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> <channel><title>Philippe Scoffoni &#187; Les Acteurs du libre</title> <atom:link href="http://philippe.scoffoni.net/category/les-acteurs-du-libre/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://philippe.scoffoni.net</link> <description>Logiciels Libres, Open Source, technologies ouvertes, Cloud Computing et tout le reste...</description> <lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 11:11:27 +0000</lastBuildDate> <language>en</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <atom:link rel='hub' href='http://philippe.scoffoni.net/?pushpress=hub'/> <item><title>Denis Ritchie : un véritable inventeur nous a quitté</title><link>http://philippe.scoffoni.net/denis-ritchie-un-veritable-inventeur-nous-a-quitte/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/denis-ritchie-un-veritable-inventeur-nous-a-quitte/#comments</comments> <pubDate>Fri, 21 Oct 2011 12:11:05 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Langage C]]></category> <category><![CDATA[Ritchie]]></category> <category><![CDATA[UNIX]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=4296</guid> <description><![CDATA[Voici une nouvelle oraison funèbre. Je n'ai pas l'intention d'ouvrir une rubrique nécrologique sur se site cependant. Mais j'avais pris la peine de faire un article sur le décès de Jobs, donc le moins que je pouvais faire était de rendre hommage à ce monsieur.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/10/Dennis_MacAlistair_Ritchie_.jpg"><img
class="alignright size-full wp-image-4299" style="margin: 5px; float: right;" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/10/Dennis_MacAlistair_Ritchie_.jpg" alt="UNIX Ritchie Langage C " width="200" height="231" title="Denis Ritchie : un véritable inventeur nous a quitté" /></a>Voici une nouvelle oraison funèbre. Je n&#8217;ai <strong>cependant </strong>pas l&#8217;intention d&#8217;ouvrir une rubrique nécrologique sur se site. Mais j&#8217;avais pris la peine de faire un article sur le décès de Jobs, donc le moins que je pouvais faire était de rendre hommage à ce monsieur.</strong></p><h2>Le co-inventeur du C et d&#8217;UNIX</h2><p><strong>Le langage C</strong> a été mis au point dans les années 1970. Il avait été conçu pour la programmation système. Il fut utilisé notamment comme langage de développement d&#8217;UNIX. Mais <strong>Denis Ritchie</strong> ne fut pas seul à cette tâche. Il travailla avec <a
title="Ken Thompson" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ken_Thompson">Ken Thompson</a> qui avait préalablement développé le langage B dont le langage C est le successeur.</p><p>Denis Ritchie déclarait <em>que le langage C « semblait être une bonne chose à faire » et que n&#8217;importe qui à sa place aurait fait la même chose, bien que son collègue des laboratoires Bell <a
title="Bjarne Stroustrup" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bjarne_Stroustrup">Bjarne Stroustrup</a>, créateur du <a
title="C++" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/C%2B%2B">C++</a>, répond que « si Dennis avait décidé de consacrer cette décennie à des mathématiques ésotériques, Unix aurait été mort-né. »&#8221;</em> (<a
title="C et Unix" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dennis_Ritchie#C_et_Unix">source Wikipédia</a>).</p><p>J&#8217;avoue ne jamais avoir été un fan du langage C et encore moins du <strong>C++</strong>. Je ne saurais trop dire pourquoi. J&#8217;ai toujours préféré un langage comme le <strong>Pascal</strong> et ses versions orientées objets. Je ne me lancerais pas dans une analyse comparative des langages de programmation et des profils psychologiques liés. Je vous laisse cette latitude <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt="UNIX Ritchie Langage C " class='wp-smiley' title="Denis Ritchie : un véritable inventeur nous a quitté" /> .</p><h2>L&#8217;informatique sans UNIX</h2><p>Comme souvent un bon dessin veut mieux qu&#8217;un long discours.</p><p
style="text-align: center;"><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/10/799px-Histoire_dUNIX.svg_.png"><img
class="aligncenter size-full wp-image-4297" style="float: center;" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/10/799px-Histoire_dUNIX.svg_.png" alt="UNIX Ritchie Langage C " width="559" height="148" title="Denis Ritchie : un véritable inventeur nous a quitté" /></a></p><p>Donc sans Unix, beaucoup de <strong>systèmes d&#8217;exploitation</strong> n&#8217;auraient pas vu le jour. Bien sûr cela aurait laissé la place à d&#8217;autres et l&#8217;informatique n&#8217;aurait pas le même visage. Peut-être que <strong>Windows</strong> serait à ce jour le seul système d&#8217;exploitation digne de ce nom. On ne le saura jamais. (Mise à jour : Linux n&#8217;est pas un descendant direct d&#8217;UNIX, il est juste compatible. Voir <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Famille_UNIX.svg">ce schéma un peu plus complexe mais plus exacte</a>.)</p><h2>L&#8217;archétype de l&#8217;inventeur</h2><p>Ce genre de personne est pour moi un <strong>véritable inventeur</strong>. Il est inconnu du grand public comme le sont la plupart à de rares exceptions à notre époque. Car <a
title="Steve Jobs et Apple : une oeuvre… décevante" href="http://philippe.scoffoni.net/steve-jobs-apple-oeuvre-decevante/">ce sont les Jobs et consorts qui en général s&#8217;accaparent le bénéfice médiatique et souvent financier</a> de leurs découvertes.</p><p>Qui connaît <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Berners-Lee">Tim Berner-Lee</a> ? Toi le geek tu as en sûrement entendu parlé, mais la famille Michu ignore probablement qu&#8217;il s&#8217;agit du principal <strong>inventeur de ce web</strong> sur lequel ils surfent tous les jours et qui porte le nom de Google ou Facebook. La liste pourrait être longue.</p><p>Je vous conseille la lecture de cet article sur <a
title="Les inventeurs, héros déchus du progrès technique" href="http://www.laviedesidees.fr/Les-inventeurs-heros-dechus-du.html">l&#8217;inventeur, héros déchus du progrès technique</a>, qui illustre l&#8217;évolution de la notion d&#8217;<strong>inventeur</strong> et de <strong>son statut au sein de note société</strong> dans le temps.</p><p>Encore une fois je ne juge pas l&#8217;homme qui était peut-être un mauvais mari, je n&#8217;en sais rien, mais <strong>son oeuvre</strong>. Et là <strong>je m&#8217;incline bien bas devant cet homme</strong> dont le décès n&#8217;aura pas déchaîné de folie médiatique.</p><p>Photo <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Dennis_MacAlistair_Ritchie_.jpg">source Wikipédia</a></p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/denis-ritchie-un-veritable-inventeur-nous-a-quitte/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 21/10/2011. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/denis-ritchie-un-veritable-inventeur-nous-a-quitte/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/denis-ritchie-un-veritable-inventeur-nous-a-quitte/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>7</slash:comments> </item> <item><title>Rencontre avec le créateur de la licence IANG pour un libre équitable</title><link>http://philippe.scoffoni.net/rencontre-createur-licence-iang-libre-equitable/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/rencontre-createur-licence-iang-libre-equitable/#comments</comments> <pubDate>Thu, 29 Sep 2011 15:36:33 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[équitable]]></category> <category><![CDATA[IANG]]></category> <category><![CDATA[interview]]></category> <category><![CDATA[licence]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/rencontre-createur-licence-iang-libre-equitable/</guid> <description><![CDATA[Une licence introduisant une relation équitable entre les utilisateurs et créateurs. Voici l'objectif que s'était donné son créateur il y a de cela quelques années. Il nous retrace son chemin et celui de la licence IANG.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/09/iang.png"><img
class="alignright size-full wp-image-4263" style="margin: 5px; float: right;" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/09/iang.png" alt="licence interview IANG équitable " width="180" height="180" title="Rencontre avec le créateur de la licence IANG pour un libre équitable" /></a>Une licence introduisant une relation équitable entre les utilisateurs et créateurs. Voici l&#8217;objectif que s&#8217;était donné son créateur il y a de cela quelques années. Il nous retrace son chemin et celui de la licence IANG</strong>.</p><p>Je vous interpellais <a
title="Open source, logiciel libre, oublient-ils d’être équitables ?" href="http://philippe.scoffoni.net/open-source-logiciel-libre-equitable/">dans un récent article</a> sur la question des <strong>pratiques et dérives</strong> que l&#8217;on peut parfois constater autour des <strong>logiciels libres</strong>. A l&#8217;origine de ces &#8220;dérives&#8221; des <strong>entreprises</strong>, mais aussi parfois des <strong>associations</strong> d&#8217;intérêts &#8220;particuliers&#8221; dont les liens avec le monde entrepreneurial sont parfois étranges.</p><p>En préparant l&#8217;article en question, j&#8217;avais découvert une licence que je ne connaissais pas. Une découverte que l&#8217;on peut clairement attribuer à la muse &#8220;<a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rendipit%C3%A9">sérendipité</a>&#8220;. Il s&#8217;agissait de la <a
href="http://iang.info/fr/license.html">licence IANG</a>. Une licence qui n&#8217;est pas récente mais qui est restée <strong>confidentielle</strong>.</p><p>Je vous conseille de lire ces pages pour bien comprendre les principes de cette <strong>licence</strong> :</p><ul><li><a
href="http://iang.info/fr/manifesto.html">Le manifeste</a>,</li><li><a
href="http://iang.info/fr/faq.php">La foire aux questions</a>,</li><li><a
href="http://iang.info/archive/venividilibri.org_Interviews_IANG.html" target="_blank">Une interview ancienne</a> par <a
href="http://vvlibri.org/" target="_blank">Veni, Vidi, Libri</a> mais toujours intéressante pour comprendre la licence,</li></ul><p>J&#8217;ai donc essayé de prendre contact avec son créateur pour en savoir un peu plus sur la genèse de celle-ci. Il a bien voulu répondre à mes questions. Il vous présente dans le texte qui suit son histoire et l&#8217;histoire de cette licence. Il s&#8217;agit de <strong>Patrick Godeau</strong> que je remercie d&#8217;avoir bien voulu répondre à mes questions.<br
/> _________________________________________________________</p><p
style="padding-left: 30px;"><strong>Patrick</strong> : C&#8217;est par mon métier d&#8217;informaticien que j&#8217;ai rencontré les logiciels libres. Pendant mes études au début des années 1990, le web commençait à émerger, l&#8217;esprit libertaire animait Internet, et le partage des connaissances qui allait de soi dans ce milieu universitaire trouvait ses potentialités décuplées par ce nouveau média. C&#8217;était aussi les débuts du MP3 et de la révolution qui allait s&#8217;ensuivre.</p><p
style="padding-left: 30px;">Pratiquant par ailleurs la musique et la photographie, je me suis naturellement interrogé sur le type de licence à utiliser lorsqu&#8217;il s&#8217;est agi de diffuser des œuvres au public. À cette époque du début des années 2000, de nouvelles licences voyaient le jour (Creative Commons, Licence Art Libre) et tentaient de porter dans le domaine culturel les libertés acquises dans le logiciel.</p><p
style="padding-left: 30px;">Pourtant, aucune de ces licences ne répondait vraiment à mes attentes. J&#8217;étais surtout gêné par la contradiction flagrante entre les principes de coopération et de partage s&#8217;appliquant à la création libre, et ceux de compétition et de convoitise caractérisant son économie dans le cadre du marché. Pour beaucoup d&#8217;utilisateurs, libre signifie surtout gratuit, et pour beaucoup d&#8217;éditeurs, c&#8217;est un moyen d&#8217;externaliser à peu de frais le travail de nombreux développeurs. Et si une informatique libre peut être économiquement viable grâce au service, il n&#8217;en va pas forcément de même pour les biens culturels.</p><p
style="padding-left: 30px;">Je me suis donc attelé à la rédaction d&#8217;une nouvelle licence avec pour objectif de résoudre cette contradiction. Mon idée était que l&#8217;économie de la création devait répondre aux mêmes principes de liberté, d&#8217;ouverture et de solidarité que la création elle-même. D&#8217;abord, le commerce doit rester libre, donc exit la clause non commerciale. Ensuite, puisque le code source est ouvert, les comptes doivent l&#8217;être aussi. Enfin, de même que le copyleft empêche toute appropriation de la création, on ne doit pas pouvoir s&#8217;en accaparer le profit commercial. L&#8217;économie de la création est alors basée sur le même principe de don que la création elle-même; c&#8217;est ce que j&#8217;ai appelé l&#8217;écopyleft. Par ailleurs, la notion de liberté impliquant à mon avis d&#8217;avoir une voix dans les projets auxquels on participe, j&#8217;ai doté la licence de droits démocratiques. La juriste Mélanie Clément-Fontaine m&#8217;a aidé à formuler tout ça dans un texte assez concis.</p><p
style="padding-left: 30px;">Ayant rédigé la licence avant tout pour mon propre usage, je me suis peu occupé de sa propagande. Il faut dire aussi que j&#8217;ai plutôt tendance à fuir la publicité. Pour ce que j&#8217;en sais, la licence a été perçue comme assez complexe à manier, et certains libristes orthodoxes n&#8217;ont pas manqué de souligner sa non-conformité avec les canons du dogme. Sinon je crois que la licence a été citée dans quelques thèses, mémoires et articles de journaux, et utilisée par quelques musiciens (environ 400 morceaux sur Dogmazic).</p><p
style="padding-left: 30px;">Pour l&#8217;avenir, j&#8217;espère trouver le temps de réactiver le label <a
href="http://crealter.free.fr/">Créalter</a> qui diffuse le seul et unique CD sous licence IANG (à ma connaissance). Sinon j&#8217;ai aussi quelques projets de logiciels que j&#8217;espère diffuser en écopyleft un de ces jours. Dans l&#8217;idéal il faudrait aussi que je fasse un peu de prosélytisme, et heureusement que votre demande me donne l&#8217;occasion de m&#8217;y mettre. Merci à vous de rappeler au monde l&#8217;existence de IANG et de porter la bonne parole aux foules incrédules <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt="licence interview IANG équitable " class='wp-smiley' title="Rencontre avec le créateur de la licence IANG pour un libre équitable" /> .</p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/rencontre-createur-licence-iang-libre-equitable/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 29/09/2011. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/rencontre-createur-licence-iang-libre-equitable/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/rencontre-createur-licence-iang-libre-equitable/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>4</slash:comments> </item> <item><title>Ocarinabuntüs : une distribution GNU/Linux thématique par Emmaüs</title><link>http://philippe.scoffoni.net/ocarinabuntus-distribution-gnu-linux-thematique-emmaus/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/ocarinabuntus-distribution-gnu-linux-thematique-emmaus/#comments</comments> <pubDate>Tue, 31 May 2011 20:51:43 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Emmabuntüs]]></category> <category><![CDATA[Emmaüs]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=4085</guid> <description><![CDATA[Patrick nous présente l’histoire d’Ocarinabuntüs, une distribution GNU/Linux basée sur Ubuntu. Elle a été développée pour la recherche et l’enseignement en sciences humaines et sociales (SHS) et d’autres associations.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Patrick nous présente l&#8217;histoire d&#8217;Ocarinabuntüs, une distribution GNU/Linux basée sur Ubuntu. Elle a été développée pour la recherche et l&#8217;enseignement en sciences humaines et sociales (<a
title="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sciences_humaines_et_sociales" rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sciences_humaines_et_sociales">SHS</a>) et d&#8217;autres associations.</strong></p><p><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/05/emmaubuntu-200px.jpg"><img
class="alignright size-full wp-image-4087" style="margin: 5px; float: right;" title="emmaubuntu-200px" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/05/emmaubuntu-200px.jpg" alt="Ubuntu Emmaüs Emmabuntüs " width="200" height="241" /></a>Cette histoire qui va vous être comptée aurait dû s’intituler Histoire de rencontres au pluriel. Des rencontres nombreuses qui de fil en aiguille ont conduit à la naissance de <strong>nouvelles distributions GNU / Linux</strong> : <a
href="http://www.framasoft.net/article5089.html">Emmabuntüs</a>, <a
href="http://sourceforge.net/apps/mediawiki/emmubuntu/index.php?title=Lemmabunt%C3%BCs_Equitable">Lemmabuntüs</a> et <a
href="http://sourceforge.net/apps/mediawiki/emmubuntu/index.php?title=Ocarinabunt%C3%BCs"> Ocarinabuntüs</a>. Ce texte est aussi un appel à l&#8217;action. J&#8217;aurais l&#8217;occasion de vous reparler de ces distributions de façon plus approfondie dans un prochain article.</p><p>Patrick c&#8217;est aussi une de ces rencontres qui vous font éprouver <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tude_du_petit_monde">le phénomène du Petit Monde</a> car en 1989, nous aurions déjà pu nous rencontrer sur les bancs de l&#8217;université.</p><p>Pour rebondir sur <a
href="http://philippe.scoffoni.net/gnome-3-fedora-15-pas-encore-parfait-migration-en-douceur/#comment-7276">le commentaire de Ghis</a>, on peut se demander si le concept de <strong>déclinaison thématique</strong> présenté ici avec Ocarinabuntüs n&#8217;est pas un bon point de départ pour montrer que les distributions GNU/Linux sont aussi faites et pensées pour les utilisateurs. Au-delà de l&#8217;assemblage de composants, elles peuvent aussi <strong>inclure un contenu</strong> adapté à un usage pour prendre l&#8217;utilisateur par la main et lui donner envie d&#8217;aller plus loin.</p><h2>A votre avis ?</h2> Note: There is a poll embedded within this post, please visit the site to participate in this post's poll.<p>Laissez aussi vos avis en commentaire.</p><h2>Ocarinabuntüs : l&#8217;Histoire d&#8217;une rencontre</h2><p><em>Texte signé par <a
href="http://sourceforge.net/apps/mediawiki/emmubuntu/index.php?title=User:Launchymachine">David</a>, <a
href="http://liveusb.info/dotclear/">François</a>, Gérard, <a
href="http://sourceforge.net/apps/mediawiki/emmubuntu/index.php?title=User:Solan1952">Hervé</a>, <a
