, rien n&#8217;empêche de vendre des logiciels libres. A ce sujet voici <a
href="http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html">la position de la FSF</a> :</p><blockquote
style="text-align: justify;"><p
style="text-align: justify;">« Logiciel libre » ne signifie pas « non commercial ». Un logiciel libre doit être disponible pour un usage commercial, pour le développement commercial et la distribution commerciale. Le développement commercial de logiciel libre n&#8217;est plus l&#8217;exception ; de tels logiciels libres commerciaux sont très importants. Vous pouvez avoir payé pour obtenir une copie d&#8217;un logiciel libre ou vous pouvez l&#8217;avoir obtenu gratuitement. Mais indifféremment de la manière dont vous vous l&#8217;êtes procuré, vous avez toujours la liberté de copier et de modifier un logiciel et même d&#8217;en <a
href="http://www.gnu.org/philosophy/selling.fr.html">vendre des copies</a>.</p></blockquote><p
style="text-align: justify;">En l&#8217;absence d&#8217;informations plus complètes sur le sujet, <strong>inutile de s&#8217;alarmer ou de s&#8217;inquiéter</strong> outre mesure. Il faut attendre pour voir comment ce software Store va évoluer. Au mieux c&#8217;est une excellente nouvelle qui permettra aux développeurs de logiciels libres de disposer d&#8217;une <strong>source potentielle de revenu</strong>s. Il s&#8217;agira en effet ici de r<strong>émunérer le canal</strong> de mise à disposition du logiciel  et <strong>l&#8217;auteur du logiciel.</strong> Il reste néanmoins souhaitable que le paiement soit une option pour les logiciels libres. Un peu comme on le voit aujourd&#8217;hui <a
href="https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/7527">sur le site d&#8217;add-ons de Mozilla</a>.</p><p
style="text-align: justify;">Au pire, c&#8217;est l&#8217;invasion des logiciels propriétaires avec l&#8217;aide de Canonical. Je ne crois pas trop à cette dernière hypothèse qui reviendrait à un suicide en bonne et due forme.</p><h3 style="text-align: justify;">Peut-on conclure ?</h3><p
style="text-align: justify;">J&#8217;ai <strong>un peu de mal à le faire,</strong> tant l&#8217;annonce et ce que l&#8217;on a pu voir est pour l&#8217;instant incomplet. Le projet n&#8217;en est pour l&#8217;instant qu&#8217;à ces débuts et n&#8217;est qu&#8217;une alternative aux solutions d&#8217;installation classiques qui n&#8217;en doutons pas, si elles ne sont plus installées par défaut pourront toujours être ajoutées.</p><p
style="text-align: justify;">Je pense que le Software Store s&#8217;adresse à une catégorie de client que Canonical rêve de capter. Les utilisateurs de Windows qui achètent leur anti-virus et leur firewall ou encore leur logiciel de gravage de DVD sans discuter 30 jours après avoir allumé leur nouvel ordinateur portable. Si ces derniers pouvaient utiliser leur carte bancaire pour acheter des services Canonical, Marc Shuttleworth pourrait alors atteindre son objectif de rentabilité.</p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-software-store-canonical-assume-son-statut-dediteur-commercial/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 09/09/2009. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-software-store-canonical-assume-son-statut-dediteur-commercial/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/ubuntu-software-store-canonical-assume-son-statut-dediteur-commercial/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>52</slash:comments> </item> </channel> </rss>