href="http://csgd94120.blogspot.com/">Alexis Marise</a>, <a
href="http://www.boinc-af.org/">Morgan</a>, <a
href="http://sourceforge.net/apps/mediawiki/emmubuntu/index.php?title=User:Sidisama">Mourad</a>, <a
href="http://www.carton-rouge.fr/">Patrick</a>, Créateurs des distributions Emmabuntüs</em></p><p><a
href="http://sourceforge.net/projects/emmubuntu/">Ocarinabuntüs</a>, c&#8217;est l&#8217;histoire de rencontres, à la manière des films de <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Lelouch">Claude Lelouch</a>, en voici le <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Storyboard">Storyboard</a> synthétique.</p><p>En Mai 2010, j&#8217;ai voulu m&#8217;engager à ma manière pour changer la société, combattre la misère quotidienne que vivent des milliers, des millions de personnes en France.</p><p>Sur les conseils de Laurence, ma femme, j&#8217;ai décidé de mettre mes connaissances au service d&#8217;<a
href="http://www.emmaus-france.org/">Emmaü</a>s, et après contact avec le <a
href="http://association.emmaus.fr/soutenir_association/devenir_benevole.htmlfrance">service bénévolat</a>, nous sommes arrivés à la conclusion, qu&#8217;il était plus intéressant de participer au reconditionnement d&#8217;ordinateurs pour <a
href="http://www.emmausavenir.com/">Neuilly Emmaüs Avenir</a> (Communautés de <a
href="http://emmaus.neuilly.plais.free.fr/">Neuilly Plaisance</a> et de Neuilly sur Marne), que de faire des formations.</p><p>C&#8217;est dans l&#8217;atelier d&#8217;Emmaüs Avenir, que j&#8217;ai rencontré Djebar, qui m&#8217;a accueilli avec son grand sourire, et m&#8217;a permis de mettre en œuvre mes idées de mise en place de scripts automatiques d&#8217;installation, de désinstallation, puis de nettoyage logiciel d&#8217;une machine. Nous sommes arrivés au bout de 4 mois de mise au point, avec l&#8217;aide d&#8217;Antony, à un ensemble permettant la remise en état d&#8217;un ordinateur en 4 heures.</p><p>A ce moment là, nous nous sommes posés la question : que faire avec les machines n&#8217;ayant pas de système d&#8217;exploitation pour débuter la remise en état, et c&#8217;est là qu&#8217;à commencé l&#8217;aventure <a
href="http://sourceforge.net/projects/emmubuntu/">Emmabuntüs</a> avec l&#8217;idée de faire connaître les actions d&#8217;Emmaüs Avenir grâce à ce support, pour faciliter la vente de ces machines sous cet <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Linux">OS Libre</a> et Simple.</p><p>Cela à conditionné ensuite ma participation à l&#8217;<a
href="http://ubuntu-paris.org/">Ubuntu-Party de Paris</a>, puis ma rencontre avec ceux vers qui vont mes remerciements :</p><ul><li>YoboY 	et Kinouchou &#8211; Pour leurs accueils à la dernière Ubuntu-Party,</li><li>Gérard 	P. &#8211; Pour son soutien inconditionnel à mon travail, pour avoir fait 	du buzz sur ce travail lors de la dernière Ubuntu-Party et son idée 	géniale de Cyber-Espace interne au sein des communautés Emmaüs 	pour montrer « l’Emmabuntu », comme il souhaite que 	j’appelle cette distribution,</li><li>Hervé 	S. &#8211; Pour son travail pour une école au Burkina Faso, son soutien, 	son idée de faire une ISO de ces scripts, ses conseils techniques, 	et sans oublier ses corrections sur mon Catalan,</li><li>Les 	Bénévoles de chez <a
href="http://www.framasoft.net/">Framasoft</a> &#8211; Pour leur gentillesse, leur soutien, et leur humanité.</li></ul><p>Suite à la rencontre avec ces bénévoles qui m&#8217;ont donné l&#8217;opportunité de faire une <a
href="http://www.framablog.org/index.php/post/2011/01/04/emmaus-logiciels-libres-interview-patrick">interview</a> sur <a
href="http://www.framablog.org/">Framablog</a>, l&#8217;idée m&#8217;est venue de diffuser ce travail par le biais d&#8217;internet, afin d&#8217;en faire profiter les communautés Emmaüs, les associations, et tout le monde, en particulier la très chère <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Homme_de_la_rue">Madame Michu</a>, mais également de :</p><ul><li> Donner 	à <a
href="http://www.emmaus-france.org/">Emmaüs France</a> les 	moyens de reconditionner tout type de machines,</li><li>Promouvoir 	l&#8217;action de l&#8217;<a
href="http://www.fondation-abbe-pierre.fr/fondation.php?filtre=fap_ann_benevolat">Abbé 	Pierre</a>, et du bénévolat en général,</li><li>Promouvoir 	le <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre">Logiciel 	Libre</a>, la <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_libre">Culture 	Libre</a>, et <a
href="http://www.ubuntu-fr.org/">Ubuntu</a>,</li><li>Rompre 	la <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fracture_num%C3%A9rique">fracture 	numérique</a>,</li><li>Monter 	une équipe pour faire vivre ce projet et ces actions.</li></ul><p>Cette interview m&#8217;a aussi permis de rencontrer, et je tiens à les remercier :</p><ul><li>Mourad 	S &#8211; Pour le reconditionnement de PC à Emmaüs Avenir,</li><li>David 	R &#8211; Pour la mise en place du site du projet sur <a
href="http://sourceforge.net/">Sourceforge.net</a>,</li><li>Morgan 	– Pour son aide lors des tests, et la promotion du projet sur <a
href="http://www.freetorrent.fr/">FreeTorrent.fr</a></li><li>Cyrille 	B. &#8211; Pour son soutien, et pour son <a
href="http://www.cyrille-borne.com/">Blog</a>, 	qui m&#8217;a donné l&#8217;idée de faire une distribution à base de <a
href="http://lubuntu.net/">Lubuntu</a>,</li><li>François 	F. &#8211; Pour la motorisation de la distribution, grâce à sa <a
href="http://liveusb.info/">MultiSystem</a>.</li></ul><p>Dans le cadre de mes engagements, et de la promotion des principes ci-dessus, j&#8217;ai participé à la <a
href="http://wiki.parinux.org/installparties:2011.03.25-26.joinville">Fête du Libre de Joinville-le-Pont</a>, sur les conseils de Stéphane L. membre <a
href="http://www.parinux.org/">Parinux</a>, cela m&#8217;a permis de rencontrer <a
href="http://hs3a.blogspot.com/">Ambre Troizat</a> ( alias Alexis Marise Bique ), ainsi qu&#8217;Alain P., qui m&#8217;ont proposé de travailler avec eux pour faire une distribution pour la recherche et l&#8217;enseignement en sciences humaines et sociales, les sociétés savantes en sciences humaines et sociales (SHS) et d&#8217;autres associations.</p><p>La diffusion du Logiciel Libre au sein des associations est une idée que j’essaye de faire avancer depuis quelque temps sans grand succès, mais avec l’enthousiasme et l&#8217;énergie des membres de la Société d&#8217;Histoire Saint-George et Dalayrac (<a
href="http://csgd94120.blogspot.com/">Csgd94120</a>), ce projet va se concrétiser par la sortie de la Ocarinabuntüs, lors de la <a
href="http://10mai94120.blogspot.com/2011/04/perissent-les-colonies-exposition-28.html">Commémoration de l&#8217;abolition des traites et des esclavages à Fontenay/Bois</a>.</p><p>Pour terminer cette présentation, comme le disent si bien les Bénévoles de Framasoft, « <a
href="http://files.framasoft.org/kit_presse/plaquette_entreprise/Framasoft_Plaquette.pdf">La route est longue, mais la voie est Libre</a> », elle est surtout sinueuse et glissante par temps de neige.</p><p>Pour ma part, je l’ai prise lorsque j’ai lu la citation d’Albert Einstein &#8220;Derrière chaque difficulté, il y a une opportunité&#8221;, cela m&#8217;a permis de rencontrer des personnes énergiques, enthousiastes, et généreuses, et j’espère ne plus la quitter, et rester à leurs côtés.</p><p>Alors, <strong>ne subissez plus, agissez</strong>, venez nous rejoindre sur cette route pour faire avancer la <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Libert%C3%A9,_%C3%89galit%C3%A9,_Fraternit%C3%A9">Liberté, l’Égalité et la Fraternité</a>.</p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ocarinabuntus-distribution-gnu-linux-thematique-emmaus/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 31/05/2011. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/ocarinabuntus-distribution-gnu-linux-thematique-emmaus/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/ocarinabuntus-distribution-gnu-linux-thematique-emmaus/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>10</slash:comments> </item> <item><title>Rencontre avec Pierrick Le Gall créateur de Piwigo</title><link>http://philippe.scoffoni.net/rencontre-avec-pierrick-le-gall-createur-de-piwigo/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/rencontre-avec-pierrick-le-gall-createur-de-piwigo/#comments</comments> <pubDate>Wed, 13 Apr 2011 20:44:09 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[galerie]]></category> <category><![CDATA[interview]]></category> <category><![CDATA[photo]]></category> <category><![CDATA[Piwigo]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=4020</guid> <description><![CDATA[Pierrick Le Gall est le créateur du logiciel de galerie photo Piwigo. Il a bien voulu répondre à quelques questions notamment autour du service en ligne Piwigo.com et de son modèle économique.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/04/pierrick.jpg"><img
class="size-full wp-image-4027 alignright" style="margin: 5px; float: right;" title="Pierrick" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/04/pierrick.jpg" alt="Piwigo photo interview galerie " width="140" height="185" /></a>Pierrick Le Gall est le créateur du logiciel de galerie photo <a
href="http://fr.piwigo.org/">Piwigo</a> que<a
title="Piwigo partagez vos photos sur le web en toute liberté" href="http://philippe.scoffoni.net/piwigo-partagez-photos-web-liberte/"> je vous ai présenté récemment</a>. Il a bien voulu répondre à quelques questions notamment autour du service en ligne Piwigo.com et de son modèle économique.</p><p><strong>Philippe : Pierrick, quand as-tu lancé le projet Piwigo et pour quelles raisons ?</strong></p><p><strong>Pierrick : </strong>A  l&#8217;automne 2001, j&#8217;ai acheté mon premier appareil photo, un compact  numérique. J&#8217;étais alors étudiant à l&#8217;INSA de Lyon, en avant-dernière  année au département informatique. Je codais un peu en PHP/MySQL à  l&#8217;époque et je me suis dit que ce serait sympa de créer ma galerie photo  personnelle pour partager mes photos avec mes parents que je voyais  rarement à cause de l&#8217;éloignement géographique. Je n&#8217;ai alors pas  cherché d&#8217;outil &#8220;tout fait&#8221; (alors qu&#8217;il en existait).</p><p>En  parallèle j&#8217;ai monté un forum sur l&#8217;intranet de mon école et j&#8217;ai  utilisé phpBB qui était à l&#8217;époque la solution la plus populaire.  Inspiré par phpBB, je décidais de distribuer ma galerie photo comme un  logiciel libre sous licence GPL. PhpWebGallery 1.0 est sorti pendant mes  vacances de Pâques en 2002, c&#8217;était il y a 9 ans.</p><p>PhpWebGallery deviendra Piwigo en février 2009, mais il s&#8217;agit exactement du même projet.</p><p><strong>Philippe : Combien de personnes contribuent-elles au projet aujourd&#8217;hui ? Y travailles-tu à plein temps ?</strong></p><p><strong>Pierrick : </strong>Il  y a une cinquantaine de membres dans l&#8217;équipe en considérant les  développeurs, les traducteurs, ceux qui font du support, ceux qui sont  en charge de la documentation. Selon les disponibilités  et l&#8217;envie,  certains membres de l&#8217;équipe sont partis, d&#8217;autres nous ont rejoints.</p><p>Mais  le cercle des contributeurs et bien plus large que l&#8217;équipe, car il  faut y inclure les développeurs de thèmes et de plugins, soit une  centaine de personnes pour près de 400 extensions.</p><p>Je  travaille à plein temps sur Piwigo depuis janvier 2010. J&#8217;ai quitté mon  poste de salarié pour concrétiser mon projet &#8220;entrepreneurial&#8221; autour de  Piwigo. La difficulté étant bien sûr de trouver un modèle économique  viable et compatible avec les principes du logiciel libre.</p><p><strong>Philippe : Connais-tu le nombre approximatif d&#8217;utilisateurs de Piwigo ?</strong></p><p><strong>Pierrick : </strong>Non, car il n&#8217;y a pas de &#8220;mouchard&#8221; dans Piwigo. Il y a environ 7000 abonnés à la newsletter qui se sont volontairement inscrits et environ 20000 téléchargements par mois, ce qui ne comptabilise pas les installations automatiques proposées par de nombreux hébergeurs.</p><p>J&#8217;estime qu&#8217;il y a au minimum 50,000 galeries Piwigo à l&#8217;heure actuelle, sans doute bien plus mais c&#8217;est impossible à définir.</p><p>Piwigo est notamment utilisé sur des intranets d&#8217;entreprise pour diffuser les photos &#8220;corporate&#8221; ou les évènements internes à l&#8217;entreprise, ou alors des agences photos qui montrent les photos à leurs client via Piwigo, en privé.</p><p><strong>Philippe :  S&#8217;agissait-il à l&#8217;origine d&#8217;un projet &#8220;passe-temps&#8221; qui s&#8217;est transformé en un projet professionnel par la mise en ligne de piwigo.com ?</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Pierrick : </strong>Oui c&#8217;est tout à fait cela. En 2002, j&#8217;étais loin d&#8217;imaginer Piwigo.com. Je pense que j&#8217;ai commencé à y songer fin 2005, non en fait j&#8217;en suis sûr : je me souviens très bien avoir fait un brouillon de l&#8217;architecture à mettre en place à cette époque. Mais j&#8217;ai eu l&#8217;opportunité de rentrer dans une startup en 2006 (Talend) et je n&#8217;étais pas encore prêt à me lancer dans la création d&#8217;entreprise. Mon passage chez Talend m&#8217;a beaucoup appris et m&#8217;a permis de relancer l&#8217;idée du projet Piwigo.com après quelques années de pause.</p><p><strong>Philippe : Si tu devais donner les quatre raisons principales pour lesquelles les internautes devraient utiliser le service web Piwigo, quelles seraient-elles ?</strong></p><p><strong>Pierrick :</strong></p><ul><li>Personnalisable. Chaque galerie Piwigo.com est indépendante, elle possède sa propre identité, avec son thème, ses plugins, sa bannière, etc. Un utilisateur n&#8217;est pas qu&#8217;un compte noyé parmi des millions sur un site ayant une identité graphique unique.</li><li>Non verrouillage du client. Le client n&#8217;est pas captif, il peut à tout moment récupérer non seulement ses photos mais aussi tout le contenu de son compte Piwigo.com avec la base de données. Il peut ensuite installer un Piwigo sur n&#8217;importe quel autre hébergeur, sans n&#8217;avoir rien perdu, ni les commentaires des visiteurs, ni ses statistiques de visites, ni ses personnalisations.</li><li> Respect de la vie privée. Nous avons choisi un modèle payant, car nous ne souhaitons pas monétiser les données personnelles de nos utilisateurs (et aussi pour proposer la souplesse de l&#8217;illimité). De plus, nous ne forçons pas vos visiteurs à avoir un compte sur tel ou tel réseau social aux conditions d&#8217;utilisation opaques ou autre moteur de recherche pour voir vos photos privées.</li><li> Confortable. Nous gérons les mises à jour, les sauvegardes et en cas de question, il suffit d&#8217;envoyer un email privé au support (de nombreux utilisateurs n&#8217;osent pas poser une question sur un forum public de peur d&#8217;être &#8220;renvoyé au manuel&#8221; par exemple).</li></ul><p><strong>Philippe : Monter une offre concurrente aux Flick, Picasa WebAlbums et autres Facebook ce n&#8217;est pas un peu illusoire ? Qui plus est une offre payante ?</strong></p><p><strong>Pierrick : </strong>C&#8217;est une vision pessimiste :-/ Quand Matt Mullenweg, co fondateur de WordPress, a lancé WordPress.com en 2005, il était face aux services concurrents de Google ou de Microsoft. En 2010, Microsoft a cessé sa plateforme de blog et encouragé ses utilisateurs à passer sur WordPress.com grâce à un système de transfert automatique. Je considère que c&#8217;est un signe encourageant pour un service web basé sur un logiciel libre et communautaire, non ?</p><p>Concernant l&#8217;aspect &#8220;payant&#8221; : contrairement à une certaine croyance populaire, Flickr et Picasa Web Albums ne sont pas gratuits mais proposent une offre limitée (très limitée dans le cas de Flickr) gratuite. De plus, tu ne cites que les énormes pointures du web (Facebook, Yahoo avec Flickr, Google avec Picasa Web Albums) mais il existe des alternatives payantes qui marchent très fort comme SmugMug ou Zenfolio.</p><p>Les utilisateurs ne sont pas aveugles ou naïfs, ils savent que rien n&#8217;est vraiment gratuit. Soit ils donnent quelques euros avec leur compte en banque, soit ils donnent leurs informations personnelles à la place, que le service se charge de monétiser. L&#8217;utilisateur a le choix et c&#8217;est une bonne chose. Sans être exagérément optimiste, je pense que de nombreux utilisateurs ne souhaitent pas donner leur informations personnelles à la place de quelques euros.</p><p>Si on compare Piwigo.com à un hébergeur classique sur lequel on installera Piwigo par ses propres soins, alors Piwigo.com n&#8217;est pas cher du tout. D&#8217;ailleurs on reçoit régulièrement des demandes pour importer un Piwigo existant sur un compte Piwigo.com.</p><p>Je trouve dommage que les 3 géants cités soient orientés &#8220;réseau social&#8221;. Ce type de site est à la mode et offre des avantages indéniables, mais ils ne sont pas non plus la solution unique à tous les besoins. Il existe encore de nombreux utilisateurs du web qui veulent un site qui soit indépendant de ces systèmes centralisés gigantesques et impersonnels.</p><p
style="text-align: center;"><a
href="../wp-content/uploads/2011/04/piwigo.png"><img
class="aligncenter" style="float: center;" title="piwigo" src="../wp-content/uploads/2011/04/piwigo.png" alt="Piwigo photo interview galerie " width="576" height="262" /></a></p><p><strong>Philippe : Le service est-il déjà rentable ?</strong></p><p><strong>Pierrick : </strong>Le service payant vient de démarrer. Les rentrées d&#8217;argent du premier mois couvraient déjà les dépenses annuelles de location des serveurs et autres frais comptables&#8230; mais pas encore ma propre rémunération.</p><p>D&#8217;ailleurs ma rémunération n&#8217;est pas uniquement composée des recettes réalisées sur les abonnements mais également des prestations spécifiques que PigoLabs réalise.</p><p><strong>Philippe : Pourquoi ne pas proposer d&#8217;autres services en plus que le simple hébergement ?</strong></p><p><strong>Pierrick : </strong>Nous en proposons, mais cela n&#8217;est pas le but de Piwigo.com. Piwigo.com est un service de la société PigoLabs que j&#8217;ai créé en 2010. PigoLabs ne propose pas encore officiellement une liste de services mais il arrive qu&#8217;on réponde à certaines demandes spécifiques de clients.</p><p>Il y a plusieurs autres services qui seront proposés bientôt ou qui sont à l&#8217;étude :</p><ul><li> prestations spécifiques de développement, d&#8217;audit ou de conseils autour de Piwigo</li><li> formule &#8220;maintenance et support&#8221; où le client héberge lui-même son Piwigo et il nous confie l&#8217;installation ou les mises à jour et dispose d&#8217;un support privé et dédié</li><li> formule VIP où chaque client dispose de son propre serveur dédié sur lequel tourne Piwigo</li></ul><p>Il y a de la demande pour ce type de services et nous ne manquerons pas de les promouvoir mais pour l&#8217;heure PigoLabs se concentre sur Piwigo.com.</p><p><strong>Philippe : L&#8217;informatique dans les nuages et les services web associés n&#8217;ont pas bonne presse aux yeux du père des logiciels libres Richard Stallman. Que penses-tu de sa position ?</strong></p><p><strong>Pierrick : </strong>Je pense que sa position est louable, et qu&#8217;il est bon que certains aient des avis aussi tranchés  que les siens, cela permet au moins d&#8217;avoir un point de comparaison, un échelon de référence quand on veut savoir quelle est la position la plus libriste à l&#8217;heure actuelle.</p><p>J&#8217;ai une position davantage pragmatique. Je considère qu&#8217;un logiciel sans utilisateur est une perte de temps. La priorité est donc que le logiciel soit utile et utilisable, avant de penser à sa licence ou à son mode distribution, car c&#8217;est secondaire pour la majorité des utilisateurs. Il faut &#8220;démocratiser&#8221; l&#8217;utilisation des logiciels libres. Dans le domaine des systèmes d&#8217;exploitation, Canonical a travaillé sur l&#8217;interface utilisateur et la facilité d&#8217;utilisation pour pouvoir mettre Linux dans les mains de n&#8217;importe qui. Dans le domaine des applications web, WordPress a également fait cet effort et c&#8217;est indéniablement une réussite en terme de popularité. Piwigo fait le même effort depuis plusieurs années pour se populariser, se rendre plus facile d&#8217;utilisation et à la portée du plus grand nombre.</p><p>Mais la facilité d&#8217;utilisation ne fait pas tout, il faut déjà passer la première étape : l&#8217;installation. Pour une application web, Piwigo est facile à installer. Mais cela reste une application web, et il y a un minimum de connaissances exigées comme l&#8217;ouverture d&#8217;un compte chez un hébergeur ou la récupération de ses identifiants de connexion à la base de données. C&#8217;est loin d&#8217;être trivial, j&#8217;ai pu le constater lors de présentations au Salon de la Photo et même lors d&#8217;install party auprès de personnes plutôt &#8220;geek&#8221;.</p><p>Le service en ligne &#8220;clef en main&#8221; est la solution la plus facile donc la plus accessible. Elle ne requiert qu&#8217;un formulaire (nom, mot de passe, adresse email) pour obtenir une application prête à l&#8217;emploi.</p><p>C&#8217;est ce que fait WordPress avec WordPress.com, Drupal avec DrupalGardens et maintenant Piwigo avec Piwigo.com. Grâce à ce principe, on permet l&#8217;utilisation de logiciels libres à un public bien plus large, qui n&#8217;avait alors le choix qu&#8217;entre des services qui les enfermaient. Au final, je suis convaincu que l&#8217;utilisateur y gagne pour sa liberté.</p><p><strong>Philippe : Serait-il envisagé de faire une PiwigoBox pour que les particuliers puissent simplement héberger et partager leurs photos à leur entourage ?</strong></p><p><strong>Pierrick : </strong>Ce n&#8217;est pas encore envisagé et il me semble peu probable que PigoLabs soit le moteur principal pour un tel produit. Cependant cela serait une idée de partenariat avec un distributeur de &#8220;box&#8221; qui embarquerait Piwigo.</p><p><strong>Philippe : Merci encore Pierrick pour le temps consacré à répondre à mes questions !<br
/> </strong></p><p><small>Texte de l&#8217;interview placé sous licence CC-BY-NC-SA</small></p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/rencontre-avec-pierrick-le-gall-createur-de-piwigo/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 13/04/2011. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/rencontre-avec-pierrick-le-gall-createur-de-piwigo/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/rencontre-avec-pierrick-le-gall-createur-de-piwigo/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>8</slash:comments> </item> <item><title>LibreOffice, OpenOffice un fork vu de l&#8217;intérieur</title><link>http://philippe.scoffoni.net/libreoffice-openoffice-fork-vu-de-linterieur/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/libreoffice-openoffice-fork-vu-de-linterieur/#comments</comments> <pubDate>Wed, 09 Mar 2011 21:55:05 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[LibreOffice]]></category> <category><![CDATA[OpenOffice]]></category> <category><![CDATA[ORACLE]]></category> <category><![CDATA[Sun]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3989</guid> <description><![CDATA[Le projet LibreOffice semble devoir se pérenniser grâce à la création d'une fondation. Jean-Baptiste Faure contributeur de longue date au projet répond à mes questions sur le sujet.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/03/LibreOffice.jpg"><img
class="alignright size-full wp-image-3993" style="margin: 5px; float: right;" title="LibreOffice" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/03/LibreOffice.jpg" alt="Sun ORACLE OpenOffice LibreOffice " width="245" height="70" /></a>Une des nombreuses conséquences du rachat de Sun par ORACLE fut la création d&#8217;un projet parallèle à <a
href="http://fr.openoffice.org/">OpenOffice</a> dénommé <a
href="http://fr.libreoffice.org/">LibreOffice</a>. Opération que l&#8217;on dénomme par le terme anglais de <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fork_%28d%C3%A9veloppement_logiciel%29"><strong>fork</strong></a> qui signifie <strong>embranchement</strong> et qui consiste à créer une version parallèle  à un logiciel existant.</p><p>Ce mécanisme est particulièrement facilité dans le monde du <strong>logiciel libre</strong> du fait de la nature des licences utilisées qui autorisent  l&#8217;utilisation, la modification et la redistribution du code source. Le fork est en sorte l&#8217;arme absolue, le dernier recours lorsque toutes les voies de conciliation ont échoué au sein de l&#8217;équipe d&#8217;un projet de logiciel libre. Celle-ci se sépare, chacun continuant son évolution en parallèle.</p><p>Cette arme a été utilisée contre ORACLE devenu propriétaire de la marque OpenOffice, mais aussi des équipes de développements suite au rachat de Sun. Vu de l&#8217;extérieur il est difficile de comprendre, en tout cas en ce qui me concerne, les tenants et les aboutissants de la création de &#8220;The Document Fondation&#8221;.</p><p>Une de mes premières interrogations lors de l&#8217;annonce fut de me demander : &#8220;Mais où sont les développeurs ?&#8221;. Au-delà de la prise de position forte et justifiée face à ORACLE et au symbole de rejet que marqua cette annonce, sans développeurs les chances de survie du fork semblaient bien minces.</p><p>La fondation a lancé un appel au don tout récemment pour &#8220;lever&#8221; comme dirait les hommes d&#8217;affaires 50 000 euros de fond. Cette somme fut réunie en l&#8217;espace d&#8217;à peine huit jours grâce à 2000 donateurs. Ces fonds doivent servir à la création d&#8217;une entité juridique en Allemagne. <a
title="Why" href="http://challenge.documentfoundation.org/why/">Les raisons de ce choix</a> sont expliquées sur le site de la future fondation..</p><p><a
title="Donner" href="http://challenge.documentfoundation.org/donate-fr-FR/"><strong>Il vous est toujours possible de faire un don à LibreOffice</strong></a> et ce jusqu&#8217;au 21 mars date de fin de la campagne.</p><p
style="text-align: center;"><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/03/don-libreoffice.jpg"><img
class="aligncenter size-full wp-image-3995" style="float: center;" title="don-libreoffice" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/03/don-libreoffice.jpg" alt="Sun ORACLE OpenOffice LibreOffice " width="600" height="65" /></a></p><p>Pour essayer de mieux comprendre ce qui a pu se passer, le mieux m&#8217;a semblé de poser la question a quelqu&#8217;un qui vit au sein de ce projet depuis de nombreuses années et en connaît bien les tenants et aboutissants. <strong>Jean-Baptiste Faure</strong> est un contributeur de très longue date sur le projet OpenOffice. Ce dernier il l&#8217;a découvert en 1998 alors qu&#8217;il s&#8217;appelait encore StarOffice.</p><p>Jean-Baptiste a bien voulu répondre à quelques questions pour nous éclairer sur son rôle au sein du projet, la création de LibreOffice et son fonctionnement. Je pense qu&#8217;à la fin de la lecture de cette interview, vos derniers doutes pour autant que vous en ayez sur le choix d&#8217;utiliser OpenOffice ou LibreOffice seront levés. Les raisons n&#8217;en sont pas que technique bien entendu, mais principalement éthique. Vous pouvez <a
href="http://www.libreoffice.org/download/">télécharger LibreOffice ici</a>.</p><p>L&#8217;affaire ORACLE et quelques autres auront probablement permis de mettre en évidence un point particulièrement important dans le modèle économique du logiciel libre. Il devient de plus en plus évident qu&#8217;<strong>un logiciel libre ne peut être porté par une entreprise</strong>, du moins pas directement et pas éternellement. <strong>Un logiciel libre est un bien commun</strong> et par essence il ne peut donc appartenir à personne. A ce jour seules les associations ou fondations semblent être en mesure de le garantir.</p><p><strong>Ce qui n&#8217;exclut nullement les entreprises</strong> bien au contraire. Leur apport et leur contribution sont essentiels. Ce n&#8217;est pas hasard si le <a
title="Conseil National du Logiciel Libre" href="http://www.cnll.fr/">CNLL</a> (Conseil National du Logiciel Libre) a lancé une initiative dans ce sens pour la création d&#8217;une <a
title="Une fondation française pour le logiciel libre ?" href="http://philippe.scoffoni.net/une-fondation-francaise-pour-le-logiciel-libre/">Fondation pour le logiciel libre</a>.</p><p><strong>Philippe : Qui est Jean-Baptiste ? Comment as-tu découvert les logiciels libres et OpenOffice ?</strong></p><p><strong>Jean-Baptiste : </strong>Chercheur dans un établissement public de recherche (EPST) à <strong>Lyon</strong>. Je travaille sur la simulation des écoulements en rivière (inondations, pollutions).  Donc je code mais plutôt coté calcul scientifique, ce qui ne m&#8217;empêche pas de développer aussi en Java en particulier pour les interfaces graphiques.</p><p>J&#8217;ai découvert d&#8217;abord StarOffice 5.1 en 1998 quand je cherchais un moyen simple d&#8217;écrire des équations dans un document texte. L&#8217;outil que nous connaissons maintenant dans LibreOffice m&#8217;a  immédiatement séduit par sa simplicité qui permet de se passer de la souris. On saisit les équations à peu près comme on les énoncerait.</p><p>À l&#8217;époque j&#8217;utilisais StarOffice sous MS-Windows-98, je ne connaissais pas encore Linux et je ne faisais pas vraiment la différence entre Logiciel Libre et Freeware. Une communauté francophone s&#8217;est constituée autour de StarOffice sous l&#8217;impulsion de Guy Capra. En 2000 quand Sun, après avoir acheté en 1999 StarDivision l&#8217;éditeur de StarOffice, en a libéré le code cela a donné une nouvelle impulsion et le projet OpenOffice.org a pris son essor.</p><p>J&#8217;ai basculé vers Linux en 2006, d&#8217;abord sur mon poste de travail professionnel puis sur mon PC personnel. Depuis 2008 il n&#8217;y a plus de PC sous MS-Windows à la maison.</p><p><strong>Philippe : </strong>Vu de l&#8217;extérieur, c&#8217;est un peu compliqué. Autant on voit clairement qui est ORACLE, autant on peut avoir du mal à comprendre le rôle d&#8217;OpenOffice.org vis-à-vis de LibreOffice.org. S&#8217;agit-il de deux entités bien distinctes ?</p><p><strong>Jean-Baptiste : </strong>Cela dépend de la façon d&#8217;évaluer les différences. <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt="Sun ORACLE OpenOffice LibreOffice " class='wp-smiley' title="LibreOffice, OpenOffice un fork vu de lintérieur" /> ! OpenOffice. org désigne un projet de développement logiciel, le logiciel en question, le site web du projet et c&#8217;est une marque déposée propriété de Sun Microsystems puis Oracle.</p><p>LibreOffice.org est juste le site web du logiciel LibreOffice dont le nom (&#8220;LibreOffice&#8221; en un seul mot) est une marque déposée de <a
href="http://www.documentfoundation.org">The Document Foundation</a>. LibreOffice est un fork de OpenOffice.org. L&#8217;histoire est certainement connue des lecteurs de ce blog.</p><p>Au niveau du code, <strong>LibreOffice est encore très proche de OpenOffice.org</strong>, l&#8217;essentiel du code étant commun. En revanche <strong>au niveau du fonctionnement de chaque projet les différences sont flagrantes</strong>, il suffit de comparer le trafic sur leurs listes de discussion respectives.</p><p>LibreOffice est un projet de The Document Foundation qui est totalement indépendant d&#8217;Oracle alors que l&#8217;essentiel du développement de OpenOffice.org est fait par des employés d&#8217;Oracle. Actuellement les deux suites bureautiques sont très proches fonctionnellement (<a
href="http://fr.libreoffice.org/telecharger/top10/">voir quelques différences ici</a>) mais <strong>on peut prévoir que les différences s&#8217;accentueront au fil des nouvelles versions</strong>.</p><p><strong>Philippe : </strong>Quel est ton rôle au sein de la communauté LibreOffice ?</p><p><strong>Jean-Baptiste : </strong>Mon rôle, quoique complètement informel, découle un peu de celui que j&#8217;avais dans le projet OpenOffice.org. J&#8217;y occupais le rôle de &#8220;Lead&#8221; du projet francophone (j&#8217;ai démissionné le 3 février dernier) c&#8217;est-à-dire que j&#8217;étais le responsable de la communauté francophone : administrateur <a
href="http://fr.openoffice.org">du site web</a> et des listes de discussion, responsable des tests d&#8217;assurance qualité des versions francophones de OOo (organisation et coordination des tests manuels, validation de la version testée), etc.</p><p>Aujourd&#8217;hui je suis l&#8217;un des auteurs du site <a
href="http://fr.libreoffice.org">http://fr.libreoffice.org</a>, l&#8217;un des modérateurs des listes de discussion francophones et c&#8217;est moi qui publie les annonces en français. Je travaille également à la mise en place des tests QA manuels pour remplacer ce que nous faisions sur OOo avec les TCM (Test Case Management) pour valider les versions localisées. Là il faut tout construire donc ça prend un peu de temps. Enfin, je m&#8217;essaye tout doucement à apporter ma petite contribution au code lui-même.</p><p>La QA (Quality Assurance) consistent en la confirmation des rapports de bug (bug triage), vérification des corrections, test et validation des nouvelles versions (par des tests automatiques et des tests manuels plus ou moins formels ou standardisés). Quant aux Test Case Management : c&#8217;est l&#8217;outil utilisé par OpenOffice.org pour gérer les tests de QA manuels conduits par les différents projets &#8220;en langues natives&#8221; (Native Lang projects, pas de bonne traduction en français).</p><p><strong>Philippe : </strong><strong> </strong>Pourquoi créer une fondation pour LibreOffice, quelles seront les avantages ?</p><p><strong>Jean-Baptiste : </strong>Je donne ici mon point de vue personnel, <strong>je ne parle pas au nom de The Document Foundation</strong>. Comme beaucoup de membres de la communauté OpenOffice.org, j&#8217;attendais la création d&#8217;une fondation depuis longtemps, une fondation qui prendrait en charge l&#8217;organisation et la stratégie de développement du logiciel, indépendamment des intérêts commerciaux du principal sponsor du projet. Une telle fondation avait été promise par Sun dès le début des années 2000 mais cela n&#8217;a jamais pu se faire avec l&#8217;aval de Sun.</p><p>L&#8217;arrivée d&#8217;Oracle a manifestement décidé un certain nombre de personnes à se passer de l&#8217;autorisation du sponsor pour créer enfin cette fondation. Il fallait oser, ils l&#8217;ont fait ; merci infiniment à eux.</p><p>Maintenant<strong> énormément de choses sont encore à construire et inventer</strong>. Les aspects juridiques et financiers s&#8217;éclaircissent nettement avec le succès de l&#8217;appel aux dons pour constituer le capital de base de la fondation. Mais il y a aussi l&#8217;organisation, la gouvernance et l&#8217;articulation avec les nécessaires relais locaux.</p><p>Si un projet de développement logiciel comme LibreOffice se refuse à tenir compte des frontières entre pays pour ne s&#8217;intéresser qu&#8217;aux différences linguistiques, nécessairement les activités marketing, la collecte de dons, la participation à des manifestations ou leur organisation sont soumises à des contraintes juridiques différentes d&#8217;un pays à un autre. Et bien souvent ces contraintes juridiques requièrent de s&#8217;appuyer sur une association ayant une existence légale (association loi 1901 en France).</p><p><strong>Philippe : </strong>Peux-tu nous indiquer qui est à la tête de LibreOffice et comment s&#8217;organise le fonctionnement de LibreOffice ?</p><p><strong>Jean-Baptiste : </strong>Le développement de LibreOffice se veut organisé comme une <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9ritocratie">méritocratie</a> : ce sont ceux qui contribuent effectivement, le plus et le mieux qui prennent les décisions. Il y a bien sûr le comité directeur de la fondation (provisoire puisqu&#8217;il s&#8217;est donné un mandat de 1 an pour constituer effectivement The Document Foundation) qui prend un certain nombre de décisions, en particulier ce qui relève de la communication.</p><p>Pour les aspects techniques du logiciel, il y a des experts reconnus dont les avis ont un poids tout particulier. Ensuite c&#8217;est à chacun de ceux qui se sentent concernés de donner leur avis, surtout s&#8217;il est différent, et de mettre la main à la pâte. Mais chaque contributeur est libre de contribuer comme il l&#8217;entend et nul ne peut l&#8217;obliger (sauf s&#8217;il est payé pour cela) à coder ce qu&#8217;il n&#8217;a pas envie de coder.</p><p>Des structures de prise de décisions se mettront probablement en place petit à petit à mesure que le besoin s&#8217;en fera sentir, mais pour le moment nous avons surtout besoin d&#8217;offrir un espace de liberté aux contributeurs effectifs et potentiels sans leurs imposer des procédures contraignantes. D&#8217;où l&#8217;une des décisions fondatrices de <strong>ne pas mettre en place de partage de propriété intellectuelle sur le code et la documentation produit</strong> comme instaurée par le Sun Contributor Agreement (SCA) nécessaire pour apporter une contribution au code d&#8217;OpenOffice.org ou à son site web.</p><p><strong>Philippe : </strong>Quelle est la taille de l&#8217;équipe de développement de LibreOffice et combien de personnes peuvent travailler à plein temps sur le logiciel ?</p><p><strong>Jean-Baptiste : </strong>L&#8217;équipe de développement de LibreOffice a une taille variable, car il y a beaucoup de développeurs bénévoles, donc à temps partiel. Pour en avoir une idée on peut se référer aux <a
href="http://cedric.bosdonnat.free.fr/wordpress/?p=758&amp;lang=fr">statistiques de commit faites par Cédric Bosdonnat</a> (Novell, expert LibreOffice-Writer) :  pour la branche master du code.</p><p>Quant aux personnes qui travaillent à temps plein sur LibreOffice, les informations que j&#8217;ai donnent 18 personnes payées par des sociétés, la grande majorité se trouvant chez Novell. Et sans compter Oracle qui contribue indirectement à travers OpenOffice.org.</p><p><strong>Philippe : Un grand merci à Jean-Baptiste pour le temps consacré à répondre à ces questions !</strong></p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/libreoffice-openoffice-fork-vu-de-linterieur/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 09/03/2011. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/libreoffice-openoffice-fork-vu-de-linterieur/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/libreoffice-openoffice-fork-vu-de-linterieur/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>24</slash:comments> </item> <item><title>Benux : offrez-vous un hébergement avec un administrateur système</title><link>http://philippe.scoffoni.net/benux-hebergement-avec-administrateur-systeme/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/benux-hebergement-avec-administrateur-systeme/#comments</comments> <pubDate>Tue, 11 Jan 2011 22:40:40 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[BeNux]]></category> <category><![CDATA[coup de pouce]]></category> <category><![CDATA[hébergerment]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3922</guid> <description><![CDATA[Un nouveau venu sur le marché de l'hébergement qui vous propose de retrouver une proximité certaine avec votre hébergeur avec des offres toute packagée et prête à l'emploi.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Le titre de l&#8217;article peut sembler un peu étrange pourtant c&#8217;est bien de cela dont il s&#8217;agit.  Cyrille a récemment fait son vilain canard <a
title="Mais c'est bien sûr ! Voilà pourquoi les gens préfèrent payer pour des logiciels pourris plutôt que pour nos beaux logiciels libres." href="http://www.cyrille-borne.com/index.php?post/2011/01/08/Mais-c-est-bien-s%C3%BBr-!-Voil%C3%A0-pourquoi-les-gens-pr%C3%A9f%C3%A8rent-payer-pour-des-logiciels-pourris-plut%C3%B4t-que-pour-nos-beaux-logiciels-libres.">en râlant contre jabber.fr planté depuis deux jours</a>, mais surtout contre le fait de proposer des services à base de logiciels libres sans la garantie de service qui peut aller avec.  Quel rapport entre les deux ?</p><p>Aujourd&#8217;hui nous avons le choix entre des <strong>solutions d&#8217;hébergement associatives</strong>, gérées par des bénévoles qui font du mieux qu&#8217;il peuvent et parfois avec succès, car ça existe aussi. Mais nous savons bien, nous acceptons qu&#8217;il puisse y avoir des problèmes et des dysfonctionnements et que leur résolution tient à la bonne volonté de quelques personnes. C&#8217;est un choix.</p><p>Lorsque l&#8217;on n&#8217;est pas prêt à accepter ce risque, on se tourne alors vers des <strong>hébergeurs &#8220;professionnels&#8221;</strong> en s&#8217;asseyant d&#8217;ailleurs au passage sur une certaine éthique. Utilisent-t-ils des logiciels libres, contribuent-ils en retour à ces derniers d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre, paient-t-ils ces employés correctement ? Autant de questions que nous passons un peu à l&#8217;oubliette. Mais on se dit que l&#8217;on va en avoir pour son argent, car ce n&#8217;est souvent <strong>pas cher</strong>.</p><p>Là aussi les déceptions sont parfois au rendez-vous. Plantage de serveur, indisponibilité, performances dégradées,etc&#8230; Finalement, on se dit que tant qu&#8217;à payer autant payer pour quelque chose dont on connaisse les tenants et les aboutissants.</p><p><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/01/frederic-reynier.jpg"><img
class="alignright size-full wp-image-3923" style="margin: 5px; float: right;" title="Frédéric Reynier" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2011/01/frederic-reynier.jpg" alt="hébergerment coup de pouce BeNux " width="200" height="254" /></a><strong>C&#8217;est un peu ce que vous propose <a
title="Hébergement de sites web" href="http://www.benux.fr">Benux</a></strong>. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un hébergeur associatif, mais bien d&#8217;une petite entreprise commerciale représentée par la personne de Frédéric Reynier. C&#8217;est quoi la différence alors ?</p><p>Elle tient dans la réponse que m&#8217;a fait Frédéric quand je lui ai demandé quelle était la différence entre un blog hébergé gratuitement chez WordPress et chez Benux : <em>&#8220;Si la communication par un blog correspond au permis de conduire, alors  je me considère comme le moniteur et garagiste. Le blog gratuit équivaut  à passer le permis en candidat libre, BeNux c&#8217;est l&#8217;auto-école. En plus de ça, BeNux offre un support réactif et détaché de processus  industriels. Le but est d&#8217;offrir à mes clients de la transparence et de l&#8217;écoute sur  un service assez technique. Qu&#8217;il ne puisse pas connaitre les lourdeurs  de traitement et les moments de solitude que l&#8217;on peut avoir chez un  &#8220;grand&#8221; hébergeur.</em><em>&#8220;</em></p><p>En gros <strong>vous êtes accompagné</strong> par quelqu&#8217;un dont vous connaissez le nom, le mail, le compte Jabber (ou Gtalk au cas où <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt="hébergerment coup de pouce BeNux " class='wp-smiley' title="Benux : offrez vous un hébergement avec un administrateur système" /> ), voir dont vous avez le téléphone portable. Héberger son blog Worpdress chez Benux c&#8217;est se payer un administrateur système à votre service. Bien sûr <strong>il faudra le partager avec d&#8217;autres voir accepter qu&#8217;il dorme quelques heures par jour ou pire aille faire ses courses</strong>.</p><p>Frédéric a choisi de limiter dans un premier temps le nombre de comptes hébergés à environ 100 -110, car c&#8217;est pour lui <em>&#8220;le point d&#8217;équilibre entre du coté du  client un coût abordable et de son coté une charge de travail gérable  tout en pouvant vivre de cette activité&#8221;.</em></p><p>A ce jour, <strong>Benux propose deux packs </strong>: l&#8217;un pour <a
href="http://www.benux.fr/pack-becomm/">mettre en ligne un site sous wordpress</a> et l&#8217;autre <a
href="http://www.benux.fr/pack-microbe/">pour disposer d&#8217;une instance StatusNet</a>. Dans les deux offres vous disposez d&#8217;un nom de domaine inclus dans le prix et d&#8217;une messagerie (anti-spam, anti-virus, webmail) pour un tarif allant de 99€ pour un an ou si vous voulez d&#8217;abord essayer 9,99€ par mois.</p><p>Concernant l&#8217;offre d&#8217;hébergement pour <strong>StatusNet</strong>,<strong> la passerelle Twitter est proposée en standard</strong>, ce qui vous permet de récupérer les Tweets des personnes que vous suivez directement sur StatusNet. Elle vous permet également d&#8217;envoyer vos notices depuis StatusNet vers Twitter.</p><p>Fédéric n&#8217;oublie pas qu&#8217;il vous propose là<strong> une solution 100% logiciels libres</strong> et qu&#8217;il lui faut donc rendre en retour quelque chose. Ainsi, <strong>Benux versera au minimum 5€ par an et par client à l&#8217;association <a
href="http://www.framasoft.net/">Framasoft</a></strong>. Pour lui : <em>&#8220;Utiliser du libre c&#8217;est très bien mais la boucle n&#8217;est pas complète,  je trouve donc on ne peut plus juste qu&#8217;une association telle que  Framasoft, qui fait un super boulot, bénéficie d&#8217;un retour de la part  d&#8217;une entreprise qui tourne uniquement avec du libre.&#8221;</em></p><p>J&#8217;ai demandé à Frédéric<strong> </strong>quelle était<strong> </strong>l&#8217;<strong>infrastructure matérielle</strong> utilisée : &#8220;<em>BeNux fonctionne actuellement avec deux serveurs, un Dell R210 (Xeon  L3426, 16Go de ram, 2x2To RAID1) et un Dell XS11-VX8 (Nano U2250, 2Go de  ram, 160Go). Ce dernier sert uniquement pour la réplication des  sauvegardes et en secours. Globalement j&#8217;utilise Debian Lenny 64 bits.  Sur le R210 j&#8217;use de KVM pour la virtualisation. Au niveau web le trio  Apache MySql Php, avec aussi Varnish et Nginx selon les cas.&#8221;</em></p><p>En résumé<em>, </em>c&#8217;est quelqu&#8217;un de très professionnel, sympa et qui ne rechigne pas devant le travail. <strong>J&#8217;ai fait le choix de lui confier l&#8217;hébergement de ce site</strong> et de tout le reste qui tourne désormais sur une machine virtuelle que je loue à  Benux. Ce n&#8217;est pas l&#8217;offre qui vous est proposée ici car j&#8217;ai besoin de  mettre les mains dans le cambouis et <strong>les packs BeComm et MicroBe s&#8217;adressent à ceux qui ne veulent surtout pas se salir les mains.<br
/> </strong></p><p>L&#8217;offre de Benux se situe à mi-chemin entre l&#8217;associatif et sa proximité et l&#8217;hébergeur professionnel industriel et sa relation plus &#8220;commerciale&#8221;. J&#8217;aime assez cette idée car elle me rapproche des principes qui guident les <a
href="http://miramap.org/">AMAP</a> : <strong>proximité</strong> et lien social avec le  producteur, <strong>pas d&#8217;intermédiaire</strong> et la fixation d&#8217;un <strong>prix juste</strong> pour le consommateur et <strong>rémunérateur pour le producteur</strong>. Reste l&#8217;hébergeur du serveur qui reste un industriel, mais cela aussi un jour pourra peut-être évoluer.</p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/benux-hebergement-avec-administrateur-systeme/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 11/01/2011. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/benux-hebergement-avec-administrateur-systeme/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/benux-hebergement-avec-administrateur-systeme/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>6</slash:comments> </item> <item><title>Wikileaks, les Anonymous et la liberté sur l&#8217;internet : prise de position de Richard Stallman</title><link>http://philippe.scoffoni.net/wikileaks-anonymous-liberte-internet-richard-stallman/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/wikileaks-anonymous-liberte-internet-richard-stallman/#comments</comments> <pubDate>Sat, 18 Dec 2010 23:46:42 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Stallman]]></category> <category><![CDATA[Wikileaks]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3879</guid> <description><![CDATA[Richard Stallman publie un texte suite aux récents évènements autour de Wikileaks et des actions des Anonymous. Un moyen de rappeler que nos libertés sont en jeu.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><a
href="http://wikileaks.scoffoni.net/"></a><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/12/anonymous.jpg"><img
class="alignright size-full wp-image-3880" style="margin: 5px; float: right;" title="anonymous" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/12/anonymous.jpg" alt="Wikileaks Stallman " width="240" height="160" /></a>Wikileaks et ces défenseurs les <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Anonymous_%28communaut%C3%A9%29">Anonymous</a> continuent de faire couler pas mal d&#8217;encre. Cette fois c&#8217;est <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman">Richard Stallman</a> qui prend position au travers d&#8217;<a
title="The Anonymous WikiLeaks protests are a mass demo against control" href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2010/dec/17/anonymous-wikileaks-protest-amazon-mastercard">un article paru sur le Gardian</a>. Voici un rapide résumé de ces propos :</p><p>Stallman voit les actions des Anonymous comme une forme de manifestation numérique. Dans le monde réel, des foules descendent dans les rues pour indiquer leur opposition à quelque chose. Il défend les méthodes employées par les Anonymous. Le mode opératoire mettant en oeuvre le programme <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/LOIC">LOIC</a> pour bloquer des sites ne met en cause ni l&#8217;intégrité de ces sites ni leur sécurité, ni ne dérobe de données.</p><p>La bonne comparaison poursuit Stallman est celle des <a
href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2010/dec/03/topshop-philip-green-tax-avoidance-protest">foules qui ont manifestées dernièrement devant les magasins Topshop</a>.  Ils n&#8217;ont rien cassé et n&#8217;ont emporté aucun bien, mais ont causé c&#8217;est  évident une nuisance pour le propriétaire. Amazon et MasterCard n&#8217;ont  pas dû apprécier non plus d&#8217;être ainsi bloqués et leurs clients on dut être dérangés.</p><p>Il se lance alors dans un parallèle entre ce que nous pouvons faire dans le monde réel et les limites que nous impose aujourd&#8217;hui Internet. Ainsi dans le monde réel, nous avons le droit d&#8217;imprimer et de vendre des livres. Quiconque voudrait essayer de nous en empêcher doit saisir la justice.</p><p>Sur internet nous visons dans une forme de précarité, l&#8217;existence de nos sites est liée au bon vouloir de sociétés commerciales qui nous fournissent des noms de domaines, un accès à internet ou encore héberge nos serveurs. Une pression sur ces sociétés et nos sites sont fermés.</p><p>Il revient ensuite sur les systèmes de protection qui permettent de contrôler ce que nous pouvons faire des biens numériques que nous avons acquis. Nos droits sont parfois plus faibles que dans le monde réel où je peux acheter un livre, le donner ou le revendre. Sur internet c&#8217;est souvent interdit.</p><p>Les transactions monétaires sont également plus strictement contrôlées que dans le monde réel où nous pouvons donner de l&#8217;argent directement à une personne sans intermédiaire. C&#8217;est chose impossible sur internet, car nous devons passer par un système de paiement comme PayPal ou MasterCard.</p><p>Au final, ce contrôle va jusqu&#8217;à nos machines qui sont aussi contrôlées par d&#8217;autres avec des logiciels privateurs. Stallman rappel qu&#8217;Apple dispose d&#8217;une &#8220;porte dérobée&#8221; pour <a
href="http://www.telegraph.co.uk/technology/3358134/Apples-Jobs-confirms-iPhone-kill-switch.html">supprimer à distance des applications installées</a> ou encore que Microsoft peut <a
href="http://www.informationweek.com/news/internet/showArticle.jhtml?articleID=201806263">modifier des logiciels sans en demander la permission</a>.</p><p>Richard Stallman finit en rappelant son combat pour les logiciels libres consistant à rendre à l&#8217;utilisateur le contrôle de sa machine. Il met une dernière estocade au gouvernement américain et à sa collusion avec les intérêts de grandes multinationales. Il dénonce l&#8217;énergie avec laquelle les états cherchent à emprisonner les Anonymous plutôt que les responsables d&#8217;actes de tortures, de meurtres ou les criminels de guerre.</p><p>Cette sortie de Stallman est tout à fait cohérente avec le personnage et ces idées. Certains aspects de son discours comme souvent pourraient être tempérés, mais ce n&#8217;est pas dans son habitude. L&#8217;affaire Wikileaks montre la relative précarité dans laquelle nous sommes sur Internet et les capacités de contrôle dont disposent déjà les états et certaines sociétés.</p><p>Si la protestation est nécessaire, elle ne suffira pas à influer sur <a
title="LOPPSI: Censure administrative du Net adoptée, les pédophiles sont tranquilles" href="http://www.laquadrature.net/fr/loppsi-censure-administrative-du-net-adoptee-les-pedophiles-sont-tranquilles">nos gouvernants qui n&#8217;ont de cesse de restreindre nos libertés</a>. Il faut continuer d&#8217;agir en unissant nos forces et combattre notre tendance  à l&#8217;individualisme et à l&#8217;éparpillement qui en résulte.</p><p>[Mise à jour : 23/12/2010] Retrouver une <a
href="http://www.telerama.fr/techno/de-la-necessite-des-cybermanifestations-pour-defendre-wikileaks-par-richard-stallman,63869.php">traduction complète de l&#8217;article de R.Stallamn sur le site deTelerama.fr</a></p><p><small>Crédit image <a
title="Attribution License" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/">Certains droits réservés</a> par <a
href="http://www.flickr.com/photos/scragz/">scragz</a></small></p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/wikileaks-anonymous-liberte-internet-richard-stallman/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 19/12/2010. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/wikileaks-anonymous-liberte-internet-richard-stallman/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/wikileaks-anonymous-liberte-internet-richard-stallman/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>7</slash:comments> </item> <item><title>Logiciel libre et modèle communautaire : le projet Debian</title><link>http://philippe.scoffoni.net/logiciel-libre-modele-communautaire-debian/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/logiciel-libre-modele-communautaire-debian/#comments</comments> <pubDate>Sun, 28 Nov 2010 22:20:18 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[communauté]]></category> <category><![CDATA[Debian]]></category> <category><![CDATA[distribution]]></category> <category><![CDATA[systéme d'exploitation]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3845</guid> <description><![CDATA[Debian est une distribution GNU/Linux historique issue d'un projet communautaire. D'où vient-il, comment fonctionne-t-il ? ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/11/debian_splash.png"><img
class="alignright size-full wp-image-3846" style="margin: 5px; float: right;" title="Debian project" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/11/debian_splash.png" alt="systéme dexploitation distribution Debian communauté " width="200" height="211" /></a>La création de logiciels libres passe par plusieurs modèles ou type d&#8217;organisation. Le modèle porté par des entreprises et hérité des logiciels propriétaire est souvent opposé au modèle communautaire.</p><p>Et puis il y a ces projets purement communautaires où les entreprises n&#8217;ont qu&#8217;un rôle secondaire. Debian fait parti de ces projets là.</p><h2>Son histoire</h2><p><a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ian_Murdock">Ian Murdock</a> lance le projet en 1993 et avec une poignée de développeur produit la version 0.01 de Debian. En novembre 1995 apparaît la commande dselect. Elle facilite la manipulation des paquets comme les opérations d&#8217;installation, de mise à jour ou de suppression. Le premier serveur master.debian.org est hébergé par HP.</p><p><strong>En 1996 sort la première &#8220;vrai&#8221; version de Debian</strong>. Il s&#8217;agit de la version 1.1. La 1.0 sera en effet déclaré radié car sortie de façon prématurée par un revendeur de cédéroms. La 1.1 porte le nom de code Buzz et inaugure la <strong>tradition des noms issus du film Toy Story</strong>. A la même époque, Bruce Perens remplace Ian Murdock à la tête du projet Debian. Pour la petite histoire, Bruce Perens travaillait alors pour les studios Pixar&#8230; Debian Buzz utilisait un noyau Linux 2.0 et se composait de 474 paquets.</p><p>Les versions se succèdent : Rex, Bo, Ham, Slink, Potato, Woody. C&#8217;est avec cette version que je découvre Debian (#nostalgie). Nous en sommes à plus de 8000 paquets. Viendront ensuite Sarge, Etch et enfin Lenny qui s&#8217;apprête à passer la main à Squeeze très prochainement.</p><p>Avec Lenny se sont désormais plus de 25 000 paquets qui sont embarqués dans la distribution et maintenus par prés de 1000 développeurs et mainteneurs. Le tout traduits dans plus de 58 langues et offrant <a
href="http://www.debian.org/ports/">un large support d&#8217;architecture</a> : i386, amd64, alpha, sparc, arm, mips, hppa, ia64 et s390.</p><p>Debian a également<strong> servi de base à plusieurs autres distributions</strong>. En 2001, LindowsOS (<a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Linspire">Linspire</a>), en 2003 <a
href="http://knoppix-fr.org/" class="broken_link" rel="nofollow">Knoopix</a> et en 2004 la célèbre <a
href="http://ubuntu-fr.org/">Ubuntu</a>. Au total c&#8217;est plus 120 dérivées qui sont dénombrées. Un nombre tellement important que <a
href="http://geekdefrance.fr/2010/07/05/debian-appelle-une-meilleure-contribution-de-ses-distributions-drives/">Debian en vient à appeler à une meilleure contribution de celles-ci</a>.</p><h2>Sa gouvernance</h2><p>Le fonctionnement du projet repose sur <a
href="http://www.debian.org/social_contract">le contrat social de Debian</a>. Il s&#8217;agit d&#8217;un texte qui énonce les grands principes de la gouvernance du projet :</p><ul><li>Debian demeurera totalement libre,</li><li>Nous donnerons nos travaux à la communauté des logiciels libres,</li><li>Nous ne dissimulerons pas les problèmes,</li><li>Nos priorités sont nos utilisateurs et les logiciels libres,</li><li>Travaux non conformes à nos standards sur les logiciels libres : Nous reconnaissons que certains de nos utilisateurs demandent à pouvoir utiliser des travaux qui ne sont pas conformes aux principes du logiciel libre selon Debian</li></ul><p>A cela s&#8217;ajoutent <a
href="http://www.debian.org/social_contract#guidelines">les principes du logiciel libre selon Debian</a> :</p><ul><li>Redistribution libre et gratuite,</li><li>Code source,</li><li>Applications dérivées.</li><li>Intégrité du code source de l&#8217;auteur.</li><li>Aucune discrimination de personne ou de groupe.</li><li>Aucune discrimination de champ d&#8217;application.</li><li>Distribution de licence</li><li>La licence ne doit pas être spécifique à Debian.</li><li>La licence ne doit pas contaminer d&#8217;autres logiciels.</li><li>Exemples de licence : <em>Les licences <q><a
href="http://www.gnu.org/copyleft/gpl.html">GPL</a></q>, <q><a
href="http://www.debian.org/misc/bsd.license">BSD</a></q> et <q><a
href="http://perldoc.perl.org/perlartistic.html">Artistic</a></q> sont des exemples de licences que nous considérons <q>libres</q>.</em></li></ul><p>Il est à noter que ces dix principes seront également à la base de la <a
href="http://www.opensource.org/docs/definition.php">définition de l&#8217;open source</a>.</p><h2>Son organisation</h2><p><strong>La structure légale et financière</strong> est assurée par la <a
href="http://www.spi-inc.org/index.html">SPI</a> (Software in the Public Interest). Cet  organisme à but non lucratif chapeaute également d&#8217;<a
href="http://www.spi-inc.org/projects/spi-projects/index.html">autres projets</a> comme Drupal, Freedesktop.org, GNU Setp ou encore OpenOffice.org.</p><p>Le projet Debian est doté d&#8217;<a
href="http://www.debian.org/devel/constitution.fr.html">une constitution</a> qui décrit la structure organisationnelle et la façon dont sont prises les décisions. Elle définit également les différents corps et individus prenant les décisions :</p><ul><li>Les Développeurs, par résolution générale ou par vote.</li><li>Le responsable du projet ou leader, actuellement c&#8217;est <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Stefano_Zacchiroli">Stefano Zacchiroli</a> (Zack) qui occupe ce poste depuis le mois d&#8217;avril 2010.</li><li>Le comité technique et/ou son président,</li><li>Le développeur individuel travaillant sur une certaine tâche.</li><li>Les délégués nommés par le responsable du projet pour des tâches     spécifiques.</li><li>Le secrétaire du projet (nommé par le responsable du projet).</li></ul><p>La constitution définit ensuite les pouvoirs de ces corps, leur composition et leur nomination, ainsi que les procédures de leurs prises de décisions.</p><h2>Son avenir ?</h2><p>Comme on l&#8217;a vu, Debian fait partie des <strong>distributions GNU/linux historique</strong> et sert de base à un grand nombre d&#8217;autres distributions. Le projet a connu ces derniers temps une certains nombre d&#8217;évolutions ou d&#8217;annonces :</p><ul><li>L&#8217;officialisation des dépots backports permettant d&#8217;obtenir des versions récentes de certains logiciels pour la version stable en cours.</li><li>L&#8217;initiative autour du projet <a
href="http://cut.debian.net/">CUT</a> visant à faire évoluer Debian vers un système de mise à jour de type <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rolling_release">Rolling release</a>. Debian n&#8217;évoluerait plus par &#8220;a coup&#8221; tous les deux ou trois ans, mais de façon constante.</li><li><a
href="http://carlchenet.wordpress.com/2010/10/20/le-projet-debian-souvre-aux-contributeurs-qui-ne-gerent-pas-de-paquets/">L&#8217;ouverture du projet aux contributeurs externes</a>.</li></ul><p>Une évolution en douceur et sans révolution, mais que l&#8217;on peut interpréter comme porteuse de deux axes : fournir une distribution GNU/Linux offrant à ceux qui le souhaitent des versions récentes des logiciels qu&#8217;elle inclue (un reproche souvent fait à Debian) et agrandir encore plus la communauté Debian en créant un nouveau statut pour ceux qui ne produisent pas de codes, mais dont le travail est plus qu&#8217;indispensable.</p><p>Une sélection de sites web sur  Debian :</p><ul><li><a
href="http://carlchenet.wordpress.com">Le blog de Carl Chenet</a></li><li><a
href="http://www.debian-fr.org/">Le forum Debian France</a></li><li><a
href="http://lists.debian.org/debian-user-french/">La liste de diffusion debian-user-fr</a></li><li><a
href="http://aboutdebian.com/">About Debian Linux</a></li></ul><p>N&#8217;hésitez pas à suggérer d&#8217;autres sites en commentaire.</p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/logiciel-libre-modele-communautaire-debian/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 28/11/2010. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/logiciel-libre-modele-communautaire-debian/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/logiciel-libre-modele-communautaire-debian/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>8</slash:comments> </item> <item><title>[Interview]-Faire une clef USB multiboot pour vos distributions GNU/Linux</title><link>http://philippe.scoffoni.net/clef-usb-multiboot-distributions-gnu-linux/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/clef-usb-multiboot-distributions-gnu-linux/#comments</comments> <pubDate>Mon, 11 Oct 2010 20:51:28 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[distribution]]></category> <category><![CDATA[GNU/Linux]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3774</guid> <description><![CDATA[Voici l'interview du créateur d'une solution de boot multiple pour clé USB.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;"><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/10/multiboot.png"><img
class="aligncenter size-full wp-image-3775" style="float: center;" title="multiboot" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/10/multiboot.png" alt="GNU/Linux distribution " width="600" height="74" /></a>Il vous est peut-être déjà arrivé d&#8217;utiliser une <strong>clé USB</strong> pour y installer une <strong>distribution GNU/Linux</strong> et tester celle-ci. Personnellement, j&#8217;avais déjà passé <a
title="Mes vacances en Framakey Ubuntu Remix" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/mes-vacances-en-framakey-ubuntu-remix/">un été en Framakey Ubuntu Remix</a> en utilisant ce type de technique. Un système c&#8217;est bien, mais deux voir trois ou plus c&#8217;est encore mieux <strong>pour les testeurs compulsifs</strong>.</p><p
style="text-align: justify;">C&#8217;est possible en utilisant <a
href="http://liveusb.info/">un utilitaire nommé Multiboot Live USB</a>. Il vous permet de réaliser assez simplement sur une clé USB ou un media amovible USB (disque dur externe, carte mémoire&#8230;) une installation de <a
title="Liste des OS supportés" href="http://liveusb.info/dotclear/index.php?category/OS-Supportes">plusieurs systèmes d&#8217;exploitation</a> et de choisir lors du démarrage lequel vous voulez utiliser.</p><p
style="text-align: justify;">Si vous souhaitez tester rapidement la solution,  il existe des &#8220;<a
href="http://liveusb.info/dotclear/index.php?post/2008/08/13/Un-liveUSB-pourquoi-pour-qui">Multi-system</a>&#8221; prêts à l&#8217;emploi. Il vous suffit alors d&#8217;utiliser un utilitaire comme usb-imagewriter sous Ubuntu ou <a
href="http://unetbootin.sourceforge.net/">UNetbootin</a>. Vous téléchargez alors une image toute prête à l&#8217;emploi intégrant Multiboot LiveUSB.</p><p
style="text-align: justify;">Voici une interview de son créateur Frafa.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Philippe : Peux-tu nous expliquer comment s&#8217;est passée ta rencontre avec les  logiciels libres ?</strong><strong></strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Frafa</strong> : J&#8217;ai découvert les logiciels libres après avoir abandonné MAC OS X et  Darwin&#8230; il y a environ 4 ans, d&#8217;abord sous Debian, puis peu à peu je suis passé  à Ubuntu. Je suis un autodidacte, et j&#8217;ai donc appris à coder en explorant les  codes de divers soft libres ; il m&#8217;a semblé normal le moment venu où j&#8217;avais un travail que je pensais ﻿﻿intéressant, de le partager à mon tour&#8230;</p><p><strong>Philippe : D&#8217;où est partie l&#8217;idée de Multiboot Live USB ?</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Frafa</strong> :MultiBoot est né de ma curiosité pour les diverses distributions  disponibles en version LiveCD. La solution consistant à graver une galette cd-rw pour les tester étant  trop lourde à mon goût, j&#8217;ai donc regardé ce qui existait pour créer des LiveUSB. À l&#8217;époque il n&#8217;y avait que peu de solutions pour faire du LiveUSB, et celles-ci ne géraient pas beaucoup de distributions. J&#8217;ai donc commencé par créer un petit soft qui permettait de supporter  pas mal de distro mais il était comme celui des copains avec simplement plus de distro,  mais MonoBoot.</p><p
style="text-align: justify;">Après est venu MultiBoot-v2 qui gérait à peu près le même nombre de  distributions que MultiBoot-v3 mais il était beaucoup plus lourd et moins facile à utiliser, car il  posait chaque LiveCD sur une partition. Il fallait donc redimensionner les partitions, puis en ajouter une pour  enfin copier le LiveCD, bref cela fonctionnait plutôt bien, mais l&#8217;opération était longue  compte-tenu de la gestion du système de partitionnement.</p><p
style="text-align: justify;">Et un jour, j&#8217;ai découvert Grub2 qui permet de gérer facilement le  MultiBoot de LiveCD. Je ne m&#8217;étends pas sur son fonctionnement car un livre de 500 pages n&#8217;y  suffirait pas ! Après quelques brefs essais, je me suis rendu compte que je pouvais  booter pas mal de distributions simplement en les copiant sur une seule et unique partition formatée en  fat32 et MultiBoot-v3 est né&#8230;</p><p
style="text-align: justify;">MultiBoot-v3 est souple d&#8217;emploi, un simple glisser déposer des fichiers  iso suffit pour les ajouter ; il ne nécessite pas de reformater une clé USB, il suffit qu&#8217;elle ait un  &#8220;Label&#8221; et soit formatée en fat32. Il n&#8217;écrase pas les données existantes, il y a divers sous menus pour  les utilisateurs avertis qui permettent une utilisation plus complexe des divers bootloaders qu&#8217;embarque multiboot (Grub2,  Grub4dos, Syslinux, Plop bootmanager, super grub disk, smart boot  manager, gpxe).</p><p
style="text-align: justify;">Parmi les divers menus il y a la possibilité de créer un cd de démarrage  (pour les PC ne sachant pas booter en USB) basé sur un super outil <a
href="http://www.plop.at/en/bootmngrusblog.html">Plop  Boot Manager</a>. On peut aussi personnaliser l&#8217;interface d&#8217;accueil, la couleur des  polices, le fond d&#8217;écran &#8230;</p><p
style="text-align: justify;">Il comporte aussi pas mal de petits sous-menus pour la gestion du mode  persistant, divers réglages&#8230; Multiboot embarque aussi freedos qui est pratique, notamment pour  flasher un bios sans Windows, bref je pense avoir trouvé un bon compromis pour contenter les NewBies  comme les geek avertis. Je garde toujours à l&#8217;esprit qu&#8217;un logiciel doit être simple d&#8217;utilisation.</p><p><strong>Philippe : Le développement de Multi boot est-il une activité de loisir,  professionnelle, ou autre chose ?</strong><strong></strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Frafa</strong> : À ce jour loisir, mais j&#8217;espère rapidement arriver à en faire une  activité professionnelle, commerce de clés USB et divers supports adaptés et garantis pour cet usage, création de LiveUSB MUltiBoot à la demande pour le particulier, les  revues, les écoles&#8230;</p><p
style="text-align: justify;">Vu la suppression des lecteurs de CD-ROM de pas mal de PC netbook et  autres sur le marché actuel, à mon avis la solution idéale pour installer ou tester une distribution  est aujourd&#8217;hui le LiveUSB&#8230;</p><p><strong>Philippe : Qui sont les contributeurs, quel est leur nombre ?</strong><strong></strong></p><p><strong>Frafa</strong> : À ce jour hormis <a
href="http://liveusb.info/dotclear/index.php?category/Traduction">les traducteurs</a>, je suis le seul à coder le projet, mais je dis un grand merci à toute la  communauté de Ubuntu.fr qui via <a
href="http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?id=343634">ce post de support </a>m&#8217;aide grandement à tester, à déboguer et à faire évoluer le soft.</p><p
style="text-align: justify;"><strong><strong>Philippe : </strong>Qui sont les &#8220;concurrents&#8221; de Multi-boot et en quoi est-il plus  avantageux de l&#8217;utiliser ?</strong><br
/> À ma connaissance, mais il en existe peut-être d&#8217;autres, le seul autre  soft permettant de faire du liveUSB Multiboot est: <a
href="http://www.pendrivelinux.com/boot-multiple-iso-from-usb-multiboot-usb/ ">Pendrivelinux</a>. Voici <a
href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_tools_to_create_Live_USB_systems">d&#8217;autres outils pour créer un LiveUSB MonoBoot.</a></p><p><strong><strong>Philippe : </strong>Qui sont les utilisateurs de Multi-boot ?</strong><strong> </strong></p><p><strong>Frafa</strong> : Euhhhh&#8230; je ne sais pas <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt="GNU/Linux distribution " class='wp-smiley' title="[Interview] Faire une clef USB multiboot pour vos distributions GNU/Linux" /> . Je sais que pas mal de technicos en réparation informatique l&#8217;utilisent  pour avoir reçu pas mal de retours positifs de leur part. Après, je pense qu&#8217;il doit y avoir des curieux de LiveCD, et il y en à  foule à découvrir. Ou encore des possesseurs de netbook et autres PC n&#8217;ayant pas de lecteurs de  CD-ROM. Mais il peut aussi s&#8217;agir d&#8217;utilisateurs avertis, car l&#8217;installation  d&#8217;une distribution via un bon support peut varier de 45 minutes avec un lecteur de cdrom à un peu plus de 5  minutes avec une bonne clé USB&#8230;<br
/> Quelques chiffres pour le mois de septembre 2010 sur liveusb.info:<br
/> Visiteurs différents : 22341<br
/> Moyenne journalière :  2078.67<br
/> Téléchargement de multiboot.deb : 11307<br
/> Mise à jour de MultiBoot via Packages.gz : 103950<br
/> <strong><a
href="http://liveusb.info/dotclear/index.php?category/Soutien">Donations</a>: 15Euro <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_sad.gif' alt="GNU/Linux distribution " class='wp-smiley' title="[Interview] Faire une clef USB multiboot pour vos distributions GNU/Linux" /> </strong></p><p><strong><strong>Philippe : </strong>Quels sont les besoins du projet à ce jour en termes de contribution ?</strong><strong></strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Frafa</strong> : Des traducteurs pour les langues manquantes, Russe et Chinois m&#8217;ont  souvent été demandés ; des pros du bash sont aussi bienvenus (s&#8217;ils ne se moquent pas d&#8217;un  autodidacte <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt="GNU/Linux distribution " class='wp-smiley' title="[Interview] Faire une clef USB multiboot pour vos distributions GNU/Linux" /> ) pour alléger et faire évoluer le code et des pros de C pour reprendre gtkdialog qui est le soft sur lequel  s&#8217;appuie multiboot pour les interfaces graphiques et qui n&#8217;est malheureusement plus maintenu, quel dommage, car c&#8217;est un  super outil.</p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/clef-usb-multiboot-distributions-gnu-linux/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 11/10/2010. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/clef-usb-multiboot-distributions-gnu-linux/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/clef-usb-multiboot-distributions-gnu-linux/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>5</slash:comments> </item> <item><title>Mark Shuttleworth répond aux critiques sur la contribution de Canonical aux logiciels libres</title><link>http://philippe.scoffoni.net/mark-shuttleworth-repond-aux-critiques-sur-la-contribution-de-canonical-aux-logiciels-libres/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/mark-shuttleworth-repond-aux-critiques-sur-la-contribution-de-canonical-aux-logiciels-libres/#comments</comments> <pubDate>Wed, 15 Sep 2010 22:01:06 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Canonical]]></category> <category><![CDATA[GNU/Linux]]></category> <category><![CDATA[logiciel libre]]></category> <category><![CDATA[Shuttleworth]]></category> <category><![CDATA[systéme d'exploitation]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3738</guid> <description><![CDATA[Suite aux critiques adressées à Canonical et sa distribution Ubuntu, son fondateur et dirigeant Mark Shuttleworth tente de mettre au clair sa position]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;">Une<a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/09/Mark-Shuttleworth.jpg"><img
class="alignright size-full wp-image-3739" style="margin: 5px; float: right;" title="Mark-Shuttleworth" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/09/Mark-Shuttleworth.jpg" alt="Ubuntu systéme dexploitation Shuttleworth logiciel libre GNU/Linux Canonical " width="200" height="200" /></a> polémique de chiffres avait eu lieu il y a quelques mois autour de la participation de <strong>Canonical</strong> au projet <strong>Gnome</strong>. <a
title="Gnome census" href="http://www.slideshare.net/nearyd/gnome-census">Des chiffres</a> selon lesquels cette participation serait assez faible par rapport à d&#8217;autres acteurs historiques comme RedHat.</p><p
style="text-align: justify;">Certains ont alors lancé un débat autour du fait que <a
title="Canonical's Disconnect with Linux Developer Community" href="http://www.itworld.com/open-source/115819/canonicals-disconnect-linux-developer-community">Canonical se séparait de la communauté des développeurs GNU/Linux</a>. Une affirmation qui se base sur la propension de Canonical à considérer la contribution sous forme de code secondaire. Une position qui peut étonner venant d&#8217;une société particulièrement active dans le développement d&#8217;une distribution GNU/Linux à succès.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Mark Shuttleworth</strong> vient de publier <a
href="http://www.markshuttleworth.com/archives/517">un long billet</a> sur son site où il tente de répondre à nouveau à ces détracteurs. [EDIT 17/09/2010 : La traduction de ce billet a été publiée <a
title="Marketing et ergonomie, la touche finale d'Ubuntu qui fait avancer le logiciel libre" href="http://www.framablog.org/index.php/post/2010/09/17/marketing-ergonomie-logiciels-libres-ubuntu">sur le site du Framablog</a>]</p><p
style="text-align: justify;">Il commence par un paragraphe élogieux en direction de la communauté du logiciel libre. Il rappelle qu&#8217;une distribution est constituée d&#8217;organes  et de cellules qui en sont les constituants sans lesquels elle  ne peut exister.  Il cite tout particulièrement <strong>la communauté <a
href="http://www.gnu.org/">GNU</a></strong>. Un clin d&#8217;oeil volontaire quand on sait que le slogan d&#8217;<strong>Ubuntu</strong> a longtemps était &#8220;Linux for Human beings&#8221;.</p><p
style="text-align: justify;">Rappelons que <strong>Linux n&#8217;est &#8220;que&#8221; le noyau</strong> : le code exécutable qui permet au système d&#8217;exploitation GNU de dialoguer avec le matériel. Certes GNU sans Linux n&#8217;est rien, bien qu&#8217;il existe d&#8217;autres combinaisons possibles de GNU comme celle de <a
title="Debian GNU/kFreeBSD" href="http://www.debian.org/ports/kfreebsd-gnu/">Debian avec un noyau FreeBSD</a>.</p><p
style="text-align: justify;">Mark Shuttleworth concède volontiers qu&#8217;Ubuntu n&#8217;est qu&#8217;une petite partie d&#8217;un énorme environnement. Cependant, son objectif est clairement de promouvoir le logiciel libre au travers de sa distribution et de tout faire pour assurer sa promotion et son utilisation par le plus de monde possible.</p><p
style="text-align: justify;">Il reconnaît que Canonical a approche différente. Une différence assumée et réclamée au nom de la diversité de l&#8217;environnement du logiciel libre. La critique qui consiste à dire que les efforts de Canonical sont autocentrés n&#8217;est pas justifiée pour lui. Il a le sentiment de défendre pleinement la cause de la communauté.</p><p
style="text-align: justify;">La contribution d&#8217;Ubuntu consiste à réduire les points qui empêchent les utilisateurs d&#8217;essayer des logiciels libres comme :</p><ul
style="text-align: justify;"><li>l&#8217;installation considérablement simplifiée avec Ubuntu,</li><li>la prise en charge d&#8217;un maximum de matériel,</li><li>la recherche d&#8217;une expérience utilisateur la plus agréable possible.</li></ul><p
style="text-align: justify;">Toujours selon Mark Shuttleworth, Ubuntu et Canonical ont avant tout porté leurs efforts sur l&#8217;assemblage de composants plutôt que sur les composants eux-mêmes. Une façon de reconnaître à demi-mot la faible participation au code de ces projets. Cela reste cependant un point délicat quand on sait l&#8217;importance que joue le reversement de code dans le fonctionnement du logiciel libre.</p><p
style="text-align: justify;">Il insiste pour finir sur l&#8217;importance des logiciels libres. Il incite à regarder le schéma d&#8217;ensemble plutôt que les détails. Pour lui cette polémique relève d&#8217;une sorte de maladie auto-immune ou l&#8217;organisme s&#8217;attaque lui-même.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Je vous incite à lire <a
href="http://www.markshuttleworth.com/archives/517">le texte complet</a></strong> (en anglais) dont je ne vous livre ici qu&#8217;une version tronquée et pouvant potentiellement contenir des contre-sens.</p><p
style="text-align: justify;">Cette prise de position est une confirmation de ce qu&#8217;Ubuntu a toujours voulu être : une distribution qui se soucie d&#8217;abord de l&#8217;utilisateur et son confort. Non pas que les autres distributions n&#8217;aient pas ce souci, mais force est de reconnaître qu&#8217;à ce jour jour Ubuntu reste sans réel concurrent sur ce créneau.</p><p
style="text-align: justify;">Il faut néanmoins <strong>tempérer l&#8217;enthousiasme de Mark Shuttleworth</strong> par le fait que les distributions GNU/Linux (y compris Ubuntu) n&#8217;ont pas réellement progressé sur le poste de travail de l&#8217;utilisateur. Si Ubuntu est devenu la distribution la plus utilisée, elle n&#8217;a pas pour autant été en mesure de créer une rupture qui fasse évoluer la situation de façon significative.</p><p
style="text-align: justify;">Je sais aussi que cette prise de position qui met en avant les avantages pratiques renforcera la conviction des purs et durs du logiciel libre qu&#8217;Ubuntu passe à coté d&#8217;une partie de l&#8217;éthique du logiciel libre et de son message. Un erreur qui selon eux un jour l&#8217;entraînera à commettre une concession de trop.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>A ce jour, et</strong><strong> à titre personnel, je continuerais d&#8217;installer de l&#8217;Ubuntu</strong> chez tous ceux qui voudront goutter à un système d&#8217;exploitation libre et découvrir la formidable bibliothèque des logiciels associés. Mais n&#8217;oublions pas au passage de rappeler le message associé à ces logiciels en direction de notre société et des changements qu&#8217;elle doit réaliser.</p><p
style="text-align: justify;">Je rejoindrais aussi Mark Shutleworth sur <strong>l&#8217;importance de la cohésion de la communauté du logiciel libre</strong> qui est très prompt à s&#8217;entre-déchirer dans des débats souvent technico-technique ou ethico-éthique voir les deux en même temps. Est-ce que ce sera le cas sur ce billet ? Les commentaires vous sont ouverts comme toujours.</p><p><small>Crédit photo <a
title="Attribution License" href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.en">certains droits réservés</a> par <a
href="http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Nitot">nitot</a></small></p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/mark-shuttleworth-repond-aux-critiques-sur-la-contribution-de-canonical-aux-logiciels-libres/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 16/09/2010. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/mark-shuttleworth-repond-aux-critiques-sur-la-contribution-de-canonical-aux-logiciels-libres/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/mark-shuttleworth-repond-aux-critiques-sur-la-contribution-de-canonical-aux-logiciels-libres/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>52</slash:comments> </item> <item><title>Découverte de la communauté française du logiciel de gestion monétaire Cyclos</title><link>http://philippe.scoffoni.net/decouverte-communaute-francaise-logiciel-gestion-monetaire-cyclos/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/decouverte-communaute-francaise-logiciel-gestion-monetaire-cyclos/#comments</comments> <pubDate>Wed, 23 Jun 2010 20:07:45 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[communauté]]></category> <category><![CDATA[logiciel libre]]></category> <category><![CDATA[monnaie]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3590</guid> <description><![CDATA[La communauté française du logiciel Cyclos a été fondé par Stéphane Laborde. Il nous raconte son histoire et son futur.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;"><a
title="Cyclos" href="http://philippe.scoffoni.net/logiciels-libres-banque/#cyclos">Je vous ai présenté Cyclos</a> ce <strong>logiciel de gestion monétaire</strong> utilisé par des <strong>SEL</strong> (Systèmes d&#8217;échanges Locaux) mais qui peut aussi servir de base à la gestion d&#8217;une monnaie complémentaire pour une communauté.</p><p
style="text-align: justify;">Stéphane Laborde que vous avez déjà croisé dans d&#8217;autres articles au sujet de la <a
title="De l’intérêt d’une monnaie libre pour les logiciels libres ?" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/de-linteret-dune-monnaie-libre-pour-les-logiciels-libres/">monnaie et des logiciels libres</a> nous explique comment il en est venu à mettre en place une communauté française autour de Cyclos.</p><p
style="text-align: justify;">Stéphane sera présent aux <a
title="11es RMLL du 6 au 11 juillet 2010" href="http://2010.rmll.info/">Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2010 </a>(le veinard) qui ont lieu du 6 au 11 juillet à Bordeaux. Il fera <a
href="http://2010.rmll.info/Traduction-de-Cyclos-les-Systemes-d-Echanges-Libres-et-les-prolematiques-liees-aux-systemes-de-creation-monetaire.html">une présentation sur le thème des Systèmes d’Echanges Libres et les problématiques liées aux systèmes de création monétaire</a> le 9 juillet à 15h40.</p><p
style="text-align: justify;"><p
style="text-align: justify;"><strong>Philippe : Comment est-ce que cela a commencé</strong> ?</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Stéphane : </strong>Après avoir lancé mon blog &#8220;<a
href="http://www.creationmonetaire.info/">www.creationmonetaire.info</a>&#8221; fin 2008, je me suis vite rendu compte au fur et à mesure que j&#8217;approfondissais le sujet, qu&#8217;il devait déjà exister des prototypes de logiciels de gestion de monnaies communautaires. Quand on approfondit et qu&#8217;on veut faire connaître le problème de la monnaie, l&#8217;idée du SEL vient très vite à l&#8217;esprit. Or mes recherches m&#8217;ont alors fait découvrir qu&#8217;il y avait des SEL, mais quasiment rien concernant les logiciels&#8230; Ca m&#8217;a semblé incroyable étant donné la grande créativité qui est la marque de fabrique de la communauté du logiciel libre.</p><p
style="text-align: justify;">Il semble que la communauté française du libre comprend la nécessité de développer des codes ouverts pour les process de traitement de l&#8217;information, sauf pour le plus omniprésent d&#8217;entre-eux dans la vie de tout le monde : celui de la monnaie et donc de la gestion des échanges interpersonnels&#8230; Pourtant c&#8217;est fondamentalement identique !</p><p
style="text-align: justify;">Bref, après de longues et laborieuses recherches j&#8217;ai trouvé Cyclos&#8230; J&#8217;ai vu que c&#8217;était une initiative Hollandaise, et vu aussi que c&#8217;était utilisé par pas mal de SEL&#8230; non français <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt="monnaie logiciel libre communauté " class='wp-smiley' title="Découverte de la communauté française du logiciel de gestion monétaire Cyclos" /> Allemands, Hollandais, Espagnol, Suisse, Brésiliens etc&#8230; A croire que la France est le dernier pays du monde à ignorer les mécanismes monétaires&#8230;</p><p
style="text-align: justify;">J&#8217;ai donc créé un blog puis j&#8217;ai déposé le nom www.cyclos-france.org &#8230; Ensuite en tentant d&#8217;évangéliser auprès de gérants de SEL j&#8217;ai trouvé quelques personnes intéressées, il y en a une quinzaine. On a commencé un travail de traduction sur un groupe Google, mais le travail avance lentement, et n&#8217;est pas encore totalement prêt à être totalement intégré à la version officielle.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Philippe : Aujourd&#8217;hui Cyclos n&#8217;a pas l&#8217;air très répandu en France. La dernière installation semble être celle du SEL ClisSEL en Loire Atlantique.</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Stéphane : </strong>Effectivement seul Selidaire utilise Cyclos en France, en version Française, mais installée et traduite localement. Nous avons des problèmes de format avec les fichiers de traduction de Cyclos qui empêchent de faire une remontée immédiate du travail déjà fait.</p><p
style="text-align: justify;">Le problème de la diffusion de Cyclos n&#8217;est pas informatique. Un logiciel de gestion monétaire est relativement basique. Il s&#8217;agit de gérer des chiffres sur des comptes. Les SEL &#8220;in Material Life&#8221; font ça avec des carnets et ça marche très bien&#8230;</p><p
style="text-align: justify;">Pour mettre en place une monnaie, il s&#8217;agit surtout de comprendre ce qu&#8217;est une monnaie, ce que doit être son mode d&#8217;émission, choisir le système de création monétaire le plus adapté, et donc surtout, et c&#8217;est le point fondamental, à trouver la communauté qui exprime le besoin et l&#8217;envie de gérer sa propre monnaie. La monnaie est à une communauté économique ce que la langue est à  une communauté culturelle. C&#8217;est l&#8217;adhésion de ses membres qui en fait la valeur et l&#8217;efficacité&#8230; Sans cela, c&#8217;est une pure construction mathématique virtuelle, rien de plus.</p><p
style="text-align: justify;">Le parallèle avec la langue est bon, parce que si on regarde l&#8217;Espéranto, c&#8217;est une peu la même chose. Un langue nouvelle, bien construite, sans exceptions, facile à assimiler, mais que très peu de gens parlent au final, parce qu&#8217;elle ne colle pas à un besoin important, au moins pour le moment. De la même façon certains SEL restent confidentiels, mais là où le besoin est criant, une monnaie peut prendre son essort, comme le SCEC Italien, qui est sans doute l&#8217;application d&#8217;un Dividende Universel en monnaie libre la plus exemplaire.</p><p
style="text-align: justify;">Donc Cyclos, comme tout logiciel de gestion de monnaie, a plutôt pour objectif de faciliter la gestion de SEL existants plutôt que de susciter le développement de monnaies. Ce n&#8217;est pas la monnaie qui fait l&#8217;économie. C&#8217;est parce qu&#8217;il y a une expansion économique communautaire sous forme de troc visible ou invisible, qu&#8217;une monnaie devient nécessaire pour la fluidifier.</p><p
style="text-align: justify;">D&#8217;ailleurs sur ce dernier point, je pense très sincèrement que la communauté du logiciel Libre est une telle économie du troc, et qu&#8217;elle devrait proposer une monnaie incitative à base de dons, basée sur un mode de création à Dividende Universel. Il faut seulement comprendre ensuite que c&#8217;est la lente diffusion dans l&#8217;espace et dans le temps d&#8217;une monnaie, l&#8217;habitude de son usage, qui en fera la valeur. Il ne faut pas s&#8217;attendre à pouvoir se payer des biens matériels dès sa mise en application&#8230; Une vision spatio temporelle est nécessaire pour voir l&#8217;évolution d&#8217;une monnaie dans le temps. Regarde comme l&#8217;euro a patiemment étendu son champ d&#8217;action, incluant de plus en plus de pays, au fil des années&#8230;</p><p
style="text-align: justify;">Après je pense qu&#8217;il y a un autre problème, c&#8217;est qu&#8217;au sein des SEL en France il y a peu d&#8217;informaticiens (ce n&#8217;est pas forcément la population la plus touchée par la crise depuis 10 ans), et qu&#8217;en sus, Cyclos demande des connaissances en serveur Java, qui sont un peu rebutantes il faut l&#8217;avouer (j&#8217;ai pu constater quelques difficultés d&#8217;installation en échangeant avec les membres).</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Philippe : Comment améliorer Cyclos ?</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Stéphane : </strong></p><p
style="text-align: justify;">Je pense qu&#8217;il y a trois transformations fondamentales qui devraient être apportées :</p><ol><li
style="text-align: justify;">Se débarrasser de sa partie &#8220;java&#8221;. Je me rends compte que les &#8220;libristes&#8221; n&#8217;aiment pas trop, et puis ce qui est demandé par Cyclos  en java ne semble pas être un standard chez la majorité des hébergeurs.</li><li
style="text-align: justify;">Basculer dans un mode 	de gestion décentralisé. Et là le modèle &#8220;LiquidBank&#8221; proposé par Glenn Roland est intéressant, et je le supporte à 	100%, j&#8217;essaie d&#8217;y participer au niveau fonctionnel. D&#8217;ailleurs sur 	Cyclos-France on trouvera des liens vers LiquidBank et d&#8217;autres systèmes existants ou en développement. Mais je le répète, la gestion de la monnaie est indépendante du système, c&#8217;est avant tout une simple gestion de comptes individuels.  Aussi on doit pouvoir avoir une monnaie et la gérer avec Cyclos, mais aussi pouvoir basculer sur LiquidBank ou tout autre système, il s&#8217;agit de dupliquer Identifiant, N°de Comptes, quantité de monnaie associée, et évidemment règles transparentes de création monétaires, c&#8217;est tout.</li><li
style="text-align: justify;"><strong>Plus de contributeurs</strong> Français dans tous les cas ! Que ce soit pour Cyclos, pour LiquidBank, ou pour toute autre initiative pour proposer aux communautés leur propre gestion monétaire !</li></ol><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/decouverte-communaute-francaise-logiciel-gestion-monetaire-cyclos/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 23/06/2010. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/decouverte-communaute-francaise-logiciel-gestion-monetaire-cyclos/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/decouverte-communaute-francaise-logiciel-gestion-monetaire-cyclos/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>2</slash:comments> </item> <item><title>Inal Djafar et le logiciel libre en Algérie</title><link>http://philippe.scoffoni.net/inal-djafar-et-le-logiciel-libre-de-lautre-cote-de-la-mediterranee/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/inal-djafar-et-le-logiciel-libre-de-lautre-cote-de-la-mediterranee/#comments</comments> <pubDate>Sat, 24 Apr 2010 20:56:53 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Fedora]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3505</guid> <description><![CDATA[Inal Djafar est l'auteur du thème de ce site. Venez découvrir son interview. Il nous parle du logiciel libre en Algérie, de Fedora, etc...]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;"><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/04/inalgnu.jpg"><img
class="alignright size-full wp-image-3506" style="margin: 5px; float: right;" title="Inal Djafar" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/04/inalgnu.jpg" alt="Fedora " width="238" height="205" /></a>Maintenant que vous commencez à vous habituer au <a
title="Le printemps est de retour, c’est l’époque du renouveau pour ce site" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/printemps-retour-epoque-du-renouveau-site/">nouveau look printanier</a> de ce site, je vous propose de rencontrer son auteur : <a
href="http://www.inaldjafar.com">Inal Djafar</a>.</p><p
style="text-align: justify;">Inal est un jeune homme qui vit de l&#8217;autre coté de la Méditerranée : en Algérie et plus précisément du coté d&#8217;Oran &#8220;la radieuse&#8221;. Il est étudiant en Informatique ce qui ne vous étonnera pas. Il est également l&#8217;auteur du site <a
href="http://inalgnu.nomade-dz.com/">INALGNU</a> que vous avez sûrement déjà lu si vous êtes un habitué de la webosphère du logiciel libre.</p><p
style="text-align: justify;">Maintenant, place aux questions.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Philippe : Inal peux-tu nous expliquer comment tu as découvert le logiciel libre ?</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Inal : </strong>Chez moi l&#8217;informatique est une histoire de famille, mon père a fait mathématique &amp; télécommunication, mon grand frère informatique, on peut dire qu&#8217;être Geek c&#8217;est de famille, depuis mon jeune âge j&#8217;ai eu droit à l&#8217;informatique à la maison, pendant un diner, une discussion avec mon grand frère ou dans le bureau de mon père, sur un vieux PC une distribution GNU/Linux installée.</p><p
style="text-align: justify;">Le logiciel libre ! j&#8217;ai découvert ça assez jeune, avec mon grand frère qui m&#8217;a transmis cet amour du &#8221;free software&#8221; et de l&#8217;esprit libre. J&#8217;ai encore plein de souvenirs de lui me parlant de ce qu&#8217;est un <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hacker">Hacker</a>, m&#8217;expliquant le pourquoi du comment d&#8217;un logiciel libre, et même si je n&#8217;assimilais pas tout ce qu&#8217;il me racontait, vu que parfois on a besoin de connaissance bien profonde dans le domaine pour comprendre certaines choses, une fois que je me suis spécialisé dans l&#8217;informatique, j&#8217;ai commencé à y voir plus claire , et aimer de plus en plus ce mouvement.</p><p
style="text-align: justify;">Bon après, <a
href="http://www.gnu.org/">www.gnu.org</a> et <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman">RMS</a> restent la première vraie référence pour moi <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt="Fedora " class='wp-smiley' title="Inal Djafar et le logiciel libre en Algérie" /> , et puis je continue de découvrir et d&#8217;apprendre pleins de choses tout les jours à travers mes lectures quotidiennes et mes découvertes sur le web.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Philippe : On parle parfois des pays d&#8217;Afrique comme l&#8217;eldorado des logiciels libres, quelle est la situation en Algérie ?</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Inal : Critique</strong> ! Une réponse qui résumerai en un mot la situation. En Algérie, les droits et licences informatiques n&#8217;ont aucun sens pour les utilisateurs, les copies de Micro$oft Windows sont vendues à 100D&equiv;1&euro;  &#8221;une promotion qui dure depuis toujours on va dire !&#8221;, aucune loi (jusqu&#8217;au jour d&#8217;aujourd&#8217;hui, à ma connaissance) ne contrôle la copie illégale des logiciels privateurs. Adobe Photoshop lui aussi coute 1&euro;, tout comme les autres logiciels, ça c&#8217;est pour vous donner une idée sur les prix. Ah, maintenant du côté des utilisateurs, l&#8217;utilisateur algérien s&#8217;en fou! Tant que ça marche ! Que ce soit libre ou privateur, pour lui l&#8217;important c&#8217;est que son ordinateur fonctionne pour aller sur internet, gérer ses documents, écouter sa musique ou autre. Ce constat je l&#8217;ai fait avec les étudiants de mon université, mes profs, et les gens qui m&#8217;entourent.</p><p
style="text-align: justify;">Cela dit y a une minorité d&#8217;utilisateurs qui commencent à s&#8217;intéresser à &#8221;Ubuntu&#8221; particulièrement,  pour la simple raison qu&#8217;il n&#8217;y ai pas de virus sous l&#8217;appelée à tort &#8221;Linux&#8221; et là moi je dis &#8221;Bonjour le mouvement libre !&#8221;. On s&#8217;oriente vers une distribution GNU/Linux que parce qu&#8217;on leur dit : &#8221;il n&#8217;y a pas de virus vous êtes tranquille ou parce qu&#8217;il y a de jolis effets de bureau&#8221;. Sans chercher à comprendre ou plutôt sans leurs expliquer pourquoi un logiciel libre, c&#8217;est quoi une distribution GNU/Linux, et pourquoi le logiciel privateur c&#8217;est mal.</p><p
style="text-align: justify;">Personnellement je pense qu&#8217;il y a beaucoup de travail à faire dans ce pays. Le gouvernement de un, devrait prendre des mesures pour contrôler la copie, vente illégale de logiciel privateur, et de la protection des droits de l&#8217;auteur. Et de deux, sensibilisation des utilisateurs avec plus d&#8217;associations pour faire connaître et défendre le logiciel libre ici en Algérie, plus de groupes d&#8217;utilisateurs GNU/Linux. En attendant que notre gouvernement fasse le premier pas ! On ne peut pas défendre le logiciel libre dans un milieu comme celui-ci.</p><p
style="text-align: justify;">D&#8217;un autre côté, je pense qu&#8217;il y a pas de mauvaise chose dans ce pays, heureusement d&#8217;ailleurs. Il y a une <a
href="http://ubuntu-dz.tuxfamily.org/">communauté algérienne d&#8217;Ubuntu</a> (pas encore approuvée) qui est entrain de se créer, des clubs, des blogueurs et gens qui sur le web font de leur mieux pour faire connaître le logiciel libre ! On a eu droit à une première Install Party GNU/Linux l&#8217;an passé à Alger(la capitale). Une deuxième Install Party à la sortie d&#8217;Ubuntu 10.04, prévue pour le mois de mai dans le même ville, organisé par <a
href="http://www.openmindsclub.org/">le club &#8221;OpenMinds&#8221;</a> que je salue au passage. Une distribution &#8221;GNU/Linux&#8221; algérienne nommée <a
href="http://bee.ineodev.org/fr/">Bee Linux</a>, basée sur Fedora mais que je n&#8217;approuve pas vraiment vu qu&#8217;elle inclue beaucoup de logiciels privateurs (skype et compagnie). Tout ça pour dire que ça bouge un peu, même si parfois pas dans le vrai sens du logiciel libre ! À la Ubuntu quoi.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Philippe : Quels sont les projets auxquels tu as participé ?</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Inal : </strong>Franchement pas beaucoup, chose que je regrette, un logiciel libre n&#8217;a aucune valeur ici, même si je tiens à mettre tous mes logiciels sous licence GPL, un informaticien &#8221;bien gentil&#8221; viendra pour utiliser mon code source le compiler, le rendre privateur, et le vendre et/ou distribuer. Aucune loi ne me protège ! Vous voyez.</p><p
style="text-align: justify;">Avec mon grand frère, on essaye de faire bouger un peu les choses à Oran(ma ville natale) deuxième grande ville en Algérie, nous avons créé le <a
href="http://www.oglug.org">Oran GNU Linux User Groupe</a> (oglug) qui a pour but de défendre et faire connaître le logiciel libre à Oran. D&#8217;ailleurs, on est en train de préparer une Install Party GNU/Linux prochainement. Ça sera une première à Oran. Sinon on essaye aussi de lancer un projet pour une distribution algérienne totalement libre, qui sera approuvée par la FSF, basée sur Fedora (on y travaille).</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Philippe : Fedora pourquoi l&#8217;as-tu choisi ? Qu&#8217;est-ce qui fait que c&#8217;est celle qui te va ?</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Inal : </strong>#En python, ça donne !</p><p><code>import os<br
/> Class Fedora(RedHat) :</code></p><p
style="text-align: justify;">Pour les moins geek, je reviens sur l&#8217;histoire de famille, vu que j&#8217;ai découvert le logiciel libre avec mon frère, la première distribution qu&#8217;était installée sur l&#8217;un de nos PCs, une Mandrake à l&#8217;époque (Mandriva d&#8217;aujourd&#8217;hui). Par la suite, il a installé une RedHat. Et on peut dire que j&#8217;ai très vite accroché. Après je pense que tout le monde connait l&#8217;histoire de RedHat qui devient Fedora pour le grand public en 2003.</p><p
style="text-align: justify;">A la question : Ce qui me plaît dans cette distribution? On l&#8217;appelle la distribution des développeurs et ce n&#8217;est pas tout à fait faux. Tout les outils de développement qu&#8217;elle m&#8217;offre, sa stabilité, sa communauté, et puis je me suis habitué aux RPMs, et à Yum on va dire <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt="Fedora " class='wp-smiley' title="Inal Djafar et le logiciel libre en Algérie" /> . Je tiens à rappeler que sur mon serveur(à la maison), j&#8217;utilise aussi une <a
href="http://www.blagblagblag.org/">BLAG</a>, une distribution 100% libre basée sur Fedora(recommandée par la FSF), mais qui présente quand même quelques manques de gestion de matériel, faut l&#8217;avouer, et on ne peut pas vraiment dire que sa communauté est très active.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Philippe : Après tes études, tu as une idée de ce que tu voudrais faire ?</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Inal : </strong>Travailler chez Micro$oft devenir son PDG, et libérer le monde&#8230;!</p><p
style="text-align: justify;">Non plus sérieusement pour le moment je fais des études en réseau, un domaine qui me passionne fortement, après pour ce qui va suivre franchement je me vois mal dans un laboratoire de recherche, donc, c&#8217;est clair pour moi que je m&#8217;orienterai vers une carrière professionnelle dans le domaine du réseau, je n&#8217;ai pas encore choisi une spécialité bien précise, mais je me vois bien dans la sécurité. Et pour le fun, je continuerai à travailler dans le développement web &amp; design, que je considère d&#8217;ailleurs comme mon passe-temps préféré <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt="Fedora " class='wp-smiley' title="Inal Djafar et le logiciel libre en Algérie" /> .</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Philippe : Pourquoi avoir consacré autant de temps à mon site ? Une forme de contribution ?</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Inal : </strong>Une contribution à un projet qui nous apporte tant d&#8217;informations sur les logiciels libres au quotidien et qui à mon humble avis mérite d&#8217;avoir une image à la hauteur de son contenu.</p><p
style="text-align: justify;">Encore une fois <strong>merci, Inal pour tout ce travail</strong> et à très bientôt sur ton site !</p><p
style="text-align: justify;"><div
id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 274px; width: 1px; height: 1px; text-align: justify;"><p></p><p
style="margin-bottom: 0cm;"><span
style="color: #800000;"><span
style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span
style="font-size: medium;">Tu es un utilisateur de Fedora si je ne me trompe pas, pourquoi l&#8217;as-tu choisi ? Qu&#8217;est-ce qui fait que c&#8217;est celle qui te va ? </span></span></span></p></div><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/inal-djafar-et-le-logiciel-libre-de-lautre-cote-de-la-mediterranee/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 24/04/2010. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/inal-djafar-et-le-logiciel-libre-de-lautre-cote-de-la-mediterranee/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/inal-djafar-et-le-logiciel-libre-de-lautre-cote-de-la-mediterranee/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>12</slash:comments> </item> <item><title>Lundi Matin Business : Nouvelle version de l&#8217;ERP open source</title><link>http://philippe.scoffoni.net/lundi-matin-business-erp-open-source/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/lundi-matin-business-erp-open-source/#comments</comments> <pubDate>Tue, 20 Apr 2010 19:59:48 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[ERP]]></category> <category><![CDATA[logiciel libre]]></category> <category><![CDATA[LundiMatin]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3487</guid> <description><![CDATA[Nouvelle version pour le logiciel de gestion d'entreprises Lundi Matin Businness et nouvelle interview de Benjamin Chalande son PDG.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;"><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/04/lundi_matin_business.jpg"><img
class="alignright size-full wp-image-3492" style="margin: 5px; float: right;" title="Lundi Matin Business" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/04/lundi_matin_business.jpg" alt="LundiMatin logiciel libre ERP " width="250" height="63" /></a>Peut-être quelques rares lecteurs de ce site se souviennent de <a
title="Interview de Benjamin Chalande PDG de Lundi Matin Business une application Open Source de gestion d’entreprise" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/lundimatin-business-une-application-open-source-de-gestion-entreprise-interview-benjamin-chalande/">la première interview</a> que j&#8217;ai faite. Il s&#8217;agissait de celle de Benjamin Chalande, PDG de la société éditrice du logiciel de gestion d&#8217;entreprise <a
href="http://www.lundimatin.fr">Lundi Matin Business</a>.</p><p
style="text-align: justify;">Ce logiciel couvre les fonctions de :<strong></strong></p><ul
style="text-align: justify;"><li><strong>Gestion commerciale</strong> (Devis, Commandes, Livraisons,  Factures)</li><li>Gestion de l&#8217;<strong>annuaire</strong> (Clients,  Fournisseurs, Collaborateurs, Partenaires, &#8230;)</li><li>Gestion du <strong>catalogue d&#8217;articles</strong></li><li>Gestion du <strong>stock</strong></li><li><strong>Gestion financière</strong> (Suivi des  règlements, relances, encaissements)</li></ul><p
style="text-align: justify;">Le logiciel est écrit en PHP5 et nécessite MySQL5. Voilà pour les présentations.</p><p
style="text-align: justify;">A l&#8217;occasion de la <strong>sortie d&#8217;une nouvelle version</strong>, j&#8217;ai à nouveau demandé à Benjamin Chalande de répondre à quelques questions que voici.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Philippe Scoffoni : Que s&#8217;est-il passé pour Lundi Matin depuis la dernière interview (novembre 2008) ?</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>Benjamin Chalande : </strong>Beaucoup de choses ! Notre solution Lundi Matin Business s&#8217;est énormément étoffée et compte désormais 20 000 entreprises utilisatrices, ce qui nous a permis de développer la société et les services proposés. Le logiciel à également muri, et on peut dire aujourd&#8217;hui que la solution est concurrentielle avec des références telles que Ciel, EBP ou Sage&#8230;</p><p
style="text-align: justify;">Il nous reste néanmoins beaucoup à accomplir, et cette année sera charnière pour le développement de l&#8217;entreprise LUNDI MATIN et de ses services.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>P.S. : Combien de personnes travaillent-elles au projet aujourd&#8217;hui ? Avez-vous des contributions externes ? Quel est aujourd&#8217;hui l&#8217;apport de la communauté au logiciel ?</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>B.C. :</strong> L&#8217;équipe LUNDI MATIN est constituée d&#8217;une dizaine de personnes, dont 6 au service technique/développement. Quelques recrutements supplémentaires sont en cours.</p><p
style="text-align: justify;">Le développement &#8220;sur mesure&#8221; est l&#8217;une de nos activités principales, et il est intéressant de noter que depuis 2009, plus de 90% des nouvelles fonctionnalités sont financées par la communauté des entreprises utilisatrices. Cela nous a permis de pérenniser l&#8217;activité et les emplois, et d&#8217;ailleurs, LUNDI MATIN est (et a toujours été) une entreprise rentable. Cela rassure lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de choisir son logiciel de gestion, Open Source ou pas.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>P.S. : Quelles sont les nouveautés de cette version ?</strong></p><p
style="text-align: justify;"><span
style="padding-left: 15px; float: right; width: 180px; font-size: 15px; font-style: italic; font-weight: bold; color: #1e6e98;">“plus de 90% des nouvelles fonctionnalités sont financées par la communauté des entreprises utilisatrices”</span><strong>B.C. : </strong> Nous sommes restés sur un rythme de mise à jour très rapide, environ une tous les mois ou tous les deux mois. Lister les améliorations depuis 2008 serait un peu long. Je peux en revanche être un peu plus précis sur l&#8217;actualité de ce début d&#8217;année, qui est d&#8217;ailleurs particulièrement riche ce mois-ci, avec notamment <strong>la sortie très prochaine d&#8217;un module &#8220;LMB Commerce&#8221;</strong>, permettant de bénéficier d&#8217;<strong>un logiciel de Caisse Tactile</strong> qui était très attendu par nos utilisateurs.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>P.S. : Est ce qu&#8217;il y a une cible particulière d&#8217;utilisateurs pour ce logiciel ?</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>B.C. : </strong> Lundi Matin Business s&#8217;adresse aux petites et moyennes entreprises, qui trouvent en lui une offre économiquement avantageuse. Les entreprises de tailles plus importantes tirent profit de LMB par son coté Full Web et donc la possibilité de le déployer instantanément sur plusieurs sites distants.<br
/> La nouvelle version &#8220;LMB Commerce&#8221; répond donc aux besoins plus spécifiques des commerçants qui souhaitent bénéficier d&#8217;un logiciel de caisse simple et performant, avec un véritable back-office, complet et ergonomique. Là encore, le mode full-web apporte une valeur ajoutée par rapport aux solutions existantes.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>P.S. : Existe-t-il une offre en mode hébergé (SaaS) ?</strong></p><p
style="text-align: justify;"><strong>B.C. : </strong>Tout à fait, c&#8217;est une offre que nous avons diffusée uniquement auprès de clients identifiés, mais nous allons très prochainement la proposer officiellement.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>P.S : Merci Benjamin pour ces informations</strong></p><p
style="text-align: justify;">Vous pouvez télécharger la dernière version de LMB sur le site de l&#8217;éditeur. Pour finir, une copie d&#8217;écran du logiciel de caisse.</p><p
style="text-align: center;"><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/04/TACTILE2.jpg"><img
class="aligncenter size-full  wp-image-3488" style="float: center;" title="Logiciel de gestion de caisse LMB" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/04/TACTILE2.jpg" alt="LundiMatin logiciel libre ERP " width="500" height="313" /></a></p><div
id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; text-align: justify;"><big>Que s&#8217;est-il passé pour Lundi Matin depuis la dernière interview (novembre 2008) ? </big></div><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/lundi-matin-business-erp-open-source/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 20/04/2010. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/lundi-matin-business-erp-open-source/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/lundi-matin-business-erp-open-source/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>5</slash:comments> </item> <item><title>Matt Asay débarque chez Canonical</title><link>http://philippe.scoffoni.net/matt-asay-debarque-chez-canonical/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/matt-asay-debarque-chez-canonical/#comments</comments> <pubDate>Sun, 07 Feb 2010 19:57:33 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Planet Ubuntu-FR]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[Canonical]]></category> <category><![CDATA[Cloud Computing]]></category> <category><![CDATA[Ubuntu]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3373</guid> <description><![CDATA[Matt Asay prend le poste laissé vacant de CCO chez Canonical. Une arrivée qui concorde avec la stratégie en direction du cloud computing de Canonical.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;">Voilà une information qui n&#8217;a pas manqué d&#8217;attirer mon attention : Matt Asay quitte Alfresco pour prendre la fonction de COO chez Canonical. Mais qui est donc ce Matt Asay vous demandez-vous peut-être ?</p><p
style="text-align: justify;">Il s&#8217;agit d&#8217;un chroniqueur anglo-saxon assez connu grâce à son site <a
href="http://news.cnet.com/openroad/">The Open Road</a>. Vous ne serez pas surpris d&#8217;apprendre que ce dernier parle essentiellement de l&#8217;open source dans ces articles.</p><p
style="text-align: justify;"><strong><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/02/matt_asay.jpg"><img
class="alignright size-full wp-image-3374" style="margin: 5px; float: right;" title="matt_asay" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/02/matt_asay.jpg" alt="Ubuntu Cloud Computing Canonical " width="120" height="120" /></a>Matt Asay a un passé professionnel bien ancré dans l&#8217;open source</strong>. Il a débuté sa carrière en 1990 en tant que directeur général de <a
href="http://www.lineo.co.jp/eng/index.html">Lineo</a> une société éditrice d&#8217;un OS embarqué basé sur Linux. Il quittera ensuite cette société pour intégrer Novell qu&#8217;il aidera à réaliser sa conversion vers l&#8217;open source. Plus récemment, il rentre chez l&#8217;éditeur open source d&#8217;un logiciel de gestion de contenu destiné aux entreprises : <a
href="http://www.alfresco.com/fr/">Alfresco</a>.</p><p
style="text-align: justify;">Il intègre donc Ubuntu en tant que COO (chief operating officer), un poste laissé vacant lors de <a
href="http://www.markshuttleworth.com/archives/295">la décision de Mark Shuttleworth de quitter le poste de CEO</a> (Chief executive officer) de Canonical. Poste qu&#8217;il céda à Jane Silber alors COO. Suite à ce jeu de chaise musicale, il restait donc une place vacante chez Canonical. La voici donc comblée.</p><p
style="text-align: justify;">Matt Asay sera en charge de la gestion opérationnelle de Canonical. Il devra donc faire coïncider les objectifs stratégiques de la société avec les activités sur le terrain, améliorer le fonctionnement de Canonical au quotidien et gérer le marketing de Canonical ainsi que les fonctions de support.</p><h3 style="text-align: justify;">Que dire du personnage  ?</h3><p
style="text-align: justify;">Ces prises de position, opinions sur son site montre qu&#8217;il s&#8217;agit clairement d&#8217;un <strong>passionné de l&#8217;open source</strong> et un analyste pointu du business de l&#8217;open source. J&#8217;utilise ici le terme open source car Matt Asay n&#8217;est pas et c&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire, un grand fan de Richard Stallman et de l&#8217;action de la Free Software Foundation.</p><p
style="text-align: justify;">Une opposition marquée par des articles aux titres évocateurs comme : &#8220;<a
href="http://news.cnet.com/8301-13505_3-10361785-16.html">Free software is dead. Long live open source</a>&#8221; (le logiciel libre est mort. Longue vie à l&#8217;open source) ou encore &#8220;<a
href="http://news.cnet.com/8301-13505_3-10318343-16.html?tag=mncol">FSF promotes freedom with a closed Web site</a>&#8221; (la FSF fait la promotion de la liberté avec un site web fermé). Article que j&#8217;avais trouvé passablement mauvais car purement polémique et relevant aussi d&#8217;une certaine ignorance (volontaire ?) des positions de Stallman notamment par rapport aux <a
href="http://www.gnu.org/licenses/license-list.fr.html#OpinionLicenses">écrits d&#8217;opinions</a> pour lesquels une licence n&#8217;autorisant pas la modification, mais la copie et la diffusion est acceptable.</p><p
style="text-align: justify;">Tout cela pour dire que l&#8217;arrivée de Matt Asay chez Canonical sera interprété par les adeptes du logiciel libre pur et dur comme une preuve de plus de l&#8217;orientation de moins en moins libre prise par la distribution.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Pour  les pragmatiques</strong>, on rapprochera la <a
title="Canonical cherche son modèle économique dans les nuages" rel="nofollow" href="http://philippe.scoffoni.net/canonical-cherche-son-modele-economique-dans-les-nuages/">stratégie de Canonical en direction du cloud computing</a> avec les positions de Matt Asay sur le sujet : &#8220;<a
href="http://news.cnet.com/8301-13505_3-10241865-16.html">Cloud computing: A natural conclusion of open source?</a>&#8221; (Informatique dans les nuages : une conclusion naturelle pour l&#8217;open source ?&#8221;.</p><p
style="text-align: justify;">Pour conclure, je dirais que son arrivée cadre avec les récentes annonces de Canonical et <strong>ne marquera pas une rupture dans l&#8217;évolution actuelle de la distribution GNU/Linux</strong> phare Ubuntu.</p><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/matt-asay-debarque-chez-canonical/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 07/02/2010. | <a
href="http://philippe.scoffoni.net/matt-asay-debarque-chez-canonical/">Lien direct vers cet article</a><br/> <br
/>Cette création est mise à disposition sous un <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/">contrat Creative Commons BY</a> à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).</p>. </small></p>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://philippe.scoffoni.net/matt-asay-debarque-chez-canonical/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>4</slash:comments> </item> <item><title>Voir Stallman, le père du logiciel libre et recevoir sa parole</title><link>http://philippe.scoffoni.net/stallman-logiciel-libre-recevoir-sa-parole/</link> <comments>http://philippe.scoffoni.net/stallman-logiciel-libre-recevoir-sa-parole/#comments</comments> <pubDate>Fri, 15 Jan 2010 20:13:31 +0000</pubDate> <dc:creator>Philippe</dc:creator> <category><![CDATA[Les Acteurs du libre]]></category> <category><![CDATA[Planet-Libre]]></category> <category><![CDATA[conférence]]></category> <category><![CDATA[logiciel libre]]></category> <category><![CDATA[Lyon]]></category> <category><![CDATA[Stallman]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://philippe.scoffoni.net/?p=3330</guid> <description><![CDATA[Richard Matthew Stallman, le père des logiciels libres était présent à Lyon le mercredi 13 janvier pour une conférence organisée par l'ALDIL. Retour sur sa conférence.]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p
style="text-align: justify;">J&#8217;ai eu la chance de pouvoir assister à <strong>la conférence donnée par Richard Matthew Stallman</strong> (RMS) mercredi soir à l&#8217;Université Lyon II. Cette conférence a été organisée par l&#8217;<a
href="http://www.aldil.org/">ALDIL</a> (Association Lyonnaise pour le Développement de l&#8217;Informatique Libre). Ce fut de justesse que je parvins à rentrer, car le Grand Amphithéâtre de Lyon II était plein à craquer et certains ont du malheureusement rebrousser chemin.</p><p
style="text-align: justify;"><a
href="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/01/stallman_lyon.jpg"><img
class="alignright size-full wp-image-3331" style="margin: 5px; float: right;" title="stallman_lyon" src="http://philippe.scoffoni.net/wp-content/uploads/2010/01/stallman_lyon.jpg" alt="Stallman Lyon logiciel libre conférence " width="300" height="285" /></a>Je n&#8217;avais encore jamais eu la possibilité de le voir en &#8220;vrai&#8221;. Je ne saurais que trop vous conseiller de le faire si vous en avez la possibilité. Lire ces écrits ou encore ce que d&#8217;autres ont écrit sur lui est une chose. Il y a les vidéos de ces conférences, mais <strong>rien ne remplace à mon sens le &#8220;Direct&#8221;</strong>.</p><p
style="text-align: justify;">L&#8217;entrée en scène du personnage est un instant particulier. La salle se tait spontanément et les applaudissements démarrent timidement comme pour ne pas déranger le personnage puis se renforcent crescendo.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>Il réclame un PEPSI</strong> pour ne pas s&#8217;endormir. Je suis rassuré, <strong>RMS est bien un être humain</strong> <img
src='http://philippe.scoffoni.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt="Stallman Lyon logiciel libre conférence " class='wp-smiley' title="Voir Stallman, le père du logiciel libre et recevoir sa parole" /> . Il s&#8217;exprime dans un français excellent ce qui est remarquable et une chance pour nous.</p><p
style="text-align: justify;">Sa conférence portait sur le thème : &#8220;Logiciels Libres et Société Libre&#8221;. Elle se décomposait en trois parties :</p><ul
style="text-align: justify;"><li>Présentation des <a
href="http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html">quatre libertés fondamentales</a>, de leur signification et de leur indissociabilité,</li><li>Rappel de l<a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_logiciel_libre">&#8216;histoire des logiciels libres</a>, de leur genèse, des motivations de RMS pour lancer ce mouvement,</li><li>Les obstacles au développement des logiciels libres et les nouveaux pièges de notre société de l&#8217;information.</li></ul><p
style="text-align: justify;"><strong>Les explications sont claires</strong>, simples, vont droit au but, le discours est rodé c&#8217;est parfaitement évident. RMS n&#8217;hésite pas à égratigner au passage Georges Bush ou Nicolas Sarkozy, au travers de petites blagues qui lui valent un franc succès de la part de l&#8217;assistance.</p><p
style="text-align: justify;">Son discours est bien loin des préoccupations des Geek férus de technique et logiciels libres. Pas un mot sur la dernière distribution GNU/Linux, ni sur les récentes améliorations d&#8217;Xorg&#8230; Son propos est centré sur la philosophie du logiciel libre. Il égraine quelques rappels :</p><ul
style="text-align: justify;"><li><strong>L&#8217;open source</strong> a été inventé pour ne pas parler de liberté et n&#8217;a retenu que les aspects pratiques. Les valeurs de l&#8217;open source sont rentabilité, efficacité, fiabilité face à celles du logiciel libre : liberté, égalité, fraternité.</li><li><strong>GNU n&#8217;est pas Linu</strong>x. On sent qu&#8217;il y a là une vraie &#8220;blessure&#8221;. La confusion et au final l&#8217;adoption du terme Linux par le grand public en lieu et place de GNU pour désigner le système d&#8217;exploitation le désole. Linux n&#8217;est que le <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Noyau_de_syst%C3%A8me_d%27exploitation">noyau du système</a>, pas le système, il le répétera à de nombreuses reprises appuyant la phrase d&#8217;une gestuelle très symbolique : GNU englobant Linux.</li><li><strong>Le refus du compromis</strong>. Si j&#8217;ai besoin d&#8217;une chose et qu&#8217;elle n&#8217;existe pas dans sa forme libre alors je ne l&#8217;utilise pas. Je contribue si je le peux à la création de la version libre de cette chose.</li><li><strong>Le monde de l&#8217;éducation doit utiliser des logiciels libres</strong> pour des raisons d&#8217;économie, mais aussi parce qu&#8217;ils contribuent à éduquer les jeunes générations au partage. De plus pour les jeunes programmeurs il est plus formateur de faire de petites modifications dans de grands programmes que de faire de petits programmes. Ils sont ainsi confrontés aux méthodes de programmation de développeurs expérimentés, l&#8217;enseignement n&#8217;en est donc que meilleur.</li><li><strong>Le cloud computing est pire que les logiciels propriétaires</strong> que l&#8217;on installe sur son poste, car l&#8217;exécutable n&#8217;est pas disponible.</li><li>Il faut <strong>utiliser des systèmes d&#8217;exploitation libre</strong>s, <a
href="http://www.gnu.org/distros/free-distros.fr.html">leur liste</a> est disponible sur le site GNU Operating System.</li></ul><p>RMS en profite également pour saluer le travail réalisé par l&#8217;<a
href="http://www.april.org/">APRIL</a> ainsi que l&#8217;action de la <a
href="http://www.laquadrature.net/">Quadrature du Net</a>.</p><p
style="text-align: justify;">L&#8217;impression qui me reste à l&#8217;issu de la conférence est assez étrange. Je ne suis ni pratiquant et encore moins croyant, pourtant j&#8217;ai cru percevoir dans son discours <strong>une forme de religiosité</strong>. Dans sa présentation des mots reviennent régulièrement : partage, ouverture, aider son voisin, esprit de bonne volonté, éducation morale&#8230;</p><p
style="text-align: justify;">Au primaire j&#8217;étais dans une école privée catholique et en entendant RMS j&#8217;ai cru retrouver comme <strong>un écho des prêches dispensés par les prêtres</strong> qui officiaient durant les cours de catéchisme.</p><p
style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;analogie s&#8217;arrête là</strong>, RMS n&#8217;est pas un prêtre, mais il prêche et son discours est profondément empreint d&#8217;humanisme et d&#8217;une forme &#8220;d&#8217;amour de son prochain&#8221;. Je dérape peut-être, mais je ne trouve pas d&#8217;autre façon d&#8217;exprimer ce sentiment qu&#8217;il m&#8217;a laissé.</p><p
style="text-align: justify;">Nous avons eu droit à la fin de la conférence à son <strong>sketch de St IGNUcius</strong> qui tourne en dérision cette image (et ce look) de prédicateur qu&#8217;il peut donner. Je pense que ce n&#8217;est pas un hasard.</p><p
style="text-align: justify;">La conférence finit par la mise aux<strong> enchères d&#8217;un gnou en peluche dédicacé</strong> en faveur de la <a
href="http://www.fsf.org/">FSF</a> qui sera adjugé pour la somme de <strong>160€</strong>.</p><p
style="text-align: justify;"><a
href="http://www.lyonplus.com/fr/permalien/article/2578221/La-bonne-parole-de-Richard-Stallman.html">La presse traditionnelle</a> ne retiendra que ce côté prédicateur, en s&#8217;attachant plus à la forme qu&#8217;au fond. Ce qui est bien regrettable et quelque peu habituel désormais. Vous pouvez lire  aussi une interview de RMS sur cet article du Progrès de Lyon. Je ne comprends pas pourquoi le journaliste a jugé bon de mentionner de façon répétitive que RMS, qui semble avoir des problèmes d&#8217;audition, lui demandait de parler plus fort.</p><p
style="text-align: justify;">Des articles qui montrent combien la <strong>méconnaissance des logiciels libres</strong> est grande. Je passerais sur l&#8217;introduction faite par le Président de l&#8217;Université de Lyon II en début de conférence associant les logiciels libres à une utopie et qui relève de la même ignorance. Mais ne boudons pas trop notre plaisir, aussi imparfait soient ces articles, ils ont le mérite de porter à la connaissance du grand public qu&#8217;<strong>il existe une alternative</strong> aussi farfelue qu&#8217;elle puisse sembler.</p><p
style="text-align: justify;">En conclusion, cette conférence n&#8217;a pas changé ma compréhension ou ma perception du mouvement des logiciels libres, mais c&#8217;était une occasion qu&#8217;il ne fallait pas manquer. Que l&#8217;on aime ou pas RMS, il faut lui reconnaître l&#8217;ampleur de son oeuvre et les réels progrès apportés, même si <strong>le chemin est encore long</strong>.</p><p
style="text-align: justify;">J&#8217;espère ne pas avoir commis d&#8217;erreur dans ma transcription de ces propos, n&#8217;hésitez pas à signaler toute erreur en commentaire. <strong>Merci encore à l&#8217;ALDIL et à ses membres actifs d&#8217;avoir rendu possible cette rencontre.</strong></p><p
style="text-align: justify;">Crédit photo : Glooze (Creative Commons By-Sa)</p><div
id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 286px; width: 1px; height: 1px;">http://www.april.org/</div><hr
/> <a
href="http://philippe.scoffoni.net/stallman-logiciel-libre-recevoir-sa-parole/#comments">Réagir à cet article</a><p><small>Article original écrit par Philippe Scoffoni le 15/01/2010. | <a
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